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Vincent BAHOLET, Conservatoire
national des Arts et métiers (CNAM), Pays de Loire,
Offrir une gamme complète de services à
lentrée. Globalement, les organismes ne savent pas le faire.
Il faut quà lentrée, quand on arrive au guichet,
on ait droit au bilan de compétences, à lorientation
approfondie, à une information complète et linformation,
ce ne sont pas que des plaquettes , à la validation des acquis
Avoir " la totale ". En plus, les gens ne savent pas pourquoi
ils viennent à lentrée. Ils demandent un bilan alors
quil leur faut peut-être une VAP. Ils demandent une VAP, alors
quils ont juste besoin dune information et quils sont
très clairs sur leur projet. Si on na pas toute la gamme,
on ne pourra jamais avancer.
On peut changer de voie ?
Pour nous, un système de formation tout au long de la vie intègre
la diversité des motivations dans un système unique. Les
réflexes français, cest : à chaque demande,
un système de formation particulier. Après, on a un système
complètement éclaté et on narrive plus à
faire de lien. Je ne veux pas dire quil ny a quune seule
institution qui fait tout. Mais globalement, je pense que les institution,
petits ou grands organismes, devraient être capables dintégrer
différentes motivations au sein du même système. Parce
quen plus, les motivations changent au fil du temps. Quelquun
qui est entré pour un diplôme finit pour un complément
; après, il repart pour autre chose puis revient trois ans plus
tard
Si on lui dit que cest un autre système et quil
doit partir ailleurs, cela ne marche pas.
Et si on n'a pas le temps ?
Cest un système indépendant du temps. Cela paraît
relever de lévidence mais dans de nombreux systèmes
en France, quand on entre dans un stage demandeur demploi pour neuf
mois, cest foutu si on quitte au milieu. Il faut pouvoir rentrer,
repartir, mettre en suspens, revenir deux ans ou dix ans après
et capitaliser, pouvoir additionner les choses. En général,
nos diplômes ne sont pas construits comme cela.
Et si on n'est pas toujours là
?
Autoriser la mobilité géographique. On raconte partout que
les gens se déplacent, quil y a de la mobilité, quil
faut la favoriser même si elle nest pas terrible en France.
Dès que lon a commencé un diplôme, un DESS ou
autre en formation continue, si on sen va, on na à
peu près aucune chance de finir la deuxième année
ailleurs. Luniversité a cette difficulté. Nous travaillons
en lien avec elle tous les jours. Cela appelle aussi des logiques de réseaux
géographiques.
Des diplômes équivalents
?
Sinscrire dans un dispositif de validation le plus large possible.
Un des réflexes français, on le voit dans les modes de certification,
est que chaque chapelle fait ses certifications. Après, pour passer
de lun à lautre, cela paraît compliqué.
Je suis très favorable à ce que lon soit le plus large
possible, cest-à-dire au moins national, voire européen
cest quand même une des grandes questions, même
si je sais bien que ce nest pas simple. On voit bien quautrement,
on ny arrivera pas. En tout cas, on ne pourra pas tenir dans la
durée, y compris au niveau stratégique.
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