[ Thème n°14 : le travail, c'est la santé ]
Témoignage
Intervention du public
Par rapport aux accidents du travail et aux maladies professionnelles, les difficultés que peut rencontrer un salarié dans une entreprise pour signaler qu’il s’est fait mal... Par exemple, je travaillais dans la fonction publique. On avait un cahier d’infirmerie sur lequel on pouvait noter le moindre incident qui, la plupart du temps, restait sans conséquences. Mais s’il avait eu des conséquences, nous reprenions le carnet d’infirmerie.
Dans les entreprises, le plus souvent, c’est un peu compliqué les formulaires d’accident du travail. Si vous allez à l’hôpital, certains médecins ont eu des cours de droit du travail. Mais quand on leur demande de remplir des volets d’accident du travail, ils pensent qu’on va leur faire faire des choses qu’ils n’ont pas à faire. En ville, c’est relativement plus facile ; Mais à l’hôpital, ces volets sont difficiles à obtenir. Le salarié se dit : j’ai mal et tant pis. De plus, s’il va consulter après, on lui dit : “ Non, l’accident du travail, c’est immédiat î. S’il va consulter après, dans le meilleur des cas, le médecin va faire le diagnostic. Dans le moins bon des cas, le médecin ne sera pas tellement informé. Les MST sont bien connues par les médecins du travail, mais pas forcément par les autres médecins généralistes.
Je voulais faire une autre remarque par rapport aux maladies physiques ; Il y a une reconnaissance d’un accident du travail, d’une maladie professionnelle. Je n’ai pas vu que dans les maladies, la souffrance mentale soit prise en compte. Par exemple, dans le travail que j’avais exercé, mon collègue s’est suicidé à trois mois de la retraite. Je trouvais quand même que ce n’était pas une chose à faire, à trois mois de la retraite. Dans les maladies mentales, il n’y a pas de reconnaissance, cela n’existe pas, un accident du travail, une maladie professionnelle.
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