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"La seule condition préalable, c'est de savoir se servir d'un ordinateur"
Rencontre-débat du 7 octobre 2000

Débat animé par Alexandre LE GUIENNE, journaliste à La Cinquième.

Viviane CHALOT, directrice des Stratégies et technologies de l’information à l’Assemblée permanente des chambres de Métiers : " Nous avons actuellement 32 chambres des Métiers qui sont dans un programme de formation “à double détente“ : on est en train de former un chef de projet par chambre et chacun forme à son tour 10 artisans. Il y a potentiellement une communauté de 300 artisans sur les 32 chambres de Métiers qui seront formés à la conduite de projet Internet pour leur entreprise. Pour ces artisans, le pré-requis est qu’ils aient déjà une expérience de l’utilisation de la micro informatique et qu’ils aient un a priori favorable. Autrement dit, ce sont des gens qui pensent qu’Internet est susceptible de les aider à mieux faire ce qu’ils font (mieux acheter, mieux vendre, mieux communiquer avec leurs clients), ou à faire de nouveaux produits. A partir du moment où ils ont cette conviction et ont envie de s'y mettre, nous leur proposons une formation de 12 jours, qui va de la découverte des potentiels d’Internet pour une entreprise artisanale jusqu'à la mise en œuvre du projet Internet pour l’entreprise. "


Monsieur Poupard, est-ce que ce genre de formation vous intéresse ?


Gilbert POUPARD, peintre en bâtiment, représentant de l’artisanat à la Fédération française du Bâtiment :
" Tout à fait. Si on veut le faire individuellement, avec un informaticien qui vient une journée chez vous, même s’il a un agrément, c’est 3 à 5 000 F, ce qui n’est pas possible. Par contre, dans toutes les chambres des Métiers, tous les six mois, un programme de formation trés diversifié est proposé à chacun, et on voit Internet apparaître dans les besoins de nos artisans. Ce sont forcément des formations collectives : quelques fois, on n’est pas trés sage, on arrive avec ses idées, il faut mettre la classe à niveau. Alors la premiére journée, c’est un peu lourd, certains arrivent avec des a priori et le formateur doit former les 12 au même rythme.
J’ai eu plusieurs expériences de formations de ce type et c’est formidable, ça reste accessible. En général, c’est une journée par semaine. C’est trés bien, ne vous en privez pas. Vous n’aurez certainement pas les moyens d’avoir un formateur chez vous pendant une journée et ce ne sera pas financé par nos organismes. "