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Quelques
problématiques
LES
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Ce débat a
le mérite de briser quelques idées reçues sur la
nouvelle économie.
Premiére d'entre elles?
Bernard DEBARGUE, patron de start-up, s'en fait le porte-parole:
il entend donner "un contrepoids à l'image répandue
du patron de start-up qui est, en général, un jeune diplômé,
voire une personne qui n'a pas encore passé de diplôme. Elle
serait tombée, un peu par hasard, sur une révolution qui
passait par là. En fait, énormément d'entreprises
du monde de l'Internet ont été créées par
des cadres -c'est le cas de la mienne. J'ai quarante ans. J'ai été
cadre commercial".
Voilà une mise au point salutaire: l'hyper médiatisation
de jeunes créateurs de start-up (qui sont, en fait, largement minoritaires)
laisse à penser qu'il suffit d'être jeune et (forcément)
dynamique pour se lancer. A tort.
La "nouvelle" économie (souvent représentée
par des petites entreprises) a t-elle pris de cours "l'ancienne"
(les multinationales, notamment)? Affirmatif. A en croire Bernard DEBARGUE:
"Les chefs d'entreprise ont vu arriver cela sur leur dos par surprise.
La meilleure preuve en est que la quasi-totalité des grosses entreprises
planétaires sont en train de rattraper, avec leur puissance phénoménale,
les petits-poucets que sont les start-up. Celles-ci ont réagi au
quart de tour et ont pu saisir tout de suite les opportunités qui
se présentaient. Mais elles sont aujourd'hui rattrapées
par la puissance de feu des entreprises de la seule économie qui
existe: celle qui produit des richesses".
Cette idée est d'ailleurs confirmée par Max PEPPOLONI,
autre intervenant et délégué CGT, qui précise:
"une seule économie existe et non pas deux, trois ou quatre
".
Celle qui produit des richesses donc, et qui obéit aux lois du
marché. Autre mise au point salutaire, puisque nombreux sont ceux
qui voient dans la "nouvelle économie" de nouvelles régles
du jeu.
Comme la prime au mérite, par exemple. Les primes sur les objectifs
ou sur le chiffre d'affaires sont en effet monnaie courante dans les start-up.
Ou encore les fameuses "stock options" (les stock-options sont,
en quelques sorte, des actions virtuelles: on accorde au salarié
le droit d'acheter à terme des actions de sa société
à un prix avantageux). Une carotte, dont il n'est pourtant pas
garanti qu'elle existe un jour. Mais une carotte qui pousse à travailler,
à ne plus compter ses heures. A tel point que les jeunes salariés,
attirés par le "nouveau monde", passeraient sans doute
pour des "ringards" s'ils refusaient de travailler 40, 50 ou
60 heures par semaine
Cette tendance explique sans doute cette autre
mise au point de Bernard DEBARGUE: "On a le droit de ne
pas être une start-up et d'être quand même in".
Ouf!
Pourtant, incontestablement, Internet crée des emplois et ouvre
de nouvelles perspectives. Mais à quel prix? C'est tout le probléme.
Reste un débat édifiant

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