Bernard LORIG,
responsable de la mission essaimage de France Télécom,
Les créateurs de start up...
Il y a un petit
côté Rambo, cow-boy. Ils vont trés vite mais cest
le modéle de développement qui le leur impose. Je crois
quil y a un « modéle start-up ». Il nous vient
des États-Unis, y compris pour les trés
grandes entreprises. Il nest quà voir comment sest
construit Sysco, par exemple. Cest une fédération
de start-up. Ce modéle est intéressant et toutes les grandes
entreprises se posent justement le probléme de ce modéle.
Cest peut-être là-dessus quil faut réfléchir.
Quand on parle des start-up, cest un modéle daccélération.
Comme toute construction dentreprises, il y a des phases mais
celles-ci sont trés courtes. Entre les deux ou trois premiéres
personnes qui montent leur start-up, le fait davoir son profil
de financement, le fait de grimper et de grossir, on voit lentreprise
se transformer totalement. Nous voyons trés bien cela avec les
premiéres que nous avons créées. La maniére
de travailler et de sorganiser au départ et la maniére
actuelle, parce quelles font de la production et des 3 x 8, sont
totalement différentes. Des choses plaisantes peuvent se passer
au départ. Mais je ne vois pas trés bien comment quelquun
qui a quatre lieux de production oô sont pratiqués les
3 x 8, pourrait organiser une espéce de raid comme celui qui
a été montré. Il faut essayer de voir cela dans
le temps, se dire quil y a des phases. Ces phases aménent
à construire
lentreprise et à la fin, on a une entreprise de type tout
à fait classique, sauf si lon choisit un modéle
à la Sysco, avec des entreprises quand même trés
classiques mais qui sont en fait une fédération de start-up
qui permet de travailler totalement différemment à lintérieur
de
lentreprise.