Les entreprises face aux technologies
de l’information et de la communication :
quels nouveaux besoins de formation ?

Rencontre-débat du 02 décembre 98

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Yves LASFARGUEDirecteur du Créfac (Centre d’Etudes et de Formation), membre du groupe d’experts de haut niveau de la Communauté Européenne chargés d’étudier les effets sociaux et sociétaux de la Société de l’Information, membre de l’Observatoire des autoroutes de l’Information du Ministère des Télécommunications et de l’Espace, membre du groupe de travail « Technologies de l’Information et efficacité économique » du Commissariat Général du Plan. Auteur de Robotisés, Rebelles, rejetés Maîtriser les changements technologiques – Editions de l’Atelier – Paris 1993.
La caractéristique première de l’évolution des métiers est que la plus grande partie des salariés travaille sur écran de micro ordinateur donc en position assise. Ca signifie que ce travail est de plus en plus abstrait puisqu’on travaille non pas sur la matière ou sur l’énergie mais sur la représentation de la réalité sur l’écran c’est à dire un travail de plus en plus interactif parce qu’il y a un dialogue entre l’homme et la machine. Ca veut dire que c’est un travail de plus en plus rapide c’est à dire qu’il y a moins de cadences infernales qu’avant mais il y a abstraction, interactivité, rapidité.

Autre évolution du travail, c’est que les systèmes techniques devenant complexes tombent souvent en panne et donc, il faut que le salarié sache travailler dans cette situation de panne, sache quoi faire, réparer, répondre à la panne ...

Autre évolution : cette abstraction, cette interactivité se font de plus en plus à distance par les réseaux de télécommunication : à distance chez soi, dans le train ou dans un bureau éloigné... C’est ce qu’on appelle le télétravail nomade - non pas le télétravail chez soi puisque ça c’est 100% - c’est à dire dans différents lieux.

Enfin, dernière évolution : ce qu’on appelle le travail en groupe virtuel c’est à dire des groupes de travail qui sont éloignés les uns des autres mais qui arrivent à travailler sur un même document qui se trouve dans le micro ordinateur : c’est ce qu’on appelle le travail coopératif à distance.
Alors la caractéristique de toutes ces évolutions est que nous passons de la fatigue physique - qui était la caractéristique de la civilisation de la peine - à la fatigue mentale, au stress mais aussi au plaisir qui est la caractéristique de la civilisation de l’information.

Jacques PEVETService de la formation professionnelle EDF-GDF (Département IPFC – Innovation et Professionnalisation en Formation et Conseil), Président de l’ADITE – Association pour le Développement et l’Intégration des Technologies Educatives – association fondée par de grandes entreprises françaises (Renault, La Poste, France Télécom, EDF-GDF …) pour échanger sur les problématiques d’intégration du multimédia dans les dispositifs de formation.
La formation dans les entreprises est quelque chose qui coûte cher donc tous les moyens qui permettent de faire des économies sont recherchés tout en poursuivant l’efficacité de la formation. L’utilisation des nouvelles technologies, dans un certain nombre de cas, présente pas mal d’intérêt :

  • premièrement, parce qu’on retrouve ce micro ordinateur sur le poste de travail
  • deuxièmement, on limite les déplacements des agents qui ne vont pas dans des centres de formation.