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Réaction
à Paris
En effet, ce qui nous a été présenté dans le second reportage, c'est
quelque chose d'assez rose, d'assez positif, avec une jolie musique, une
dame qui se balade d'un employeur à un autre.
Ce qui est très important, dans le cas des secrétaires en temps partagé
à Angers qui nous a été présenté, c'est que le dispositif est encadré.
C'est-à-dire qu'il y a quelqu'un, une organisation qui s'est occupée de
former, de motiver les chefs d'entreprises et donc de faire le lien et
de voir un petit peu comment cela se passe. Mais sans cet encadrement,
on peut aussi avoir de nouveaux esclaves qui ouvrent leur petit portable,
qui ont des contrats, puisqu'ils sont obligés d'avoir des marchés, qu'ils
vont négocier pied à pied, pour lequel on leur payera un certain nombre
d'heures qui peut-être en fait sont mal évaluées. Ils ont besoin en fait
de faire beaucoup plus d'heures pour faire la même mission et puis peut-être
qu'ils font beaucoup de missions et puis avec leur portable ils peuvent
même travailler la nuit chez eux. On peut avoir des gens qui travaillent
pour des tous petits salaires. Alors effectivement ils sont indépendants,
ils ont un boulot ce qui est évidemment quelque chose mais dans quelles
conditions de travail ils vont l'effectuer, en faisant peut être des transports
parce que le patron suivant est à 40 ou 50 km. L'autre version c'est que
cela peut aussi créer des métiers générant de la responsabilité mais de
façon très esclavagiste.
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