Vendredi 27 février 2009, 00:21 | in Spatial
Créer une base avancée sur la Lune

La société Astrobotic et des chercheurs de l’Institut de robotique de l’université de Carnegie Mellon (USA) travaillent à la conception de petits robots pour installer un avant-poste de la NASA sur la surface lunaire.
Selon une étude commanditée par la NASA ces deux centres de recherche travaillent sur le concept innovant de robot autonome capable de “lunaformer” notre satellite naturel en vue d’une future implantation humaine sur le long terme. L’aplanissement pourrait permettre des atterrissages en toute sécurité, qui devraient commencer vers 2020.
Afin de rendre plus efficaces les transferts de cargaison, le site d’atterrissage doit être proche de l’avant-poste où siègeront l’équipage et les laboratoires.
Les chercheurs ont examiné deux solutions possibles pour éviter les risques d’ensablements dus aux décollages et atterrissages :
1) la construction d’un mur autour du site d’atterrissage
2) la création d’une aire d’atterrissage en dur, à l’aide des matériaux trouvés sur place.
Dans la première solution, les chercheurs ont estimé que deux rovers prendraient moins de six mois afin de construire un mur autour du site d’atterrissage et bloquer l’effet de sablage. Des robots automatisés pourraient être envoyés sur l’aire choisie pour faire le travail avant les missions humaines.
Pour la seconde solution, l’étude imagine comment de petits robots pourraient ratisser le sol lunaire de ses roches, pour ouvrir un espace d’atterrissage viable et stable.
Dans les deux cas de figure, des missions robotisées préalables seront nécessaires pour étudier en profondeur la composition du sol lunaire.
Source : d’après Astrobotic Technology and Carnegie Mellon Researchers Show Small Robots Can Prepare Lunar Surface for NASA Outpost
MAJ : vendredi 27 février > NASA to release Return to the Moon documentary film.
With the upcoming Lunar Reconnaissance Orbiter mission, NASA takes the first step toward returning humans to the Moon. To commemorate the mission and champion the value of future planned lunar expeditions, NASA is set to release a new short film called “Return to the Moon.” Designed expressly for the Science On a Sphere platform, a striking spherical projection system now playing in nearly thirty theaters around the world, “Return to the Moon” shows off Earth’s silver sibling like a jewel of the night.
Orion (spacecraft) to the Moon - NASA (Animation)
Exploring The Moon (Amazing NASA Animation in HD Quality)
Mercredi 25 février 2009, 13:25 | in Gadget Lab
Un gadget pour notre sixième sens

Et si notre sixième sens, celui qui nous manque pour recevoir, traiter et transmettre des données pouvait être créé sous forme de gadget ?
Folie ? Peut-être, mais en tous cas, ça n’est pas de la science fiction. Je viens d’en voir la démonstration à la conférence TED qui se tient cette semaine à Long Beach au sud de Los Angeles.
La TED Conference (pour Technology, Entertainment and Design) se consacre aux «Idées qui valent la peine de diffuser». Elle fête cette année son 25 ème anniversaire avec la participation, d’Al Gore, Bill Gates et Tim Berners-Lee entre autres personnages souvent moins connus mais pas nécessairement moins intéressants.
Mais revenons à notre gadget du sixième sens.
L’appareil en question se compose (entre autres) d’une caméra capable de prendre des photos, et d’un mini projecteur. Il se porte en sautoir autour du cou et comprend les gestes de son propriétaire. S’il fait un rectangle avec ses doigts face à ses yeux comme pour cadrer une image, l’appareil comprend, prend la photo et peut donner des informations sur le monument ou la personne en question.
Il sait lire un billet d’avion et dit aussitôt si le vol en question est en retard. Sur un poignet tendu devant soi, il projette l’image d’une montre avec l’heure du moment. Le mini projecteur marche sur n’importe quelle surface, ce qui permet, par exemple, de représenter une image des touches d’un clavier sur les phalanges des doigts d’une main sur laquelle on peut ensuite marquer le numéro désiré puisque le tout est connecté au téléphone qu’on porte dans la poche ou dans le sac.

Un tel dispositif peut aussi, indiquer le contenu détaillé d’un produit auquel on s’intéresse dans un magasin, dire ce qu’en pensent les utilisateurs, s’il contient des substances toxiques, par exemple, ou, dans le cas d’un livre, ce qu’en disent les lecteurs d’Amazon et quel en est le prix.
Je ne sais pas exactement à quel stade ils en sont du développement de la technologie en question mais Pattie Maes, du MediaLab du M.I.T. ne se déplace plus sans le sien autour du cou. Baptisé «Interfaces fluides », son groupe de recherche se propose de «repenser radicalement l’expérience interactive entre humains et machines».
L’appareil, pour le cas où cela vous intéresserait, coûterait 250 dollars à fabriquer aujourd’hui et pourrait arriver au prix d’un téléphone mobile s’il était produit en masse.
Voilà pour un premier aperçu très partiel de cette conférence dont je reparlerai dans les heures et dans les jours qui viennent. Une expérience d’autant plus fascinante qu’elle se propose de repenser le rôle de la technologie en temps de crise et de récession. Ah… j’allais oublier, il y est également question de l’avenir de l’espèce humaine.
Bref… pas vraiment le temps de s’ennuyer.
À tout de suite.
Publié sur Transnets, le 5 février 2009.
Photos : © Pranav Mistry
Mardi 24 février 2009, 17:50 | in Médecine-Santé
L’examen de l’intérieur du corps réalisable à domicile

Le Sintef travaille sur une capsule ingérable qui embarque un système de navigation. Ce dernier permettra de contrôler le dispositif à distance comme un véhicule télécommandé. Le patient n’aura qu’à avaler une pilule depuis son domicile.
Publié le 24 Février 2009, par L’Atelier.

Une équipe de chercheurs du Sintef travaille sur une capsule ingérable capable d’être dirigée à distance par un médecin ou par un système informatique. “Nous sommes en train de développer le système de navigation qui permettra non seulement de savoir où se trouve le dispositif dans le tube digestif, mais aussi de le contrôler pour qu’il réalise différentes opérations“, explique Thomas Lango, l’un des participants du projet. La capsule sera pilotée comme un véritable véhicule. Les scientifiques pourront par exemple la faire revenir en arrière pour examiner un organe de plus près. Le système est programmé pour identifier d’éventuelles cellules malades. Le but est de faciliter le diagnostic de pathologies liées au tube digestif, mais aussi d’améliorer le suivi à domicile de maladies chroniques.
Faciliter le suivi des patients à distance
Les professionnels du secteur médical suivront à distance les effets d’un traitement sur un patient, ce sans avoir à le faire se déplacer et réaliser plusieurs batteries de tests. “Face au nombre croissant de personnes âgées et en surpoids, il est important d’aider les patients à agir d’une manière qui leur sera bénéfique et qui indirectement réduira le besoin d’aller voir un docteur“, souligne Dag ausen, de Sintef ICT. A terme, les responsables du projet souhaitent même déployer des stations de suivi à domicile qui donneront la main au patient sur son état de santé. En cas de problème, un message d’alerte sera envoyé aux praticiens qui prendront le relais. “Grâce aux technologies sans-fil, les malades pourront évoluer chez eux sans problèmes“, argue à ce sujet Dag Ausen, qui participe également au projet.
Une capsule truffée de capteurs
Et d’ajouter : “les mesures seront faites sur une base quotidienne“. Techniquement, la capsule est truffée de caméras et de capteurs : ultrasons, stéréoscopie, biocapteurs… Elle sera aussi capable de prélever des échantillons des organes qu’elle traverse, pour qu’ils soient étudiés ensuite par les chercheurs. “L’un des challenges auxquels nous devons faire face est de mettre au point un dispositif embarquant toutes ces technologies mais qui reste facilement ingérable“, précise Thomas Lango. Une version expérimentale du système est attendue sous les quatre ans. Le projet est mené en collaboration avec une vingtaine d’autres scientifiques européens.
Photos : Vision d’artiste du nettoyage d’artères atteintes d’athérosclérose. Les nanorobots pourraient traiter l’athérosclérose, maladie dégénérative des artères due à l’infiltration de leur paroi interne par du cholestérol, qui en réagissant avec le sang peut former un caillot et boucher l’artère. © Tim Fonseca, All Rights Reserved (Source Expo Nano - CSI) ; Capsule © Sintef.
Lundi 23 février 2009, 08:00 | in Economie
iPhone vs BlackBerry : grand public vs entreprise

L’un des plus grands “chambardements” induits par l’arrivée du Web 2.0 et des “digital natives” est lié à l’innovation.
Depuis le début des années 2000, l’innovation a changé de camp :
- L’essentiel des produits informatiques et télécoms innovants est introduit en priorité dans le grand public.
- L’essentiel de l’innovation dans les usages de ces outils se fait dans le grand public.
Pour les entreprises, ce double changement a “simplifié” l’innovation !
“Innover, pour une entreprise, consiste à importer, dès que possible, les outils et usages du grand public derrière son firewall.”
J’ai quand même réussi à dénicher une innovation récente qui a commencé sa carrière dans l’entreprise : le BlackBerry !
Boxing iPhone vs BlackBerry Ceci va donner lieu, dans les mois qui viennent, à un combat passionnant entre :
- Le BlackBerry, qui ayant conquis l’entreprise, s’attaque au grand public avec son produit “tactile” Storm.
- L’iPhone, après s’être imposé très vite dans le grand public, commence à s’infiltrer dans des entreprises ; tous les collaborateurs de Revevol en sont équipés depuis le début de l’année 2009.
Je vous propose de faire une analyse stratégique de cette future bataille ; je pense en effet qu’elle sera emblématique d’une question que vont se poser tous les fournisseurs :
Entreprise ou grand public : D’où viendront les innovations qui vont s’imposer, demain ?
Le BlackBerry, succès professionnel

Bravo, RIM ! Cette société canadienne a connu une exceptionnelle réussite, grâce à une famille de téléphones professionnels qui sont devenus les “must” de tous les dirigeants du monde entier.
RIM a eu l’intelligence d’innover, en mettant au point ce que les Américains appellent la “killer app”, l’application à succès qui a “créé de la valeur” pour les clients visés, les dirigeants d’entreprise.
Cette application, c’était le “push mail”, la possibilité pour un manager de recevoir sur son Blackberry tous ses courriels sans avoir à faire la moindre manipulation, et l’on sait à quel point la grande majorité des dirigeants étaient (sont ?) mal à l’aise avec les outils informatiques.
Ceci a permis à RIM de commercialiser, non seulement le terminal, mais aussi, et surtout, un service de “push Mail”, vendu, fort cher, aux grandes entreprises et à leurs DSI.
Le summum du buzz ? Le grand débat qui agite actuellement les États-Unis : Barack Obama pourra-t-il garder son “cher” BlackBerry ?
C’est bien sur la sécurité des échanges qui inquiète les spécialistes !
Le succès professionnel du BlackBerry est indéniable : la recette de RIM était excellente :
- Une innovation dans les “usages”, le “Push Mail”.
- Un confort d’usage qui évitait à des dirigeants débordés d’avoir à faire l’”effort” de consulter leur boîte aux lettres, leurs courriels venant directement à eux.
- Avoir ciblé le marché des grandes organisations, prêtes à payer, fort cher, un service que demandaient les dirigeants.
L’iPhone, succès grand public
Il y a plus de deux ans, le 9 janvier 2007, Steve Jobs annonçait l’iPhone à Macworld.
L’iPhone, un concentré d’innovations, créait une rupture sur le marché des smartphones ; il y a un avant, et un après iPhone !
Les équipes d’Apple ont imaginé un produit de rupture ; les deux éléments qui ont fait la différence sont, à mon avis :
- Une ergonomie exceptionnelle, en majorité tactile.
- Le premier smartphone équipé d’un véritable navigateur, permettant une navigation confortable sur le Web.
Fille attente IPhone Le succès de l’iPhone dans le grand public a été immédiat, et mondial.
Dans le monde entier, de longues files d’attente se sont formées devant les points de vente, les premiers jours de commercialisation.
Succès ?
Début 2007, Apple n’avait jamais vendu un seul téléphone !
BlackBerry vs iPhone market share Fin 2008, en deux ans, l’iPhone est devenu le numéro deux mondial du marché des smartphones, seul le… BlackBerry est encore devant.
Si les tendances se confirment, l’iPhone pourrait dépasser le BlackBerry avant la fin de l’année 2009.
Succès ?
Satisfaction smartphone Une enquête récente mesure le niveau de satisfaction des utilisateurs de téléphones portables aux USA.
En tête, et de très loin : l’iPhone.
Fin 2008, l’immense majorité des utilisateurs d’iPhone sont dans le grand public. Rares sont les entreprises qui ont accepté cet outil dans la panoplie des objets “autorisés” par la direction informatique.
2009, l’année du “clash”
Janvier 2009 : tout est prêt pour un grand combat entre les deux leaders du marché des smarphones :
- Le BlackBerry va défier l’iPhone sur le marché du grand public.
- L’iPhone va défier le BlackBerry sur le marché des entreprises.
BlackBerry ? iPhone ? Qui va gagner ? Qui sera capable de prendre des parts de marchés importantes dans le territoire de l’autre ?
En utilisant, une fois de plus, le modèle d’innovation de Christensen, je vous propose d’évaluer les chances de succès de nos deux champions.
BlackBerry, succès grand public ?
Oublions les BlackBerry d’ancienne génération ; ils n’ont aucune chance de réussite sérieuse sur ce marché.
Storm SFR C’est donc avec le Storm, son premier smartphone “tactile” que RIM attaque le marché grand public ; en France, SFR est le premier opérateur à le proposer, en exclusivité.
Cet accord avait été signé quand Orange avait l’exclusivité de l’iPhone. Si comme c’est probable, SFR est autorisé, dans quelques semaines, à distribuer aussi l’iPhone, il sera “intéressant” de suivre la nouvelle stratégie de cet opérateur qui saura très vite lequel des deux smartphones a les faveurs du public !
Quels sont les avantages concurrentiels potentiels du BlackBerry dans le grand public ?
Réponse simple : aucun !
Regardons, objectivement, ce qui faisait la valeur du BlackBerry en entreprise :
- Push mail : valeur nulle pour des personnes qui utilisent toutes un Webmail et peuvent lire leurs mails directement avec le navigateur.
- Accès à ses courriels Exchange et/ou Lotus Notes : aucune valeur.
- Service sécurisé d’envoi des courriels : il n’existe pas une seule personne prête à payer, sur ses propres deniers, ce service.
BlackBerry Storm L’éventuel acheteur, à titre personnel, d’un Storm fera, c’est évident, la comparaison avec l’iPhone.
Digitalworld a publié une étude détaillée du BlackBerry storm ; son titre n’a rien “d’excitant ” :
“un mobile tactile sans grande fantaisie”.
Cet article, et beaucoup d’autres ont mis en évidence deux lacunes importantes :
- Une interface tactile basique ; l’ergonomie des logiciels et des interfaces est une spécialité d’Apple, difficile à égaler.
- Pas de Wi-Fi : c’est, à mon avis, une absence inacceptable pour un smartphone, aujourd’hui.
Résumons :
- Aucun avantage concurrentiel, aucune innovation de ‘”rupture”.
- Moins performant dans les domaines qui ont fait le succès de son concurrent, déjà leader sur son marché.
Mon diagnostic : échec du BlackBerry sur le marché grand public.
iPhone, succès en entreprise ?
Mac_vs_pc Depuis de très nombreuses années, la stratégie d’Apple vis-à-vis des entreprises est limpide : “Si vous souhaitez utiliser mes produits, en l’occurrence les postes de travail Macintosh, j’en serai ravi, mais ne comptez pas sur moi pour faire des efforts démesurés pour vous convaincre”.
Les campagnes publicitaires d’Apple à la télévision, caricaturant les utilisateurs de PC dans les entreprises, n’ont surement pas aidé cette migration !
Que peut-il se passer, en 2009, dans les entreprises ?
Trois facteurs importants peuvent jouer en faveur de l’iPhone :
- Le cycle de renouvellement des téléphones portables est beaucoup plus rapide que celui des PC.
Orange et iPhone 2 - Les adhérences aux applications existantes sont faibles, seule la messagerie est concernée et l’iPhone peut, aujourd’hui, dialoguer avec Exchange et la majorité des autres solutions professionnelles;
- Les grands opérateurs téléphoniques peuvent assurer la promotion, le marketing et la commercialisation de l’iPhone professionnel auprès des grandes entreprises.
Quels seront, au sein des entreprises, les principaux acteurs qui pourraient contribuer au succès ou à l’échec de l’introduction des iPhones ?
- Les managers déjà équipés d’un BlackBerry : dans une première étape, il ne faut surtout pas toucher à leur gadget favori.
- L’immense majorité des collaborateurs qui n’ont pas de BlackBerry, encore réservé à l’élite. Ce sont eux, les “non-consommateurs”, qui devraient être la cible prioritaire pour l’iPhone en 2009.
C’est d’autant pus intéressant qu’ils peuvent utiliser l’iPhone pour accéder à leurs courriels et au Web sans avoir besoin du service Blackberry de Push mail, dont les coûts sont dissuasifs.
- Les DSI : ils peuvent jouer un rôle de frein ou d’accélérateur dans la promotion de l’iPhone. Chacun choisira son camp !
- Les opérateurs téléphoniques : toutes les études l’ont confirmé : les utilisateurs d’iPhone “consomment” 4 à 5 fois plus de Web que ceux des autres smartphones. Ils devraient assurer une forte promotion des iPhones professionnels, qui feront exploser les usages de l’Internet Mobile dans les entreprises.
Frustration Je reviens un moment sur la démarche “astucieuse” qui consiste à équiper en priorité d’iPhones les collaborateurs sans BlackBerry.
Ceci devrait, rapidement, générer de la “frustration” auprès des dirigeants “BlackBerrisés” qui seront très vexés de constater que leurs collaborateurs sont équipés d’un outil plus valorisant, plus “cool”.
Ils viendront alors exiger que l’on remplace leur ancien outil par un iPhone, alors qu’ils auraient refusé tout changement qui leur aurait été imposé !
Mon pronostic : succès de l’iPhone dans le monde professionnel
Business lunch 2 Dans quelques mois, lors d’un déjeuner d’affaires entre dirigeants, poser sur la table son Blackberry fera terriblement “ringard” quand les autres convives dégaineront leur iPhone !
Ce jour-là, RIM aura du souci à se faire !
KO Si ce double scénario se confirme en 2009, échec du BlackBerry dans le grand public et forte percée de l’iPhone dans les entreprises, ce sera la preuve définitive qu’il n’y aura plus d’innovations majeures dans le domaine des technologies de l’information qui font en priorité leur entrée sur le marché professionnel.
Un K.O. sans appel !
Source de la note ici.
Photos : © Apple ® ; RIM ® ; Iafrate (gros plan); Orange ®
Vendredi 20 février 2009, 19:30 | in Technologies
Des puces et des robots. Tokyo, jour 2

La journée commence par une rencontre avec les correspondants de la presse française au Japon. La crise est dans tous les esprits. À quelques heures de la fin de ce voyage d’études, plutôt que de commenter l’actualité française, je m’efforce de concentrer mes réponses sur les premiers enseignements que je peux tirer de ce voyage, les forces et les faiblesses que j’ai perçues dans les modèles coréens et japonais, ce dont nous pourrions nous inspirer. Enfin, ce qui inspire mes interlocuteurs dans ce que fait la France dans ce domaine. Ce n’est pas un hasard si je suis partie dans ces deux pays pour mon premier déplacement officiel. Ils représentent à eux deux, en tout cas vus de France, la quintessence d’une politique de croissance par l’innovation et l’utilisation des TIC. En rencontrant les dirigeants de nombreuses entreprises nipponnes et coréennes, j’ai perçu chez elles une volonté de collaboration et de partenariats dans la recherche de solutions à cette crise qui nous frappe tous. C’est également ça la mondialisation. Nous sommes dans le même bateau, et en période de tempête, ceux qui tirent à hue et à dia habituellement s’organisent pour sauver le navire. Cette crise peut nous donner les moyens de mieux coordonner nos actions dans un monde numérique transfrontalier par essence. Nous avons ce besoin de coopération internationale, et j’ai senti que mes interlocuteurs y étaient prêts aujourd’hui.
Ayant fait le point avec la presse sur le présent, je me replonge dans un futur, qu’on dit proche, mais qui visuellement, est assez bluffant. Le monde des robots. Visite de l’Information and Robot Technology Research Initiative (IRT) de l’Université de Tokyo. On y voit de vrais robots effectuer des tâches quotidiennes, parfois un peu poussivement, mais on touche la du doigt à quel point l’homme doit déployer d’intelligence et d’ingéniosité pour faire reproduire à la machine des tâches aussi bénignes que de ramasser un torchon sur une chaise et de le mettre dans une machine à laver. Ce qui est difficile, et ce qui est la clé de tout pour le développement d’une industrie des robots au service des gens, c’est de faire en sorte que ces robots sachent chercher et analyser eux-mêmes l’information qui leur permet de réaliser une action. De ce point de vue, j’ai été impressionnée, quoiqu’un peu déçue de n’avoir pas réussi à attirer l’attention du robot pendant qu’il passait le balai. Manifestement, il ne sait pas encore quelles sont les priorités…
De puissants développements informatiques et optiques (reconnaissance d’image) sont à l’œuvre pour rendre ces robots plus sensibles à leur environnement, et en attendant qu’ils soient pleinement opérationnels, les recherches effectuées peuvent déboucher sur des applications concrètes très utiles : un petit robot peut, par la reconnaissance d’image, savoir si une personne prend bien ses médicaments. Si elle oublie, elle lui rappelle. Si elle en prend trop, elle lance une alerte. Pour les personnes qui perdent un peu la mémoire, un système de caméras repère où sont les objets et vous indique où ils se trouvent quand vous cliquez sur leur image. J’aurai bien fait le test avec un trousseau de clés, mais on n’avait pas le temps. Enfin, un système de motion capture permet de repérer l’activité musculaire d’une personne, l’évolution de sa morphologie et de sa puissance. Déjà utilisé en test avec un sportif japonais qui prépare le marathon, ce système pourrait rapidement être intégré directement à un téléviseur. Ce sera la révolution de l’aérobic à la maison !
Reconnaissance d’image. J’ai beaucoup vu cette technique à l’œuvre depuis plusieurs jours. Elle semble devoir être complémentaire, voire concurrente, de celle des tags RFID.
Avant de partir, je tombe sur une autre salle, un peu à l’écart avec d’autres robots. De vrais sosies de Goldorak ! Et sympas en plus. On se serre la main, ils déambulent autour de moi. C’est très bizarre comme expérience de se retrouver au milieu de plusieurs Goldoraks. En fait, ces robots sont des bancs de tests sur pattes. Loin d’être des prototypes, ils sont démontables et manipulables à merci par les scientifiques qui testent sur eux leurs dernières inventions en matière de motricité et d’interaction.
Même si visuellement, tout cela vous donne l’impression d’être dans la guerre des étoiles, il ne s’agit pas de doux rêves de chercheurs nostalgiques des dessins animés de leur enfance. Les plus grandes entreprises japonaises comme Fujitsu, Toyota, Panasonic, Sega financent ces recherches. Elles voient en effet le développement de la robotique comme une réponse au vieillissement de la population, et même, à sa décroissance. L’impression, du coup, est mitigée. Si la performance technologique est remarquable, le projet de société me semble un peu douteux. Remplacer le contact humain envers les ainés par des robots ? Préférer la croissance des robots à la croissance de la natalité, y compris par l’immigration maitrisée ? En tout cas, ces recherches, comme souvent, apporteront leur lot d’innovations en cours de route et bien avant que chaque japonais vive entouré de robots. Le CNRS, qui collabore avec l’Université de Tokyo sur certains de ces projets, a bien compris l’intérêt que nous avons à être dans les premiers à les comprendre et à les maitriser.

Je déjeune avec des humains, ce qui n’est pas plus mal, d’autant qu’il s’agit d’experts japonais des réseaux, des télécoms et de l’Internet. Messieurs Tokoro de Sony, Tomita de NTT (l’opérateur historique japonais), Ikegami du Ministère de l’Éducation et des Technologies, et Ichikawa de l’Université des électro-communications me bombardent d’informations sur l’histoire passée et présente des réseaux télécoms, d’Internet, et au futur de l’Internet des objets. Sur les usages, ils ne sont pas très diserts. Tout juste confirment-ils cette exception japonaise qui veut que ce pays semble ne pas souffrir du piratage des œuvres culturelles sur Internet. La raison m’en reste assez mystérieuse, mais j’entrevois que la richesse de l’offre audiovisuelle et musicale proposée par les opérateurs télécom via la FFTH (Fiber to home) et la TMP suffisent aux Japonais. Ils sont déjà plus de 10 millions d’abonnés aux services FTTH de NTT au Japon. Quand on pense par ailleurs que plus de 80% de la population dispose de la fibre, on imagine que les Japonais disposent d’une offre audiovisuelle en ligne sans commune mesure avec le reste du monde…
On parle aussi du futur de l’Internet, et de l’Internet des objets. Le ton de mes interlocuteurs est plutôt inquiétant. Ils pensent qu’avant tout il faudrait que nous nous mettions tous d’accord pour déterminer quels objets sont utiles à interconnecter, pour éviter que tous les objets ne soient in fine communicants dans l’Internet des objets. La raison tenant à ce que plus le nombre d’objets interconnectés sera grand, plus grands seront les renseignements disponibles sur leur utilisation, et plus grand sera le danger d’une exploitation malveillante de ces données. Une idée à creuser, mais à propos de craintes, je suis frappée de l’hostilité que suscite Google chez mes interlocuteurs. Hier déjà, j’avais remarqué cela. À ce déjeuner, c’est encore plus frappant. Google est vu comme un concurrent des deux industries qui dominent l’internet : celle des contenants, et celle des contenus. Sa puissance est telle dans ces deux domaines qu’elle en devient inquiétante.
Je pars ensuite pour l’Ubiquitous Networking Laboratory du Professeur Sakamura, jamais à court d’idées pour montrer comment les puces RFID peuvent trouver des applications concrètes de la vie de tous les jours. Première démonstration avec une bouteille de Vosne Romanée 1992, malheureusement vide, mais pour laquelle nous obtenons une description d’œnologue juste en la passant près d’un lecteur. Alternant des exemples plus ou moins convaincants, Sakamura nous présente une cravate (le lecteur RFID nous dit qu’il faut éviter d’aller avec à un barbecue…) puis des médicaments et une ordonnance, avec des informations précieuses cette fois-ci sur les interactions médicamenteuses à éviter et les prescriptions à respecter. Une fois de plus, les applications les plus convaincantes sont pensées dans le contexte d’un vieillissement de la population japonaise. À croire que cette réalité démographique soit devenue le facteur principal d’investissement dans la recherche et l’innovation au Japon. Il faut dire que les chiffres parlent d’eux-mêmes : en 2055, les démographes pensent que le Japon sera revenu à 90 millions d’habitants, soit sa démographie de 1950, et que 40% des Japonais seront âgés, contre 20 % aujourd’hui. Le Labo du professeur, qui veut développer sa collaboration avec des entreprises et des centres de recherche en France, regorge d’exemples concrets : gestion des stocks de fruits et légumes, cannes blanches parlantes pour les aveugles, autant d’applications concrètes qui peuvent être rapidement déployées, et qui le sont d’ailleurs dans certaines villes du Japon.
Après un passage au Showroom de Panasonic, très formaté et sans vraiment de possibilité d’échanger, même si j’ai vu de belles réalisations comme le mur 3D (non encore commercialisé) qui vous permet de refaire la déco de votre salon et d’agencer votre bibliothèque (virtuelle) d’un simple mouvement de la main, direction l’Ambassade.
Ce soir, diner avec des créatifs Japonais dans un bar branché du quartier étudiant. Mangas, romans diffusés sur téléphone portable, artistes numériques, créateurs de jeux pour mobile, éditeurs en ligne, universitaires… La conversation s’engage particulièrement avec un petit groupe de Japonaises dessinatrices de mangas. Enfin un public avisé pour la question qui traverse mes discussions depuis mon arrivée au Japon : pourquoi si peu d’enfants, alors même que les femmes ne travaillent pas ? La réponse ne manque pas de surprendre : c’est parce que les hommes sont trop puérils, quand on a déjà un grand enfant à la maison, on est moins tenté de multiplier les vrais. Un homme, lui aussi dessinateur de manga proteste : c’est pour des raisons économiques, élever des enfants est trop cher au Japon. Ce ne doit pas être simple, en tout cas. Une des dessinatrices me confie son désespoir de s’être vue refuser aujourd’hui même une place de crèche. Pour remercier pour la soirée, chacun me dessine en version manga. Il y en a vraiment de beaux. Je les scannerai à mon retour pour vous les montrer. Pour le reste, on échange les adresses. Si vous croisez à «la cantine» un artiste japonais qui vient étudier les tendances du numérique en France, ne cherchez pas, c’est moi qui l’ai envoyé. Et accueillez-le bien : il est très sympa.
Photos : © IRT et Labo, Olivier Ezratty
Jeudi 19 février 2009, 18:29 | in Numérique
Première journée à Tokyo

Moins de 2 000 kilomètres séparent Séoul de Tokyo. Première excellente nouvelle le voyage fut court. Deuxième bonne nouvelle quelques degrés Celsius différencient les deux villes et c’est en faveur de Tokyo.
J’arrête ici les considérations touristiques. Dès mon arrivée j’ai pu discuter avec des responsables économiques français du secteur des TIC. Toutes les entreprises qui comptent sont présentes au Japon, soit à travers des filiales, soit par des bureaux de veille. Leur regard sur les réalités japonaises du secteur est plus partagé qu’on l’aurait cru vu de France. Les équipementiers japonais, pourtant très puissants, ont raté le tournant des téléphones mobiles. L’importance du marché local fait paradoxalement leur faiblesse : ils pensent d’abord à définir des standards différents, qui les handicapent dans un deuxième temps à l’export. Sur la télévision mobile, les avis sont partagés. Est-elle correctement financée par la pub ? Ou, est-elle toujours en recherche de son modèle économique ? En tout cas, le choix qui a été fait est celui de la télévision mobile terrestre, assez logiquement pour le pays le plus câblé du monde.
Les visites de l’après-midi sont consacrées au paiement sans contact. Enfin, surtout au paiement et au porte-monnaie électronique. Chez Seven-Eleven d’abord, une chaine puissante d’épiceries de quartier qui a développé une carte de paiement, “Nanaco”, et des services associés (réservations et achats culturels et touristiques, paiement des impôts et des factures d’eau, de gaz et d’électricité, participation à des enchères Yahoo ! et livraison des objets à l’épicerie du coin). En fait, le modèle se développe beaucoup du fait de la faiblesse des banques sur ce secteur, puisqu’elles n’ont pas pu se mettre d’accord sur un standard commun. J’achète un sushi et une bouteille de thé glacé. Pratique, mais pas révolutionnaire. Le Sénateur Le Grand casse une bouteille de nuoc man dans l’épicerie, mais on ne me la facture pas. Tant pis, j’étais prête à payer, à l’étranger il faut être solidaires, pas question que la France laisse des ardoises !

On enchaine chez JR-East, la plus puissante compagnie ferroviaire nippone, qui a développé sa propre carte de paiement, “Suica”. Paiement des billets, réservation de supplément 1re classe directement dans les wagons, micro-achats dans les boutiques des gares et dans certaines épiceries,… C’est Navigo + Monéo. Un souci cependant : comme chez Seven-Eleven, la question “quelle exploitation faites-vous des données personnelles ? Du marketing ? De la vente de fichiers ?” n’obtient pas de réponse claire. JR-East a même prétendu avoir tout juste commencé à y penser. Il est vrai que dans leur cas, les seules économies réalisées par la mise en place du service suffisent à le justifier.
Je finis la journée en dinant avec quatre “prospectivistes”, experts et scientifiques de haut niveau : messieurs Kurokawa, Kokuryo, Yoshikawa, et Aizawa. La discussion est enlevée et variée. Chacun s’accorde à dire que l’avenir est peu prévisible ces temps-ci. Ils s’inquiètent de la difficulté à se projeter dans l’avenir, et à le penser. Nous avons une discussion intéressante sur les fichiers et la gestion des données personnelles. L’un d’entre eux (pas de noms….) y voit un pouvoir considérable et propose une alliance franco-japonaise pour concurrencer Google… Kurokawa voudrait la société japonaise plus concernée par les questions de transparence. Tous ces messieurs s’accordent finalement à trouver que le vrai problème du Japon est que les Japonaises n’ont pas assez d’enfants, et nous demandent les bonnes recettes françaises en la matière. Ne riez pas c’est très sérieux. Je crois, pour ma part, qu’une des clefs, paradoxale, mais certaine, est bien le travail des femmes. Le modèle français incite à travailler et élever des enfants en même temps et y voit assez largement un critère de réussite. Là où le modèle japonais donne à la femme moins d’indépendance : et elle se venge ! On a parlé retraites aussi, car du coup, le Japon vieillit rapidement. Et il semble que le système informatique de calcul des pensions ait connu des bugs qui mettent en émoi tous les bénéficiaires présents ou futurs, car on ne sait plus qui a droit à quoi. Grandeur et difficultés du numérique.
Photos d’Olivier Ezratty
Mercredi 18 février 2009, 18:24 | in Numérique
Séoul : création et diffusion de contenus numériques, Jour 2

Journée Marathon et passionnante.
Séoul est une ville immense dont j’ai ce soir la sensation d’avoir plusieurs fois fait le tour. Je ferai donc plus synthétique qu’hier soir, car sinon il faudrait que je passe la nuit sur mon clavier et ce ne serait vraiment pas raisonnable.
J’ai, avec les membres de la délégation, commencé sur les chapeaux de roues dès 7h45 par un petit- déjeuner autour de trois experts coréens dans le domaine des TIC. Chacun nous a présenté, sous un angle différent, sa vision des opportunités et des défis économiques qu’une société hautement connectée et numérisée doit prendre en compte.
À cette occasion, m’ont notamment été présentés les deux modèles économiques de la Télévision mobile personnelle (TMP) déployés en parallèle depuis 2005 en Corée : l’un gratuit avec environ 15 millions d’utilisateurs, l’autre payant avec 1,7 million d’abonnés. Au final et au vu de mes différents entretiens qui ont ponctué cette journée, j’ai le sentiment que la TMP est un véritable succès populaire, mais qu’aucun des deux modèles n’est encore rentable. Je suis partie très curieuse de savoir ce que les Coréens avaient fait en la matière, et finalement ce sont eux qui sont maintenant curieux de savoir ce que nous allons faire en France !

Ensuite, direction le siège de SK Télécom, principal opérateur de téléphonie mobile où j’ai fait un voyage digne d’un pur roman de science-fiction. Là, j’ai péché dans un bassin virtuel un compagnon non moins virtuel, aux formes artistiques et aux couleurs acidulées qui m’a accompagné pendant toute la visite. Comme plus tard à la Raemian Gallery de Samsung, j’ai pu avoir un aperçu de ce que les Coréens entendent par « maison du futur » : une maison où les objets communiquent avec vous, mais également entre eux.
La brosse à dents prend votre pouls pendant que le tapis de bain vous pèse, et le temps d’arriver à votre cuisine, votre réfrigérateur vous conseille alors des recettes adaptées à votre état de santé.
Plus classiquement, des objets géolocalisent vos enfants, et vous alertent s’ils s’éloignent du lieu où ils sont supposés être.
Puis, nous avons filé au siège de NCsoft, leader coréen du jeu en ligne (MMORPG pour Massively Multiplayer Online Role Playing Game). Intéressant de voir que les jeux classiques sur CD et DVD sont en chute libre en Corée en raison de problèmes de piratage et que la réponse trouvée par l’industrie est de développer les jeux en ligne sur abonnement. La démonstration de leur jeu d’heroic fantasy « Aion » m’a impressionnée et amusée, tout particulièrement la multitude de possibilités de personnalisation de son avatar. Des développeurs français ont contribué à l’élaboration de ce jeu, ce qui prouve bien que nous avons chez nous des talents recherchés par le monde entier. NCsoft a d’ailleurs noué un partenariat avec Ubisoft et semble intéressé par une future implantation en France.
Après avoir traversé la ville de part en part, nous arrivons à SBS, chaine de télévision nationale, avec les dirigeants de laquelle j’ai pu de nouveau évoquer la TMP. En fin de compte, tous les interlocuteurs, qu’ils soient opérateurs de réseaux ou créateurs / diffuseurs de contenus, arrivent aux mêmes conclusions : La TMP a besoin de formats qui lui sont propres, et ne peut se contenter de diffuser les programmes traditionnels des chaines. Ces formats ne sont pas encore stabilisés.
Aujourd’hui, les diffuseurs enrichissent leurs programmes avec des applications typiques de la mobilité : géolocalisation, infos trafic… Ce n’est pas encore du contenu audiovisuel adapté !
Fin de journée à l’Ambassade où la maire adjointe de Séoul, chargée de la société de l’information, est venue présenter la politique de sa ville en matière de E- gouvernement.
Séoul est probablement la ville du monde ayant déployé le plus tôt et le plus massivement les TIC au service de sa population. Aujourd’hui, le Séoulien, qui est devenu un e-citoyen peut, à partir de son portable, être consulté directement sur les projets de la ville, payer ses impôts locaux en ligne, avoir en temps réel l’état du trafic à proximité, et savoir dans combien de temps exactement le bus arrive. Des endroits spécifiques comme la forêt de Séoul sont équipés de bornes multimédias tactiles qui présentent de façon très pédagogique et ludique la faune et la flore locales aux enfants. En tant que maire je n’ai pu qu’être séduite et bon nombre de services présentés m’ont fait terriblement envie pour ma ville de Longjumeau.
Pour finir, L’ambassadeur a organisé une réception pour que je puisse échanger avec les membres de la communauté française en Corée. J’ai ensuite pu rencontrer les militants UMP de Séoul avec lesquels nous avons notamment discuté de la nouvelle organisation du parti.
Demain, je m’envole pour Tokyo et c’est du Japon que je posterai mon prochain billet.
Photo d’Olivier Ezratty







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