Archives pour le mois : mai 2009

La Nasa va envoyer sur la Lune une mission pour trouver de l’eau

La Nasa va envoyer sur la Lune une mission pour trouver de l’eau et permettre aux humains de travailler sur l’astre

L’évolution sociale du mobile passera par la géolocalisation

Photo Milica Sekulic (cc)

Photo Milica Sekulic (cc)

Voici un focus sur deux usages : la connexion entre personnes dans un même espace et l’information qui vient à la personne à partir de la réalité. Des technologies qui ne se limitent plus à un simple portage de services web existants.

Après les sites de proximité qui se sont penchés sur le web, et la vie de l’internaute sédentaire féru de vie de quartier, le mobile tente d’apporter cette richesse d’interaction avec le réel. Comment ? Grâce à la géolocalisation. Des services comme Google Latitude, Sooshi, WhosHere, et plus particulièrement Aka-aki sur iPhone, connectent des personnes inscrites au même service et dans un diamètre géographique défini, afin de leur fournir des informations sur le lieu : échanges entre utilisateur, affichage de la liste des métros, restaurants, banques dans le quartier, voire création d’amis virtuels. Le mobile offre ainsi des services qui n’ont de sens que si l’utilisateur est nomade.

Présentation de aka-aki - Photo boerge30 (cc)

Présentation de aka-aki - Photo boerge30 (cc)

La socialisation de notre géoposition : du service au jeu

Ce type de mise en relation attire également les services de rencontre (ex : Skout), et ils ne sont pas en reste non plus sur iPhone. Des services comme Mynameise vont jusqu’à échanger leur identité numérique comme une carte de visite. Ce « lifestreaming » géocalisé pourrait à mon sens judicieusement être l’une des évolutions majeures d’un Twitter de plus en plus en vogue. Autre domaine, ‘quand la ville devient un terrain ludique’ avec les MMTRG (mobile multiplayer trans-reality gaming) qui exploitent à plein la dimension de jeu avec la réalité. Un usage impossible à porter sur un ordinateur fixe. On connaissait les QR code, Freetag et mobileTag qui permettaient d’interpréter un objet du réel et d’y associer un contenu. Ce n’était qu’un prélude. Le mobile grâce à la réalité augmentée va interpréter la même information qu’un humain sans code-barres incompréhensibles.

Photo Sooshi

Photo Sooshi

Interactions entre individus et interactions avec les objets

Filmer un bâtiment ou des produits va dorénavant être associé à toutes sortes d’informations : le nom de la rue, le distributeur le plus proche de sa position (voir l’exemple d’ING), des avis d’utilisateurs sur des restaurants, une information sur un produit ou superposition d’un élément 3D dans la réalité par l’intermédiaire de l’écran. Ces technologies ont un point commun : elles demandent à rester en permanence connectées à internet. La révolution du mobile passera sans doute par ce biais, et la géolocalisation montre à quel point des applications nomades peuvent donner au support toute son autonomie d’usage. Et si le « tout social » doit faire ses preuves au long terme, il reste important de garder un œil sur les données de sa vie privée, à l’ère d’une portabilité des identités numériques de plus en plus présente.

Publié le 17 Avril 2009


A Day with aka-aki

ASK IT : La géolocalisation au service du handicap (Reportage EuroNews)

Un robot iPhone

Humanoid Robot (KHR-2HV) with iPhone (iPod touch) Head

Commander des objets par la pensée (bientôt)

toto

Le Mind Flex de Mattel - Photo DR

On croyait cette application réservée à Star Wars. Mais, voici que – Cocorico ! – l’Inria et quelques autres labos français, dont lInserm, planchent sérieusement sur la possibilité d’agiter des objets par la pensée. Encore en phase de test, leur logiciel, baptisé OpenVibe, utilise notamment les signaux du cerveau captés par une foule d’électrodes. Ce qui pourrait permettre, par exemple, à un tétraplégique, de dicter ses souhaits à un ordinateur.

Petit bémol, cela ne marche pas encore à tous les coups. Et puis, cela ne doit pas être évident, comme on le voit sur la vidéo, d’avoir une électrode sur le nez ou sur le front.

Bientôt une balle de Ping Pong ?

Mais les idées d’applications sont légion. Regardez la deuxième vidéo signée du Washington Post : on commence déjà à faire bouger une balle de Ping Pong. Europe 1 évoquait ce matin, la sortie de jeux vidéos, dans moins d’un an, où les joueurs équipés d’un casque, pourraient faire bouger une balle de Ping Pong. À quand la possibilité de sortir sa voiture en prenant son petit-dej ?

Au 4e jour de la mission sur Hubble (NASA)

High Definition video from space shuttle Atlantis as the astronauts undertake the first of five spacewalks to update and repair the Hubble Space Telescope.

Ray Kurzweil Explores the Next Phase of Virtual Reality

Ray Kurzweil Explores the Next Phase of Virtual Reality

Cosmologie, Second Life, Planck, Astroparticule : quel rapport ?

Le laboratoire APC ouvre La Maison de lʼAstroparticule sur EuroCampus dans Second Life - Photo © NQS

Le laboratoire APC ouvre La Maison de lʼAstroparticule sur EuroCampus dans Second Life - Photo © NatachaQS

C’est simple : le 14 mai (euh… c’est aujourd’hui !), le laboratoire APC (Astroparticule et Cosmologie) inaugure dans Second Life la Maison de l’Astroparticule sur l’île EuroCampus, conçue et réalisée par architecte Tatiana Salomon et son équipe. L’événement sera réalisé en mixed-reality à l’occasion du lancement du satellite Planck, le bijou de la communauté scientifique (et d’Arianespace) au service de la cosmologie !

Comme je ne suis pas tout à fait étranger à cet événement et à la présence du laboratoire APC sur Second Life, je me permets de vous transmettre l’information, et bien sûr de vous inviter à assister à ce lancement en direct, soit directement à l’APC, soit – c’est bien plus pratique ! – dans Second Life… (à partir de 14h30 – lancement prévu vers 15h15).

Qu’est-ce que Second Life ? Oh ! Voyons ! Les lecteurs de ce blog connaissent tous Second Life ! Hmm… au cas où, voyez tout de même ici

La Maison de l’Astroparticule permettra aux visiteurs de découvrir des expériences scientifiques, de rencontrer et de dialoguer avec des chercheurs (faites-moi signe : je vous y retrouverai volontiers), d’assister à des conférences et à des événements divers ou encore d’accéder à diverses ressources multimédias liées à ce domaine de recherche charnière entre l’Astrophysique, la Cosmologie et la Physique de particules.

Quant au satellite Planck, si vous voulez en savoir plus à son sujet, venez jeter un coup d’œil à sa réplique virtuelle dans Second Life (au même endroit !), et si vous le pouvez, assistez à l’inauguration ce 14 mai : je ferai une présentation rapide du contexte scientifique, avec quelques informations sur la cosmologie et l’évolution de notre univers, et nous répondrons “in-world” à vos questions avec quelques collègues cosmologues ayant travaillé sur l’instrument Planck lui-même. Les autres sont déjà à Kourou, en Guyane, pour assister au lancement d’Ariane 5, emportant le satellite Planck et le satellite Herschell jusqu’au “point de Lagrange L2″, à 1,5 million de kilomètres de la Terre !

Le satellite Planck - Photo © ESA

Le satellite Planck - Photo © ESA

Mais en deux mots, disons que Planck observera les tout premiers photons de l’univers à s’être propagé librement à travers l’espace… sur quelque 13.7 milliards d’années-lumières ! Planck verra ainsi l’univers quand il était jeune, c’est-à-dire… quand il était simple !

Émis à peine 400 000 ans après l’instant critique (vu d’ici !) marquant la “naissance de l’Univers” (souvenez-vous, le fameux Big bang…), ces photons ont voyagé sans encombre depuis 13.7 milliards d’années, traversant tout l’univers observable, pour finir… sur le miroir du satellite Planck, qui analysera leur distribution en énergie et les infimes variations de leur température entre les différents points du ciel.

Ils ont été émis à une température proche de 3000 degrés, mais l’expansion de l’univers depuis cette période reculée les a refroidis à la température de 2.7 degrés absolus (-270 degrés Celsius).

À l’époque, la matière se présentait sous forme de plasma, c’est-à-dire de matière ionisée, faisant obstacle à la propagation rectiligne de la lumière, à la manière d’un brouillard. Il y avait des photons partout, beaucoup de photons, mais paradoxalement l’univers était opaque, parce que les photons ne cessaient d’interagir avec les électrons libres, présents en grand nombre dans chaque cm3 de l’univers. À chaque interaction, les photons changaient de sens presque aléatoirement, comme le fait la lumière dans un brouillard, et il était impossible de “voir” quoi que ce soit d’autre que ce bain de photons lui-même, identique en tous lieux et dans toutes les directions : un brouillard plasmique impossible à percer, fournissant en chaque point une image parfaitement uniforme !

Et puis, sur une période de temps très brève, l’expansion de l’univers ayant refroidi la matière cosmique, le plasma a cessé d’être un plasma : les électrons se sont combinés avec les noyaux d’atomes, et la matière est devenue électriquement neutre. Les photons ont alors presque instantanément cessé d’interagir avec la matière, et depuis lors ils ne cessent de poursuivre leur route, “droit devant”… jusqu’à nous, jusqu’à partout. C’est cela, le “rayonnement fossile”. Ce sont ces photons, les derniers à avoir diffusé sur de la matière ionisée (le plasma primordial), que Planck va observer avec plus d’acuité que tout instrument auparavant, mesurant à la fois leur température et leur polarisation.

J’ai mentionné que l’image sortant du brouillard initial était parfaitement uniforme, mais, on le sait, rien n’est vraiment parfait en ce monde, et les imperfections sont justement ce que cherche à observer le satellite Planck avec une précision sans précédent. Ces imperfections, ce sont d’infimes variations de température entre différents points de l’univers. En mesurer la structure, c’est accéder à des informations très précieuses sur le contenu et la dynamique de l’univers lui-même, y compris dans ses phases primordiales (avez-vous entendu parler de l’inflation cosmique ?).

Carte de la sphère céleste montrant les fluctuations du fond diffus cosmologique Photo NASA

D’où viennent ces variations de température ? D’infimes variations de densité du plasma originel, elles-mêmes associées aux variations de densité de cette fameuse “matière noire”, dont la nature demeure inconnue. Et si ces variations de densité sont si intéressantes, c’est en particulier parce qu’elles sont véritablement les graines des galaxies aujourd’hui présentes dans l’univers – à commencer par la nôtre, la Voie Lactée !

L’univers était homogène à l’époque de l’émission de ce rayonnement fossile, il ne l’est manifestement plus : il y a des galaxies, des amas de galaxies, et entre eux… pratiquement rien ! Il y a des planètes, et entre elles… pratiquement rien ! Idem pour les étoiles. Ces concentrations de matière, c’est la gravitation – l’attraction de la matière pour la matière – qui les engendre. Mais si nous tombons vers le centre de la Terre, au lieu de nous élever vers le ciel, c’est parce qu’il y a plus de matière de ce côté-là que de ce côté-ci ! S’il y en avait autant dans toutes les directions, si l’univers était vraiment homogène, on ne saurait vers où tomber !

Alors, voilà, c’est parce que l’univers n’était pas parfaitement homogène, parce qu’il y avait malgré tout de légères surdensités ici et là que la matière environnante à préféré tomber d’un côté plutôt que de l’autre, provoquant une surdensité un peu plus grande, attirant un peu plus de matière de manière privilégiée, et ainsi de suite, jusqu’à ce se forment les structures observées dans l’univers d’aujourd’hui.

esa

Image des "premières galaxies" vues par Hubble

Bon, il y aurait bien plus à dire, car ce n’est pas pour le seul plaisir de retracer à grands traits l’histoire de l’univers que les cosmologues fournissent autant d’efforts. C’est aussi pour révéler certaines propriétés de la structure générale de l’univers et de son contenu matériel, énergétique et, si l’on peut dire, géométrique. Mais inutile d’entre dans les détails. Gardons simplement en mémoire, au moment où le lanceur Ariane 5 décollera de la base de Kourou, emportant les instruments de précision de Planck vers les cieux qui les attendent, que ce satellite enrichira considérablement notre connaissance de l’univers physique et matériel.

Mais pour l’instant, croisons les doigts pour le lancement, et donnons-nous rendez-vous dans quelques mois et quelques années pour la moisson de résultats scientifiques espérés.

Même sur Orion, on attend cela avec intérêt. Car cette prime image universelle que Planck rendra merveilleusement nette, c’est essentiellement la même que celle qui serait prise d’Orion, ou de n’importe quel point de l’univers ! C’est l’univers achevant sa propre gestation, l’univers au sortir de lui-même, passant soudain de l’opacité à la transparence, laissant filer enfin sa lumière dans l’espace, et se répandre pour l’éternité l’information qu’on en saura tirer…

Remontant ainsi dans le passé de l’univers, nous faisons taire en quelque sorte le bruit des variations de densité suramplifié par des milliards d’années de résonnance, et prêtant une oreille attentive au murmure à peine perceptible des fluctuations initiales, nous parvenons à l’essence du message, dans la modulation subtile des fréquences et des énergies.

Est-il vraiment étonnant que nos esprits encombrés de complexités inutiles cherchent à se projeter ainsi dans la simplicité originelle ?

Salut à tous les amis à Kourou, et bonne chance pour le lancement !

La Maison de l’Astroparticule est réalisée grâce au programme interdisciplinaire du CNRS « Particules et univers », avec la participation du laboratoire Astroparticule et Cosmologie (CNRS/Université Paris Diderot/CEA/Observatoire de Paris).
À lire aussi :
- Le Communiqué de Presse du CNRS : Le CNRS ouvre la Maison de l’astroparticule sur Second Life !
- Présentation d’EuroCampus réalisé par i-Marginal
- Sur twitter, suivez l’actualité d’EuroCampus, d’Étienne Parizot et de Planck.
- L’innovation : La garantie du succès scientifique d’Herschel et Planck (Flashespace)
- Des technologies cryogéniques innovantes au service des satellites Planck et Herschel (Air Liquide)
- Les prouesses technologiques de Planck (Site Planck)

Vidéo ‘Looking inside Planck’. Planck is ESA’s ‘time machine’, Europe’s first mission to study the relic radiation from the Big Bang.


Mobilité : nous sommes en train de vivre une nouvelle rupture

Photo Flickr de Gi@como

Photo Flickr de Gi@como

Les États-Unis ont longtemps figuré à la traine en matière de téléphonie mobile. En quelques mois (lancement de l’iPhone et d’Android, le projet de Google) la Silicon Valley est parvenue à remettre l’innovation sur le territoire des applications où elle reste souveraine.

J’ai demandé à Georges Nahon, patron des Orange Labs de San Francisco (oui, cette Orange là), ce qu’il en pensait. Extraits.

Georges Nahon – Je suis frappé par le déplacement de l’énergie des développeurs qui sont de plus en plus attirés par des plateformes comme l’iPhone. Ce qui est nouveau, c’est le recours à des applications spécifiques pour télécharger l’information du « content cloud », le nuage des contenus. La consommation se fait au moyen de « content apps » qui permettent de lire le New York Times, par exemple, sans passer par Safari [le navigateur de l’iPhone]. Le G-Phone [qui fonctionne sur la plateforme Android] connaît une évolution comparable.

Q – Quelle est l’importance de cette évolution ?

R – C’est là que se situe le potentiel d’innovation le plus grand du moment. La plateforme des ordinateurs personnels se stabilise. Plus personne n’a besoin qu’ils soient plus rapides ou plus puissants. Il est également intéressant de constater que grâce à l’iPhone on parvient à convaincre les gens d’abandonner le navigateur.

Q – Si on continue dans cette direction, ne faudra-t-il pas un programme pour intégrer toutes ces applications de contenu ?

Bien sûr. Il faudra trouver un système d’intégration. Il y a encore des problèmes à résoudre qui me rendent mon optimisme quant au futur de l’innovation. Le potentiel est énorme et je trouve particulièrement intéressant le relai rendu possible par certains éléments propres au mode nomade tels que la localisation, l’accélération ou la vitesse de déplacement. À quoi il faut ajouter que le mobile est la meilleure plateforme pour le déploiement de capteurs (pour mesurer pression, humidité, lumière, entre autres).

Photo Flickr de nobihaya

Photo Flickr de nobihaya

Q – Quelles perspectives cela ouvre-t-il en termes commerciaux ?

R – Le modèle est connu et fonctionne bien. On donne son numéro de carte de crédit une fois pour toute et ensuite on peut cliquer en toute liberté pour acquérir des contenus de qualité. C’est l’environnement qui compte. Il recrée les conditions d’achat simple [avec l’iPhone d’Apple comme avec le Kindle d’Amazon]. A ces deux grands il faut ajouter PayPal qui, adopté par un grand nombre d’entreprises, permet un fonctionnement sans problème. Tous ces éléments pourraient fonctionner en faveur de la presse.

Q – Je ne crois pas que la « mobilité » suffise pour expliquer de tels déplacements. Quels sont les enjeux ?

R – L’important n’est plus de parler au téléphone. La clé est la notion d’appareil individuel et la possibilité d’être toujours connecté. C’est la vie de l’individu en temps réel qui se joue là. Les jeunes ouvrent le chemin et entraînent les vieux. Nous passons de l’utilitaire à l’essentiel. Nous sommes en train de vivre une nouvelle rupture dont les enjeux sont plus importants que ceux qu’avait introduit Gutenberg.

Q – Quelle importance a le mobile dans votre vie ?

Quand j’étais petit, l’appareil le plus individuel était la radio que j’écoutais la nuit sous les draps. Mais l’information y circulait à sens unique. Quant au téléphone, l’appareil communiquant d’alors, c’était la guerre dans la famille pour l’utiliser. Aujourd’hui je gère mes relations depuis mon mobile. Il me permet de me communiquer avec mes réseaux. Ces derniers jouent un rôle chaque jour plus importants. Je suis convaincu que c’est grâce à eux que nous sortirons de la crise.

PS – Désolé, les Orange Labs n’ont pas de site public et je ne peux donc pas adjoindre de lien.

MaJ – Les Orange Labs États-Unis disposent d’une page sur le site d’Orange. On n’y trouve pas d’infos sur le détails des activités. Merci Eric pour ce lien encore plus général.

Publié le 12 mai.

Bonus :

Le concept de mobile Morph de Nokia à l’aide des nanothechnologies
Morph is a concept demonstrating some of the possibilities nanotechnologies might enable in future communication devices. Morph can sense its environment, is energy harvesting and self cleaning. Morph is a flexible two-piece device that can adapt its shape to different use modes. Nanotechnology enables to have adaptive materials yet rigid forms on demand. It is also featured in the MoMA online exhibition « Design and the Elastic Mind ». It has been a collaboration project of Nokia Research Center and Cambridge Nanoscience Center.

Homme augmenté: un nouveau moyen de locomotion pour les handicapés

Des serpents de mer synthétiques pour transformer les vagues en électricité

Des serpents de mer synthétiques pour transformer les vagues en électricité

 

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