Archives pour le mois : juin 2009

De retour chez Apple, la cinquième vie de Steve Jobs

Steve Jobs et Bill Gates a "D5: All Things Digital" conference de la Silicon Valley en 2007 - Photo Joi Ito

Steve Jobs et Bill Gates a "D5: All Things Digital" conference de la Silicon Valley en 2007 - Photo Joi Ito

Ainsi, revoilà Jobs. Pas le pastiche, le vrai. A en croire le Wall Street Journal, il aurait même subi une greffe du foie. Eveillé. Prêt à entamer une cinquième vie.

Les trois premières (Macintosh, Pixar, iPod), j’avais essayé de les esquisser dans le portrait paru il y a cinq ans et reproduit ci-après. Depuis, il y a eu l’iPhone, et ses applications. Cette semaine, il reprend le boulot: on l’a aperçu sortant du siège d’Apple ce lundi.

Une fois de plus, Jobs revient tel l’enfant prodigue, lui qui, abandonné à ses premiers jours, a grandi, adopté par un couple de la classe moyenne de Mountain View. A quoi ressemblera le prochain épisode?

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Janvier 1984, un Américain mal rasé annonce la sortie d’une machine de 7 kilos, le premier ordinateur avec écran couleur: il le baptise Macintosh. Le jeune homme fait la couverture deTime Magazine et beaucoup d’envieux. Vingt ans plus tard, Steven Paul Jobs, patron d’Apple, a écoulé plusieurs dizaines de millions de Mac et a lancé en Europe le mini-iPod, une version miniature - un paquet de cigarettes - d’un baladeur numérique capable d’enregistrer jusqu’à 1 000 chansons à partir d’un site Internet. Le lancement était prévu en mars 2004, mais ce petit bijou électronique a rencontré un tel succès aux Etats-Unis que les usines ne pouvaient fournir le Vieux Continent à temps. A la surprise générale, Jobs et sa bande ont alors démontré qu’il était possible de vendre de la musique en ligne - 99 centimes d’euros par chanson - sur le site iTune Music Store.

L’alter égo de Jackie Onassis

Impossible de caractériser Jobs en quelques lignes. D’abord parce qu’il se surprotège. Capable de faire attendre plus de trois heures un journaliste venu spécialement d’Europe, pour ne lui accorder qu’une entrevue de cinq minutes, où, entre deux soupirs, il élude la majorité des questions. « Ce mec, c’est, dans les affaires, l’équivalent masculin de Jackie Onassis en politique: un être incontournable, qui a marqué son temps, mais dont personne n’a percé les vrais ressorts », explique Alan Deutschman, journaliste à Vanity Fair et auteur de La Seconde Vie de Steve Jobs. Ensuite, parce qu’il est complexe, difficile à ranger dans une catégorie. « Il a la créativité de Sergey Brin et de Larry Page, les deux fondateurs de Google, l’expérience du fabricant d’ordinateurs Michael Dell, et la pugnacité de Carly Fiorina, la patronne de Hewlett-Packard », admire un responsable de l’institut d’études américain Forrester Research.

Bref, on n’est guère plus avancé. Par où commencer? Un mot (inévitable) sur son apparence? Qui, du fait de ses éternelles baskets blanches New Balance, jure avec celle des grands patrons. De ses goûts culinaires, végétariens depuis son voyage en Inde alors qu’il avait 20 ans? De son idylle supposée, à l’époque, avec Joan Baez? Autant d’éléments qui ont fait de lui le bad boy de l’informatique. Ou bien de sa maison très Vieille Angleterre achetée au cœur de Palo Alto, en Californie, où, depuis qu’il est père de quatre enfants, il mène une vie bien rangée, son coupé Mercedes dans le garage.

Un caractère de cochon

En fait, pour croquer le bonhomme, mieux vaut retracer son parcours. Celui d’un insatisfait qui n’envisage son existence que comme une suite effrénée de projets, menés à bien ou avortés, peu importe. « La vie est courte. Et nous allons tous mourir bientôt. Si l’on veut agir, c’est maintenant », répète-t-il à l’envi. Il est né en 1955. Enfant abandonné, Steven Paul est adopté par Paul et Clara Jobs de Mountain View, une ville sans histoire de Californie. Steve a une sœur biologique, Mona Simpson, qui deviendra romancière à succès (Anywhere but Here, A Regular Guy), il ne la rencontrera que beaucoup plus tard. L’enfance est bien tranquille. A 17 ans, « parce qu’il s’ennuie », la légende dit qu’il appelle - chez lui! - William Hewlett, pour lui demander ce qui l’a poussé à monter son entreprise. Contre toute attente, le cofondateur de Hewlett-Packard ne lui raccroche pas au nez, mais, amusé, lui propose un stage.

stevejobs4.jpgC’est là que Jobs rencontre Steven Wozniak, passé par Berkeley. « La première personne qui s’y connaissait plus en électronique que moi », reconnaîtra Jobs par la suite. A l’époque, en 1976, Steve a 21 ans, Woz 26. Ils s’entendent si bien qu’ils passent leurs week-ends à bidouiller, dans le garage du père de Steve, l’Apple I, le premier d’une longue lignée d’ordinateurs personnels. Jobs a l’idée saugrenue de brancher sur cet écran une «souris», une invention tout juste sortie des labos de Xerox. Cela plaît. En 1980, la firme entre en Bourse et recrute. Jobs s’est mis en tête de débaucher comme directeur John Sculley, un cadre qui fait des merveilles chez Pepsi. Et l’aborde ainsi: « Dis-moi, John, tu préfères passer le reste de ta vie à vendre de l’eau sucrée ou bien à changer le monde? » Tope là! « Ses propos naviguaient entre une nonchalance désarmante et des arguments qui partaient dans tous les sens. A chaque fois, pourtant, il possédait le talent d’emporter l’adhésion du plus sceptique », se souvient Sculley. La même année, Jobs lance sans grand bonheur l’ordinateur Lisa - du nom de sa première fille - mais surtout le Macintosh, avec le succès que l’on sait. Tout va bien. Sauf que le caractère de cochon de Jobs le rend odieux. « Capable d’organiser une soirée très chic à l’opéra ouverte à tous. Puis de ne plus prononcer un mot une semaine durant», raconte un ancien collaborateur. La tension monte, notamment avec Sculley, qui, devenu très influent, le pousse vers la sortie en 1985.

Beaucoup disaient Jobs fini

L’histoire aurait pu s’arrêter là. Beaucoup disent alors Jobs fini, que l’ex-petit prodige n’était qu’une fausse valeur, qui va profiter de son pactole pour faire un nouveau tour du monde. Mais il déjoue tous les pronostics. Pas de retraite dorée pour lui. Il rachète Pixar, une société de réalisation alors en difficulté au producteur George Lucas (La Guerre des étoiles). Jobs met pour cela 10 millions de dollars sur la table, un investissement que peu prennent au sérieux. Quinze ans plus tard, la firme qui a produit le Le Monde de Nemo et Toy Story en vaut bien plus. « Nous ne dessinons pas des contes de fées, mais des histoires d’aujourd’hui », lâche-t-il pour expliquer ce succès.

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En 1986, Steve l’infatigable crée Next (au suivant, en anglais), une compagnie qui, espère-t-il, va inventer l’ordinateur idéal pour les étudiants. Seules 50 000 unités seront vendues, et plus cher que prévu. C’est un échec, mais, pourtant, à ce moment-là, il va réussir son coup de maître, persuader Apple, grâce à des amis encore dans la maison, de racheter Next et sa technologie. Non seulement cela le sauve, lui, de la faillite, mais il revient, tel le fils prodigue, dans la société qu’il a cofondée. Au départ, il occupe des postes insignifiants, mais cela ne dure pas, car Gilbert Amelio, le nouveau patron d’Apple, un financier qui ne pense qu’à réduire les coûts, est de plus en plus critiqué en interne. Jobs, lui, est applaudi à chaque présentation de produits. Peu de temps après, Amelio est remercié - «Jobs n’est qu’un assoiffé de pouvoir!» dira-t-il. Et voilà, début 1997, Steve derechef aux commandes.

C’est un nouveau Jobs qui se dévoile alors. « Il demande des conseils autour de lui et, surtout, en tient compte; il a beaucoup appris de ses erreurs », observe Regis McKenna, un gourou de la communication dans la Silicon Valley. «Il a gagné en finesse», confirme Jean-Louis Gassée, qui le connaît bien puisqu’il avait lancé la division française d’Apple en 1989. La firme, qui a frôlé plusieurs fois la faillite, est alors en pleine forme. Elle vend davantage d’iPod que d’ordinateurs! Plus de 805 000 pendant le premier trimestre 2004, neuf fois plus que l’année précédente. Assez pour faire bondir sur le prmier trimestre de 2004 de 29% les ventes (1,9 milliard de dollars) de cette firme de 10 000 salariés.

Deux semaines pour choisir une machine à laver

Et si Jobs rencontre un tel succès, c’est qu’il se vit comme un artiste. « Il a créé les premiers ordinateurs indigo, mandarine, myrtille... », rappelle un consultant. « Il a une certaine grâce dans l’imagination. Il préfère une ligne épurée à un tableau de Jackson Pollock », complète Jean-Louis Gassée. Cela le poursuit même à la maison. « Quand il a dû changer de machine à laver, il a réfléchi deux semaines entières sur l’esthétique de l’appareil à acheter », se rappelle un proche.

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Cette recherche vire parfois au harcèlement. « J’ai travaillé au côté de Jobs durant deux ans; le plaisir a vite laissé place à l’horreur: il hurlait parfois en pleine nuit au téléphone », se rappelle Alice, une ancienne employée de Next. Avec plusieurs amis, elle fair partie desWorkaholics Anonymous, une association d’adultes anéantis par une vie professionnelle difficile. Aujourd’hui retranchée dans une résidence arborée, Alice s’est mise à la peinture…

Lui n’est pas près de raccrocher. « Si vous regardez bien, Jobs a eu trois vies. D’abord celle de l’inventeur de l’ordinateur personnel, où il a dû se frayer un chemin différent de celui de Microsoft. Ensuite, celle du cinéma avec Pixar. Et puis celle du triomphe de du mini-iPod, où il a inventé le concept de musique payante sur Internet. Y en aura-t-il une quatrième? Autour du sans-fil peut-être ?» en vient alors à s’interroger l’institut d’études Gartner Group.

Jobs assure que ce n’est plus l’argent qui le fait courir. «Je “pesais” plus de 1 million de dollars à 23 ans. Plus de 10 millions un an plus tard, et plus de 100 à 25. Si je faisais cela pour l’argent, je me serais arrêté.» Ou encore: «Je ne suis pas un bon investisseur. Mon objectif n’est pas d’être le plus riche du cimetière.»

Modéliser pour comprendre l’imprévu

La modélisation des déplacements de piétons permet de détecter un évènement imprévu comme une attaque terroriste.

Petite promenade dans l’espace sur l’ISS

A bord de l’ISS le commandant Gennady Padalka et l’ingénieur de vol Mike Barratt passent presque 5 heures en “spacewalking” pour installer de nouveaux appareils.

La plaisance devient solaire

Le multicoque Planet Solar - Photo © Planet Solar

Le multicoque Planet Solar - Photo © Planet Solar

Planet Solar propose un bateau alimenté uniquement par l’énergie produite grâce à des panneaux photovoltaïques. Pendant les escales, le bateau pourra à terme alimenter un réseau électrique.

Pour prouver que l’énergie solaire est suffisamment performante pour autoriser un tour du monde en bateau sans polluer, Planet Solar a développé un multicoque recouvert de cellules photovoltaïques. Celles-ci permettent de propulser le navire à une vitesse moyenne de dix nœuds (soit près de 20 km/h). Le bateau envoie directement l’énergie produite aux moteurs et ne charge que le surplus dans les batteries. À l’instar des panneaux solaires, les piles sont de classiques batteries au lithium. Celles-ci, placées dans les flotteurs, pèsent treize tonnes. Cela assure au navire une autonomie de trois jours.

Une autonomie sur batterie de trois jours

Le bateau se déplace avec la puissance nécessaire pour mouvoir un scooter“, précise à L’Atelier Raphaël Domjan, responsable du projet. Pour les instigateurs de ce projet, le véhicule flottant ouvre la porte à la création de bateaux de pêche et de plaisance écologiques mais aussi libérés du prix fluctuant des matières premières. Les panneaux solaires du navire ont un rendement énergétique comparable à ceux qui sont disponibles dans le commerce grand public, soit légèrement supérieur à 20 %. La seule particularité est que ceux-ci ont été développés de manière à s’adapter aux contraintes propres à la mer comme la houle. “Les cellules sont dans la même seconde au soleil et à l’ombre” explique.

Le multicoque Planet Solar - Photo © Planet Solar

Le multicoque Planet Solar - Photo © Planet Solar

Un appareil multifonction

Seule lacune : aucun système de charge alternatif n’est prévu. Ce, alors qu’un engin électrique idéal devrait pouvoir être utilisé de deux manières : rechargeable sur secteur pour partir en mer si la météo est couverte et alimenté aux panneaux en cas de temps ensoleillé. En outre, il est imaginable de faire alimenter la marina par le bateau à quai. Selon Raphaël Domjan, le développement des bateaux hybrides est amené à se généraliser. En effet, le solaire est une source d’énergie alternative qui, en parallèle des énergies fossiles, représente un moyen de limiter les émissions de gaz à effet de serre et les rejets en mer. Le projet est présenté depuis aujourd’hui au cinquième Salon Européen de la Recherche & de l’Innovation (SERI).

Nanomédecine : des nanoparticules pour le traitement du cancer

Cellules sanguine dans un mélanome - Photo © K. Hodivala-Dilke & M. Stone, Wellcome Images

Formation de cellules sanguines dans un mélanome - Photo K. Hodivala-Dilke & M. Stone, Wellcome Images (cc)

Sciences physiques et nanotechnologies
Nanomédecine : des nanoparticules pour le traitement du cancer
http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/59206.htm

Une équipe interdisciplinaire de chercheurs du Brigham and Women’s Hospital (BWH) et du département Health Sciences and Technology de Harvard et du MIT dans le Massachusetts menée par Sudipta Basu, ont mis en évidence un nouveau moyen pour le traitement du cancer en ciblant directement les cellules malades. Le problème principal des traitements actuels contre le cancer est la dose des agents qu’il faut administrer (par intraveineuse ou oralement) car ils ne ciblent pas seulement les cellules malades mais tuent aussi les cellules en bonne santé. La stratégie des chercheurs est ici de couper la voie au développement des cellules cancéreuses, tout en leur administrant les agents cytotoxiques, c’est-à-dire les agents qui tuent ces cellules malades.

L’équipe a conçu des nanoparticules à partir d’un polymère biodégradable et biocompatible approuvé par la Food and Drug Administration américaine. Ces nanoparticules sont chimiquement modifiée pour cibler et inhiber la voie de signalisation des mitogen activated protein kinases (MAPK). L’activation de ces voies de signalisation est notamment responsable de la modulation de la transcription de gènes spécifiques, impliqués dans le contrôle de processus cellulaires comme la prolifération, la différenciation, l’apoptose ou les réactions inflammatoires. Cette modulation est l’aboutissement de cascades d’évènements complexes, dont le dérèglement est impliqué dans l’émergence de nombreux cancers. En inhibant ces voies, la prolifération des cellules cancéreuses est empêchée. Les cellules cancéreuses ciblées par les nanoparticules sont ainsi prédisposées aux effets cytotoxiques des agents de chimiothérapie. L’équipe de chercheurs a aussi modifié le polymère pour augmenter la charge de médicaments portée par les nanoparticules d’un facteur 20. Cibler les cellules cancéreuses seules et en les prédisposant à recevoir les agents chimiothérapiques grâce à ces nouvelles nanoparticules permettra d’utiliser des concentrations de médicaments bien plus faibles, et les patients souffriront de beaucoup moins d’effets secondaires.

Division d'une cellule cancéreuse dans le cancer du sein - Photo Dr David Becker, Wellcome Images (cc)

Division d'une cellule cancéreuse dans le cancer du sein - Photo Dr David Becker, Wellcome Images (cc)

Les résultats obtenus en laboratoire semblent très prometteurs. La combinaison des nanoparticules et du médicament Cisplatine, utilisé dans le traitement de nombreux cancers comme les cancers des testicules, de l’ovaire, de la sphère ORL, de l’oesophage, du col de l’utérus, de la vessie et les cancers de la peau, a prouvé son efficacité à empêcher le développement in vitro de cellules cancéreuses de la peau et du foie et même provoqué leur mort. Les chercheurs ont aussi appliqué la même combinaison sur des souris présentant des mélanomes : le développement de la tumeur a cessé et l’agent thérapeutique a ainsi gagné en efficacité. Dans le groupe de souris traitées avec les nanoparticules et le Cisplatine, la moitié ont vu leurs tumeurs régresser, contre aucune dans l’autre groupe traité avec le Cisplatine seul.

En empêchant systématiquement la prolifération des cellules cancéreuses avant de les tuer, la voie est ouverte au traitement de cancers les plus difficiles à soigner habituellement.

Pour en savoir plus, contacts :
Sur le Cisplatine : http://redirectix.bulletins-electroniques.com/QUro1
Source : - Accès à la poblicationsur PNAS : “Nanoparticle-mediated targeting of MAPK signaling predisposes tumor to chemotherapy” - http://redirectix.bulletins-electroniques.com/LKTjg
- “Researchers engineer nanoparticles for targeted delivery of chemotherapeutic drugs” - http://www.nanowerk.com/news/newsid=10725.php
Rédacteur : Alban de Lassus, deputy-phys@consulfrance-houston.org

Des vêtements intelligents au quotidien

Vêtement émetteur de lumière Photo © luminex.it

Vêtement en fibres lumineuses développé par la société Luminex - Photo © luminex.it

Le vêtement de SenseCore intègre des capteurs qui recueillent sept mesures physiologiques, dont le rythme cardiaque ou la pression sanguine… Le but : suivre l’état de santé des sportifs, mais aussi à terme du grand public.

Le projet Biotex développe déjà un textile capable de suivre l’état de santé de patients au quotidien. SenseCore travaille également dans ce sens : la start-up du Centre Suisse d’Electronique et de Microtechnique propose un vêtement intelligent qui peut être porté en permanence, sans nécessiter l’ajout de harnais ou de foot pod mesurant l’activité. “Deux capteurs à électrodes sont insérés sur le t-shirt au niveau de la poitrine et assurent le traitement, l’enregistrement et la transmission des données“, explique à L’Atelier Olivier Chételat, chef de projet au CSEM. Le système enregistre des informations de qualité clinique de sept natures différentes : électrocardiogramme (ECG), rythme respiratoire, pression du sang et son taux d’oxygène.

Un outil de précision

Mais aussi température corporelle et posture ainsi qu’activité de celui qui porte le vêtement. Ce qui permet de connaître avec précision l’état de santé du porteur. “L’information peut ensuite être transmise sans fil et en temps réel, à tout mobile ou PC pour visualiser et analyser plus profondément les données recueillies“, poursuit Olivier Chételat. Et d’ajouter : “le but ultime est d’en faire un outil utilisé dans la vie quotidienne”. À l’origine, le projet a été confié à l’entreprise par L’Agence Spatiale Européenne, qui souhaitait suivre à distance et en temps réel l’activité de ses spationautes et ses conséquences sur leur santé. SenseCore étend aujourd’hui son usage aux sportifs, qu’ils soient professionnels ou non.

Vers une commercialisation grand public ?

Le système peut être utilisé par des sportifs de très haut niveau, comme les footballeurs ou les tennismen ou par les sportifs occasionnels, pour leur entraînement quotidien” précise Olivier Chételat. “L’utilisateur porte le vêtement durant l’exercice. Dans un second temps, le produit devrait être commercialisé dans des marchés diversifiés, comme l’e-santé, la sécurité des travailleurs à haut risque, comme les pompiers, ou encore la pharmacie. Le projet sera présenté à partir du 3 juin au 5e Salon Européen de la Recherche & de l’Innovation.

Ci-après, des démonstrations en vidéo de la technologie Lumalive développée par Philips. (JRD)

Lumalive est le nom de la technologie intégrant dans des tissus de tous les jours, des diodes électroluminescentes (LED) permettant d’y présenter des messages dynamiques. Ce système s’applique sur n’importe quel type d’objets en tissu, vêtement, sofa, tenture murale, etc. La batterie et une partie des fonctions sensibles peuvent être facilement ôtées pour laver le tissu.

Dans le cadre de son projet de recherche SKIN (qui signifie peau), Philips Design a réalisé d’autres prototypes imaginatifs, permettant à leurs porteurs d’exprimer leurs émotions et leur personnalité via leurs habits, comme la robe Bubelle, bardée de capteurs qui la font changer de couleur selon l’état émotif de son porteur. Selon Clive van Heerden, le sujet de SKIN s’élargit bien au-delà des seuls vêtements : “Alors que nos médias deviennent plus virtuels, il est possible que dans un futur à long terme nous n’aurons plus d’objets comme des lecteurs de DVD, des disques ou des livres imprimés. Cette opportunité doit nous amener à repenser toute notre interaction avec les produits et les contenus.”

Un paquebot de croisière à voiles de 305 mètres de long

STX Europe (anciens Chantiers de l’Atlantique) a dévoilé au salon Seatrade de Miami ainsi qu’à Saint-Nazaire le projet de construction d’un voilier pentamaran de croisière de 305 mètres de long et 60 mètres de large, Eoseas, capable d’embarquer 3.311 passagers et 1.309 membres d’équipage. (Lire sur Futura-Sciences)

 

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