Mercredi 30 septembre 2009, 19:10 | in Informatique
En informatique, les fourmis viennent à bout des vers

Capture d'un économiseur d'écran Matrix sur Ubuntu. Photo Ian Ruotsala (cc)
Le système du PNNL imite le fonctionnement des fourmis. Quand l’une d’entre elles détecte un fait anormal, elle laisse une marque qui attire ses congénères. Un attroupement qui permet d’identifier immédiatement la faille.
Les logiciels malveillants évoluent en permanence. D’où la difficulté pour les systèmes de sécurité dits statiques d’en venir à bout. Pour une équipe du Pacific Northwest National Laboratory (PNNL), la solution réside dans un dispositif évolutif capable de balayer en permanence la totalité du système afin de détecter le plus rapidement possible la moindre anormalité. Et pour y parvenir, elle s’est inspirée du fonctionnement des fourmis. Elle a mis au point un dispositif composé de trois mille “fourmis” qui parcourent constamment les réseaux informatiques. Quand l’une d’entre elles détecte un ver, un virus ou un cheval de Troie, toutes les autres se précipitent à cet endroit pour la rejoindre.
Laisser sa marque
Dans la nature, ces insectes fonctionnent en effet sur ce principe de l’essaim. Au niveau informatique, cela permet aux opérateurs humains d’être alertés rapidement de la présence d’un logiciel malveillant. Et d’intervenir pour l’exterminer. “En parcourant le réseau, les fourmis informatiques laissent une marque, comme les insectes le font dans la nature”, explique Errin Fulp, responsable du projet. “Cette ‘odeur’ est plus forte si un ver est détecté. Ce qui attire le reste de l’essaim”.
Le numérique imite la nature
La nouvelle approche trouvera des usages auprès des organisations qui partagent de larges réseaux de machines identiques. Cela inclue les gouvernements, les multinationales et les universités. “Nous avons choisi d’imiter les fourmis, car ces créatures sont capables de mettre en place une défense d’une manière très rapide”, conclut Errin Fulp. “Mais aussi parce qu’elles reviennent à leur mode de fonctionnement habituel juste après que la menace a été éliminée”.
* Pacific Northwest National Laboratory
Reportage sur les “chevaux de Troie” en informatique.
Mardi 29 septembre 2009, 02:52 | in Vidéo
OmniZero.9, les Transformers débarquent
OmniZero.9, les Transformers débarquent
Lundi 28 septembre 2009, 17:53 | in robots
Stickybot, le lézard biomimétique

Pour gravir toutes les surfaces, le robot s'inspire du gecko - Photo © Stanford University
Pour créer des robots plus autonomes et performants, les chercheurs s’inspirent parfois du royaume animal. Ainsi, c’est en observant le gecko qu’un ingénieur de l’université de Stanford (USA) a conçu le Stickybot, un robot grimpeur. Celui-ci s’aide de coussinets mécaniques installés sous les pattes pour escalader les surfaces lisses. Les coussinets ayant été reproduits grâce à l’observation de l’animal. Le responsable du projet, Sangbae Kim et ses collègues, a d’abord étudié le meilleur moyen de le rendre adhérant sur tout type de surface. Le lézard dispose de lamelles adhésives sous chacun de ses doigts qui lui permettent de se déplacer sans tomber, même à la verticale.
Force de Van der Waals
La force d’adhérence de chacune de ses lamelles étant si forte qu’elle pourrait supporter le poids de l’animal. Dans le détail, les coussinets des pieds d’un gecko sont couverts d’une forêt de micro poils, appelés “setae”. Ces “setae”, à leur tour, se ramifient en centaines de poils plus petits appelées spatules. Ces poils s’accrochent aux surfaces à l’aide de minuscules interactions électriques connues sous le nom de “force de Van der Waals“. C’est cet ensemble de procédés que les chercheurs ont reproduit de manière mécanique.
Animaux : synonyme de mobilité
Les applications potentielles du Stickybot sont importantes : réparation de pipelines sous-marins, surveillance de bâtiments, et même lavage de fenêtres. Il est également possible d’envisager ce même système d’adhésion intégré à de l’équipement d’escalade. S’inspirer des animaux est une constante chez les chercheurs. C’est le cas du Pôle CoTeSys qui a étudié le cerveau de la mouche et tente de le reproduire afin de rendre les robots plus réactifs et plus précis dans leurs mouvements. Ou encore de l’IRCCyN et de son robot, qui copie le champ électrique émis par l’anguille pour explorer les eaux troubles en trois dimensions.
Dimanche 27 septembre 2009, 17:50 | in Vidéo
Le robot nurse
Appelé “Twendy-one”, ce robot a été développé par l’université de Waseda à Tokyo (Japon). Il devrait être commercialisé en 2015.
Vendredi 25 septembre 2009, 06:48 | in Gadget Lab
U3-X : une nouvelle façon de se déplacer

L'U3-X, le nouveau venu dans la panoplie robotique de Honda - Photo : Honda (cc)
Nom de code : U3-X. Créateur : Honda. Spécificité : une nouvelle façon de marcher… sans les jambes. À la suite du précurseur Dean Kamen et son Segway, le constructeur nippon sort de son labo un prototype dont il a le secret. Épuré, d’une ergonomie très étudiée, le U3-X est une sorte de chaise sur roues intelligentes, un “assistant personnel à la mobilité monoroue”. Pour se déplacer, il suffit du seul balancement de son corps pour lui indiquer dans quelle direction vous voulez aller. Il est capable de reculer ou d’avancer, mais également de se déplacer latéralement grâce à un ingénieux système de roues multifacettes.
Les technologies avancées impliquées dans la mise au point du U3-X, s’inspirent des innovations d’Asimo : gestion de l’équilibre, système de déplacement “friendly”, ici avec une roue motrice omnidirectionnelle… L’objet, qui ne pèse pas plus de 10 kilos, et supporte une batterie de type laptop rechargeable en une heure, peut foncer à 6 km/h. Honda continuera la recherche et le développement du dispositif incluant des expériences dans un environnement réaliste pour vérifier l’aspect pratique du dispositif. Un proto qui n’est donc pas encore destiné à la vente grand public, mais qui pourrait être déployé dans les aéroports ou les hôtels…

Le U3-X en détail et en action - Photo Honda (cc)
Suivant la voie qu’il trace entre l’humain et le robot, Honda poursuit son innovation pour développer les prothèses qui vont donner corps au futur cyborg. Voit-on là, préfiguré en une synthèse robotisée, le futur de “l’humanité augmentée”…?
Comme le montre la vidéo de démo ci-dessous, l’appareil accueille le passager sur une selle repliable, les pieds prenants appui sur des repose-pieds escamotables. Pour se déplacer, ce sont les inflexions du corps dans une direction ou une autre qui décide de l’orientation…
jrd
Jeudi 24 septembre 2009, 16:35 | in Brèves
Une cuisinière en carton, qui utilise l’énergie du soleil pour faire bouillir de l’eau
Une cuisinière en carton, qui utilise l’énergie du soleil pour faire bouillir de l’eau
Mercredi 23 septembre 2009, 17:05 | in Environnement
La poubelle intelligente rend le consommateur écolo et plus riche
Smart Trash identifie si un objet est réutilisable en lisant le tag RFID ou le code dont il est pourvu. Si tel est le cas, les services dédiés sont alertés. Les appareils sont revendus, et la somme reversée au consommateur.
Pour recycler d’une manière plus efficace et éviter le gaspillage, le Georgia Institute of Technology (USA) a mis au point une poubelle intelligente. Equipée d’un lecteur de tags RFID et de CUP (code universel des produits), Smart Trash scannera les objets afin d’identifier ceux qui sont recyclables et qui peuvent avoir potentiellement de la valeur commerciale. Il suffira aux utilisateurs de glisser dans la poubelle les appareils qu’ils pensent susceptibles d’être réutilisés. Celle-ci sera reliée aux services de recyclage par une connexion Wi-Fi. Ceci dans le but d’anticiper ou d’organiser proprement la collecte des déchets. L’autre fait intéressant, c’est que les objets recyclables - gadgets électroniques, mais aussi objets de grand usage comme une bouteille de savon liquide - seront par la suite vendus aux enchères via des services en ligne spécialisés.
Gagner de l’argent en recyclant
L’argent collecté sera déduit de la facture mensuelle du consommateur, ou alors un chèque bancaire lui sera envoyé. La poubelle triera aussi les objets dangereux pour l’environnement. Le but étant de les séparer des autres déchets avant de les envoyer aux services spécialisés. Selon les chercheurs, les objets non recyclables ne doivent pas être juste détruits, mais doivent être utilisés d’une manière plus responsable. Par exemple, pour produire de l’énergie, utilisée aussi bien pour l’éclairage des maisons que pour des appareils électroménagers.
Zéro gaspillage
“Aujourd’hui, nous utilisons encore les technologies élaborées en 1950 pour recycler les déchets”, explique Valérie Thomas, responsable du projet. “Avec Smart Trash, pratiquement tout objet peut être traité d’une manière plus efficace, responsable et écologique”. Le système peut aussi être utile pour identifier des objets dangereux pour la santé et la sécurité des usagers. Plusieurs associations ont montré leur intérêt pour le projet. Parmi elles : l’Agence de Protection Environnementale (EPA), le projet PURE (Promoting Understanding of RFID and the Environment) et même Hewlett-Packard.
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