Archives pour le mois : octobre 2009

Ville du futur : une réponse aux enjeux géopolitiques et écologiques ?

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Lilypad, une "écopolis" flottante pour les réfugiés du climat - Photo : © Vincent Callebaut Architectures

Des cités autosuffisantes, peu énergivores et mobiles. Une vision défendue par l’architecte Vincent Callebaut. Pour qui il faut réfléchir dès maintenant aux solutions technologiques et architecturales permettant d’y parvenir.

Vincent Callebaut est architecte, et auteur de plusieurs projets futuristes répondant aux grands défis urbains et écologiques du 21ème siècle.

L’Atelier : Quels sont selon vous les grands arguments qui rendent nécessaire la transformation dès aujourd’hui de la perception que nous avons de la ville ?

Vincent Callebaut : Durant le siècle à venir, avec l’augmentation des températures les experts prévoient une montée des eaux de 3 à 5 mètres. En Egypte, cela représente 3 % des terres. Quant aux Maldives, elles seront complètement immergées. Cela va engendrer des migrations qu’il va falloir gérer. L’existence de villes énergivores comme New York qui importent 100 % de leur nourriture et exportent leurs déchets est un autre problème. Il faut repenser la ville sur le plan écologique, en termes d’importation et d’exportation des matières premières, de l’évacuation des déchets, etc.

Que proposez-vous pour répondre à ces défis ?

Nous avons développé plusieurs idées. Lilypads est un projet de ville flottante destinée à accueillir les réfugiés climatiques que nous évoquions à l’instant. Elle a la capacité d’accueillir 500 000 habitants sur un demi million de kilomètres carrés. C’est une ville nomade qui pourrait se déplacer sur les océans. Nous en avons développé le concept en opposition aux projets d’extension du territoire de Monaco ou d’Abou Dabi impliquant le déplacement de milliards de tonnes de sables et affectant les écosystèmes sous-marins. Le projet Dragonfly, quant à lui, propose l’installation près de New York d’une ferme urbaine de 700 mètres de haut. L’idée est d’avoir un bâtiment qui serait non seulement autosuffisant en énergie, mais aussi en nourriture, grâce à la production d’oeufs, de viande, de lait…

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Plan de coupe de la Lilypad, "écopolis" flottante - Photos : © Vincent Callebaut Architectures

Cela se traduit-il concrètement ?

D’une part ces grands projets sont conçus structurellement. Ils sont pensés pour demain mais avec les techniques d’aujourd’hui, même si nous étudions l’emploi de matériaux innovants. Ils sont donc tout à fait réalistes. D’autre part des investisseurs étrangers, majoritairement dans les pays émergents ont fait appel à nous pour développer des prototypes à plus petite échelle. Par exemple une version du projet Lilypads à l’échelle d’un village est à l’étude à la demande d’investisseurs chinois.

Comment définiriez-vous votre démarche architecturale ?

On pourrait la résumer par le néologisme “archibiotic”. C’est-à-dire une alliance entre l’architecture, les biotechnologies et les technologies de l’information et de la communication. C’est à notre génération d’apporter une solution aux dilemmes urbains de demain. Nos projets se jettent volontairement dans le futur pour interpeller et proposer des solutions architecturales. Nous pensons que l’évolution vers la ville du futur se fera petit à petit mais qu’elle sera ponctuée par des bâtiments phare proposant de nouveaux modes de vies à leurs habitants et offrant un plus grand équilibre entre nature et ville.

Les dernières innovations dans le domaine de la réalité virtuelle

Les dernières innovations dans le domaine de la réalité virtuelle au Digital Contents Expo à Tokyo

Panasonic fait la démo de ses nouveaux robots

Panasonic fait la démo de ses nouveaux robots, dont un bras ménager pour faire la vaisselle

Voyage virtuel dans le cerveau d’une souris

Voyage virtuel dans le cerveau d’une souris

Big Dog à un Big Brother

Projet du robo Petman de Boston Dynamics - © BD

Projet du robot PETMAN de Boston Dynamics - © BD

Tester des combinaisons de protection chimique pour l’armée Etats-Unienne. Telle est la raison du développement de PETMAN, un robot anthropomorphe, grand frère du quadrupède  Big Dog, et capable de se déplacer lui aussi sur tous les terrains et dans toutes les situations possibles (marcher, ramper et réaliser de très nombreux mouvements).

La grosse avancée technologique de Boston Dynamics par rapport à des bipèdes de type Asimo (HONDA), c’est sa similarité avec le comportement du corps humain, tant dans la façon de se déplacer que de simuler la  physiologie humaine (contrôle de température, d’humidité, jusqu’à la production à terme de sueur, pour fournir des conditions réalistes maximales aux tests.

Le programme de développement a commencé avec une phase de conception sur 13 mois. Elle sera suivie par une phase de 17 mois pour la construction, l’installation et les tests, la mise en production du robot étant prévue pour 2011. Mais rien qu’à observer sa marche, on ne peut s’empêcher de voir une préfiguration des robots soldats à venir, entièrement pilotés à distance comme le sont aujourd’hui les robots à chenilles, dont la précision des interventions n’a pas été concluante, tant s’en faut, en Irak notamment.

Référencer une vidéo par reconnaissance des dialogues


Le système de l’université de Pennsylvanie enregistre les échanges entre les personnages d’un film ou d’une conférence pour les identifier et comprendre le contexte. Un moyen d’affiner la recherche sans recourir aux tags.

Pour améliorer la recherche sur les fichiers multimédia, les chercheurs de l’université de Pennsylvanie travaillent sur un système qui sera capable d’identifier le contexte et les personnages d’une vidéo sans que celle-ci ait été tagguée au préalable. Le dispositif, qui peut potentiellement être intégré aux moteurs de recherche vidéo, ou encore dans les systèmes de surveillance, se réfèrera à la fois au texte écrit - comme le script, les sous-titres ou encore les commentaires des internautes si le fichier circule sur le Net - et les informations audio, comme les dialogues entre les acteurs. Mais aussi à l’image : les visages qu’il aura identifiés et qui seront stockés dans sa base auront été visualisés sous différents angles et degrés de luminosité. Ce, afin d’être reconnus ensuite en toute circonstance. Il sera alors possible de taper un nom et d’obtenir des résultats précis et pertinents, même si les vidéos référencées ne contiennent aucun marquage hypertexte.


Reconnaître les objets sans les “labels”

Pour entraîner leur système, les chercheurs utilisent la télévision, et plus particulièrement les séries. Pourquoi ? “Il y a une alternance de scènes, les personnages réapparaissent d’une manière régulière, et sont filmés sous différentes vues”, souligne à L’Atelier Timothée Cour, chercheur à l’INRIA qui a participé au projet. Autre avantage : “Quand vous regardez un film, vous savez qui est qui sans faire d’effort particulier”, explique à L’Atelier Ben Taskar, responsable du projet. “Car les prénoms sont souvent prononcés : ‘Bonjour, je m’appelle Jack’, ou ‘Susan, où est la voiture?’”.


Un moteur de recherche rapide pour les vidéos

Le système fait de même, et décrypte les prénoms, la personne qui les prononce et à propos de qui. Le logiciel est capable également de réaliser certains montages. Par exemple montrer toutes les scènes où un personnage donné apparaît, ou celles tournées dans un lieu précis. Une fonction qui trouvera des applications en entreprises. “Celles-ci sont de plus en plus demandeuses d’un moteur de recherche efficace pour trouver des images et des vidéos de produits, de conférences…”, poursuit Ben Taskar. Et de conclure :”Nous espérons créer un algorithme qui permettra de trouver des images sur Internet, sur les disques durs et sur les iPod, d’une manière aussi simple et rapide que pour trouver des documents Word”.

Climat : de nouveaux modèles montrent une accélération du réchauffement

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Photo : G a r r y (cc)


Accélération du changement climatique : de nouveaux modèles tiennent compte du cycle de l’azote

http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/60821.htm

Selon de nouveaux résultats de modélisation provenant du DoE (”Department of Energy”), le réchauffement climatique pourrait être largement accéléré. Incorporant pour la première fois le cycle de l’azote à la modélisation du climat, les résultats font apparaître des vitesses de changement bien plus importantes que préalablement modélisées. Ces travaux remettent ainsi en question un certain nombres d’hypothèses jusqu’alors utilisées pour la modélisation du cycle du carbone et la prévision des effets du changement climatique.

Si les modèles disponibles jusqu’à présent se basaient sur le postulat qu’une hausse de la concentration atmosphérique en dioxyde de carbone pouvait accélérer la croissance des plantes (augmentation du rendement de la photosynthèse), ils ne tenaient cependant pas compte de l’azote, nutriment essentiel à la croissance des végétaux. Ainsi, dans certains milieux, la quantité d’azote disponible dans le sol constitue un véritable facteur limitant. Le CO2, non absorbé par la plante en raison de l’absence de nutriments dans le sol, est alors stocké dans l’atmosphère, accentuant l’effet de serre et le réchauffement climatique.

Ces travaux, publiés dans le journal Biogeosciences, sont le résultat de partenariats de recherche entre le Laboratoire National d’ “Oak Ridge” (ORNL) du Département de l’Energie, le centre National de recherche Atmosphérique (NCAR) et sept autres institutions. Selon Pete Thornton, chercheur au ORNL, la modélisation de la dynamique des nutriments diviserait d’un facteur trois le rôle fertilisant attribué au CO2. Le chercheur rappelle cependant que l’augmentation de la concentration atmosphérique du CO2 attribuée à l’absence d’azote dans le sol, est en partie contrebalancée par une accélération du taux de décomposition des végétaux dans le sol. En effet, le réchauffement climatique augmente la vitesse de décomposition de la matière organique dans les couches superficielles du sol, ce phénomène permettant alors d’enrichir le sol en nutriments. Les résultats de modélisation ont néanmoins mis en évidence un déséquilibre entre ces deux effets : la décomposition de la matière organique ne permettant pas de contrebalancer le facteur limitant que représente l’azote.

Ces modélisations illustrent ainsi la complexité de la modélisation climatique et la nécessité d’inclure dans la mesure du possible la modélisation des processus naturels tels que la dynamique des nutriments. Si ces résultats visent à améliorer les prévisions quant au réchauffement climatique, les chercheurs du ORNL soulignent cependant un certain nombre d’hypothèses sur lesquelles le modèle climatique devra faire l’objet d’approfondissement. A titre d’exemple, le modèle ne tient pas compte de l’évolution de la végétation due à l’utilisation des terres par l’homme et des changements potentiels de végétation qui pourraient se produire naturellement dans le cadre d’un climat changeant.

Source :
- Nitrogen Cycle: Key Ingredient In Climate Model Refines Global Predictions. (11/10/2009).
ScienceDaily : http://www.sciencedaily.com/releases/2009/10/091009204032.htm
- Climate models miss a nitrogen deficiency that may accelerate warming (12/10/2009). ClimateWire : http://redirectix.bulletins-electroniques.com/qRfiC
Rédacteur : Agathe Dumas, deputy-envt.mst@ambafrance-us.org

Photo : kasi metcalfe (cc)

Photo : kasi metcalfe (cc)

 

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