Lundi 19 octobre 2009, 14:41 | in Gadget Lab
Des écrans LCD dotés du sens du toucher

Exemple d'interaction sur l'écran "photoelastic"- Photo UEC - JSTA
PhotoelasticTouch combine écran tactile, caméra et gomme transparente pour capter visuellement les pressions sur des objets.
Les tables tactiles sont déjà capables de repérer la troisième dimension. Elles seront désormais dotées du sens du toucher. Des chercheurs japonais* ont en effet développé un système qui « sent » les pressions exercées sur des objets tangibles à leur surface. Usages d’un tel système : les jeux vidéo ou la signalétique numérique. Il se compose d’une table tactile qui intègre une matière élastique transparente posée sur un écran LCD. Au dessus de laquelle est placée une caméra. L’ensemble a été baptisé PhotoelasticTouch. Il s’appuie sur la photoélasticité de la gomme transparente. C’est à dire que la lumière s’y propage dans une direction différente en fonction des pressions exercées. Il devient donc possible pour l’écran LCD d’obtenir un aperçu visuel de ces pressions tactiles.
Déterminer l’orientation et la puissance de la pression
Il distingue poussées, pincements, tractions, à-coups, etc. Puisque chacun aura un impact visuel différent. L’écran LCD est recouvert d’un filtre spécial qui empêche la caméra de capter la lumière que l’écran émet. Lorsqu’un utilisateur pince la gomme élastique sur l’écran, la zone déformée polarise la source de lumière qui traverse le filtre. La caméra capte cette lumière comme une région à forte densité. L’orientation et la puissance de la force de pression peut-être calculée en fonction de la position et de la taille de la région à forte densité. Les efforts précédents pour développer ce type de système nécessitaient l’emploi de marqueurs spéciaux qu’il fallait intégrer aux matériaux élastiques.

Une interface palpable utilisant un visage en caoutchouc - Photo UEC - JSTA
Toutes les formes sont possibles
Mais les chercheurs expliquent, dans des propos rapportés par le NewScientist, que cela posait quelques restrictions quant à la forme possible des objets. PhotoelasticTouch n’est pas soumis à ces contraintes et les objets élastiques peuvent adopter n’importe quelle forme. Les chercheurs ont d’ailleurs fait la démonstration de leur système en utilisant une gomme en forme de masque humain. En pinçant le visage élastique, il était possible d’interagir avec un visage dessiné sur la table LCD. Par exemple un pincement de la lèvre provoquait un froncement des sourcils du visage graphique.

Principe de fonctionnement de l'écran - Photo UEC - JSTA
* L’université d’Electro-Communications de Tokyo et l’Agence Japonaise pour la Science et la Technologie ont été impliquées dans le projet
Lundi 19 octobre 2009, 02:00 | in Brèves
Un livre électronique solaire pour prolonger le plaisir de la lecture
Un livre électronique solaire pour prolonger le plaisir de la lecture
Vendredi 16 octobre 2009, 10:06 | in Biotechnologie
Quand les ordinateurs à ADN deviennent logiques

Egg, Digital DNA, City of Palo Alto, California, USA - Photo Wonderlane (cc)
Les ordinateurs à ADN deviennent logiques à l’Institut Weizmann des Sciences
http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/60785.htm
Les ordinateurs biomoléculaires, faits d’ADN et d’autres molécules biologiques, existent aujourd’hui seulement dans quelques laboratoires spécialisés. Néanmoins, Tom Ran et Shai Kaplan, deux étudiants qui développent leur recherche dans le laboratoire du Professeur Ehud Shapiro de l’Institut de Chimie Biologique, d’Informatique et de Mathématiques Appliquées ont trouvé une façon de rendre ces dispositifs microscopiques de calcul « conviviaux » en exécutant des calculs complexes et en répondant à des questions compliquées, comme rapporté dans l’article publié en ligne dans Nature Nanotechnology.
Shapiro et son équipe avaient déjà découvert en 2001 les 1ers ordinateurs à ADN programmables et autonomes, si petits qu’un milliard de ces systèmes est contenu dans une goutte d’eau. Trois ans plus tard, une nouvelle version de ces systèmes pouvait détecter des cellules cancéreuses dans une éprouvette et les détruire. En plus de pouvoir imaginer qu’un jour de tels dispositifs pourront être utilisés chez l’être humain, tels des nano-docteurs pouvant localiser et soigner les maladies, ces ordinateurs d’ADN pourront effectuer des millions de calculs en parallèle.
L’ordinateur biomoléculaire développé aujourd’hui suit la logique suivante : il est programmé avec une règle telle que « Tous les hommes sont mortels » et un fait tel que « Socrates est un homme ». Lorsque l’on demande alors à l’ordinateur si Socrates est mortel, il répond correctement dans tous les cas. Parallèlement, l’équipe a développé un programme permettant la communication entre le langage de programmation classique d’un ordinateur et le code de fonctionnement de l’ordinateur à ADN. Pour parvenir à la réponse, différents brins d’ADN correspondants aux règles, faits et questions sont assemblés selon un processus hiérarchique par un système robotisé.
Afin de visualiser la solution, des molécules naturellement fluorescentes ont été greffées sur certains brins d’ADN, avec une seconde protéine masquant l’émission de lumière. Une enzyme spécialisée est alors attirée sur le site de la réponse correcte, et « découvre » la molécule fluorescente, permettant ainsi la visualisation de la réponse.
Les ordinateurs biomoléculaires contenus dans ces gouttes d’eau ont pu ainsi répondre à des questions bien plus complexes en combinant différents fluorophores.
Pour en savoir plus, contacts :
http://80.70.129.162/site/en/weizman.asp?pi=371&doc_id=5565
Source : Weizmann Wonder Wander
Rédacteur : Julien Kieffer
Jeudi 15 octobre 2009, 09:41 | in Vidéo
Des chercheurs scannent le cerveau d’une souris en train de jouer à Quake
Des chercheurs scannent le cerveau d’une souris en train de jouer à Quake
A lire en détail sur Wired
Mercredi 14 octobre 2009, 16:28 | in Réseaux
Les liens sociaux virtuels modifient-ils ceux de la vie réelle ?

Anamorphoses sur le haricot géant du sculpteur Anish Kapoor dans le Millenium Park de Chicago - Photo JRD (cc)
Impossible de prendre les médias sociaux comme un simple prolongement virtuel de communication. Comprendre leur impact dans la vie quotidienne permettra notamment de pressentir l’influence sociale d’autres innovations.
Les réseaux sociaux et les téléphones portables influencent-ils la manière dont nous évoluons en société ? Pour faire le point sur cette question, l’université d’Oxford* annonce le lancement d’un projet sur trois ans. « L’objectif final est de construire un modèle permettant de prédire l’influence sociale qu’aurait toute introduction d’une nouvelle technologie », explique à L’Atelier le Docteur Felix Reed-Tsochas, directeur des Systèmes Complexes à l’InSIS. Pourquoi s’interroger sur l’impact éventuel dans nos rapports « réels » d’habitudes numériques ? Parce que le succès des réseaux sociaux en ligne consacre l’émergence d’un nouveau type de contact, explique Martin Dacos, chercheur à l’EHESS, à L’Atelier. « Les ‘amis’ sur Facebook constituent rarement des amis au sens où on l’entend habituellement », explique-t-il à L’Atelier.
Une influence d’ores et déjà perceptible
Il serait pourtant faux de les déprécier, c’est un type de relations totalement nouveau ». Si les liens qui s’y construisent sont rarement purement virtuels, la proximité physique perd son caractère primordial. Selon lui, l’identité numérique va prendre une importance croissante. « Il est prouvé que la limite maximum du nombre de contacts que peut gérer un individu s’élève à 150 personnes », note ainsi Felix Reed-Tsochas. « Il n’est pourtant pas rare de voir des internautes cumuler plus de mille contacts sur Facebook ». Autre débat auquel cette étude permettra d’apporter un peu de clarté : le rôle de ces nouveaux réseaux dans l’exclusion sociale. « Le numérique crée une fracture importante qui se retrouve dans les réseaux sociaux », confirme Marin Dacos. « Mais il faut aussi considérer l’existence des réseaux liés à l’Internet mobile qui se développent très bien ». Et notamment dans les pays émergents.
Des disciplines très diverses impliquées dans le projet
Pour mener leur étude, les chercheurs ont récolté les données anonymes relatives aux appels téléphoniques de sept millions de personnes. Ainsi que l’évolution minute par minute du nombre d’applications disponibles sur Facebook « C’est un peu comme regarder le marché financier », explique Felix Reed-Tsochas. « Cela nous donne une signature de ce qui se passe que l’on peut ensuite analyser ». Les résultats proviendront de disciplines très diverses : sciences informatiques, sciences sociales, psychologie, physique… Il faudra ensuite essayer de bâtir des modèles à partir de ces observations empiriques. En plus d’Oxford, des universités finlandaises, polonaises, hongroises et italiennes sont également impliquées dans le projet qui devrait coûter 2,5 millions d’euros (une somme financée par la Commission Européenne). ), le Centre de Complexité de CABDyN, et l’Institut d’Anthropologies Cognitive et Evolutionnaire (ICEA)
* Trois instituts d’Oxford sont concernés : l’Institut pour la Science, l’Innovation et la Société (InSIS)
Mercredi 14 octobre 2009, 16:19 | in Brèves
Invention : une éolienne productrice d’eau potable
Invention : une éolienne productrice d’eau potable
Lundi 12 octobre 2009, 11:51 | in Environnement
Tour Elithis : la première tour à énergie positive au monde

Plan de la tour qui produit plus d'énergie qu'elle n'en consomme - Image © Elithis Ingénierie
Imaginez demain, des villes entièrement « positives », des villes qui ne consomment aucune énergie voire même qui en produisent assez pour alimenter tous les transports en commun. La ville Zéro émission + deviendra peut être un jour réalité. Premier pas mondial à Dijon. Suivez le guide.
Grande première mondiale dans le « développement durable », en France cette fois-ci, avec le bureau d’études thermiques Elithis et l’agence d’architectes Arte Charpentier qui ont mis au point le premier bâtiment dit à « énergie positive » c’est-à-dire qui produit plus d’énergie qu’il n’en consomme.
Pour réussir son coup, Elithis a commencé par utiliser des matériaux choisis en fonction de leur impact environnemental global : ainsi, l’enveloppe est composée de bois, d’isolants recyclés comme la ouate de cellulose et de nombreuses baies vitrées (favorisant ainsi l’apport en lumière naturelle afin d’éviter le recours aux éclairages artificiels, consommateurs d’énergie). L’aluminium, matériau à fort impact environnemental, a été utilisé de façon réduite. La forme du bâtiment vise à chasser les m2 superflus.
L’autre innovation essentielle est la mise au point d’un bouclier solaire afin de se protéger du soleil sans nuire à la qualité de l’environnement de travail. Sa forme, étudiée pour exploiter les bienfaits du soleil (apport de chaleur et de lumière naturelle) sans en subir les inconvénients (apport de chaleur trop important, éblouissement), recouvre la surface la plus exposée à ces inconvénients en fonction de la course du soleil et des bâtiments alentour. Sa structure en résille permet donc d’agir sur les inconvénients tout en conservant les bénéfices du soleil. L’éclairage naturel et la visibilité vers l’extérieur sont préservés, ce qui n’aurait pas été le cas avec un filtre uniforme.

Le bouclier solaire - Photo © Elithis Ingénierie
D’autres astuces ont permis d’utiliser les ressources gratuites de la nature et des activités abritées par le bâtiment : un système “triple flux”, breveté par Elithis, permet d’économiser de l’énergie en récupérant celle émise par les équipements bureautiques (les ordinateurs, photocopieurs, luminaires, mais aussi les utilisateurs du bâtiment émettent de la chaleur c’est-à-dire de l’énergie) et d’utiliser les ressources de la nature. De l’énergie est également émise par des activités spécifiques abritées au sein du bâtiment ; elle est elle aussi récupérée. Par exemple, la présence d’un restaurant permet de récupérer de l’énergie présente dans les hottes et émise par les chambres froides.

Image © Elithis Ingénierie
Enfin, un apport en éclairage artificiel raisonné, conçu en fonction des besoins réels d’usage permet de minimiser les besoins en éclairage artificiel. Tous les bureaux ont un accès direct à la lumière naturelle. Un “ éclairage nomade” d’appoint permet de garantir un niveau de confort conforme à la réglementation, sans gaspillage.
Minimiser les consommations, utiliser des sources de production d’énergie renouvelable
Un “bâtiment à énergie positive” est un bâtiment qui produit plus d’énergie qu’il n’en consomme. Pour que la production énergétique soit plus importante que la consommation, il suffit donc de produire beaucoup d’énergie. Pour la Tour Elithis, c’est le raisonnement inverse qui a été adopté : le but était avant tout de minimiser la consommation et avant de mettre en place une technologie de production. Une chaudière à granulés de bois (de la capacité d’un pavillon d’habitation soit 10m3 de granulés de bois par an) et des panneaux photovoltaïques apportent une énergie renouvelable au bâtiment.
Présentation du projet par Thierry Bièvre, directeur général d’Elithis :
Dimanche 11 octobre 2009, 23:49 | in Vidéo
Une route qui recharge les voitures électriques !
Une route qui recharge les voitures électriques !
La voiture électrique condamnée à n’être qu’une citadine ? Pas si sûr si l’on en croit l’IAV (Ingenieurgesellschaft Auto und Verkehr) qui s’est mis en tête de transformer nos routes en chargeurs permanents.
Le détail à lire ici.
Vendredi 9 octobre 2009, 12:43 | in Interfaces
Quand les mouches affinent les systèmes d’affichage

L'œil de mouche - Photo Nikhil Verma (cc)
SmartSlab s’inspire de la structure de l’oeil de l’insecte pour développer des écrans plus performants. Ces derniers seront composés de « briques » hexagonales pouvant être assemblées sans limitation de taille.
CoTeSys s’inspire de la perception visuelle des mouches pour mettre au point un robot plus réactif et précis dans ses mouvements. L’université technologique de Sidney s’intéresse aussi à l’insecte, pour améliorer les dispositifs d’affichage urbain. « Le système visuel de la mouche est un formidable dispositif optique », explique Mathias Haeusler, responsable du projet.
« Car il est capable de capter en une seule fois beaucoup plus d’informations que l’œil humain ». Baptisée SmartSlab, la technologie sur laquelle l’une de ses équipes travaille imite la structure hexagonale de l’œil de l’insecte. Pourquoi ? Parce que la surface d’un hexagone est plus large que celle d’un carré, et laisse passer plus de lumière. Ce qui permettra de fournir une résolution près de 20 % plus performante qu’avec un pixel standard.
Choisir soi-même la taille de l’écran
Autre avantage : chaque hexagone forme une « brique » numérique qu’il est possible d’assembler selon la taille souhaitée.Ce que souhaitent faire les chercheurs, c’est intégrer ces écrans au moment de la construction de bâtiments. Comme leur taille devient personnalisable, ils estiment qu’il sera possible d’en recouvrir murs, plafonds et planchers.
Autre fait intéressant : il sera possible d’envoyer des informations par Wi-Fi et Bluetooth à ces dispositifs. « Sur un campus par exemple, lorsque l’heure et le lieu d’une réunion seront modifiés, les professeurs pourront envoyer ces informations via mobile vers les écrans SmartSlab, directement dans la salle où se trouvent les étudiants », imagine Mathias Haeusler.
Des écrans verts ?
Par ailleurs, les « pixels » de l’écran sont construits en polycarbonate, donc pratiquement impossibles à détruire. Selon les responsables du projet, ce matériel permet un nettoyage par des substances chimiques fortes, comme pour n’importe quelle autre surface. À l’avenir, les écrans pourront devenir plus autonomes et écologiques, grâce à une technologie de stockage de l’énergie solaire dans la journée. Les scientifiques travaillent aussi sur des modules favorisant l’interaction avec les individus alentour : l’un d’eux permettra d’identifier le nombre de personnes dans une pièce.
Prototype d’écran SmartsLab à l’université de Sydney :
Jeudi 8 octobre 2009, 09:06 | in Vidéo
Le projet Natal de réalité augmentée
Le système Natal développé par Microsoft est basée sur une caméra capable de reconnaître les mouvements d’une personne, mais aussi sur un système de reconnaissance vocale.









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