Vendredi 22 mai 2009, 11:55 | in Brèves, Economie, Informatique, Médecine-Santé, Spatial
Une prothèse de bras contrôlée par la pensée
Une prothèse de bras contrôlée par la pensée vient d’être implantée sur un Européen.
Exemple d’une version de bras datée de 2006 mais qui en montre le principe.
Lundi 20 avril 2009, 05:07 | in Economie
48 heures chrono (NKM en Californie, jour 2)

L'université Stanford - Photo gogoninja (cc)
Vendredi dernier, je postais mon premier billet en direct de Facebook, où j’avais rendez-vous pour discuter de leur business model et de protection des données personnelles. Mon déplacement à San Francisco aura été passionnant, mais l’agenda était complètement fou. C’est arrivée à New York, après un vol de nuit assez spartiate et une série de rendez-vous le matin dont je vous parlerai plus loin, que j’ai enfin le temps d’écrire cet article !
J’ai donc commencé ma tournée de la Silicon Valley par Facebook. Ambiance très sympa, on a discuté à la cafétéria, haut lieu de toutes les boites de la Silicon Valley. Entre distributeur gratuit de barres chocolatées et fontaine à café «organic» j’ai pu aborder les sujets sérieux avec Chris Kelly, le Chief Privacy Officer. En fait, sur la protection des données personnelles, Facebook fait peut-être plus que les autres grands réseaux sociaux. Probablement parce qu’ils sont plus sous pression. Le processus qu’ils décrivent, concernant le paramétrage des données que l’on souhaite divulguer, l’absence de contact direct entre les annonceurs et les facebookers (Facebook achemine les pubs et ne donne pas accès au fichier des utilisateurs pour les pubs ciblées), est relativement rassurant. Pour autant, des progrès restent à faire, et Facebook n’a pas véritablement apporté de réponse construite à mes questions concernant la nécessité d’autoriser l’effacement complet de ses données personnelles quand on le souhaite, par exemple. Et puis, ils ont un problème avec l’utilisation par les mineurs. La Loi américaine les oblige à obtenir le consentement écrit des parents pour les mineurs de moins de 13 ans. Comme ils n’ont pas réussi à automatiser ce processus, ils ont tout bonnement interdit Facebook aux moins de 13 ans. Mais comment peuvent-ils vérifier que les utilisateurs ont atteint l’âge obligatoire, ils ne le savent pas eux-mêmes. Et d’ailleurs, un membre de ma délégation a une fille de 10 ans qui utilise Facebook. Ces problèmes doivent être réglés, mais tant qu’un système d’authentification fiable ne sera pas mis en place sur Internet pour les utilisateurs, par exemple la carte d’identité électronique, ça sera difficile.
J’ai également rencontré Reid Hoffmann, de Linkedin, le réseau social dédié aux professionnels. C’est la mode dans la Silicon Valley, on a également discuté dans la cafétéria. Il faut dire que nous sommes nombreux, et qu’une simple salle de réunion ne suffit pas à tous nous recevoir !
Reid Hoffmann est à la fois un chef d’entreprise heureux, avec une boite qui fait du bénéfice et qui double presque son chiffre d’affaires tous les ans, et un investisseur avisé, un des business angels les plus efficaces de la vallée. La discussion tourne autour de l’impact de la crise sur le secteur TIC. Et ses réponses, que j’ai entendues plusieurs fois et de plusieurs interlocuteurs, sont rassurantes. Non seulement il ne pense pas que la crise ait un effet trop dur sur le secteur, mais en plus, il est convaincu que, si l’écosystème de l’innovation est maintenu, qu’on laisse les investisseurs faire leur travail et que les jeunes entrepreneurs continuent d’être motivés et innovants, le secteur des TIC sera le grand gagnant de la reprise, en l’accélérant, et en donnant aux autres secteurs de l’industrie et des services les moyens de rebondir rapidement. Linkedin, à ce propos, est très utilisé en ce moment par les entreprises qui veulent recruter de manière très ciblée des jeunes talents dans l’informatique et les services.
Puisque je vous parle de l’investissement, je dois vous dire également un petit mot des différents investisseurs que j’ai rencontrés dans les environs de San Francisco. J’ai pu parler avec des capitaux risqueurs (Venture capitalists dans le texte) des investisseurs du premier jour (early seeders), des chercheurs de talents. Tous ces leviers de financement et de repérage et d’accompagnement des jeunes pousses sont situés géographiquement à proximité de Stanford, le joyau de la Silicon Valley, d’où viennent nombre des grands entrepreneurs qui ont fait Google, Facebook, Apple, etc.
Il y a donc bien un écosystème, tout cela se complète et s’articule et a également une réalité géographique.

Le pouvoir des idées, une initiative rassemblant des VC, organisés par The Economic Times - Photo Brajeshwar (cc)
Pierre Lamond, par exemple, est un français installé dans la Vallée depuis plus de 30 ans. Il vient de quitter Sekoïa, les Venture capitalists légendaires qui ont par exemple financé Google, pour rejoindre Khosla Ventures, autre entreprise de Venture Capitalism plus orientée sur les clean techs et les green techs. Vous imaginez bien que je ne pouvais pas rater ça ! Cet homme, qui flaire les bonnes affaires comme pas un, a décidé d’investir dans les clean techs, parce qu’il est persuadé que c’est l’Industrie de l’avenir dans la Vallée. Non pas que les TIC doivent à terme disparaître, mais que leur prolongement naturel, leur avenir, se situe dans les clean techs. La jonction de ces deux univers, nécessaire, porteuse d’espoir économique et d’opportunités pour mieux respecter notre environnement, est imminente. Et c’est maintenant qu’il faut construire les entreprises de demain : rendre les réseaux d’énergie intelligents, mieux connaître sa consommation pour la maîtriser, organiser un véritable système d’information des ressources naturelles dans tous les domaines, de leur renouvellement, des niveaux de consommation raisonnables, voilà l’enjeu ! Nous ne sommes, en France, pas en retard, mais nous manquons de lieux comme la Silicon Valley pour assurer le développement rapide et harmonieux des industries de demain. Les pôles de compétitivité sont des pistes, les simplifications administratives en cours vont dans la bonne direction, mais nous avons encore des progrès à faire dans la mobilisation de l’investissement privé. Du coup, j’invite M. Lamond à Paris, et je lui transmets toutes les informations sur les projets cleantechs en cours en France, afin, peut-être, de le convaincre d’investir ailleurs qu’en Californie. J’ai bon espoir, il avait l’air très attentif à mes arguments.
Pierre Lamond nous l’a bien dit, il est toujours à la recherche de jeunes entrepreneurs dynamiques, avec des idées, mais surtout de la suite dans les idées. Mais ce n’est pas tout, les montants en jeu sont déjà suffisamment importants pour que les entrepreneurs qui se présentent à lui aient déjà de quoi faire une démo de leurs produits, aient une société légalement existante , aient quelques références. Pour cela, rien de tel qu’un «early seeder»; j’en ai rencontré deux, Paul Graham et Jessie Lininvgston, de l’incubateur “Y combinator“. Leur job à eux, c’est de tester les personnalités des jeunes porteurs de projet, leur motivation, puis de les aider à préciser leur business plan, «d’incorporer» leur société, bref de s’occuper de la paperasse, et d’investir contre une part de leurs actions entre 5000 et 15000 $ en fonction du nombre de fondateurs de la société. Tout cela se fait par appel à projets, ouverts au monde entier. Les heureux lauréats sont accueillis au coeur de la Silicon Valley pendant trois mois, pour affiner leur projet et enfin le présenter à un panel des plus gros venture capitalistes de la Vallée. Je ne peux qu’encourager mes lecteurs les plus entreprenants à leur envoyer une candidature, mais ce que je veux aussi, c’est que ce type de dispositif se développe chez nous, parce qu’on ne peut pas se contenter de voir partir nos meilleurs cerveaux en Californie !
Pour cela, il nous faut une mini vallée. Je pense que le plateau de Saclay est une bonne piste pour cela. Mais il va nous falloir travailler vite et dur pour arriver, à notre échelle, à créer une oasis pour jeunes pousses ! C’est un travail que je veux mener en commun avec Valérie Pecresse. Ça tombe bien, nous nous sommes croisées en Californie, et nous avons rencontré toutes les deux le Président de Stanford, l’Université qui est au coeur de tout le dispositif. Ce fut une discussion très alerte, et passionnante. Il faut dire que l’homme dirige la Rolls des Universités. Le trésor de guerre de Stanford, c’est plusieurs milliards de $ ! Les dons à Stanford, l’année dernière, c’était 700 millions de $ et plus de 40 000 donateurs ! Stanford est en compétition féroce avec ses homologues américaines et internationales. Ils essayent d’attirer les meilleurs étudiants et les meilleurs profs, et leurs arguments, à la fois en terme d’excellence de la formation et de conditions matérielles d’étude et de salaire des enseignants sont tout à fait exceptionnels. Contrairement aux idées reçues, même une université privée américaine est financée au moins pour le tiers par le gouvernement fédéral américain, le reste provenant des frais d’inscription (très élevés, mais avec des systèmes de bourses) et du produit des prestations que peut rendre l’université à des sociétés privées. Résultat, les investisseurs viennent repérer les meilleurs étudiants, et les meilleurs profs, pour leur proposer de monter des entreprises. Les étudiants en fin d’étude et voulant prendre des risques sont accompagnés, les profs peuvent prendre deux années sabbatiques pour lancer leur startup et revenir ensuite enseigner.

Palo Alto, le joyau du high-tech, vu sur Google Map
Tout cet écosystème de l’innovation est heureusement connu et observé par des Français, et pas des moindres, qui sont là pour effectuer une veille active et alimenter la réflexion des décideurs de notre pays. Dans cette catégorie, il y a les Orange Labs, où j’ai été accueillie juste avant de quitter la vallée par Georges Nahon, qui m’a fait une présentation remarquable de l’histoire de l’innovation dans la Silicon Valley, qui date des premiers fondeurs de puces dans les années 60. On voit bien les évolutions des grandes tendances, qui partent de l’équipement et du matériel avec Intel, HP, puis IBM et Sun, pour aller vers les logiciels avec Apple qui fait la transition, puis Microsoft (c’est vrai qu’ils ne sont pas dans la vallée, mais difficile de les ignorer), pour enfin arriver aux réseaux sociaux et au web 2.0 . Ce que cette présentation permettait d’éclairer, c’était la succession des générations d’utilisateurs qui deviennent de plus en plus prescripteurs, et dont les usages façonnent l’industrie de demain. On offre plus un produit au consommateur, on ne crée pas un besoin, on anticipe sa demande. Cela change tout ! Et cela va s’accélérer, puisque nous avons désormais devant nous une génération qui a grandi avec l’ordinateur et le téléphone mobile.
Autre info intéressante, au passage, les femmes sont de plus en plus présentes à tous les niveaux de décision dans la Silicon Valley, comme ailleurs… Je le savais déjà figurez-vous, mais cela fait toujours plaisir de le voir confirmé même dans un milieu, celui de l’informatique, traditionnellement très masculin. Messieurs, ne vous inquiétez pas, avec les taux de croissance du secteur, il y aura de la place pour tout le monde. Même pas la peine de vous pousser, on trouve notre place toutes seules !
Dans la catégorie des observateurs, il y a L’Atelier BNP Paribas et son président dynamique et convaincu, Dominique Piotet. Son slogan, traquer l’innovation. Et il y arrive pas mal ! Il conseille les boites, toutes les boites et pas uniquement la BNP, qui veulent mieux comprendre ce monde mouvant de la Silicon Valley, mieux anticiper les tendances de demain, investir dans des jeunes pousses prometteuses.
Pour lui, l’avenir est clairement dans les systèmes ouverts, open source, interopérables. Non pas par idéologie, mais parce que les jeunes pousses, aujourd’hui, n’ont pas les moyens de déposer des tonnes de brevets, ni de répondre à ceux qui pourraient les accuser préventivement de violer les leurs. Par ailleurs, si elles ont une bonne idée, et la développent, il faut qu’elles puissent, pour le reste de leur produit, profiter des codes déjà existants et déjà rédigés. Il faut être rapide et agile, on a plus le temps de réinventer la roue. Pour cela, l’open source est une vraie piste, et même les plus gros nous en ont parlé.
Google, par exemple, ce monstre de puissance, goguenard et sympathique, dont les développeurs jouent au beach-volley sur le campus, et dont les cantines gratuites attirent à l’heure de mon arrivée les milliers d’abeilles de la ruche, avec lesquelles je fais la queue avec mon plateau-repas. Google est sur tout les fronts. D’abord, celui de la pub, avec un système de monétisation des contenus incroyablement efficace, ce qui le rend d’ailleurs un peu effrayant. Ça serait trop long à expliquer ici, mais je compte sur le prochain diner de blogueurs que j’organise mercredi prochain pour en reparler. Les ambitions de Google sont à la démesure de sa puissance actuelle : Organiser l’information du monde. Bien entendu, cela implique de notre part à tous, politiques, citoyens, une vigilance accrue face à une entreprise qui nous offre des produits et des services devenus pour chacun de nous indispensables aujourd’hui. Mais cela nous oblige également à regarder attentivement et comprendre leur stratégie. S’ils en sont arrivés la, c’est qu’ils sont meilleurs que les autres. Il faut se le rappeler, et comprendre pourquoi. Et se réjouir aussi, parfois, de leurs initiatives, notamment dans le domaine des cleantechs, ou ils investissent dans la voiture stockeuse d’énergie, les “smart grids“, qui permettent une utilisation plus rationnelle de l’énergie, et qui proposent des applications simples et puissantes s’appuyant sur les nouveaux compteurs électriques et qui peuvent vous fournir en temps et réel et avec un historique complet et visuel votre consommation domestique. J’ai moi-même pu constater dans ma mairie de Longjumeau à quel point la connaissance fine de sa consommation électrique pouvait entraîner des économies substantielles (environ 15% à la mairie) juste par une adaptation des comportements.
En parlant de simplicité et de puissance, j’ai également rencontré les dirigeants d’Apple, et la discussion que j’ai eue avec Bud Tribble a permis de conforter ma conviction que, pour ce qui concerne la valorisation des contenus culturels sur Internet, les deux maîtres mots étaient simplicité et lisibilité de l’offre. C’est bien ce qu’a fait Apple avec Itunes. Des prix uniques, une offre vaste, une utilisation possible sans DRM. Résultat, un immense succès commercial, et des dizaines de millions d’utilisateurs qui sont écoutent de la musique à partir d’une offre légale. Peut-être que cette simple et puissante leçon de Steve Jobs mérite d’être méditée dans la perspective des discussions que j’engage en France sur le thème «Internet pour la création» ?
Je ne peux pas terminer la narration forcément subjective de ce marathon sans mentionner deux moments agréables et porteurs d’espoirs. D’abord, la Mairie de San Francisco où j’ai été reçue par Chris Vein, le Chief Information Officer. Les Américains regardent avec beaucoup d’attention, et d’envie (eh oui !) la manière dont nous déployons le haut débit dans nos villes et nos campagnes. Et ils sont comme nous, peut être plus que nous à ce stade, en train de révolutionner les rapports entre les administrations et les citoyens, en utilisant au maximum les réseaux participatifs et l’information en temps réel. Figurez vous que la Maire de San Francisco tweete. ET que ça marche. Cela lui permet de rajouter un canal de communication à ceux traditionnels dont il dispose et qu’il n’abandonne pas, mais, ce faisant, de toucher un public qui ne suit pas les débats municipaux, et qui pourtant peut être directement impacté par les mesures prises par la municipalité. L’équipe de Chris a été très chaleureuse, et a insisté sur leur volonté de travailler avec moi et mon équipe dans les mois à venir, afin de comparer les politiques françaises et américaines en matière de gouvernement électronique, et d’échanger les meilleures pratiques. Et bien, on fera ça !
Enfin, j’ai rencontré le patron de Mozilla, John Lilly, comme je vous l’avais tweeté. À la cafétéria, comme vous le devinez, accompagné d’une équipe aussi diverse que peut l’être l’Amérique d’aujourd’hui (même si ça manquait un peu de femmes quand même…). Firefox, c’est l’exemple que l’open source peut marcher, mais de ces propos, je retiens aussi une certaine impuissance à pouvoir appliquer toute la philosophie du libre, faute de moyens. La protection stricte de l’intimité des utilisateurs, l’absence de commercialisation de leurs données personnelles, cela a un coût, qu’il faut pouvoir financer, ce que même des entreprises majeures du libre comme Firefox n’ont pas les moyens de faire aujourd’hui. C’est dommage, et si les tenants de l’open source et du libre arrivent à briser ce plafond de verre, ils seront, plus que jamais, j’en suis convaincu, en mesure d’offrir aux utilisateurs des produits en tous points et dans tous les domaines extrêmement compétitifs.
Je pars maintenant en train pour Washington et, arrivée à l’hôtel, je vous dirai deux mots de ma matinée du samedi à New York. Bonne soirée à tous !
Lundi 13 avril 2009, 18:58 | in Economie
La high-tech portera la croissance américaine

Le nouveau concept de véhicule lunaire de la NASA - Photo © NASA/Sean Smith
Le secteur technologique a continué à créer des emplois en 2008. Pour TechAmerica, le plan de relance économique, qui fait la part belle aux investissements technologiques, en fera un acteur majeur de la croissance.
“L’industrie high-tech est bien placée pour aider l’économie américaine à renouer avec la croissance“, annonce Christopher W. Hansen, PDG de TechAmerica. Le consortium industriel vient de publier CyberStates 2009, une étude sur le marché de l’emploi dans le secteur technologique Etat par Etat. La conclusion qu’il livre est qu’en 2008, le secteur a continué à créer des postes : soixante dix-sept mille exactement, pour un total national qui frôle les six millions de professionnels. Même si ce résultat n’est pas à la hauteur des années précédentes (près de 80 000 en 2007), il fait cependant acte d’une croissance continue depuis quatre ans. Une croissance qui devrait continuer, malgré un ralentissement prévu pour 2009. Selon le rapport, l’un des moteurs de cette bonne santé et de son influence sur l’économie nationale est le plan de relance économique voté récemment.
Un plan qui fait la part belle aux investissements technologiques
L’un des principaux volets de l’American Recovery and Reinvestment Act est en effet l’investissement dans des infrastructures modernes et dans des technologies capables de moderniser les systèmes de santé et éducatif du pays. Et de mettre en place des solutions de production de l’énergie plus respectueuses de l’environnement. “Ces investissements technologiques vont stimuler la croissance au niveau de l’Etat, de la région et de la nation“, rappelle Phillip J. Bond, président de TechAmerica. En ce qui concerne le présent, le rapport souligne que ce ne sont pas moins de trente-neuf Etats qui ont enregistré une croissance importante en termes de création d’emplois en 2007, date de la collecte d’information par TechAmerica. Avec une surprise : l’Etat créateur du plus grand nombre de postes high-tech n’était pas la Californie, mais le Texas.
Le Texas, premier créateur d’emplois
Il annonce un total de près de quinze mille postes supplémentaires. En seconde et troisième position viennent la Géorgie et l’Etat de Washington. La Californie n’est cependant pas en reste. Avec plus de neuf cent quarante mille personnes spécialisées dans le secteur technologique, l’Etat qui héberge la Silicon Valley rassemble la plus grande partie des troupes. Mais au niveau de la concentration, c’est la Virginie qui remporte la première place : sur mille salariés du secteur privé, quatre-vingt douze sont employés par l’industrie high-tech. Par comparaison, le taux est de soixante et onze pour mille en Californie. TechAmerica est une organisation qui rassemble les membres de plus de mille cinq cents entreprises. Elle est issue de la fusion entre l’association AeA et l’Information Technology Association of America (ITAA).
À lire aussi sur Internet Actu : 10 technologies émergentes 2009

Lundi 30 mars 2009, 04:28 | in Economie
Quand la France n’est que 23e mondiale…

Pourquoi ne pas réussir dans le high-tech comme on le fait dans le spatial ? - CNES/ESA/Arianespace
Question technologies, c’est plutôt inquiétant, et cela ne semble pas près de s’arranger… Et si nous avions un peu pris de haut, et dévalorisé, la simple production, dans l’industrie lourde comme dans le high tech ?
Rendu public début mars, le classement a été accueilli, de la part de nos élites, par un silence gêné. Établi par l’Union internationale des télécommunications, il hiérarchise les pays en fonction de leur degré d’équipement et de leur compétence technologique. La France, 5e puissance économique mondiale, arrive en… 23e position. Derrière Macao et bien après l’Autriche. Certes, il ne s’agit pas du premier état des lieux alarmiste sur la situation du high-tech français. Du clairvoyant rapport Minc-Nora, publié en 1967, au plus récent plan Besson, en passant par les préconisations Jouyet-Lévy (2007), la production d’analyses réclamant une marche forcée de notre pays vers l’économie numérique est devenue un sport national.
S’est-on, pour autant, tourné les pouces ? Pas vraiment, à en voir la quantité de mesures adoptées ces trente dernières années. C’est davantage leur efficacité qui est en cause. Un constat d’autant plus cruel que le secteur - 50 000 entreprises dans l’Hexagone - se révèle stratégique, en période de sévère récession. N’est-il pas à même d’apporter, au bas mot, un demi-point de croissance, chiffrait déjà la ministre de l’Economie, Christine Lagarde, en 2007 ? « Si on ne fait rien, on va se priver de 1 million d’emplois ! » s’enflamme, de son côté, la Fédération des industries électriques, électroniques et de communication.
Une urgence amplifiée par les dernières nouvelles du front, qui ne sont pas particulièrement réjouissantes. Après avoir échappé - heureusement - à la revente pour « 1 franc symbolique » au coréen Daewoo, au milieu des années 1990, le groupe Thomson, qui, bien aidé par ses précieux brevets aux États-Unis, a connu depuis un joli parcours, se retrouve de nouveau fragilisé. Quant à l’équipementier télécoms Alcatel, il devra accumuler un paquet de contrats, comparable à celui signé avec Verizon en février ou, plus récemment, avec China Unicom, pour se remettre de la fusion mal pensée avec Lucent, en 2006, qui a diminué sa taille d’un cinquième.
Non seulement les champions historiques sont sur le déclin, mais le pays n’a pas su en faire émerger de nouveaux. Aux États-Unis, la majorité des leaders actuels (Microsoft, Google…) n’existaient pas il y a trente-cinq ans. À la différence de la France, où les Vivendi (ex-CGE), Orange (France Télécom), Lagardère ou Bouygues tiennent toujours le haut du pavé. Et la croissance fulgurante de start-up (Exalead, Free, Vente-privée.com…) ne débouche pas encore sur la naissance d’un nombre suffisant de géants mondiaux : Dassault Systèmes ou encore Ubisoft apparaissent ainsi comme des exceptions. Certes, le secteur compte quelques sociétés de services phares (Capgemini, Altran…). Mais l’un des joyaux de l’Hexagone, Business Objects, est tombé, fin 2007, dans l’escarcelle de l’allemand SAP.
Dès lors, d’où viendra la relève ? Notre pays ne manque pas de talents : nos ingénieurs, les mathématiciens comme les designers, continuent à être plébiscités à l’étranger. Ni d’idées : les projets foisonnent. Mieux, il est administrativement plus facile de créer une entreprise en une journée depuis l’entrée en application, le 1er janvier, du dispositif « auto-entrepreneur ». Pas moins de 75 000 créateurs de projets s’y sont d’ailleurs engouffrés.
Même l’accès aux premiers financements a été singulièrement facilité. « Grâce à la loi sur le pouvoir d’achat, qui permet aux riches ménages de soustraire de l’impôt sur la fortune jusqu’à 50 000 euros investis dans une start-up, j’ai converti des pharmaciens à l’actionnariat privé », se réjouit Franck-David Colin, fondateur du site d’intermédiation Faisonsaffaire.com. « Rien que pour cet avantage, je ne m’oppose plus à l’existence de l’ISF », plaisante Denis Payre, cofondateur de l’association patronale Croissance Plus, par ailleurs ferme défenseur du bouclier fiscal.
Si elle a été au rendez-vous, l’aide publique gagnerait cependant à être mieux allouée. « À travers une dizaine de secteurs clefs », préconise-t-on à la Fieec, citant par exemple l’e-santé ou les technologies durables… Et aussi géographiquement. C’est la conviction de Bernard Charlès, directeur général de Dassault Systèmes, qui appelle à une concentration du nombre de pôles de compétitivité : lancées en 2005, ces « zones de priorité d’investissement » sont aujourd’hui au nombre de 71 sur le territoire…
Pour atteindre une taille critique, c’est aussi et surtout de commandes sonnantes et trébuchantes que les jeunes pousses ont besoin. Une idée trottait dans la tête de nos dirigeants depuis longtemps : répliquer en France le Small Business Act, un texte en vigueur aux États-Unis depuis 1953 et qui garantit aux PME un minimum de 20 % des commandes publiques, ainsi que l’obligation de raccourcir le délai de règlement des factures. Or, à l’issue de sa présidence de l’Union, fin 2008, la France n’a réussi à faire avaler à l’Europe qu’une demi-mesure. « Dans l’état actuel des choses, les dispositions sont uniquement incitatives », regrette Olivier Ezratty, consultant en innovation et professeur à l’École centrale de Paris.
Une erreur : dévaloriser la fabrication
Reste que l’État ne peut pas tout faire. L’industrie française paie aussi ses erreurs stratégiques, comme la dévalorisation, au début des années 2000, de la fabrication. Nombre de nos industriels doivent amèrement regretter d’avoir cédé trop facilement à la mode du “fabless” pour répondre à la concurrence asiatique. C’est le modèle inverse qu’a choisi Apple. Devenu constructeur de mobiles avec l’arrivée de l’iPhone, la firme californienne a gardé le contrôle de ses sous-traitants, même s’ils opéraient en Asie. Car c’est bien la mainmise sur la production qui permet constamment d’enrichir l’offre logicielle et donc de monter en gamme. Une option que n’a pas négligée, à raison, Violet, le fabricant français de Nabaztag (voir Mir:ror). Ou encore la PME Archos. Au départ simple fabricant de baladeurs numériques multimédias, cette entreprise industrielle, née en Haute-Loire en 1988, est devenue il y a quatre mois constructeur de netbooks, de légers ordinateurs connectés à Internet. Renouant avec un rêve qui fait aujourd’hui malheureusement figure d’exception : devenir un géant de l’électronique… issu de l’Hexagone.
le 27 mars 2009
Légende photo Ariane : Décollage du lanceur Ariane 5 ECA, vol 164 le 12 février 2005 depuis le Centre spatial guyanais.
Avec la qualification de la dernière version du lanceur européen, Ariane 5 ECA devient un des lanceurs les plus puissants du monde. (CNES/ESA/Arianespace/CSG Service Optique, 2005)
Lundi 23 février 2009, 08:00 | in Economie
iPhone vs BlackBerry : grand public vs entreprise

L’un des plus grands “chambardements” induits par l’arrivée du Web 2.0 et des “digital natives” est lié à l’innovation.
Depuis le début des années 2000, l’innovation a changé de camp :
- L’essentiel des produits informatiques et télécoms innovants est introduit en priorité dans le grand public.
- L’essentiel de l’innovation dans les usages de ces outils se fait dans le grand public.
Pour les entreprises, ce double changement a “simplifié” l’innovation !
“Innover, pour une entreprise, consiste à importer, dès que possible, les outils et usages du grand public derrière son firewall.”
J’ai quand même réussi à dénicher une innovation récente qui a commencé sa carrière dans l’entreprise : le BlackBerry !
Boxing iPhone vs BlackBerry Ceci va donner lieu, dans les mois qui viennent, à un combat passionnant entre :
- Le BlackBerry, qui ayant conquis l’entreprise, s’attaque au grand public avec son produit “tactile” Storm.
- L’iPhone, après s’être imposé très vite dans le grand public, commence à s’infiltrer dans des entreprises ; tous les collaborateurs de Revevol en sont équipés depuis le début de l’année 2009.
Je vous propose de faire une analyse stratégique de cette future bataille ; je pense en effet qu’elle sera emblématique d’une question que vont se poser tous les fournisseurs :
Entreprise ou grand public : D’où viendront les innovations qui vont s’imposer, demain ?
Le BlackBerry, succès professionnel

Bravo, RIM ! Cette société canadienne a connu une exceptionnelle réussite, grâce à une famille de téléphones professionnels qui sont devenus les “must” de tous les dirigeants du monde entier.
RIM a eu l’intelligence d’innover, en mettant au point ce que les Américains appellent la “killer app”, l’application à succès qui a “créé de la valeur” pour les clients visés, les dirigeants d’entreprise.
Cette application, c’était le “push mail”, la possibilité pour un manager de recevoir sur son Blackberry tous ses courriels sans avoir à faire la moindre manipulation, et l’on sait à quel point la grande majorité des dirigeants étaient (sont ?) mal à l’aise avec les outils informatiques.
Ceci a permis à RIM de commercialiser, non seulement le terminal, mais aussi, et surtout, un service de “push Mail”, vendu, fort cher, aux grandes entreprises et à leurs DSI.
Le summum du buzz ? Le grand débat qui agite actuellement les États-Unis : Barack Obama pourra-t-il garder son “cher” BlackBerry ?
C’est bien sur la sécurité des échanges qui inquiète les spécialistes !
Le succès professionnel du BlackBerry est indéniable : la recette de RIM était excellente :
- Une innovation dans les “usages”, le “Push Mail”.
- Un confort d’usage qui évitait à des dirigeants débordés d’avoir à faire l’”effort” de consulter leur boîte aux lettres, leurs courriels venant directement à eux.
- Avoir ciblé le marché des grandes organisations, prêtes à payer, fort cher, un service que demandaient les dirigeants.
L’iPhone, succès grand public
Il y a plus de deux ans, le 9 janvier 2007, Steve Jobs annonçait l’iPhone à Macworld.
L’iPhone, un concentré d’innovations, créait une rupture sur le marché des smartphones ; il y a un avant, et un après iPhone !
Les équipes d’Apple ont imaginé un produit de rupture ; les deux éléments qui ont fait la différence sont, à mon avis :
- Une ergonomie exceptionnelle, en majorité tactile.
- Le premier smartphone équipé d’un véritable navigateur, permettant une navigation confortable sur le Web.
Fille attente IPhone Le succès de l’iPhone dans le grand public a été immédiat, et mondial.
Dans le monde entier, de longues files d’attente se sont formées devant les points de vente, les premiers jours de commercialisation.
Succès ?
Début 2007, Apple n’avait jamais vendu un seul téléphone !
BlackBerry vs iPhone market share Fin 2008, en deux ans, l’iPhone est devenu le numéro deux mondial du marché des smartphones, seul le… BlackBerry est encore devant.
Si les tendances se confirment, l’iPhone pourrait dépasser le BlackBerry avant la fin de l’année 2009.
Succès ?
Satisfaction smartphone Une enquête récente mesure le niveau de satisfaction des utilisateurs de téléphones portables aux USA.
En tête, et de très loin : l’iPhone.
Fin 2008, l’immense majorité des utilisateurs d’iPhone sont dans le grand public. Rares sont les entreprises qui ont accepté cet outil dans la panoplie des objets “autorisés” par la direction informatique.
2009, l’année du “clash”
Janvier 2009 : tout est prêt pour un grand combat entre les deux leaders du marché des smarphones :
- Le BlackBerry va défier l’iPhone sur le marché du grand public.
- L’iPhone va défier le BlackBerry sur le marché des entreprises.
BlackBerry ? iPhone ? Qui va gagner ? Qui sera capable de prendre des parts de marchés importantes dans le territoire de l’autre ?
En utilisant, une fois de plus, le modèle d’innovation de Christensen, je vous propose d’évaluer les chances de succès de nos deux champions.
BlackBerry, succès grand public ?
Oublions les BlackBerry d’ancienne génération ; ils n’ont aucune chance de réussite sérieuse sur ce marché.
Storm SFR C’est donc avec le Storm, son premier smartphone “tactile” que RIM attaque le marché grand public ; en France, SFR est le premier opérateur à le proposer, en exclusivité.
Cet accord avait été signé quand Orange avait l’exclusivité de l’iPhone. Si comme c’est probable, SFR est autorisé, dans quelques semaines, à distribuer aussi l’iPhone, il sera “intéressant” de suivre la nouvelle stratégie de cet opérateur qui saura très vite lequel des deux smartphones a les faveurs du public !
Quels sont les avantages concurrentiels potentiels du BlackBerry dans le grand public ?
Réponse simple : aucun !
Regardons, objectivement, ce qui faisait la valeur du BlackBerry en entreprise :
- Push mail : valeur nulle pour des personnes qui utilisent toutes un Webmail et peuvent lire leurs mails directement avec le navigateur.
- Accès à ses courriels Exchange et/ou Lotus Notes : aucune valeur.
- Service sécurisé d’envoi des courriels : il n’existe pas une seule personne prête à payer, sur ses propres deniers, ce service.
BlackBerry Storm L’éventuel acheteur, à titre personnel, d’un Storm fera, c’est évident, la comparaison avec l’iPhone.
Digitalworld a publié une étude détaillée du BlackBerry storm ; son titre n’a rien “d’excitant ” :
“un mobile tactile sans grande fantaisie”.
Cet article, et beaucoup d’autres ont mis en évidence deux lacunes importantes :
- Une interface tactile basique ; l’ergonomie des logiciels et des interfaces est une spécialité d’Apple, difficile à égaler.
- Pas de Wi-Fi : c’est, à mon avis, une absence inacceptable pour un smartphone, aujourd’hui.
Résumons :
- Aucun avantage concurrentiel, aucune innovation de ‘”rupture”.
- Moins performant dans les domaines qui ont fait le succès de son concurrent, déjà leader sur son marché.
Mon diagnostic : échec du BlackBerry sur le marché grand public.
iPhone, succès en entreprise ?
Mac_vs_pc Depuis de très nombreuses années, la stratégie d’Apple vis-à-vis des entreprises est limpide : “Si vous souhaitez utiliser mes produits, en l’occurrence les postes de travail Macintosh, j’en serai ravi, mais ne comptez pas sur moi pour faire des efforts démesurés pour vous convaincre”.
Les campagnes publicitaires d’Apple à la télévision, caricaturant les utilisateurs de PC dans les entreprises, n’ont surement pas aidé cette migration !
Que peut-il se passer, en 2009, dans les entreprises ?
Trois facteurs importants peuvent jouer en faveur de l’iPhone :
- Le cycle de renouvellement des téléphones portables est beaucoup plus rapide que celui des PC.
Orange et iPhone 2 - Les adhérences aux applications existantes sont faibles, seule la messagerie est concernée et l’iPhone peut, aujourd’hui, dialoguer avec Exchange et la majorité des autres solutions professionnelles;
- Les grands opérateurs téléphoniques peuvent assurer la promotion, le marketing et la commercialisation de l’iPhone professionnel auprès des grandes entreprises.
Quels seront, au sein des entreprises, les principaux acteurs qui pourraient contribuer au succès ou à l’échec de l’introduction des iPhones ?
- Les managers déjà équipés d’un BlackBerry : dans une première étape, il ne faut surtout pas toucher à leur gadget favori.
- L’immense majorité des collaborateurs qui n’ont pas de BlackBerry, encore réservé à l’élite. Ce sont eux, les “non-consommateurs”, qui devraient être la cible prioritaire pour l’iPhone en 2009.
C’est d’autant pus intéressant qu’ils peuvent utiliser l’iPhone pour accéder à leurs courriels et au Web sans avoir besoin du service Blackberry de Push mail, dont les coûts sont dissuasifs.
- Les DSI : ils peuvent jouer un rôle de frein ou d’accélérateur dans la promotion de l’iPhone. Chacun choisira son camp !
- Les opérateurs téléphoniques : toutes les études l’ont confirmé : les utilisateurs d’iPhone “consomment” 4 à 5 fois plus de Web que ceux des autres smartphones. Ils devraient assurer une forte promotion des iPhones professionnels, qui feront exploser les usages de l’Internet Mobile dans les entreprises.
Frustration Je reviens un moment sur la démarche “astucieuse” qui consiste à équiper en priorité d’iPhones les collaborateurs sans BlackBerry.
Ceci devrait, rapidement, générer de la “frustration” auprès des dirigeants “BlackBerrisés” qui seront très vexés de constater que leurs collaborateurs sont équipés d’un outil plus valorisant, plus “cool”.
Ils viendront alors exiger que l’on remplace leur ancien outil par un iPhone, alors qu’ils auraient refusé tout changement qui leur aurait été imposé !
Mon pronostic : succès de l’iPhone dans le monde professionnel
Business lunch 2 Dans quelques mois, lors d’un déjeuner d’affaires entre dirigeants, poser sur la table son Blackberry fera terriblement “ringard” quand les autres convives dégaineront leur iPhone !
Ce jour-là, RIM aura du souci à se faire !
KO Si ce double scénario se confirme en 2009, échec du BlackBerry dans le grand public et forte percée de l’iPhone dans les entreprises, ce sera la preuve définitive qu’il n’y aura plus d’innovations majeures dans le domaine des technologies de l’information qui font en priorité leur entrée sur le marché professionnel.
Un K.O. sans appel !
Source de la note ici.
Photos : © Apple ® ; RIM ® ; Iafrate (gros plan); Orange ®
Mardi 3 février 2009, 16:06 | in Economie
Directeur de l’innovation, un métier en pointe
Très peu répandue il y a encore cinq ans, la fonction de Direction de l’Innovation est actuellement en développement rapide. Cette Direction est parfois intégrée dans une mission plus large : “innovation et stratégie”, “innovation et business development”, “innovation, qualité et services”, “innovation et NTIC”, “recherche et innovation”, “innovation et développement durable”, etc. Les lieux de conception se développent également : Innovation Center, Design Center, Technopole, Laboratoire Innovation, Pôle Innovation, Réseau d’Innovation.
Même en l’absence de la mise en place d’une Direction structurée de l’Innovation présente au Comité de Direction, il y a développement rapide des fonctions impliquées en amont du processus d’innovation : Recherche & Développement, Tests & Évaluation, Design, Département Conception, Veille Technologique, Département Nouveaux Produits ou Nouveaux Concepts…
Un “Club de Paris des Directeurs de l’Innovation” s’est créé récemment. Il se veut un cœur de réseau avec les communautés : start-ups, Web, créateurs et artistes, chercheurs, concepteurs, entrepreneurs et dirigeants, qui font l’innovation aujourd’hui.
Jean-Pierre Dalbera
Télécharger l’exposé de Jean-Pierre Dalbéra 1,3 Mo (Chef de la mission de la recherche du ministère de la culture de 1989 à 2004)
Photo : Les rencontres nationales des directeurs de l’innovation (Maison de la Chimie)








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