Mercredi 7 octobre 2009, 18:23 | in Technologies
En direct du CEATEC, plus gros rassemblement techno du Japon

Le robot humanoïde de chez Yamaha - Photo © Yamaha-Ceatec 2009
J’ai la très grande chance de me rendre pour la première fois au CEATEC, l’équivalent japonais de l’IFA de Berlin ou du CES de Las Vegas.
Le plus gros rassemblement techno du Japon existe depuis maintenant dix ans. Chaque automne, il attire jusqu’à 200 000 geeks au nord de Chiba, dans la grande banlieue de Tokyo.
Manque de pot en ce début de cette semaine, il pleut : ce qui n’empêche pas que, même si elle reste très introvertie comme lors de ce tournoi en ville (bravo les Giilks), la fièvre est au rendez-vous de cet événement. Un salon que j’arpente depuis son ouverture mardi matin, pour vous dénicher quelques surprises.

Murata Boy et Girl - Photo © Murata-Ceatec 2009
Première d’entres elles, la démo signée Murata. Il y a trois ans, le constructeur japonais présentait un robot capable de se déplacer à vélo.
Cette année, il revient avec un modèle plus rapide. Mais ce qui est surtout impressionnant, c’est le sens toujours plus aigu de l’équilibre dont cet automate fait preuve. Et surtout le modèle féminin, baptisé Murata Girl, qui, à la différence de Murata Boy, se déplace un monocycle.
Démo en vidéo :
Et en voici quelques autres, notamment le Murata Boy :
(Jour 2) On ne se lasse pas, malgré la voix off qui, dans tous les endroits publics de Tokyo met continuellement en garde contre le typhon Melor (apparemment un des plus grands qu’ait connu la capitale nippone depuis une dizaine d’années), de se ballader dans les allées du CEATEC.
Hier, en me baladant, je suis tombé nez à nez avec cette innovation Sony. Croyez-moi, vu en vrai, cela vaut son pesant de cacahuètes. D’ailleurs, vous ne perdrez pas votre temps en en regardant un petit aperçu..
Pas mal, non ? (c’est un écran flexible OLED (organic light-emitting diode, Ndlr). Mais surtout cette innovation dont on a attendu longtemps qu’elle se réalisa ringardise pas mal de lancements actuels.
A commencer, (j’aimerais avoir votre avis à ce sujet !), par les livres électroniques que l’on connaît actuellement. Y compris le Kindle dont on on nous dit qu’il va, enfin, arriver en France, et ceci, avant la fin du mois. Mais sur ce sujet, on reviendra bientôt de manière plus étayée !
Comme moi, vous perdez sans cesse votre telecommande? Voici ce que le fabricant nippon Hitachi, qui presente en ce moment son prototype, prepare pour vous :
![]()
Pour voir toutes les photos des innovations du CEATEC
Lundi 5 octobre 2009, 10:50 | in Technologies
Des microcaméras toujours plus petites

Millenium Park, Chicago (USA) - Photo : maxintosh (cc)
Si les microcaméras intégrées sur les téléphones portables commercialisés aujourd’hui ont fait d’énormes progrès, tant en termes de taille et de consommation que de coût, leur capacité de traitement demeure encore limitée. En fonction de la résolution, elles disposent d’une optique à focale fixe ou d’un ensemble autofocus, d’un nombre de pixels réduit et ne sont pas accompagnés de dispositifs de traitement. D’où l’intérêt du projet Minimage du pôle de compétitivité MINALOGIC.
Regroupant des chercheurs de l’équipe Prima de l’INRIA, que dirige le professeur James Crowley, de l’Université de Saint-Etienne et du CEA List et Leti, ainsi que les industriels STMicroelectronics, Saint-Gobain, Varioptic et Dx0, ce projet vise à mettre au point à l’horizon 2010 des microcaméras avec autofocus, des images pouvant aller jusqu’à 12 millions de pixels et des logiciels permettant de reconstruire l’image, de l’analyser et de l’interpréter pour offrir des services. Tout cela sur un processeur multicoeur sur puce avec un coût de fabrication de quelques euros.
Cette nouvelle génération de caméras s’appuie sur des innovations qui ont révolutionné les logiciels embarqués au cours des cinq dernières années et pour lesquels les équipes de l’INRIA, dont les chercheurs de Prima, sont en première ligne. “Nous avons développé un algorithme de calcul dit pyramide qui permet de réduire de façon très importante la complexité des calculs sans pour autant faire d’approximation”, explique James Crowley.
D’où la possibilité de réaliser des descriptions d’images ou de séquences d’images robustes, rapides et invariantes. Grâce à cet algorithme, la caméra d’un téléphone portable pourra par exemple détecter et extraire des visages dans un champ très grand et en fournir une image normalisée pour un téléphone visuel main libre. Autre possibilité pour un utilisateur, celle de scanner une image ou un texte en promenant son téléphone au-dessus, le logiciel reconstituant cette image ou ce texte en assemblant les séries d’images recueillies. “Les tests que nous avons effectués sur la détection du visage ont montré que cette solution est plus rapide que celle des concurrents, tout en utilisant beaucoup moins de mémoire”, précise le chercheur de l’INRIA.
Source : bulletins-electroniques.com
Pour en savoir plus, contacts :
INRIA/Grenoble - James Crowley : tél. +33 (0)4 76 61 53 96 - email : james.crowley@inria.fr
Rédacteur : ADIT - Jean-François Desessard - email : jfd@adit.fr
Lundi 7 septembre 2009, 07:05 | in Technologies
L’habitation comprend le comportement de ses hôtes
Les personnes âgées sont sujettes à des trous de mémoire qui peuvent gâter leur quotidien. Un système intelligent analyse leurs actions et leur rappelle les oublis éventuels.
L’un des maux les moins acceptables de la vieillesse concerne la dépendance accrue qu’elle provoque tôt ou tard. Un système intelligent se propose de réduire cette dépendance en parant aux éventuels trous de mémoire que connaissent quotidiennement bon nombre de personnes âgées. Une équipe de chercheurs de l’université de Grenade ont en effet mis au point un système intelligent qui rappelle aux seniors les petites actions qu’ils auraient pu négliger. Comme oublier leurs clés ou omettre de prendre leurs médicaments, par exemple. Le système utilise des senseurs répartis dans le domicile qui repèrent leurs actions et des appareils mobiles qui servent à communiquer avec la personne si le besoin s’en fait sentir.
Marqueurs radio et Intelligence Artificielle
Le système reconnaît les actions quotidiennes à l’aide de puces RFID*. Ces étiquettes sont directement placées sur les objets que les habitants concernés touchent le plus souvent, de manière à ce qu’un signal soit envoyé lors de chaque contact à un ordinateur ou à un appareil mobile. Celui-ci pourra être situé directement dans la maison ou dans un centre d’assistance un peu plus loin. Des techniques d’Intelligence Artificielle sont utilisées pour évaluer les activités des individus et les établir des liens logiques comme se rappeler de prendre son téléphone ou ses clés avant de sortir. Ces techniques concernent l’exploration de données ou la grammaire générative.
Un système non intrusif
Il n’est donc pas nécessaire d’utiliser de caméras ou de microphones. « C’est un prototype qui permet, de manière non intrusive, de faciliter le contrôle des personnes avec des besoins spécifiques et d’accroître leur indépendance », explique le docteur María Ros Izquierdo, coauteur de l’étude. De même, le système n’induit aucune complication d’ordre technologique pour les sujets concernés. En fait leur quotidien ne se trouve que très peu affecté par la mise en place du système, si ce n’est par les bénéfices qu’il peut apporter. Ces bénéfice sont particulièrement ressentis par les personnes qui accompagnent les personnes dépendantes en les déchargeant de l’essentiel de ces rappels routiniers.
* Radio Frequency Identification
A voir, une vidéo de la maison du futur vue par la plateforme de l’innovation belge Living Tomorrow :
Mardi 2 juin 2009, 19:33 | in Technologies
Des vêtements intelligents au quotidien
Le vêtement de SenseCore intègre des capteurs qui recueillent sept mesures physiologiques, dont le rythme cardiaque ou la pression sanguine… Le but : suivre l’état de santé des sportifs, mais aussi à terme du grand public.
Le projet Biotex développe déjà un textile capable de suivre l’état de santé de patients au quotidien. SenseCore travaille également dans ce sens : la start-up du Centre Suisse d’Electronique et de Microtechnique propose un vêtement intelligent qui peut être porté en permanence, sans nécessiter l’ajout de harnais ou de foot pod mesurant l’activité. “Deux capteurs à électrodes sont insérés sur le t-shirt au niveau de la poitrine et assurent le traitement, l’enregistrement et la transmission des données“, explique à L’Atelier Olivier Chételat, chef de projet au CSEM. Le système enregistre des informations de qualité clinique de sept natures différentes : électrocardiogramme (ECG), rythme respiratoire, pression du sang et son taux d’oxygène.
Un outil de précision
Mais aussi température corporelle et posture ainsi qu’activité de celui qui porte le vêtement. Ce qui permet de connaître avec précision l’état de santé du porteur. “L’information peut ensuite être transmise sans fil et en temps réel, à tout mobile ou PC pour visualiser et analyser plus profondément les données recueillies“, poursuit Olivier Chételat. Et d’ajouter : “le but ultime est d’en faire un outil utilisé dans la vie quotidienne”. À l’origine, le projet a été confié à l’entreprise par L’Agence Spatiale Européenne, qui souhaitait suivre à distance et en temps réel l’activité de ses spationautes et ses conséquences sur leur santé. SenseCore étend aujourd’hui son usage aux sportifs, qu’ils soient professionnels ou non.
Vers une commercialisation grand public ?
“Le système peut être utilisé par des sportifs de très haut niveau, comme les footballeurs ou les tennismen ou par les sportifs occasionnels, pour leur entraînement quotidien” précise Olivier Chételat. “L’utilisateur porte le vêtement durant l’exercice“. Dans un second temps, le produit devrait être commercialisé dans des marchés diversifiés, comme l’e-santé, la sécurité des travailleurs à haut risque, comme les pompiers, ou encore la pharmacie. Le projet sera présenté à partir du 3 juin au 5e Salon Européen de la Recherche & de l’Innovation.
Ci-après, des démonstrations en vidéo de la technologie Lumalive développée par Philips. (JRD)
Lumalive est le nom de la technologie intégrant dans des tissus de tous les jours, des diodes électroluminescentes (LED) permettant d’y présenter des messages dynamiques. Ce système s’applique sur n’importe quel type d’objets en tissu, vêtement, sofa, tenture murale, etc. La batterie et une partie des fonctions sensibles peuvent être facilement ôtées pour laver le tissu.
Dans le cadre de son projet de recherche SKIN (qui signifie peau), Philips Design a réalisé d’autres prototypes imaginatifs, permettant à leurs porteurs d’exprimer leurs émotions et leur personnalité via leurs habits, comme la robe Bubelle, bardée de capteurs qui la font changer de couleur selon l’état émotif de son porteur. Selon Clive van Heerden, le sujet de SKIN s’élargit bien au-delà des seuls vêtements : “Alors que nos médias deviennent plus virtuels, il est possible que dans un futur à long terme nous n’aurons plus d’objets comme des lecteurs de DVD, des disques ou des livres imprimés. Cette opportunité doit nous amener à repenser toute notre interaction avec les produits et les contenus.”
Lundi 25 mai 2009, 13:39 | in Technologies
La caméra qui tient sur une puce

Un capteur CCD de 5 megapixels - Photo jurvetson (cc)
En améliorant sa consommation d’énergie, la caméra tient sur une puce
“L’active pixel sensor” optimise la durée de vie des batteries des caméras portables sans fil en adaptant leur mode de consommation à la situation.
Des chercheurs de l’institut californien de technologie ont déposé une demande de brevet pour une caméra miniature sans fil programmable. La miniaturisation qui y est exposée est très poussée : la caméra tient sur une puce unique. L’exploit est surtout d’obtenir un outil capable de transmettre et de recevoir à distance des données en toute sécurité en optimisant l’utilisation de la batterie. Pour ce faire, la caméra en devenir - repérée par le New Scientist - fait appel à la technique de l’”active pixel sensor“, où les capteurs d’images sont indépendants les uns des autres.
Une meilleure allocation de la consommation
Les capteurs sont capables d’allouer efficacement l’énergie entre les différents composants en améliorant la qualité vidéo. Autrement dit, la puce va distribuer de l’énergie uniquement aux unités qui ont en besoin contrairement au système traditionnel qui va maintenir un haut niveau de performance en toute situation. Celle-ci a plusieurs modes de fonctionnement comme pleinement opérationnelle, en veille ou en réception. Elle est également capable de réduire la fréquence de captage des images pour diminuer la consommation.
Des usages militaires
Pour cela, la caméra intègre également un système de communication bidirectionnel qui la rend programmable aussi bien avant l’utilisation que pendant. Une partie de la recherche a été financée par l’armée américaine qui y voit des applications dans les drones, la surveillance et les opérations de reconnaissance. Pour les développeurs, ce système est à même d’améliorer les contrôles à la frontière et la lutte contre le trafic de drogue. Pour éviter que les transferts de données soient captés, elle utilisera un spectre de communication sécurisé avec une portée d’un kilomètre.
Lundi 18 mai 2009, 05:29 | in Technologies
Commander des objets par la pensée (bientôt)

Le Mind Flex de Mattel - Photo DR
On croyait cette application réservée à Star Wars. Mais, voici que - Cocorico ! - l’Inria et quelques autres labos français, dont l‘Inserm, planchent sérieusement sur la possibilité d’agiter des objets par la pensée. Encore en phase de test, leur logiciel, baptisé OpenVibe, utilise notamment les signaux du cerveau captés par une foule d’électrodes. Ce qui pourrait permettre, par exemple, à un tétraplégique, de dicter ses souhaits à un ordinateur.
Petit bémol, cela ne marche pas encore à tous les coups. Et puis, cela ne doit pas être évident, comme on le voit sur la vidéo, d’avoir une électrode sur le nez ou sur le front.
Bientôt une balle de Ping Pong ?
Mais les idées d’applications sont légion. Regardez la deuxième vidéo signée du Washington Post : on commence déjà à faire bouger une balle de Ping Pong. Europe 1 évoquait ce matin, la sortie de jeux vidéos, dans moins d’un an, où les joueurs équipés d’un casque, pourraient faire bouger une balle de Ping Pong. À quand la possibilité de sortir sa voiture en prenant son petit-dej ?
![]()
Vendredi 8 mai 2009, 15:40 | in Technologies
“Pour innover, il faut penser usages avant technologie”

Outils de géolocalisation en ville - Photo shapeshift (cc)
Le pôle ICI réfléchit à des services innovants pour l’espace urbain. Rassemblant artistes, industriels et chercheurs, il vient d’être labellisé pôle de compétitivité régional en PACA. Rencontre avec Olivier Eschapasse, coordinateur du pôle.
L’Atelier : À quels besoins souhaite répondre le pôle Industries de la Créativité et de l’Innovation (*) ?
Olivier Eschapasse : Dans le domaine des technologies de l’information, il nous semble que les innovations majeures viendront plus de l’assemblage de technologies préexistantes que de l’émergence de nouvelles. Ce que nous voulons, c’est apporter des services dans des lieux publics comme les aéroports, où le besoin de communication et d’interactivité est très fort entre l’individu et son environnement (pour gérer les personnes, diminuer l’attente…). Nous souhaitons aussi proposer nos services à l’industrie touristique et aux villes, avec des services permettant aux personnes de se repérer dans des lieux inconnus. Aujourd’hui, avec l’engouement pour les objets communicants et l’ambiance intelligente, on commence à développer ce qu’il faut pour gérer les besoins des gens dans les espaces publics.
Ce ne sont pas tant les technologies qui vous intéressent que les usages, finalement.
Exactement. Ce dont je suis convaincu, c’est qu’il faut penser usages avant technologie. Dans neuf cas sur dix, une technologie ne sert pas à ce quoi à quoi elle était prévue à l’origine. D’ailleurs, quand une technique n’est pas pensée en termes d’usages, elle reste confidentielle. Prenons l’exemple de la géolocalisation des bus. De nombreuses villes savent localiser leurs véhicules. Mais on reste dans une vision gestionnaire. Le vrai service au citoyen, lui, est encore souvent inexistant : l’information n’est pas valorisée auprès des usagers. C’est pourquoi nous travaillons par exemple sur une application mobile qui géolocalise l’utilisateur et lui indique la position des transports en commun autour de lui.
Mais pour le développement de tels services, il existe déjà des agences d’architecture, de design, d’aménagement du territoire…
C’est vrai. D’ailleurs, la plupart de nos adhérents travaillent déjà avec des agences. Mais ce qu’ils aiment dans notre approche, c’est son côté pluridisciplinaire. Nous avons également une stratégie plus R&D. La présence d’artistes spécialisés dans les arts de la scène, de la rue et de la ville interactive nous permet aussi de confirmer l’originalité de notre approche : nous nous intéressons à l’humain.
Pour les industriels et les chercheurs, l’art est-il perçu comme une forme d’innovation ?
Oui, tout à fait. L’art permet souvent de réfléchir à l’utilisation ou la réutilisation d’une technologie. Le micro sans fil par exemple a été inventé après qu’un artiste à qui on a demandé de réaliser un travail autour d’un tournoi de tennis a voulu savoir s’il était possible de transmettre le son des balles sans fil. Ces derniers ne pouvant être acceptés sur le terrain. Les opérateurs radio lui ont confirmé qu’il était possible de mettre un émetteur dans le manche du micro installé près des cordes, et un autre sur l’ampli. La technologie existait, mais la question de son utilisation ne s’est jamais posée.
(*) Association qui regroupe une soixantaine d’adhérents : entreprises, laboratoires de recherche et artistes spécialisés dans le numérique. Elle réfléchit à de nouvelles façons de mettre en scène l’information dans les espaces communicants et la ville interactive.
Un exemple de l’usage des technologies virtuelles pour les personnes handicapées. Ici, l’exemple de Second Life :
The virtual world known as Second Life exists only in cyberspace. The characters, known as avatars, who inhabit the world’s computer screens, are each guided by a real-world person. Among the millions of people who enjoy the elaborate game, there are many disabled people who find themselves interacting online in ways they cannot in real life. And there are experts who are working to make the simulated environment more accessible to the disabled. VOA’s Shelley Schlender reports.









Derniers commentaires