Transports

CyCab : une voiture sans pilote

CyCab  © INRIA

CyCab © INRIA

Pour des villes moins bruyantes et polluées, INRIA propose des transports en commun innovants. Basés sur le principe du vélib’, ils fourniront une alternative aux taxis et aux voitures personnelles.

Un véhicule écolo, autonome et capable de se déplacer sans conducteur à son bord. C’est ce que développe actuellement l’Institut National de Recherche en Informatique et Automatique (INRIA). Financé par la Communauté Européenne, l’objectif de ce projet est d’aborder autrement la problématique du transport en commun et des transports publics. Baptisée CyCab, la voiture fonctionne exclusivement à l’électricité et embarque avec elle tout un bouquet de nouvelles technologies.


Un système de navigation sophistiqué

Parmi elles, un ordinateur de bord. Il analyse les informations fournies par des caméras et des lasers et prend des décisions : freiner, tourner, accélérer… Du coup, la voiture s’adapte à la route et évite les obstacles. Autre chose : grâce à un routeur mobile connecté à Internet et à un système GPS, l’utilisateur peut se renseigner en temps réel sur l’état du trafic et savoir comment éviter les embouteillages. A terme, il sera également possible de commander une voiture à distance. L’information sera transmise au véhicule le plus proche qui se déplacera jusqu’au domicile de l’utilisateur.


Une solution alternative

“Entièrement automatique, la voiture donnera plus de liberté notamment aux personnes à mobilité réduite, à ceux qui sont trop vieux ou trop jeunes pour conduire, explique à L’Atelier Michel Parent, responsable du projet. Mais aussi aux citadins sans permis ou tout simplement à ceux qui ne sont pas en état de prendre le volant”. Le CyCab constituera une solution alternative au transports en commun et aux vélib’ ou pour remplacer la voiture privée. Réservées aux espaces urbains, les voitures seront disponibles en libre-service et sans réservation. Le CyCab apparaîtra dans les villes en 2011.


Publié le 27 août 2009

À lire : Quelle place pour la voiture en ville ? : Expérimenter les cybercars (Revue Interstices)

Le site CyberCars

Le Site CityMobil

Un exemple d’expérimentation en Espagne :

À voir aussi l’exemple du projet “ULtra” prévu en automatique pour 4 personnes. Le premier déploiement de cette technologie est prévue à l’aéroport danglais de London Heathrow. (ULTra is a battery-driven, 100-mpg-equivalent, elevated personal rapid transit system with many four-person vehicles. First deployment is scheduled for London Heathrow Airport in Q4 2009, to serve Heathrow’s new Terminal 5. Working as circulator transit for airports, office parks, universities, and other major activity centers, ULTra is faster than a car. In these applications, ULTra solves the “last mile problem.”

La plaisance devient solaire

Le multicoque Planet Solar - Photo © Planet Solar

Le multicoque Planet Solar - Photo © Planet Solar

Planet Solar propose un bateau alimenté uniquement par l’énergie produite grâce à des panneaux photovoltaïques. Pendant les escales, le bateau pourra à terme alimenter un réseau électrique.

Pour prouver que l’énergie solaire est suffisamment performante pour autoriser un tour du monde en bateau sans polluer, Planet Solar a développé un multicoque recouvert de cellules photovoltaïques. Celles-ci permettent de propulser le navire à une vitesse moyenne de dix nœuds (soit près de 20 km/h). Le bateau envoie directement l’énergie produite aux moteurs et ne charge que le surplus dans les batteries. À l’instar des panneaux solaires, les piles sont de classiques batteries au lithium. Celles-ci, placées dans les flotteurs, pèsent treize tonnes. Cela assure au navire une autonomie de trois jours.

Une autonomie sur batterie de trois jours

Le bateau se déplace avec la puissance nécessaire pour mouvoir un scooter“, précise à L’Atelier Raphaël Domjan, responsable du projet. Pour les instigateurs de ce projet, le véhicule flottant ouvre la porte à la création de bateaux de pêche et de plaisance écologiques mais aussi libérés du prix fluctuant des matières premières. Les panneaux solaires du navire ont un rendement énergétique comparable à ceux qui sont disponibles dans le commerce grand public, soit légèrement supérieur à 20 %. La seule particularité est que ceux-ci ont été développés de manière à s’adapter aux contraintes propres à la mer comme la houle. “Les cellules sont dans la même seconde au soleil et à l’ombre” explique.

Le multicoque Planet Solar - Photo © Planet Solar

Le multicoque Planet Solar - Photo © Planet Solar

Un appareil multifonction

Seule lacune : aucun système de charge alternatif n’est prévu. Ce, alors qu’un engin électrique idéal devrait pouvoir être utilisé de deux manières : rechargeable sur secteur pour partir en mer si la météo est couverte et alimenté aux panneaux en cas de temps ensoleillé. En outre, il est imaginable de faire alimenter la marina par le bateau à quai. Selon Raphaël Domjan, le développement des bateaux hybrides est amené à se généraliser. En effet, le solaire est une source d’énergie alternative qui, en parallèle des énergies fossiles, représente un moyen de limiter les émissions de gaz à effet de serre et les rejets en mer. Le projet est présenté depuis aujourd’hui au cinquième Salon Européen de la Recherche & de l’Innovation (SERI).

Un rêve de ville : Le projet P.U.M.A. de Segway et General Motors

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Un P.U.M.A. bientôt en ville ? - © Photo ® 2009 Segway, Inc.

Qui n’a pas rêvé un jour de pouvoir se déplacer en ville dans le silence et un air frais débarrassé de pollutions ? Au moment où la fin du pétrole est annoncée, où le changement climatique continue de faire la Une des journaux, où la qualité de vie citadine devient une préoccupation majeure des Français, les solutions de déplacement doux (silencieux, non-polluants et économiques) sont plus que jamais à l’ordre du jour.

Après les projets de voiture électrique 4 roues (voir notre dossier sur la BlueCar), voici le Project P.U.M.A. (Personal Urban Mobility & Accessibility), qui consiste à développer une voiture couverte à deux roues sur la base du célèbre véhicule Segway. Objectif : créer un véhicule urbain à deux places, sûr, léger, d’un encombrement minimal, et bien sûr, fonctionnant à l’énergie électrique.

Le  P.U.M.A., conçu par Segway et financé par General Motors, peut se déplacer à 56 km/h, et dispose d’une autonomie de 40 km. Ce prototype très avancé (la commercialisation est pour bientôt aux USA) “combine, d’après l’industriel, plusieurs technologies de pointe comme un système électrique avec batterie — à technologie lithium-ion — la stabilisation dynamique, l’accélération électronique, et la communication intégrée entre véhicules” — le système de voiture communicante Car2Car et V2V. Un projet zéro pollution.

Lautonomie du Puma - © Photo ® 2009 Segway, Inc.

L'autonomie du P.U.M.A. sur des trajets Paris-Banlieue - © Photo ® 2009 Segway, Inc.

Voir aussi d’autres projets de véhicules légers pour la ville chez Presse Citron: la moto à une roue, et la voiture à 4 roues et 2 places longitudinales.

L’avenir du secteur aérien en dix technologies

Aéroport de Frankfurt - Photo © Roger Fischlin

Aéroport de Francfort - Photo © Roger Fischlin

NFC, biométrie, RFID, cloud computing… L’industrie du transport aérien adopte progressivement ces technologies, explique Juniper Research. L’occasion de faire le point sur les dix pratiques qui transformeront les voyages de demain.

Pour rester compétitives, les entreprises doivent investir dans l’innovation. Le constat est valable pour le secteur du transport aérien, qui doit faire face à des exigences de plus en plus resserrées de coûts et de sécurité, et à une augmentation du trafic. En partant de ce constat, Juniper Research a publié un rapport faisant le point sur les dix technologies considérées comme les plus à mêmes d’aider le secteur à rester compétitif et novateur. Ce, pour répondre aux besoins des voyageurs mais aussi pour être plus opérationnelles.

Bénéfique pour les passagers et les industries

Du point de vue du passager, l’adoption de solutions comme le m-ticketing, la biométrie ou le collaboratif permettront d’améliorer le confort et la sécurité des personnes en transit, mais aussi de simplifier leurs déplacements au sein des aéroports. Quant aux industries, elles bénéficieront de changements allant dans le sens d’une réduction des coûts, d’une accélération des processus, et une communication améliorée. Ce, avec des technologies comme le CDM, les Saas ou encore les puces RFID. Pour L’Atelier, cette étude est l’occasion de faire le point sur ces dix pratiques.

1er dossier
M-ticketing, services en ligne : quand le mobile fait évoluer l’expérience voyageur

Pour rendre plus pratiques les processus d’enregistrement, et pour limiter les coûts, les compagnies et les aéroports dématérialisent les billets.

Air France continue de tester la carte d'embarquement électronique sur mobile - Photo D.R.

Air France continue de mettre en place la carte d'embarquement électronique sur mobile - Photo D.R.

La configuration des voyages aériens évolue en raison de deux grandes tendances : le perfectionnement des mobiles, et la proportion élevée de passagers qui voyagent équipés du leur : 80 %. Pour y répondre, les compagnies de voyage commencent à mettre en place des services adaptés. Dont le m-ticketing, qui, selon Juniper Research, deviendra d’ici trois ans le moyen privilégié d’acquisition de billets. Selon l’étude, l’ensemble des transactions de ticketing pour les transports devrait passer de 38 millions en 2007 à près de 2 milliards en 2011. Une aubaine pour l’industrie du transport aérien, qui souhaite notamment réduire ses coûts. Eliminer le papier au profit du mobile est une première étape dans cette direction. Actuellement, les voyageurs des compagnies AirAsia ou IndiGo peuvent déjà sur certains vols s’enregistrer en utilisant leurs mobiles.

Vers la dématérialisation

Et d’ici 2010, Juniper Research avance que plus de 60 % des lignes aériennes offriront ce service. Mutation qui sera naturellement suivie par la migration du pass d’embarquement vers le portable : cette transformation ferait économiser au secteur aérien près de 400 millions d’euros. Parallèlement à sa fonction de ticketing, le portable est un canal idéal pour recevoir de l’information en situation nomade. Selon l’étude, d’ici deux ans, 80 % des lignes aériennes délivreront de l’information aux passagers via SMS. Ce, afin de redonner aux voyageurs le contrôle de leur déplacement. En cas de retard ou d’annulation de vol, un message d’alerte en temps réel permettra aux passagers de réserver directement un autre vol, de réorganiser leurs rendez-vous ou de prévenir leurs proches.

Des services en temps réel

Autre avantage, les mobiles connectés offrent de nombreuses possibilités de divertissement. Une opportunité potentielle pour les fournisseurs de contenus, qui pourront vendre des packages clés en main : films, musique… Ces bénéfices s’étendront à l’équipage de vol, qui aura alors accès à la même information opérationnelle que les passagers. Ils seront capables de communiquer avec les équipes à terre via portable, afin de régler certains problèmes : bagages perdus, transferts de vols… Cependant, les questions techniques, de respect de la vie privée et de politique nécessitent d’être résolues avant que le portable soit le seul objet nécessaire à l’embarquement.

Lire le dossier complet sur L’Atelier (Publié le 03 Avril 2009)

La Blue car, une voiture électrique-phénomène

Photo : © Pininfarina

Photo : © Pininfarina

Elle s’appelle “Blue Car” et c’est l’une des sensations de l’actuel salon automobile de Genève. Cette voiture électrique, créée par le groupe Bolloré fait le pari de réussir techniquement là où d’autres prototypes patinent. Et pour s’en servir, il faudra la louer…

Résumons en deux mots ses innovations majeures :
1. Elle pourra aller jusqu’à 130 km/h. ;
2. Son autonomie annoncée de 250 km va bien au-delà des 80 km affichés généralement par les modèles électriques ;
5. Et surtout, sa batterie permet de stocker 5 fois plus d’énergie que ses concurrentes, grâce à un alliage de “lithium métal polymère”.

Dernière innovation, sociale cette fois-ci : elle brise la sacro-saine barrière psychologique qui veut que les consommateurs soient propriétaires de leur voiture. En effet, son modèle économique est original puisqu’elle devrait être commercialisée via un système de location (intégrant l’entretien et l’échange) plutôt que par l’achat classique. Son prix : 350 euros/mois. Il y a quelques années un des responsables de Peugeot prédisait qu’a l’aube de 2010, les automobilistes n’achèteraient plus de voiture, mais du temps de parcours. Nous y sommes presque ?

Toujours est-il que cette vraie voiture familiale 4 places et 5 portes a transmission automatique sera construite à Turin par la société commune Pininfarina-Bolloré, et produite à grande échelle. Dès 2010, quatre à cinq mille exemplaires sont prévus, une production qui pourrait monter en pointe à 20 000 véhicules en 2012.

Le cœur de cette innovation est la batterie Lithium Métal Polymère, fruit de 15 années de recherche des équipes Bolloré, et qui présente l’avantage de disposer d’une densité d’énergie élevée et d’une durée de vie importante, permettant à la Blue Car de parcourir (sur le papier) plus de deux cent mille kilomètres. Elle se recharge sur une simple prise électrique classique en cinq à six heures, mais quelques minutes de charge suffisent pour disposer à nouveau d’une autonomie de sécurité d’une vingtaine de km.

Cette batterie est associée aux supercapacités, une technologie qui permet d’absorber et de restituer de fortes puissances électriques sur des temps très courts (quelques secondes ou dizaines de secondes). Ainsi, à chaque freinage du véhicule, une partie de l’énergie normalement dissipée en chaleur dans l’atmosphère est récupérée et stockée dans les supercapacités afin d’être restituée plus tard.

Cerise sur le gâteau, si l’on peut dire, des cellules photoélectriques sont installées sur le toit et le capot du véhicule, pour servir d’appoint en alimentation électrique. Les performances sont également au rendez-vous, sa vitesse de pointe est limitée électroniquement à 130 km/h avec des accélérations intéressantes, on passe de 0 à 60 km/h en 6.3 secondes.
L’ère de la voiture électrique tant attendu et toujours repoussée serait-il arrivé ? Souhaitons à cette nouvelle venue un “bleu sky”.

Photo : © Pininfarina

Photo : © Pininfarina

À voir aussi : EDF et Renault vont concevoir un réseau de stations électrique. Les deux groupes réfléchiront ensemble à l’infrastructure nécessaire pour le lancement de masse de la voiture électrique pour 2011. L’électricien a aussi conclu un accord avec PSA. (E24.fr)

La Bluecar de Bolloré au Salon de Genève (source : « C dans l’air »)

 

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