Lundi 5 octobre 2009, 10:50 | in Technologies
Des microcaméras toujours plus petites

Millenium Park, Chicago (USA) - Photo : maxintosh (cc)
Si les microcaméras intégrées sur les téléphones portables commercialisés aujourd’hui ont fait d’énormes progrès, tant en termes de taille et de consommation que de coût, leur capacité de traitement demeure encore limitée. En fonction de la résolution, elles disposent d’une optique à focale fixe ou d’un ensemble autofocus, d’un nombre de pixels réduit et ne sont pas accompagnés de dispositifs de traitement. D’où l’intérêt du projet Minimage du pôle de compétitivité MINALOGIC.
Regroupant des chercheurs de l’équipe Prima de l’INRIA, que dirige le professeur James Crowley, de l’Université de Saint-Etienne et du CEA List et Leti, ainsi que les industriels STMicroelectronics, Saint-Gobain, Varioptic et Dx0, ce projet vise à mettre au point à l’horizon 2010 des microcaméras avec autofocus, des images pouvant aller jusqu’à 12 millions de pixels et des logiciels permettant de reconstruire l’image, de l’analyser et de l’interpréter pour offrir des services. Tout cela sur un processeur multicoeur sur puce avec un coût de fabrication de quelques euros.
Cette nouvelle génération de caméras s’appuie sur des innovations qui ont révolutionné les logiciels embarqués au cours des cinq dernières années et pour lesquels les équipes de l’INRIA, dont les chercheurs de Prima, sont en première ligne. “Nous avons développé un algorithme de calcul dit pyramide qui permet de réduire de façon très importante la complexité des calculs sans pour autant faire d’approximation”, explique James Crowley.
D’où la possibilité de réaliser des descriptions d’images ou de séquences d’images robustes, rapides et invariantes. Grâce à cet algorithme, la caméra d’un téléphone portable pourra par exemple détecter et extraire des visages dans un champ très grand et en fournir une image normalisée pour un téléphone visuel main libre. Autre possibilité pour un utilisateur, celle de scanner une image ou un texte en promenant son téléphone au-dessus, le logiciel reconstituant cette image ou ce texte en assemblant les séries d’images recueillies. “Les tests que nous avons effectués sur la détection du visage ont montré que cette solution est plus rapide que celle des concurrents, tout en utilisant beaucoup moins de mémoire”, précise le chercheur de l’INRIA.
Source : bulletins-electroniques.com
Pour en savoir plus, contacts :
INRIA/Grenoble - James Crowley : tél. +33 (0)4 76 61 53 96 - email : james.crowley@inria.fr
Rédacteur : ADIT - Jean-François Desessard - email : jfd@adit.fr
Lundi 25 mai 2009, 13:39 | in Technologies
La caméra qui tient sur une puce

Un capteur CCD de 5 megapixels - Photo jurvetson (cc)
En améliorant sa consommation d’énergie, la caméra tient sur une puce
“L’active pixel sensor” optimise la durée de vie des batteries des caméras portables sans fil en adaptant leur mode de consommation à la situation.
Des chercheurs de l’institut californien de technologie ont déposé une demande de brevet pour une caméra miniature sans fil programmable. La miniaturisation qui y est exposée est très poussée : la caméra tient sur une puce unique. L’exploit est surtout d’obtenir un outil capable de transmettre et de recevoir à distance des données en toute sécurité en optimisant l’utilisation de la batterie. Pour ce faire, la caméra en devenir - repérée par le New Scientist - fait appel à la technique de l’”active pixel sensor“, où les capteurs d’images sont indépendants les uns des autres.
Une meilleure allocation de la consommation
Les capteurs sont capables d’allouer efficacement l’énergie entre les différents composants en améliorant la qualité vidéo. Autrement dit, la puce va distribuer de l’énergie uniquement aux unités qui ont en besoin contrairement au système traditionnel qui va maintenir un haut niveau de performance en toute situation. Celle-ci a plusieurs modes de fonctionnement comme pleinement opérationnelle, en veille ou en réception. Elle est également capable de réduire la fréquence de captage des images pour diminuer la consommation.
Des usages militaires
Pour cela, la caméra intègre également un système de communication bidirectionnel qui la rend programmable aussi bien avant l’utilisation que pendant. Une partie de la recherche a été financée par l’armée américaine qui y voit des applications dans les drones, la surveillance et les opérations de reconnaissance. Pour les développeurs, ce système est à même d’améliorer les contrôles à la frontière et la lutte contre le trafic de drogue. Pour éviter que les transferts de données soient captés, elle utilisera un spectre de communication sécurisé avec une portée d’un kilomètre.







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