Mercredi 13 mai 2009, 11:02 | in Brèves
Des serpents de mer synthétiques pour transformer les vagues en électricité
Des serpents de mer synthétiques pour transformer les vagues en électricité
Lundi 4 mai 2009, 19:01 | in Environnement
Vers des éoliennes intelligentes ?

Eoliennes - photo PDXdj (cc)
Pour améliorer leur fiabilité et leur efficacité, les pales des éoliennes sont équipées de capteurs. Elles deviennent ainsi capables de s’adapter aux conditions météorologiques.
Les accéléromètres ont révolutionné les mobiles. Ils pourraient rendre aussi des services au secteur des technologies propres (cleantechs). Des ingénieurs de l’université de Purdue et du laboratoire national de Sandia ont en effet développé une technique qui, en combinant capteurs et logiciels, surveillent les forces exercées sur les pales. Le but est de rendre les éoliennes auto-adaptables et d’améliorer l’efficacité des turbines. Les chercheurs ont en effet trouvé un moyen de les rendre capables de s’ajuster automatiquement aux changements rapides des conditions météorologiques.
Allonger la durée de vie en diminuant l’entretien
Le système veut également rendre ces dernières plus fiables en fournissant des informations temps réel sur les différents risques de dommage que les grands vents engendrent. Ce qui représente des économies importantes en réparation et en entretien. Les capteurs sont des accéléromètres dits uniaxiaux et triaxiaux. Ils servent à mesurer les poussées en provenance de plusieurs directions, mais aussi la vitesse du vent, les vibrations, les tensions et torsades dues aux changements de pressions que le vent exerce sur les pales.

Eoliennes au nord de Palm Springs (USA) - Photo bossco (cc)
Des pales auto-ajustables
Ces données sont ensuite traitées par un logiciel installé dans l’éolienne. La prochaine étape est d’installer ces capteurs au moment de la construction afin d’avoir une surface de contrôle plus importante. Ainsi, les pales pourraient – à l’instar des ailes des avions – adapter leur aérodynamisme en fonction du vent afin de toujours avoir une vitesse de rotation optimale. Encore à l’état de recherche et de test, cette technologie semble intéresser de nombreux industriels.
Explosion d’une turbine par vent trop puissant. (Aarhus au Danemark)
Jeudi 30 avril 2009, 18:18 | in Société
Conférence TED en Europe : « la substance de l’invisible »

Conférence TED - Photo Jurvetson (cc)
« The substance of things not seen », la substance de l’invisible, de ce qui est caché, qui échappe encore à notre regard, tel est le fascinant thème de la prochaine conférence TED Global. Elle se tiendra à Oxford du 21 au 24 juillet.
Bertrand Piccard parlera d’un avion propulsé à l’énergie solaire et Jonathan Zittrain du futur de l’internet (et de comment le contenir). Les auteurs Naomi Klein (The Shock Doctrine) et Misha Glenny (McMafia) proposeront des lectures « non mainstream » de la réalité globale et partageront la scène avec Emmanuel Jal, enfant soldat devenu star du rap.
Le biologiste Éric Sanderson parlera de New York avant New York… en 1609. Une vision reconstituée avec une précision impressionnante. Qui pourrait se douter que le sens original de Manhattan est « l’île aux nombreuses collines » ?
Organisé par Bruno Giussani, directeur pour l’Europe des conférences TED, ce voyage conduisant des faces cachées du monde (souvent pour la seule raison que nous préférons les ignorer) aux technologies de pointe ne peut que piquer la curiosité.
Mais nées dans une Californie religieusement optimiste, l’esprit des conférences TED – Technology, Entertainment, Design – (rappelez-vous combien celle de février dernier à Long Beach m’avait fasciné ) pourrait faire flop en Europe. Le cynisme est plus prisé que l’innocence et le trio (gagnant là-bas) technologie-entreprise-philanthropie n’est pas aussi bien coté à la bourse de nos valeurs.
« L’enjeu, » m’a expliqué Giussani (un vieux complice que je respecte énormément), « est d’adapter l’ethos de TED et de sa longue tradition de compassion à la réalité internationale qu’on oublie moins facilement en Europe qu’en Californie. »
Bruno partage avec Chris Anderson, l’administrateur général, l’idée qu’il n’est pas vraiment utile de consacrer des ressources à ce qui n’est pas intéressant et qu’il est préférable de se pencher sur les solutions que sur les problèmes.
L’optimisme sera au rendez-vous donc, mais, pour gagner son pari, Giussani s’efforcera de le faire côtoyer conflits et autres tensions dont je m’étais permis, en bon européen, de remarquer l’absence à Long Beach.

Démonstration lors d'une conférence TED
Le choix de la ville d’Oxford est une autre façon de marquer la différence. La recherche sur les technologies de pointe (réacteur nucléaire le plus puissant du monde [correction: il s’agit du réacteur de fusion le plus puissant]) se fait dans un espace parsemé de buildings de plus de 700 ans. Pas facile à produire de l’autre côté de l’Atlantique…
TED à l’européenne pourrait bien produire une expérience dont j’ignore la substance, mais dont j’aimerais qu’elle soit plus répandue, plus… visible.
P.-S. – Que ceux qui ne peuvent y assister ne se découragent pas, les excellentes vidéos de présentations sont accessibles gratuitement et chacun peut les utiliser comme bon lui semble.
PPS –Giussani, le 28 avril au CCCB de Barcelone, dans une conférence qu’il organise.
Une conférence TED de JoAnn Kuchera-Morin: Tour the AlloSphere, a stunning new way to see scientific data
Une conférence TED de Laurie Garrett, Pulitzer winner: What can we learn from the 1918 flu pandemic?
Mardi 14 avril 2009, 00:08 | in Vidéo
Masdar City, la première ville zéro émission à Abu Dhabi
Masdar City, la première ville zéro émission de co2 et zéro déchet, en construction à Abu Dhabi.
Jeudi 2 avril 2009, 04:51 | in Environnement
Innover pour pérenniser notre énergie

Une rue à Manille (Philippines) Photo © Sinagoga
Les systèmes de distribution d’électricité se perfectionnent, tout comme les dispositifs qui la consomment. Aperçu.
Que ce soit dans les voitures hybrides, dans les circuits de distribution ou à la maison, les réseaux énergétiques tentent de prévenir les gaspillages. Pour cela, les universitaires et les producteurs tentent de leur insuffler de l’intelligence. Mieux, ils deviennent même capables d’apprendre. Quant aux capteurs, ils les aident à s’autoréguler.
Dans le même temps, les maisons et les bâtiments deviennent moins gourmands en énergies. Quant aux sites Internet, ils deviennent un support essentiel pour aider les entreprises et leurs salariés à prendre conscience de leur impact environnemental. De la maison au travail, les voitures équipées de capteurs arbitrent naturellement entre consommations d’essence et d’énergies « propre », afin de mieux protéger l’écosystème et d’optimiser les dépenses.
Parmi les nombreux thèmes, nous vous proposons un gros plan sur :
Consommer de l’énergie est affaire de communication
Au CES de Las Vegas de janvier 2009, Innergie et GreenPlug a présenté un adaptateur électrique baptisé mCube90G. Si nous en parlons dans cette colonne, c’est que ce produit est représentatif d’une innovation réelle. Il remplace un grand nombre des systèmes de conversion AC/DC par un seul intermédiaire entre les appareils électroniques nomades et le système d’alimentation (bâtiment, voiture, avion, etc.). Sont concernés aussi bien des ordinateurs portables que des téléphones mobiles ou encore des imprimantes, des caméras, etc. Les seules contraintes techniques sont que le dispositif alimenté doit consommer entre 18 et 21 volts et jusqu’à 65 watts.

La technologie GreenPlug, et à droite, le mCube90G
Plus de phantom power
En outre, il doit être équipé d’un écran LCD qui ne dépasse pas les 17’’. Mais le mCube90G n’est qu’un petit aperçu des potentiels de la technologie imaginée par Green Plug. Celle-ci donne aux constructeurs les moyens de rendre leurs produits électroniques conscients de leurs besoins énergétiques. Ils n’ont alors plus qu’à dialoguer avec leur base d’alimentation pour récupérer leur électricité. D’après Green Plug, cela évite aussi les gaspillages d’énergie liés à des charges – phantom power – alors que les batteries sont pleines ou quand l’appareil à alimenter est déconnecté de l’alimentation. Toute cette technologie est pour le moment encapsulée dans un processeur RISC commercialisé par le fournisseur.
Peu de recyclage dans le domaine
L’utilisation du protocole de communication – nommé GreenTalk – est libre, ainsi que la réplication du design de son connecteur universel. Car outre l’intelligence énergétique, ce système standardise également la conception des câbles d’alimentation. En plus d’économies certaines, entreprises et particuliers pourraient aussi faire un geste écologique. D’après les chiffres du fournisseur, 3,2 milliards de systèmes d’alimentation ont été fabriqués en 2008. Seuls 12,6% d’entre eux ont été recyclés sur le territoire américain. Seul gros frein, les constructeurs doivent adopter le système. La pression des consommateurs pourra donc uniquement accélérer le mouvement.
Un dossier complet :
- Mieux gérer son budget, c’est réduire son impact environnemental
- Les véhicules hybrides répartissent eux-mêmes leur énergie
- Réseaux énergétiques: un système qui s’adapte aux besoins
- Consommer de l’énergie est affaire de communication
- Quand la voiture devient une centrale électrique
- Tous les chemins mènent à des réseaux d’entreprise économes
- Accéder aux sujets « Cleantech/Environnement » sur les Parenthèses de L’Atelier
à découvrir sur le site de L’Atelier
![]()
La photo des alimentations électriques est signée Chris Jordan, un artiste engagé, qui vit à Seattle, dans l’état de Washington aux États-Unis. Il cherche à faire comprendre les enjeux du consumérisme occidental, en mettant en image les statistiques arides, souvent peu parlantes… (NDLR)








Derniers commentaires