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U3-X : une nouvelle façon de se déplacer

Photo : Honda (cc)

L'U3-X, le nouveau venu dans la panoplie robotique de Honda - Photo : Honda (cc)

Nom de code : U3-X. Créateur : Honda. Spécificité : une nouvelle façon de marcher… sans les jambes. À la suite du précurseur Dean Kamen et son Segway, le constructeur nippon sort de son labo un prototype dont il a le secret. Épuré, d’une ergonomie très étudiée, le U3-X est une sorte de chaise sur roues intelligentes, un « assistant personnel à la mobilité monoroue ». Pour se déplacer, il suffit du seul balancement de son corps pour lui indiquer dans quelle direction vous voulez aller. Il est capable de reculer ou d’avancer, mais également de se déplacer latéralement grâce à un ingénieux système de roues multifacettes.

Les technologies avancées impliquées dans la mise au point du U3-X,  s’inspirent des innovations d’Asimo : gestion de l’équilibre, système de déplacement « friendly », ici avec une roue motrice omnidirectionnelle… L’objet, qui ne pèse pas plus de 10 kilos, et supporte une batterie de type laptop rechargeable en une heure, peut foncer à 6 km/h. Honda continuera la recherche et le développement du dispositif incluant des expériences dans un environnement réaliste pour vérifier l’aspect pratique du dispositif. Un proto qui n’est donc pas encore destiné à la vente grand public, mais qui pourrait être déployé dans les aéroports ou les hôtels…

Le U3-X en détail et en action - Photo honda (cc)

Le U3-X en détail et en action - Photo Honda (cc)

Suivant la voie qu’il trace entre l’humain et le robot, Honda poursuit son innovation pour développer les prothèses qui vont donner corps au futur cyborg. Voit-on là, préfiguré en une synthèse robotisée, le futur de « l’humanité augmentée »…?

La panoplie roboto au complet - Photo : Honda (cc)

La panoplie de l'humain augmenté au complet présentée par un robot - Photo : Honda (cc)

Comme le montre la vidéo de démo ci-dessous, l’appareil accueille le passager sur une selle repliable, les pieds prenants appui sur des repose-pieds escamotables. Pour se déplacer, ce sont les inflexions du corps dans une direction ou une autre qui décide de l’orientation…
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Deux prototypes d’exosquelettes lancés par Honda

Deux prototypes d'exosquelettes lancés par Honda - Photo © Honda

Deux prototypes d'exosquelettes lancés par Honda - Photos © Honda

L’assistance robotique humaine évolue à grands pas. Notamment avec les exosquelettes, des doubles de métal de nos bras, de nos jambes ou de notre colonne vertébrale. Dernier en date, le « walking assist » de Honda.

Déambulation assistée, robot de marche, assistant exosquelette, les noms ne manquent pas pour désigner le futur de l’assistance robotisée humaine. Pour les personnes handicapées bien sûr, mais aussi pour les sportifs ou les ouvriers appelés à effectuer des travaux épuisants. Le premier, système léger (à gauche sur la photo), se porte sur les hanches et les cuisses et peut servir d’assistant à la marche, sur plusieurs kilomètres (2 heures d’autonomie à 4,5 km/h).

Le second (sur la droite de la photo), comporte en plus des « jambes exosquelettiques », associé à des chaussures. Développé par le constructeur automobile Honda depuis 1999, le « walking assist », ce système d’aide à la marche va être officiellement utilisé par le groupe médical Shinseikai, à l’hôpital Kasumigaseki Minami (Japon).

L’objectif de cette collaboration est d’aider les personnes handicapées lors des phases de rééducation ou encore aux personnes âgées qui ont des difficultés à se déplacer. Ce dispositif robotique, qui pèse 6,5 kg (batteries et chaussures incluses), doit beaucoup à la recherche menée sur l’humanoïde ASIMO, qui a permis à Honda de recueillir de précieuses données sur la marche, l’équilibre et le retour d’effort. En appliquant un contrôle coopératif basé sur les informations obtenues à partir de capteurs d’angle de hanche, les moteurs pilotés par processeur fournissent l’assistance « musculaire » optimale.

Les applications de l’exosquelette en vidéo :

Contrôler un robot par la pensée

Honda, ATR and Shimadzu Jointly Develop Brain-Machine Interface. © 2009 Honda Motor Co., Ltd.

La machine de contrôle du robot développée par Honda, ATR et Shimadzu. © 2009 Honda Motor Co., Ltd.

Honda vient d’annoncer la mise au point de la première interface homme-machine commandée par la pensée, appliquée à un robot humanoïde. Ce dispositif technologique a été développé conjointement avec la société japonaise Shimadzu basée à Tokyo et l’institut de recherche ATR.

L’interface est basée principalement sur deux enregistreurs électro-encéphalographiques (mieux connu sous le nom de EEG), qui mesurent l’activité électrique dans le cuir chevelu, d’un ordinateur puissant et des algorithmes innovants, associés à un système de spectroscopie proche infrarouge (SPIR) pour mesurer les changements de débit sanguin cérébral. Tout ce que l’utilisateur doit faire est de porter un casque équipé de ces capteurs et d’imaginer une des quatre représentations prédéterminées correspondantes à une partie du robot (main gauche, main droite, langue, pieds) qu’il veut se faire mouvoir.

Honda, ATR and Shimadzu Jointly Develop Brain-Machine Interface. © 2009 Honda Motor Co., Ltd.

Système de mesure de l'activité cérébrale. © 2009 Honda Motor Co., Ltd.

Lors des premiers essais, et ce grâce aux algorithmes nouvellement créés, les ingénieurs de Honda déclarent que le robot Asimo a effectué correctement le geste pensé, tel que lever la main ou avancer un pied, dans 90 % des cas. À terme, le but est de pouvoir commander par la pensée des «objets intelligents», sur la base d’actions simples comme fermer une porte de voiture, allumer sa télé ou piloter une souris d’ordinateur…

Honda, ATR and Shimadzu Jointly Develop Brain-Machine Interface. © 2009 Honda Motor Co., Ltd.

Interfaces du système de commande du robot. © 2009 Honda Motor Co., Ltd.

« Nous n’en sommes qu’au stade initial, mais nous caressons le rêve d’intégrer un jour cette technologie dans diverses machines », reconnaît, Yasuhisa Arai, directeur de l’institut de recherches de Honda.

Comme le rappelle la dépêche de l’AFP, au Japon, «ces systèmes sont destinés à seconder l’humain dans son quotidien ingrat : les robots japonais n’attendront pas qu’on leur ordonne à haute voix de débarrasser la table pour se mettre au travail: il suffira d’y penser et ils passeront à l’acte.»

 

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