Vendredi 4 septembre 2009, 01:01 | in Brèves
Premier chargeur solaire pour iPod
Le premier chargeur solaire pour iPod et iPhone avec un licence d’Apple. Very EcoFriendly
Mardi 23 juin 2009, 11:37 | in Culture numérique
De retour chez Apple, la cinquième vie de Steve Jobs

Steve Jobs et Bill Gates a "D5: All Things Digital" conference de la Silicon Valley en 2007 - Photo Joi Ito
Ainsi, revoilà Jobs. Pas le pastiche, le vrai. A en croire le Wall Street Journal, il aurait même subi une greffe du foie. Eveillé. Prêt à entamer une cinquième vie.
Les trois premières (Macintosh, Pixar, iPod), j’avais essayé de les esquisser dans le portrait paru il y a cinq ans et reproduit ci-après. Depuis, il y a eu l’iPhone, et ses applications. Cette semaine, il reprend le boulot: on l’a aperçu sortant du siège d’Apple ce lundi.
Une fois de plus, Jobs revient tel l’enfant prodigue, lui qui, abandonné à ses premiers jours, a grandi, adopté par un couple de la classe moyenne de Mountain View. A quoi ressemblera le prochain épisode?
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Janvier 1984, un Américain mal rasé annonce la sortie d’une machine de 7 kilos, le premier ordinateur avec écran couleur: il le baptise Macintosh. Le jeune homme fait la couverture deTime Magazine et beaucoup d’envieux. Vingt ans plus tard, Steven Paul Jobs, patron d’Apple, a écoulé plusieurs dizaines de millions de Mac et a lancé en Europe le mini-iPod, une version miniature – un paquet de cigarettes – d’un baladeur numérique capable d’enregistrer jusqu’à 1 000 chansons à partir d’un site Internet. Le lancement était prévu en mars 2004, mais ce petit bijou électronique a rencontré un tel succès aux Etats-Unis que les usines ne pouvaient fournir le Vieux Continent à temps. A la surprise générale, Jobs et sa bande ont alors démontré qu’il était possible de vendre de la musique en ligne – 99 centimes d’euros par chanson – sur le site iTune Music Store.
L’alter égo de Jackie Onassis
Impossible de caractériser Jobs en quelques lignes. D’abord parce qu’il se surprotège. Capable de faire attendre plus de trois heures un journaliste venu spécialement d’Europe, pour ne lui accorder qu’une entrevue de cinq minutes, où, entre deux soupirs, il élude la majorité des questions. « Ce mec, c’est, dans les affaires, l’équivalent masculin de Jackie Onassis en politique: un être incontournable, qui a marqué son temps, mais dont personne n’a percé les vrais ressorts », explique Alan Deutschman, journaliste à Vanity Fair et auteur de La Seconde Vie de Steve Jobs. Ensuite, parce qu’il est complexe, difficile à ranger dans une catégorie. « Il a la créativité de Sergey Brin et de Larry Page, les deux fondateurs de Google, l’expérience du fabricant d’ordinateurs Michael Dell, et la pugnacité de Carly Fiorina, la patronne de Hewlett-Packard », admire un responsable de l’institut d’études américain Forrester Research.
Bref, on n’est guère plus avancé. Par où commencer? Un mot (inévitable) sur son apparence? Qui, du fait de ses éternelles baskets blanches New Balance, jure avec celle des grands patrons. De ses goûts culinaires, végétariens depuis son voyage en Inde alors qu’il avait 20 ans? De son idylle supposée, à l’époque, avec Joan Baez? Autant d’éléments qui ont fait de lui le bad boy de l’informatique. Ou bien de sa maison très Vieille Angleterre achetée au cœur de Palo Alto, en Californie, où, depuis qu’il est père de quatre enfants, il mène une vie bien rangée, son coupé Mercedes dans le garage.
Un caractère de cochon
En fait, pour croquer le bonhomme, mieux vaut retracer son parcours. Celui d’un insatisfait qui n’envisage son existence que comme une suite effrénée de projets, menés à bien ou avortés, peu importe. « La vie est courte. Et nous allons tous mourir bientôt. Si l’on veut agir, c’est maintenant », répète-t-il à l’envi. Il est né en 1955. Enfant abandonné, Steven Paul est adopté par Paul et Clara Jobs de Mountain View, une ville sans histoire de Californie. Steve a une sœur biologique, Mona Simpson, qui deviendra romancière à succès (Anywhere but Here, A Regular Guy), il ne la rencontrera que beaucoup plus tard. L’enfance est bien tranquille. A 17 ans, « parce qu’il s’ennuie », la légende dit qu’il appelle – chez lui! – William Hewlett, pour lui demander ce qui l’a poussé à monter son entreprise. Contre toute attente, le cofondateur de Hewlett-Packard ne lui raccroche pas au nez, mais, amusé, lui propose un stage.
C’est là que Jobs rencontre Steven Wozniak, passé par Berkeley. « La première personne qui s’y connaissait plus en électronique que moi », reconnaîtra Jobs par la suite. A l’époque, en 1976, Steve a 21 ans, Woz 26. Ils s’entendent si bien qu’ils passent leurs week-ends à bidouiller, dans le garage du père de Steve, l’Apple I, le premier d’une longue lignée d’ordinateurs personnels. Jobs a l’idée saugrenue de brancher sur cet écran une «souris», une invention tout juste sortie des labos de Xerox. Cela plaît. En 1980, la firme entre en Bourse et recrute. Jobs s’est mis en tête de débaucher comme directeur John Sculley, un cadre qui fait des merveilles chez Pepsi. Et l’aborde ainsi: « Dis-moi, John, tu préfères passer le reste de ta vie à vendre de l’eau sucrée ou bien à changer le monde? » Tope là! « Ses propos naviguaient entre une nonchalance désarmante et des arguments qui partaient dans tous les sens. A chaque fois, pourtant, il possédait le talent d’emporter l’adhésion du plus sceptique », se souvient Sculley. La même année, Jobs lance sans grand bonheur l’ordinateur Lisa – du nom de sa première fille – mais surtout le Macintosh, avec le succès que l’on sait. Tout va bien. Sauf que le caractère de cochon de Jobs le rend odieux. « Capable d’organiser une soirée très chic à l’opéra ouverte à tous. Puis de ne plus prononcer un mot une semaine durant», raconte un ancien collaborateur. La tension monte, notamment avec Sculley, qui, devenu très influent, le pousse vers la sortie en 1985.
Beaucoup disaient Jobs fini
L’histoire aurait pu s’arrêter là. Beaucoup disent alors Jobs fini, que l’ex-petit prodige n’était qu’une fausse valeur, qui va profiter de son pactole pour faire un nouveau tour du monde. Mais il déjoue tous les pronostics. Pas de retraite dorée pour lui. Il rachète Pixar, une société de réalisation alors en difficulté au producteur George Lucas (La Guerre des étoiles). Jobs met pour cela 10 millions de dollars sur la table, un investissement que peu prennent au sérieux. Quinze ans plus tard, la firme qui a produit le Le Monde de Nemo et Toy Story en vaut bien plus. « Nous ne dessinons pas des contes de fées, mais des histoires d’aujourd’hui », lâche-t-il pour expliquer ce succès.
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En 1986, Steve l’infatigable crée Next (au suivant, en anglais), une compagnie qui, espère-t-il, va inventer l’ordinateur idéal pour les étudiants. Seules 50 000 unités seront vendues, et plus cher que prévu. C’est un échec, mais, pourtant, à ce moment-là, il va réussir son coup de maître, persuader Apple, grâce à des amis encore dans la maison, de racheter Next et sa technologie. Non seulement cela le sauve, lui, de la faillite, mais il revient, tel le fils prodigue, dans la société qu’il a cofondée. Au départ, il occupe des postes insignifiants, mais cela ne dure pas, car Gilbert Amelio, le nouveau patron d’Apple, un financier qui ne pense qu’à réduire les coûts, est de plus en plus critiqué en interne. Jobs, lui, est applaudi à chaque présentation de produits. Peu de temps après, Amelio est remercié – «Jobs n’est qu’un assoiffé de pouvoir!» dira-t-il. Et voilà, début 1997, Steve derechef aux commandes.
C’est un nouveau Jobs qui se dévoile alors. « Il demande des conseils autour de lui et, surtout, en tient compte; il a beaucoup appris de ses erreurs », observe Regis McKenna, un gourou de la communication dans la Silicon Valley. «Il a gagné en finesse», confirme Jean-Louis Gassée, qui le connaît bien puisqu’il avait lancé la division française d’Apple en 1989. La firme, qui a frôlé plusieurs fois la faillite, est alors en pleine forme. Elle vend davantage d’iPod que d’ordinateurs! Plus de 805 000 pendant le premier trimestre 2004, neuf fois plus que l’année précédente. Assez pour faire bondir sur le prmier trimestre de 2004 de 29% les ventes (1,9 milliard de dollars) de cette firme de 10 000 salariés.
Deux semaines pour choisir une machine à laver
Et si Jobs rencontre un tel succès, c’est qu’il se vit comme un artiste. « Il a créé les premiers ordinateurs indigo, mandarine, myrtille... », rappelle un consultant. « Il a une certaine grâce dans l’imagination. Il préfère une ligne épurée à un tableau de Jackson Pollock », complète Jean-Louis Gassée. Cela le poursuit même à la maison. « Quand il a dû changer de machine à laver, il a réfléchi deux semaines entières sur l’esthétique de l’appareil à acheter », se rappelle un proche.
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Cette recherche vire parfois au harcèlement. « J’ai travaillé au côté de Jobs durant deux ans; le plaisir a vite laissé place à l’horreur: il hurlait parfois en pleine nuit au téléphone », se rappelle Alice, une ancienne employée de Next. Avec plusieurs amis, elle fair partie desWorkaholics Anonymous, une association d’adultes anéantis par une vie professionnelle difficile. Aujourd’hui retranchée dans une résidence arborée, Alice s’est mise à la peinture…
Lui n’est pas près de raccrocher. « Si vous regardez bien, Jobs a eu trois vies. D’abord celle de l’inventeur de l’ordinateur personnel, où il a dû se frayer un chemin différent de celui de Microsoft. Ensuite, celle du cinéma avec Pixar. Et puis celle du triomphe de du mini-iPod, où il a inventé le concept de musique payante sur Internet. Y en aura-t-il une quatrième? Autour du sans-fil peut-être ?» en vient alors à s’interroger l’institut d’études Gartner Group.
Jobs assure que ce n’est plus l’argent qui le fait courir. «Je « pesais » plus de 1 million de dollars à 23 ans. Plus de 10 millions un an plus tard, et plus de 100 à 25. Si je faisais cela pour l’argent, je me serais arrêté.» Ou encore: «Je ne suis pas un bon investisseur. Mon objectif n’est pas d’être le plus riche du cimetière.»
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Mardi 19 mai 2009, 13:05 | in Vidéo
Un robot iPhone
Humanoid Robot (KHR-2HV) with iPhone (iPod touch) Head
Jeudi 7 mai 2009, 06:01 | in Gadget Lab
e-book : un nouveau Kindle grand écran

Le Kindle DX d'Amazon - Photo © engadget
Le Kindle grand écran qui doit sortir ces jours-ci a un nom : Kindle DX. Endgaget en publie des photos. Il a un écran de 9,7 pouces (un peu moins de 25 cm en diagonale) sensiblement plus grand que la version antérieure (un peu plus de 15 cm).
À la différence des deux précédents, il pourrait permettre les connexions WiFi ce qui le rendrait beaucoup plus utilisable et permettrait son utilisation hors des États-Unis. La première annonce, faite par le New York Times (qui ferait partie de l’opération), a fait frémir les journaux d’aise, car un écran plus grand permet d’insérer de la pub.
Lancé à l’université Case Western Reserve de Cleveland le mercredi 6 mai, le Kindle DX semble tout aussi conçu pour les manuels scolaires et universitaires que pour les périodiques.
La taille de l’écran (qui permet aux journaux d’envisager de la pub) permet notamment de publier les graphiques et les tableaux dont sont remplis les livres scientifiques. Amazon a passé accords avec plusieurs éditeurs et, selon le Wall Street Journal, au moins une université s’apprête à distribuer des Kindle DX à certains étudiants et à comparer leurs résultats avec ceux obtenus par les autres.
Des expériences réalisées ailleurs avec le Sony Reader avaient donné des résultats peu encourageants, en raison notamment du manque de navigabilité. Le Kindle 2 est déjà bien plus maniable que la première version. On peut espérer que le DX sera encore supérieur. Il est question d’un navigateur plus performant ce qui ne serait pas une mauvaise chose.
Je crois plus au succès de son utilisation sur le marché énorme des livres scolaires qu’au rôle déterminant d’un tel appareil pour sauver les journaux. Il suffit de convaincre un nombre limité de responsables institutionnels (et non pas un nombre considérable d’utilisateurs).Cela permet aussi de mettre à jour les manuels chaque année sans devoir les réimprimer.
La nouvelle mérite d’autant plus qu’on s’y arrête que le quotidien new-yorkais semble devoir faire partie de l’opération. L’intérêt d’un tel « bouquineur » pour la presse est double. Sa taille permet de disposer d’assez de place pour que la pub ne gêne pas trop la lecture.
Plus important encore, les deux premières versions ont fait la preuve qu’il y a un marché pour la vente de blogs et de journaux à des prix allant jusqu’à 15 dollars par mois (c’est le cas du Monde.fr qui y jouit d’un joli succès ; certains quotidiens peuvent être achetés au numéro : 75 centimes de dollar pour le New York Times).

Un autre acteur, Plastic Logic veut mettre à disposition des lecteurs digitaux de journaux pour la fin de l'année - D.R.
Ça excite énormément les périodiques qui y voient une opportunité de revoir leur stratégie électronique et de revenir au payant. LeMonde.fr est accessible sur le Kindle au prix de 15 dollars US par mois. Mais, attention, le génie de l’iPhone (qui est dans toutes les têtes) c’est iTunes et son AppStore. L’appareil compte moins que le modèle économique dans lequel l’achat se fait en douceur (il suffit de cliquer sur un bouton alors que la carte de crédit, déposée une fois pour toutes est débitée au coup par coup) et le prix est relativement raisonnable.
Frédéric Filloux insiste sur le premier point dans sa MondayNote. J’estime, en ce qui concerne le second, que le prix d’un article ne devrait pas dépasser les 10 centimes et peut-être moins.Ce genre d’estimation (à la louche, mais que je peux expliquer) fait généralement hurler mes interlocuteurs.
Et vous… Seriez-vous disposés à payer ? Combien par article ? Par mois ?
Lundi 30 mars 2009, 04:28 | in Economie
Quand la France n’est que 23e mondiale…

Pourquoi ne pas réussir dans le high-tech comme on le fait dans le spatial ? - CNES/ESA/Arianespace
Question technologies, c’est plutôt inquiétant, et cela ne semble pas près de s’arranger… Et si nous avions un peu pris de haut, et dévalorisé, la simple production, dans l’industrie lourde comme dans le high tech ?
Rendu public début mars, le classement a été accueilli, de la part de nos élites, par un silence gêné. Établi par l’Union internationale des télécommunications, il hiérarchise les pays en fonction de leur degré d’équipement et de leur compétence technologique. La France, 5e puissance économique mondiale, arrive en… 23e position. Derrière Macao et bien après l’Autriche. Certes, il ne s’agit pas du premier état des lieux alarmiste sur la situation du high-tech français. Du clairvoyant rapport Minc-Nora, publié en 1967, au plus récent plan Besson, en passant par les préconisations Jouyet-Lévy (2007), la production d’analyses réclamant une marche forcée de notre pays vers l’économie numérique est devenue un sport national.
S’est-on, pour autant, tourné les pouces ? Pas vraiment, à en voir la quantité de mesures adoptées ces trente dernières années. C’est davantage leur efficacité qui est en cause. Un constat d’autant plus cruel que le secteur – 50 000 entreprises dans l’Hexagone – se révèle stratégique, en période de sévère récession. N’est-il pas à même d’apporter, au bas mot, un demi-point de croissance, chiffrait déjà la ministre de l’Economie, Christine Lagarde, en 2007 ? « Si on ne fait rien, on va se priver de 1 million d’emplois ! » s’enflamme, de son côté, la Fédération des industries électriques, électroniques et de communication.
Une urgence amplifiée par les dernières nouvelles du front, qui ne sont pas particulièrement réjouissantes. Après avoir échappé – heureusement – à la revente pour « 1 franc symbolique » au coréen Daewoo, au milieu des années 1990, le groupe Thomson, qui, bien aidé par ses précieux brevets aux États-Unis, a connu depuis un joli parcours, se retrouve de nouveau fragilisé. Quant à l’équipementier télécoms Alcatel, il devra accumuler un paquet de contrats, comparable à celui signé avec Verizon en février ou, plus récemment, avec China Unicom, pour se remettre de la fusion mal pensée avec Lucent, en 2006, qui a diminué sa taille d’un cinquième.
Non seulement les champions historiques sont sur le déclin, mais le pays n’a pas su en faire émerger de nouveaux. Aux États-Unis, la majorité des leaders actuels (Microsoft, Google…) n’existaient pas il y a trente-cinq ans. À la différence de la France, où les Vivendi (ex-CGE), Orange (France Télécom), Lagardère ou Bouygues tiennent toujours le haut du pavé. Et la croissance fulgurante de start-up (Exalead, Free, Vente-privée.com…) ne débouche pas encore sur la naissance d’un nombre suffisant de géants mondiaux : Dassault Systèmes ou encore Ubisoft apparaissent ainsi comme des exceptions. Certes, le secteur compte quelques sociétés de services phares (Capgemini, Altran…). Mais l’un des joyaux de l’Hexagone, Business Objects, est tombé, fin 2007, dans l’escarcelle de l’allemand SAP.
Dès lors, d’où viendra la relève ? Notre pays ne manque pas de talents : nos ingénieurs, les mathématiciens comme les designers, continuent à être plébiscités à l’étranger. Ni d’idées : les projets foisonnent. Mieux, il est administrativement plus facile de créer une entreprise en une journée depuis l’entrée en application, le 1er janvier, du dispositif « auto-entrepreneur ». Pas moins de 75 000 créateurs de projets s’y sont d’ailleurs engouffrés.
Même l’accès aux premiers financements a été singulièrement facilité. « Grâce à la loi sur le pouvoir d’achat, qui permet aux riches ménages de soustraire de l’impôt sur la fortune jusqu’à 50 000 euros investis dans une start-up, j’ai converti des pharmaciens à l’actionnariat privé », se réjouit Franck-David Colin, fondateur du site d’intermédiation Faisonsaffaire.com. « Rien que pour cet avantage, je ne m’oppose plus à l’existence de l’ISF », plaisante Denis Payre, cofondateur de l’association patronale Croissance Plus, par ailleurs ferme défenseur du bouclier fiscal.
Si elle a été au rendez-vous, l’aide publique gagnerait cependant à être mieux allouée. « À travers une dizaine de secteurs clefs », préconise-t-on à la Fieec, citant par exemple l’e-santé ou les technologies durables… Et aussi géographiquement. C’est la conviction de Bernard Charlès, directeur général de Dassault Systèmes, qui appelle à une concentration du nombre de pôles de compétitivité : lancées en 2005, ces « zones de priorité d’investissement » sont aujourd’hui au nombre de 71 sur le territoire…
Pour atteindre une taille critique, c’est aussi et surtout de commandes sonnantes et trébuchantes que les jeunes pousses ont besoin. Une idée trottait dans la tête de nos dirigeants depuis longtemps : répliquer en France le Small Business Act, un texte en vigueur aux États-Unis depuis 1953 et qui garantit aux PME un minimum de 20 % des commandes publiques, ainsi que l’obligation de raccourcir le délai de règlement des factures. Or, à l’issue de sa présidence de l’Union, fin 2008, la France n’a réussi à faire avaler à l’Europe qu’une demi-mesure. « Dans l’état actuel des choses, les dispositions sont uniquement incitatives », regrette Olivier Ezratty, consultant en innovation et professeur à l’École centrale de Paris.
Une erreur : dévaloriser la fabrication
Reste que l’État ne peut pas tout faire. L’industrie française paie aussi ses erreurs stratégiques, comme la dévalorisation, au début des années 2000, de la fabrication. Nombre de nos industriels doivent amèrement regretter d’avoir cédé trop facilement à la mode du « fabless » pour répondre à la concurrence asiatique. C’est le modèle inverse qu’a choisi Apple. Devenu constructeur de mobiles avec l’arrivée de l’iPhone, la firme californienne a gardé le contrôle de ses sous-traitants, même s’ils opéraient en Asie. Car c’est bien la mainmise sur la production qui permet constamment d’enrichir l’offre logicielle et donc de monter en gamme. Une option que n’a pas négligée, à raison, Violet, le fabricant français de Nabaztag (voir Mir:ror). Ou encore la PME Archos. Au départ simple fabricant de baladeurs numériques multimédias, cette entreprise industrielle, née en Haute-Loire en 1988, est devenue il y a quatre mois constructeur de netbooks, de légers ordinateurs connectés à Internet. Renouant avec un rêve qui fait aujourd’hui malheureusement figure d’exception : devenir un géant de l’électronique… issu de l’Hexagone.
le 27 mars 2009
Légende photo Ariane : Décollage du lanceur Ariane 5 ECA, vol 164 le 12 février 2005 depuis le Centre spatial guyanais.
Avec la qualification de la dernière version du lanceur européen, Ariane 5 ECA devient un des lanceurs les plus puissants du monde. (CNES/ESA/Arianespace/CSG Service Optique, 2005)
Lundi 23 février 2009, 08:00 | in Economie
iPhone vs BlackBerry : grand public vs entreprise

L’un des plus grands “chambardements” induits par l’arrivée du Web 2.0 et des “digital natives” est lié à l’innovation.
Depuis le début des années 2000, l’innovation a changé de camp :
- L’essentiel des produits informatiques et télécoms innovants est introduit en priorité dans le grand public.
- L’essentiel de l’innovation dans les usages de ces outils se fait dans le grand public.
Pour les entreprises, ce double changement a “simplifié” l’innovation !
“Innover, pour une entreprise, consiste à importer, dès que possible, les outils et usages du grand public derrière son firewall.”
J’ai quand même réussi à dénicher une innovation récente qui a commencé sa carrière dans l’entreprise : le BlackBerry !
Boxing iPhone vs BlackBerry Ceci va donner lieu, dans les mois qui viennent, à un combat passionnant entre :
- Le BlackBerry, qui ayant conquis l’entreprise, s’attaque au grand public avec son produit “tactile” Storm.
- L’iPhone, après s’être imposé très vite dans le grand public, commence à s’infiltrer dans des entreprises ; tous les collaborateurs de Revevol en sont équipés depuis le début de l’année 2009.
Je vous propose de faire une analyse stratégique de cette future bataille ; je pense en effet qu’elle sera emblématique d’une question que vont se poser tous les fournisseurs :
Entreprise ou grand public : D’où viendront les innovations qui vont s’imposer, demain ?
Le BlackBerry, succès professionnel

Bravo, RIM ! Cette société canadienne a connu une exceptionnelle réussite, grâce à une famille de téléphones professionnels qui sont devenus les “must” de tous les dirigeants du monde entier.
RIM a eu l’intelligence d’innover, en mettant au point ce que les Américains appellent la “killer app”, l’application à succès qui a “créé de la valeur” pour les clients visés, les dirigeants d’entreprise.
Cette application, c’était le “push mail”, la possibilité pour un manager de recevoir sur son Blackberry tous ses courriels sans avoir à faire la moindre manipulation, et l’on sait à quel point la grande majorité des dirigeants étaient (sont ?) mal à l’aise avec les outils informatiques.
Ceci a permis à RIM de commercialiser, non seulement le terminal, mais aussi, et surtout, un service de “push Mail”, vendu, fort cher, aux grandes entreprises et à leurs DSI.
Le summum du buzz ? Le grand débat qui agite actuellement les États-Unis : Barack Obama pourra-t-il garder son “cher” BlackBerry ?
C’est bien sur la sécurité des échanges qui inquiète les spécialistes !
Le succès professionnel du BlackBerry est indéniable : la recette de RIM était excellente :
- Une innovation dans les “usages”, le “Push Mail”.
- Un confort d’usage qui évitait à des dirigeants débordés d’avoir à faire l’”effort” de consulter leur boîte aux lettres, leurs courriels venant directement à eux.
- Avoir ciblé le marché des grandes organisations, prêtes à payer, fort cher, un service que demandaient les dirigeants.
L’iPhone, succès grand public
Il y a plus de deux ans, le 9 janvier 2007, Steve Jobs annonçait l’iPhone à Macworld.
L’iPhone, un concentré d’innovations, créait une rupture sur le marché des smartphones ; il y a un avant, et un après iPhone !
Les équipes d’Apple ont imaginé un produit de rupture ; les deux éléments qui ont fait la différence sont, à mon avis :
- Une ergonomie exceptionnelle, en majorité tactile.
- Le premier smartphone équipé d’un véritable navigateur, permettant une navigation confortable sur le Web.
Fille attente IPhone Le succès de l’iPhone dans le grand public a été immédiat, et mondial.
Dans le monde entier, de longues files d’attente se sont formées devant les points de vente, les premiers jours de commercialisation.
Succès ?
Début 2007, Apple n’avait jamais vendu un seul téléphone !
BlackBerry vs iPhone market share Fin 2008, en deux ans, l’iPhone est devenu le numéro deux mondial du marché des smartphones, seul le… BlackBerry est encore devant.
Si les tendances se confirment, l’iPhone pourrait dépasser le BlackBerry avant la fin de l’année 2009.
Succès ?
Satisfaction smartphone Une enquête récente mesure le niveau de satisfaction des utilisateurs de téléphones portables aux USA.
En tête, et de très loin : l’iPhone.
Fin 2008, l’immense majorité des utilisateurs d’iPhone sont dans le grand public. Rares sont les entreprises qui ont accepté cet outil dans la panoplie des objets “autorisés” par la direction informatique.
2009, l’année du “clash”
Janvier 2009 : tout est prêt pour un grand combat entre les deux leaders du marché des smarphones :
- Le BlackBerry va défier l’iPhone sur le marché du grand public.
- L’iPhone va défier le BlackBerry sur le marché des entreprises.
BlackBerry ? iPhone ? Qui va gagner ? Qui sera capable de prendre des parts de marchés importantes dans le territoire de l’autre ?
En utilisant, une fois de plus, le modèle d’innovation de Christensen, je vous propose d’évaluer les chances de succès de nos deux champions.
BlackBerry, succès grand public ?
Oublions les BlackBerry d’ancienne génération ; ils n’ont aucune chance de réussite sérieuse sur ce marché.
Storm SFR C’est donc avec le Storm, son premier smartphone “tactile” que RIM attaque le marché grand public ; en France, SFR est le premier opérateur à le proposer, en exclusivité.
Cet accord avait été signé quand Orange avait l’exclusivité de l’iPhone. Si comme c’est probable, SFR est autorisé, dans quelques semaines, à distribuer aussi l’iPhone, il sera “intéressant” de suivre la nouvelle stratégie de cet opérateur qui saura très vite lequel des deux smartphones a les faveurs du public !
Quels sont les avantages concurrentiels potentiels du BlackBerry dans le grand public ?
Réponse simple : aucun !
Regardons, objectivement, ce qui faisait la valeur du BlackBerry en entreprise :
- Push mail : valeur nulle pour des personnes qui utilisent toutes un Webmail et peuvent lire leurs mails directement avec le navigateur.
- Accès à ses courriels Exchange et/ou Lotus Notes : aucune valeur.
- Service sécurisé d’envoi des courriels : il n’existe pas une seule personne prête à payer, sur ses propres deniers, ce service.
BlackBerry Storm L’éventuel acheteur, à titre personnel, d’un Storm fera, c’est évident, la comparaison avec l’iPhone.
Digitalworld a publié une étude détaillée du BlackBerry storm ; son titre n’a rien “d’excitant ” :
“un mobile tactile sans grande fantaisie”.
Cet article, et beaucoup d’autres ont mis en évidence deux lacunes importantes :
- Une interface tactile basique ; l’ergonomie des logiciels et des interfaces est une spécialité d’Apple, difficile à égaler.
- Pas de Wi-Fi : c’est, à mon avis, une absence inacceptable pour un smartphone, aujourd’hui.
Résumons :
- Aucun avantage concurrentiel, aucune innovation de ‘”rupture”.
- Moins performant dans les domaines qui ont fait le succès de son concurrent, déjà leader sur son marché.
Mon diagnostic : échec du BlackBerry sur le marché grand public.
iPhone, succès en entreprise ?
Mac_vs_pc Depuis de très nombreuses années, la stratégie d’Apple vis-à-vis des entreprises est limpide : “Si vous souhaitez utiliser mes produits, en l’occurrence les postes de travail Macintosh, j’en serai ravi, mais ne comptez pas sur moi pour faire des efforts démesurés pour vous convaincre”.
Les campagnes publicitaires d’Apple à la télévision, caricaturant les utilisateurs de PC dans les entreprises, n’ont surement pas aidé cette migration !
Que peut-il se passer, en 2009, dans les entreprises ?
Trois facteurs importants peuvent jouer en faveur de l’iPhone :
- Le cycle de renouvellement des téléphones portables est beaucoup plus rapide que celui des PC.
Orange et iPhone 2 – Les adhérences aux applications existantes sont faibles, seule la messagerie est concernée et l’iPhone peut, aujourd’hui, dialoguer avec Exchange et la majorité des autres solutions professionnelles;
- Les grands opérateurs téléphoniques peuvent assurer la promotion, le marketing et la commercialisation de l’iPhone professionnel auprès des grandes entreprises.
Quels seront, au sein des entreprises, les principaux acteurs qui pourraient contribuer au succès ou à l’échec de l’introduction des iPhones ?
- Les managers déjà équipés d’un BlackBerry : dans une première étape, il ne faut surtout pas toucher à leur gadget favori.
- L’immense majorité des collaborateurs qui n’ont pas de BlackBerry, encore réservé à l’élite. Ce sont eux, les “non-consommateurs”, qui devraient être la cible prioritaire pour l’iPhone en 2009.
C’est d’autant pus intéressant qu’ils peuvent utiliser l’iPhone pour accéder à leurs courriels et au Web sans avoir besoin du service Blackberry de Push mail, dont les coûts sont dissuasifs.
- Les DSI : ils peuvent jouer un rôle de frein ou d’accélérateur dans la promotion de l’iPhone. Chacun choisira son camp !
- Les opérateurs téléphoniques : toutes les études l’ont confirmé : les utilisateurs d’iPhone “consomment” 4 à 5 fois plus de Web que ceux des autres smartphones. Ils devraient assurer une forte promotion des iPhones professionnels, qui feront exploser les usages de l’Internet Mobile dans les entreprises.
Frustration Je reviens un moment sur la démarche “astucieuse” qui consiste à équiper en priorité d’iPhones les collaborateurs sans BlackBerry.
Ceci devrait, rapidement, générer de la “frustration” auprès des dirigeants “BlackBerrisés” qui seront très vexés de constater que leurs collaborateurs sont équipés d’un outil plus valorisant, plus “cool”.
Ils viendront alors exiger que l’on remplace leur ancien outil par un iPhone, alors qu’ils auraient refusé tout changement qui leur aurait été imposé !
Mon pronostic : succès de l’iPhone dans le monde professionnel
Business lunch 2 Dans quelques mois, lors d’un déjeuner d’affaires entre dirigeants, poser sur la table son Blackberry fera terriblement “ringard” quand les autres convives dégaineront leur iPhone !
Ce jour-là, RIM aura du souci à se faire !
KO Si ce double scénario se confirme en 2009, échec du BlackBerry dans le grand public et forte percée de l’iPhone dans les entreprises, ce sera la preuve définitive qu’il n’y aura plus d’innovations majeures dans le domaine des technologies de l’information qui font en priorité leur entrée sur le marché professionnel.
Un K.O. sans appel !
Source de la note ici.
Photos : © Apple ® ; RIM ® ; Iafrate (gros plan); Orange ®
Vendredi 6 février 2009, 15:11 | in Gadget Lab
Un téléphone mobile 100 % mains libres

Piloter son ordinateur ou son mobile à la voix, de façon totalement naturelle, est encore un rêve. C’est pour lui donner consistance que la société IA Technology basée en Angleterre travaille actuellement sur un projet qualifié « d’ultra secret » en matière de téléphonie mobile, dixit le reportage de la BBC en bas de page. Sous le nom de code de « Zumba« , ce téléphone de la taille d’une carte de crédit se présente sous la forme d’un terminal doté de deux parties. La première, au dos, est une simple oreillette Bluetooth d’un nouveau genre qui permet d’émettre ou de recevoir des appels téléphoniques, tandis que la seconde, de face, est une sorte d’iPod doté d’une molette affichant un clavier de mobile avec un mini-écran.

Un mobile aux couleurs d'innovaNews ?
Pour se différencier des autres terminaux innovants, de type iPhone-like, la société a mis un point un principe de fonctionnement totalement online : pour se servir du mobile vous devez vous connecter à un portail Web sécurisé qui vous permet de contrôler l’intégralité des fonctions du mobile à la voix, appels de correspondants ou SMS dictés vocalement. Tous vos contacts sont donc stockés en ligne, tout comme vos SMS et autres contenus gérés par le Zumba. Gros avantage en cas de vol, le mobile est totalement inutilisable si vous n’êtes pas authentifié sur votre page Web personnelle. Conçu par une équipe d’une quarantaine d’ingénieurs, le « Zumba Phone » devrait voir le jour avant fin 2009 en Angleterre. (Signalons d’ailleurs qu’Apple travaille pour son iPhone sur plusieurs brevets faisant intervenir la reconnaissance vocale.) Pour voir le reportage sur la BBC :







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