Lundi 6 avril 2009, 06:00 | in Transports
L’avenir du secteur aérien en dix technologies

Aéroport de Francfort - Photo © Roger Fischlin
NFC, biométrie, RFID, cloud computing… L’industrie du transport aérien adopte progressivement ces technologies, explique Juniper Research. L’occasion de faire le point sur les dix pratiques qui transformeront les voyages de demain.
Pour rester compétitives, les entreprises doivent investir dans l’innovation. Le constat est valable pour le secteur du transport aérien, qui doit faire face à des exigences de plus en plus resserrées de coûts et de sécurité, et à une augmentation du trafic. En partant de ce constat, Juniper Research a publié un rapport faisant le point sur les dix technologies considérées comme les plus à mêmes d’aider le secteur à rester compétitif et novateur. Ce, pour répondre aux besoins des voyageurs mais aussi pour être plus opérationnelles.
Bénéfique pour les passagers et les industries
Du point de vue du passager, l’adoption de solutions comme le m-ticketing, la biométrie ou le collaboratif permettront d’améliorer le confort et la sécurité des personnes en transit, mais aussi de simplifier leurs déplacements au sein des aéroports. Quant aux industries, elles bénéficieront de changements allant dans le sens d’une réduction des coûts, d’une accélération des processus, et une communication améliorée. Ce, avec des technologies comme le CDM, les Saas ou encore les puces RFID. Pour L’Atelier, cette étude est l’occasion de faire le point sur ces dix pratiques.
1er dossier
M-ticketing, services en ligne : quand le mobile fait évoluer l’expérience voyageur
Pour rendre plus pratiques les processus d’enregistrement, et pour limiter les coûts, les compagnies et les aéroports dématérialisent les billets.

Air France continue de mettre en place la carte d'embarquement électronique sur mobile - Photo D.R.
La configuration des voyages aériens évolue en raison de deux grandes tendances : le perfectionnement des mobiles, et la proportion élevée de passagers qui voyagent équipés du leur : 80 %. Pour y répondre, les compagnies de voyage commencent à mettre en place des services adaptés. Dont le m-ticketing, qui, selon Juniper Research, deviendra d’ici trois ans le moyen privilégié d’acquisition de billets. Selon l’étude, l’ensemble des transactions de ticketing pour les transports devrait passer de 38 millions en 2007 à près de 2 milliards en 2011. Une aubaine pour l’industrie du transport aérien, qui souhaite notamment réduire ses coûts. Eliminer le papier au profit du mobile est une première étape dans cette direction. Actuellement, les voyageurs des compagnies AirAsia ou IndiGo peuvent déjà sur certains vols s’enregistrer en utilisant leurs mobiles.
Vers la dématérialisation
Et d’ici 2010, Juniper Research avance que plus de 60 % des lignes aériennes offriront ce service. Mutation qui sera naturellement suivie par la migration du pass d’embarquement vers le portable : cette transformation ferait économiser au secteur aérien près de 400 millions d’euros. Parallèlement à sa fonction de ticketing, le portable est un canal idéal pour recevoir de l’information en situation nomade. Selon l’étude, d’ici deux ans, 80 % des lignes aériennes délivreront de l’information aux passagers via SMS. Ce, afin de redonner aux voyageurs le contrôle de leur déplacement. En cas de retard ou d’annulation de vol, un message d’alerte en temps réel permettra aux passagers de réserver directement un autre vol, de réorganiser leurs rendez-vous ou de prévenir leurs proches.
Des services en temps réel
Autre avantage, les mobiles connectés offrent de nombreuses possibilités de divertissement. Une opportunité potentielle pour les fournisseurs de contenus, qui pourront vendre des packages clés en main : films, musique… Ces bénéfices s’étendront à l’équipage de vol, qui aura alors accès à la même information opérationnelle que les passagers. Ils seront capables de communiquer avec les équipes à terre via portable, afin de régler certains problèmes : bagages perdus, transferts de vols… Cependant, les questions techniques, de respect de la vie privée et de politique nécessitent d’être résolues avant que le portable soit le seul objet nécessaire à l’embarquement.
Lire le dossier complet sur L’Atelier (Publié le 03 Avril 2009)






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