Dimanche 27 septembre 2009, 17:50 | in Vidéo
Le robot nurse
Appelé « Twendy-one », ce robot a été développé par l’université de Waseda à Tokyo (Japon). Il devrait être commercialisé en 2015.
Mardi 9 juin 2009, 10:15 | in Médecine-Santé
Nanomédecine : des nanoparticules pour le traitement du cancer

Formation de cellules sanguines dans un mélanome - Photo K. Hodivala-Dilke & M. Stone, Wellcome Images (cc)
Sciences physiques et nanotechnologies
Nanomédecine : des nanoparticules pour le traitement du cancer
http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/59206.htm
Une équipe interdisciplinaire de chercheurs du Brigham and Women’s Hospital (BWH) et du département Health Sciences and Technology de Harvard et du MIT dans le Massachusetts menée par Sudipta Basu, ont mis en évidence un nouveau moyen pour le traitement du cancer en ciblant directement les cellules malades. Le problème principal des traitements actuels contre le cancer est la dose des agents qu’il faut administrer (par intraveineuse ou oralement) car ils ne ciblent pas seulement les cellules malades mais tuent aussi les cellules en bonne santé. La stratégie des chercheurs est ici de couper la voie au développement des cellules cancéreuses, tout en leur administrant les agents cytotoxiques, c’est-à-dire les agents qui tuent ces cellules malades.
L’équipe a conçu des nanoparticules à partir d’un polymère biodégradable et biocompatible approuvé par la Food and Drug Administration américaine. Ces nanoparticules sont chimiquement modifiée pour cibler et inhiber la voie de signalisation des mitogen activated protein kinases (MAPK). L’activation de ces voies de signalisation est notamment responsable de la modulation de la transcription de gènes spécifiques, impliqués dans le contrôle de processus cellulaires comme la prolifération, la différenciation, l’apoptose ou les réactions inflammatoires. Cette modulation est l’aboutissement de cascades d’évènements complexes, dont le dérèglement est impliqué dans l’émergence de nombreux cancers. En inhibant ces voies, la prolifération des cellules cancéreuses est empêchée. Les cellules cancéreuses ciblées par les nanoparticules sont ainsi prédisposées aux effets cytotoxiques des agents de chimiothérapie. L’équipe de chercheurs a aussi modifié le polymère pour augmenter la charge de médicaments portée par les nanoparticules d’un facteur 20. Cibler les cellules cancéreuses seules et en les prédisposant à recevoir les agents chimiothérapiques grâce à ces nouvelles nanoparticules permettra d’utiliser des concentrations de médicaments bien plus faibles, et les patients souffriront de beaucoup moins d’effets secondaires.

Division d'une cellule cancéreuse dans le cancer du sein - Photo Dr David Becker, Wellcome Images (cc)
Les résultats obtenus en laboratoire semblent très prometteurs. La combinaison des nanoparticules et du médicament Cisplatine, utilisé dans le traitement de nombreux cancers comme les cancers des testicules, de l’ovaire, de la sphère ORL, de l’oesophage, du col de l’utérus, de la vessie et les cancers de la peau, a prouvé son efficacité à empêcher le développement in vitro de cellules cancéreuses de la peau et du foie et même provoqué leur mort. Les chercheurs ont aussi appliqué la même combinaison sur des souris présentant des mélanomes : le développement de la tumeur a cessé et l’agent thérapeutique a ainsi gagné en efficacité. Dans le groupe de souris traitées avec les nanoparticules et le Cisplatine, la moitié ont vu leurs tumeurs régresser, contre aucune dans l’autre groupe traité avec le Cisplatine seul.
En empêchant systématiquement la prolifération des cellules cancéreuses avant de les tuer, la voie est ouverte au traitement de cancers les plus difficiles à soigner habituellement.
Pour en savoir plus, contacts :
Sur le Cisplatine : http://redirectix.bulletins-electroniques.com/QUro1
Source : – Accès à la poblicationsur PNAS : « Nanoparticle-mediated targeting of MAPK signaling predisposes tumor to chemotherapy » – http://redirectix.bulletins-electroniques.com/LKTjg
- « Researchers engineer nanoparticles for targeted delivery of chemotherapeutic drugs » – http://www.nanowerk.com/news/newsid=10725.php
Rédacteur : Alban de Lassus, deputy-phys@consulfrance-houston.org
Mardi 28 avril 2009, 04:55 | in Brèves
Une nouvelle technique pour faire respirer des poumons hors du corps à l’hôpital de Toronto
Une nouvelle technique pour faire respirer des poumons hors du corps à l’hôpital de Toronto
Lundi 9 mars 2009, 09:00 | in Médecine-Santé
Télémédecine : de l’innovation par les services à l’innovation économique

Photo : Portable (Jef Bettens), Stéthoscope (sanja gjenero)
Même s’ils sont performants, les outils de télémédecine innovants peinent à se diffuser. Ce, en raison d’absence de modèle économique viable.
La mise en place d’une dynamique d’innovation adaptée ne suffira pas à résorber l’inertie dans la diffusion de la télémédecine. Il y a aussi un problème de modèle économique. Les utilisateurs finaux ne peuvent que rarement s’offrir l’équipement leur permettant de s’inscrire dans un système de télémédecine. Et les différents systèmes de protection sociale ne prennent pas en charge ces frais. Cela peut paraître absurde, car l’assurance-maladie remboursera l’ambulance, le déplacement du médecin, le coût des urgences, etc. en cas d’appel. Alors qu’un système de télémédecine aurait pu résoudre le problème par un appel téléphonique et le passage d’une infirmière.
Vers un système de prévention
L’explication de cette absurdité ne réside pas dans l’incompétence des systèmes de santé en économie voire en bon sens. Ces systèmes sont confrontés à un problème beaucoup plus lourd. Alors que le modèle de prise en charge est fondé aujourd’hui sur les soins, la logique de la télémédecine appelle une prise en charge de la prévention. L’avenir des politiques de santé passe par un système sophistiqué de prévention reposant sur la télémédecine. Les systèmes de santé doivent donc repenser leurs modèles économiques et, exercice encore plus difficile, basculer d’un modèle économique à un autre.
Un poisson-pilote dans l’univers de la complexité ?
Ainsi, le cas de la télésanté nous fait toucher du doigt la complexité du processus de la révolution numérique qui exige un ensemble de solutions technologiques performantes, une innovation de service qui va mobiliser un champ très large de compétences et une modification significative du modèle économique. La télésanté est-elle une exception ou bien s’agit-il du véritable poisson-pilote de la révolution numérique ?
Pour en savoir plus :
Observatoire des réseaux de télésanté
La place de la télémédecine dans l’organisation des soins
Dimanche 8 février 2009, 18:34 | in Médecine-Santé
Des nanotech pour la bio-compatibilité
La nano-médecine est appelée a révolutionner la santé dans les 15 prochaines années. Dernière trouvaille en date, celle d’une équipe de chercheurs multidisciplinaire de l’université de Montréal qui a utilisé un procédé utilisant en partie de récentes découvertes menées dans le domaine des nanotechnologies pour produire de nouvelles surfaces métalliques prometteuses. Ces dernières pourraient permettre d’obtenir des implants médicaux innovants, favorisant la guérison et facilitant l’acceptation des prothèses métalliques par le corps humain.
L’équipe d’Antonio Nanci*, professeur à la faculté de médecine dentaire de l’université de Montréal, explique avoir produit des métaux aux surfaces intelligentes qui interagissent positivement avec les cellules et aident à contrôler la réaction biologique de la guérison ». Par exemple, l’application d’acides et d’oxydants a permis de révéler des surfaces aux nano alvéoles caractéristiques de l’éponge, qui permettent une meilleur adhérence que les surfaces lisses habituelles, voire stimulent la croissance des cellules osseuses.
Des innovations qui devraient servir d’assise à la réalisation de nouveaux implants métalliques améliorés, lesquels « devraient augmenter significativement les chances de succès des prothèses orthopédiques, dentaires et cardio-vasculaires. »
* en collaboration avec l’université McGill, l’Institut national de la recherche scientifique (INRS-EMT), Plasmionique inc. et l’université de São Paulo.
Voir également sur le sujet, l’exposition de la Cité des sciences : Expo Nano
Image © Tim Fonseca, All Rights Reserved






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