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Nexi, le robot social du MIT

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Nexi, Photo MIT - Xitome Design

Le robot développé à la célèbre université du MIT à Boston (États-Unis) était la vedette du onzième salon de la réalité virtuelle à Laval, fin avril. La particularité de Nexi MDS (pour Mobile Dexterous Social) n’est pas tant son mode de locomotion, pas de jambes à la Asimo, ou ses bras, que sa faculté d’exprimer des sentiments lors des interactions avec les humains.

Des dispositifs vidéo et des capteurs et acteurs électroniques lui permettent de se «représenter» numériquement son environnement et de réagir aux personnes autour de lui. Le système mécanique qui gère l’orientation de la tête par exemple a été conçu pour réagir très vite de façon à ressembler le plus possible aux réactions humaines. “Il préfigure les machines du futur qui seront de plus en plus orientées vers les humains”, explique un de ses concepteurs Mickey Siegel.

Nexi est le résultat d’une collaboration entre différents labos de recherche, le Personal Robots Group du MediaLab au MIT, The University of Massachusetts Amherst et son Laboratoire sur la perception des robots, Xitome Design, and Meka Robotics.

Comme on peut le voir sur cette image, les mimiques faciales ont été élaborées pour imiter une gamme diverse d’expressions de visage incluant le regard fixe, la surprise, la peur, la mauvaise humeur. Le mouvement des sourcils et des paupières sans oublier la mandibule articulée, permettent des poses expressives. Nexi est doté de capteurs CCD dans chaque oeil, de quatre microphones, qui assurent la localisation du son, et d’un système de synthèse vocale.

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Photo MIT - Xitome Design


Il y a un an et demi, l’université de Maëstricht a accordé un doctorat à un chercheur en intelligence artificielle dont la thèse portait sur le mariage entre des humains et des robots. “La thèse de Levy examine les attitudes humaines dans les domaines de l’affection, de l’amour et de la sexualité pour conclure que ces comportements sont tout aussi bien applicables dans une interaction avec des robots à l’avenir, puisqu’elles sont la base de nos échanges aujourd’hui” ajoutais PC INpact.

Lire aussi :
- Les robots à l’école des émotions (Le Journal du CNRS)
- Du bon usage des robots mendiants (Seekoeur)

La vidéo démo de Nexi :

L’intelligence collective trouve son support high-tech

Photo : LoreleiRanveig cc et un graph de neuroproductions.be

Photos : Neurones dans le cerveau - Dr Jonathan Clarke. Wellcome Images (cc) et un graph de neuroproductions.be

Les chercheurs du Centre d’Intelligence Collective (CCI) du MIT* veulent bel et bien en faire une réalité de la connexion entre “hommes et ordinateurs pour les faire agir collectivement et donc, bien plus intelligemment que ne l’ai jamais fait une personne, un groupe ou un ordinateur,” selon les mots de Thomas Malone, directeur du CCI et professeur de la MIT Sloan School of Management. Ce n’est pas du tout un concept fumeux. Il s’agit de penser des outils pour des buts très précis. Ainsi l’une des ambitions du projet est d’anticiper les problèmes climatiques de la planète. Ces derniers nécessitent le concours de nombreux experts - aussi bien humains qu’informatiques. Premier pas proposé par les chercheurs : un outil de délibération en ligne qui permettrait aux spécialistes de tous horizons de partager leurs idées. Contrairement aux forums déjà existants, celui-ci demandera aux internautes de cataloguer leurs contributions et de les relier à d’autres articles existants.

Une plate-forme collaborative intelligente

Ces “cartes d’arguments” éviteront la répétition et cibleront les informations pertinentes. Ce forum sera connecté à des modèles climatiques informatiques pour permettre aux suggestions d’être immédiatement traitées et éprouvées. Cet outil, s’était déjà avéré efficace, lors de son développement initial, élaboré par Mark Klein, chercheur associé du CCI. Le projet pourrait aussi concerner le milieu médical. Un réseau mondial coordonnerait les données des patients, les pratiques cliniques et la recherche médicale pour un meilleur diagnostic. Autre outil à repenser : les sites web de prédictions collectives. D’après les chercheurs, les pronostics des internautes s’avèrent souvent justes. Restent qu’ils manquent de précision.

Prédire l’avenir et devancer les problèmes

Solution : y ajouter des ordinateurs programmés pour prédire. Ces derniers, doués pour établir des prévisions basées sur des données historiques, pallieront les prophéties plus hasardeuses des matières grises humaines. Avant de passer à des choses plus sérieuses, qui permettraient de devancer des concurrents ou des ennemis, le centre développe un modèle capable de prédire l’issue d’un match de foot. L’intelligence collective pourra être mesurée tout comme le QI d’un individu. Il sera alors possible de l’améliorer en modifiant les groupes de spécialistes ou en utilisant d’autres applications.”Ce type d’intelligence hors du commun est sans précédent.” Des applications populaires telles Wikipedia, Linux, ou encore Youtube ont déjà initié cette tendance mais, selon Malone, “elles restent à la surface” et n’explorent pas toutes les possibilités offertes par la mise en commun de différents types d’intelligence. “Il est possible d’aller bien plus loin.”

* Massachusetts Institute of Technology

Publié sur L’Atelier le 14 Janvier 2009

Voir aussi : Tous les professeurs du MIT mettent leurs articles à disposition gratuitement sur le Net.
(MIT Will Publish All Faculty Articles Free In Online Repository)

Les hautes technologies ont rdv au CeBit

À gauche le prototype d'ASUS, à droite l'XO2 du M.I.T

PC à double écran tactile : à gauche le prototype d'ASUS, à droite l'XO2 de l'OLPC

Le Cebit, le plus grand salon au monde du secteur des hautes technologies, qui se déroule du 3 au 8 mars à Hanovre (Allemagne) vient donc d’ouvrir, mettant entre autres l’accent sur la révolution du “tactile”. Après qu’Apple en ait popularisé l’usage l’an passé avec son iPhone, tous les constructeurs s’y mettent. On l’a vu au salon international du Mobile de Barcelone il y a peu, où les industriels du secteur rivalisaient d’écrans à piloter du doigt.

Au CeBit, c’est le constructeur taiwanais ASUS qui a fait la Une avec un prototype de PC portable à double écran tactile. Le second écran fait office de clavier virtuel. La machine peut ainsi facilement se transformer en tablet PC ou e-book. Exit donc le clavier mécanique sur cette nouvelle façon de concevoir un PC, fruit de la collaboration de l’initiative Community Design lancée en octobre 2008 par le constructeur taïwanais et Intel. Cette machine illustre la tendance plébiscitée par les internautes qui ont contribué à l’initiative sur le site WePC.com (It all started with a dream of a Multiple Screen and Touch Interface).

Le concept est à l’étude dans pas mal de labos, comme celui de Nicholas Negroponte du M.I.T., qui a dévoilé, trois ans après le lancement du premier XO de la fondation OLPC (One Laptop Per Child -  un PC portable par enfant), une seconde version de son ordinateur portable à bas coût (le XO2 présenté en mai 2008), équipé lui aussi de deux écrans tactiles en couleur conçus par la société Pixel Qi.

Mis à plat, le modèle d’ASUS se transforme en un concurrent de plus du livre papier — à l’instar de la sortie récente du Kindle 2 d’Amazon — et au moment où le 19e Salon du Livre ouvre ses portes du 13 au 18 mars à la Porte de Versailles, avec des éditeurs qui commencent à miser sur le livre numérique.

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Kindle 2 Photo © Amazon

Au CeBit, on pouvait découvrir tout à côté un autre prototype d’écran tactile signé ASUS vous permettant de jouer virtuellement vos DVD, comme le montre cette vidéo.

Un gadget pour notre sixième sens

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Et si notre sixième sens, celui qui nous manque pour recevoir, traiter et transmettre des données pouvait être créé sous forme de gadget ?

Folie ? Peut-être, mais en tous cas, ça n’est pas de la science fiction. Je viens d’en voir la démonstration à la conférence TED qui se tient cette semaine à Long Beach au sud de Los Angeles.

La TED Conference (pour Technology, Entertainment and Design) se consacre aux «Idées qui valent la peine de diffuser». Elle fête cette année son 25 ème anniversaire avec la participation, d’Al Gore, Bill Gates et Tim Berners-Lee entre autres personnages souvent moins connus mais pas nécessairement moins intéressants.

Mais revenons à notre gadget du sixième sens.

L’appareil en question se compose (entre autres) d’une caméra capable de prendre des photos, et d’un mini projecteur. Il se porte en sautoir autour du cou et comprend les gestes de son propriétaire. S’il fait un rectangle avec ses doigts face à ses yeux comme pour cadrer une image, l’appareil comprend, prend la photo et peut donner des informations sur le monument ou la personne en question.

Il sait lire un billet d’avion et dit aussitôt si le vol en question est en retard. Sur un poignet tendu devant soi, il projette l’image d’une montre avec l’heure du moment. Le mini projecteur marche sur n’importe quelle surface, ce qui permet, par exemple, de représenter une image des touches d’un clavier sur les phalanges des doigts d’une main sur laquelle on peut ensuite marquer le numéro désiré puisque le tout est connecté au téléphone qu’on porte dans la poche ou dans le sac.

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Un tel dispositif peut aussi, indiquer le contenu détaillé d’un produit auquel on s’intéresse dans un magasin, dire ce qu’en pensent les utilisateurs, s’il contient des substances toxiques, par exemple, ou, dans le cas d’un livre, ce qu’en disent les lecteurs d’Amazon et quel en est le prix.

Je ne sais pas exactement à quel stade ils en sont du développement de la technologie en question mais Pattie Maes, du MediaLab du M.I.T. ne se déplace plus sans le sien autour du cou. Baptisé «Interfaces fluides », son groupe de recherche se propose de «repenser radicalement l’expérience interactive entre humains et machines».

L’appareil, pour le cas où cela vous intéresserait, coûterait 250 dollars à fabriquer aujourd’hui et pourrait arriver au prix d’un téléphone mobile s’il était produit en masse.

Voilà pour un premier aperçu très partiel de cette conférence dont je reparlerai dans les heures et dans les jours qui viennent. Une expérience d’autant plus fascinante qu’elle se propose de repenser le rôle de la technologie en temps de crise et de récession. Ah… j’allais oublier, il y est également question de l’avenir de l’espèce humaine.

Bref… pas vraiment le temps de s’ennuyer.

À tout de suite.
Publié sur Transnets, le 5 février 2009.

Photos : © Pranav Mistry

 

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