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L’évolution sociale du mobile passera par la géolocalisation

Photo Milica Sekulic (cc)

Photo Milica Sekulic (cc)

Voici un focus sur deux usages : la connexion entre personnes dans un même espace et l’information qui vient à la personne à partir de la réalité. Des technologies qui ne se limitent plus à un simple portage de services web existants.

Après les sites de proximité qui se sont penchés sur le web, et la vie de l’internaute sédentaire féru de vie de quartier, le mobile tente d’apporter cette richesse d’interaction avec le réel. Comment ? Grâce à la géolocalisation. Des services comme Google Latitude, Sooshi, WhosHere, et plus particulièrement Aka-aki sur iPhone, connectent des personnes inscrites au même service et dans un diamètre géographique défini, afin de leur fournir des informations sur le lieu : échanges entre utilisateur, affichage de la liste des métros, restaurants, banques dans le quartier, voire création d’amis virtuels. Le mobile offre ainsi des services qui n’ont de sens que si l’utilisateur est nomade.

Présentation de aka-aki - Photo boerge30 (cc)

Présentation de aka-aki - Photo boerge30 (cc)

La socialisation de notre géoposition : du service au jeu

Ce type de mise en relation attire également les services de rencontre (ex : Skout), et ils ne sont pas en reste non plus sur iPhone. Des services comme Mynameise vont jusqu’à échanger leur identité numérique comme une carte de visite. Ce « lifestreaming » géocalisé pourrait à mon sens judicieusement être l’une des évolutions majeures d’un Twitter de plus en plus en vogue. Autre domaine, ‘quand la ville devient un terrain ludique’ avec les MMTRG (mobile multiplayer trans-reality gaming) qui exploitent à plein la dimension de jeu avec la réalité. Un usage impossible à porter sur un ordinateur fixe. On connaissait les QR code, Freetag et mobileTag qui permettaient d’interpréter un objet du réel et d’y associer un contenu. Ce n’était qu’un prélude. Le mobile grâce à la réalité augmentée va interpréter la même information qu’un humain sans code-barres incompréhensibles.

Photo Sooshi

Photo Sooshi

Interactions entre individus et interactions avec les objets

Filmer un bâtiment ou des produits va dorénavant être associé à toutes sortes d’informations : le nom de la rue, le distributeur le plus proche de sa position (voir l’exemple d’ING), des avis d’utilisateurs sur des restaurants, une information sur un produit ou superposition d’un élément 3D dans la réalité par l’intermédiaire de l’écran. Ces technologies ont un point commun : elles demandent à rester en permanence connectées à internet. La révolution du mobile passera sans doute par ce biais, et la géolocalisation montre à quel point des applications nomades peuvent donner au support toute son autonomie d’usage. Et si le « tout social » doit faire ses preuves au long terme, il reste important de garder un œil sur les données de sa vie privée, à l’ère d’une portabilité des identités numériques de plus en plus présente.

Publié le 17 Avril 2009


A Day with aka-aki

ASK IT : La géolocalisation au service du handicap (Reportage EuroNews)

Mobilité : nous sommes en train de vivre une nouvelle rupture

Photo Flickr de Gi@como

Photo Flickr de Gi@como

Les États-Unis ont longtemps figuré à la traine en matière de téléphonie mobile. En quelques mois (lancement de l’iPhone et d’Android, le projet de Google) la Silicon Valley est parvenue à remettre l’innovation sur le territoire des applications où elle reste souveraine.

J’ai demandé à Georges Nahon, patron des Orange Labs de San Francisco (oui, cette Orange là), ce qu’il en pensait. Extraits.

Georges Nahon – Je suis frappé par le déplacement de l’énergie des développeurs qui sont de plus en plus attirés par des plateformes comme l’iPhone. Ce qui est nouveau, c’est le recours à des applications spécifiques pour télécharger l’information du « content cloud », le nuage des contenus. La consommation se fait au moyen de « content apps » qui permettent de lire le New York Times, par exemple, sans passer par Safari [le navigateur de l’iPhone]. Le G-Phone [qui fonctionne sur la plateforme Android] connaît une évolution comparable.

Q – Quelle est l’importance de cette évolution ?

R – C’est là que se situe le potentiel d’innovation le plus grand du moment. La plateforme des ordinateurs personnels se stabilise. Plus personne n’a besoin qu’ils soient plus rapides ou plus puissants. Il est également intéressant de constater que grâce à l’iPhone on parvient à convaincre les gens d’abandonner le navigateur.

Q – Si on continue dans cette direction, ne faudra-t-il pas un programme pour intégrer toutes ces applications de contenu ?

Bien sûr. Il faudra trouver un système d’intégration. Il y a encore des problèmes à résoudre qui me rendent mon optimisme quant au futur de l’innovation. Le potentiel est énorme et je trouve particulièrement intéressant le relai rendu possible par certains éléments propres au mode nomade tels que la localisation, l’accélération ou la vitesse de déplacement. À quoi il faut ajouter que le mobile est la meilleure plateforme pour le déploiement de capteurs (pour mesurer pression, humidité, lumière, entre autres).

Photo Flickr de nobihaya

Photo Flickr de nobihaya

Q – Quelles perspectives cela ouvre-t-il en termes commerciaux ?

R – Le modèle est connu et fonctionne bien. On donne son numéro de carte de crédit une fois pour toute et ensuite on peut cliquer en toute liberté pour acquérir des contenus de qualité. C’est l’environnement qui compte. Il recrée les conditions d’achat simple [avec l’iPhone d’Apple comme avec le Kindle d’Amazon]. A ces deux grands il faut ajouter PayPal qui, adopté par un grand nombre d’entreprises, permet un fonctionnement sans problème. Tous ces éléments pourraient fonctionner en faveur de la presse.

Q – Je ne crois pas que la « mobilité » suffise pour expliquer de tels déplacements. Quels sont les enjeux ?

R – L’important n’est plus de parler au téléphone. La clé est la notion d’appareil individuel et la possibilité d’être toujours connecté. C’est la vie de l’individu en temps réel qui se joue là. Les jeunes ouvrent le chemin et entraînent les vieux. Nous passons de l’utilitaire à l’essentiel. Nous sommes en train de vivre une nouvelle rupture dont les enjeux sont plus importants que ceux qu’avait introduit Gutenberg.

Q – Quelle importance a le mobile dans votre vie ?

Quand j’étais petit, l’appareil le plus individuel était la radio que j’écoutais la nuit sous les draps. Mais l’information y circulait à sens unique. Quant au téléphone, l’appareil communiquant d’alors, c’était la guerre dans la famille pour l’utiliser. Aujourd’hui je gère mes relations depuis mon mobile. Il me permet de me communiquer avec mes réseaux. Ces derniers jouent un rôle chaque jour plus importants. Je suis convaincu que c’est grâce à eux que nous sortirons de la crise.

PS – Désolé, les Orange Labs n’ont pas de site public et je ne peux donc pas adjoindre de lien.

MaJ – Les Orange Labs États-Unis disposent d’une page sur le site d’Orange. On n’y trouve pas d’infos sur le détails des activités. Merci Eric pour ce lien encore plus général.

Publié le 12 mai.

Bonus :

Le concept de mobile Morph de Nokia à l’aide des nanothechnologies
Morph is a concept demonstrating some of the possibilities nanotechnologies might enable in future communication devices. Morph can sense its environment, is energy harvesting and self cleaning. Morph is a flexible two-piece device that can adapt its shape to different use modes. Nanotechnology enables to have adaptive materials yet rigid forms on demand. It is also featured in the MoMA online exhibition « Design and the Elastic Mind ». It has been a collaboration project of Nokia Research Center and Cambridge Nanoscience Center.

L’avenir du secteur aérien en dix technologies

Aéroport de Frankfurt - Photo © Roger Fischlin

Aéroport de Francfort - Photo © Roger Fischlin

NFC, biométrie, RFID, cloud computing… L’industrie du transport aérien adopte progressivement ces technologies, explique Juniper Research. L’occasion de faire le point sur les dix pratiques qui transformeront les voyages de demain.

Pour rester compétitives, les entreprises doivent investir dans l’innovation. Le constat est valable pour le secteur du transport aérien, qui doit faire face à des exigences de plus en plus resserrées de coûts et de sécurité, et à une augmentation du trafic. En partant de ce constat, Juniper Research a publié un rapport faisant le point sur les dix technologies considérées comme les plus à mêmes d’aider le secteur à rester compétitif et novateur. Ce, pour répondre aux besoins des voyageurs mais aussi pour être plus opérationnelles.

Bénéfique pour les passagers et les industries

Du point de vue du passager, l’adoption de solutions comme le m-ticketing, la biométrie ou le collaboratif permettront d’améliorer le confort et la sécurité des personnes en transit, mais aussi de simplifier leurs déplacements au sein des aéroports. Quant aux industries, elles bénéficieront de changements allant dans le sens d’une réduction des coûts, d’une accélération des processus, et une communication améliorée. Ce, avec des technologies comme le CDM, les Saas ou encore les puces RFID. Pour L’Atelier, cette étude est l’occasion de faire le point sur ces dix pratiques.

1er dossier
M-ticketing, services en ligne : quand le mobile fait évoluer l’expérience voyageur

Pour rendre plus pratiques les processus d’enregistrement, et pour limiter les coûts, les compagnies et les aéroports dématérialisent les billets.

Air France continue de tester la carte d'embarquement électronique sur mobile - Photo D.R.

Air France continue de mettre en place la carte d'embarquement électronique sur mobile - Photo D.R.

La configuration des voyages aériens évolue en raison de deux grandes tendances : le perfectionnement des mobiles, et la proportion élevée de passagers qui voyagent équipés du leur : 80 %. Pour y répondre, les compagnies de voyage commencent à mettre en place des services adaptés. Dont le m-ticketing, qui, selon Juniper Research, deviendra d’ici trois ans le moyen privilégié d’acquisition de billets. Selon l’étude, l’ensemble des transactions de ticketing pour les transports devrait passer de 38 millions en 2007 à près de 2 milliards en 2011. Une aubaine pour l’industrie du transport aérien, qui souhaite notamment réduire ses coûts. Eliminer le papier au profit du mobile est une première étape dans cette direction. Actuellement, les voyageurs des compagnies AirAsia ou IndiGo peuvent déjà sur certains vols s’enregistrer en utilisant leurs mobiles.

Vers la dématérialisation

Et d’ici 2010, Juniper Research avance que plus de 60 % des lignes aériennes offriront ce service. Mutation qui sera naturellement suivie par la migration du pass d’embarquement vers le portable : cette transformation ferait économiser au secteur aérien près de 400 millions d’euros. Parallèlement à sa fonction de ticketing, le portable est un canal idéal pour recevoir de l’information en situation nomade. Selon l’étude, d’ici deux ans, 80 % des lignes aériennes délivreront de l’information aux passagers via SMS. Ce, afin de redonner aux voyageurs le contrôle de leur déplacement. En cas de retard ou d’annulation de vol, un message d’alerte en temps réel permettra aux passagers de réserver directement un autre vol, de réorganiser leurs rendez-vous ou de prévenir leurs proches.

Des services en temps réel

Autre avantage, les mobiles connectés offrent de nombreuses possibilités de divertissement. Une opportunité potentielle pour les fournisseurs de contenus, qui pourront vendre des packages clés en main : films, musique… Ces bénéfices s’étendront à l’équipage de vol, qui aura alors accès à la même information opérationnelle que les passagers. Ils seront capables de communiquer avec les équipes à terre via portable, afin de régler certains problèmes : bagages perdus, transferts de vols… Cependant, les questions techniques, de respect de la vie privée et de politique nécessitent d’être résolues avant que le portable soit le seul objet nécessaire à l’embarquement.

Lire le dossier complet sur L’Atelier (Publié le 03 Avril 2009)

Le Mobile « Blue Earth » solaire de Samsung

Le mobile solaire de Samsung

Alors que notre ministre à la prospective et au développement de l’économie numérique venait justement de quitter Barcelone et son Mobile World Congress 2009 (rdv international de la téléphonie), Samsung y  dévoilait le 16 février, un mobile novateur, entièrement tactile et fonctionnant à l’énergie solaire : le « Blue Earth« , qui incarne sa vision du développement durable. Le logo et la signature « The Blue Earth Dream : Vivre écologique avec Samsung mobile », symbolisent l’engagement écologique de la marque. Cet engagement s’articule autour de deux axes : la conception pour ses clients de produits respectueux de l’environnement et un programme d’actions pour protéger la planète.

« Dessiné pour ressembler à un galet poli d’un bleu éclatant, le Blue Earth est le premier mobile entièrement tactile utilisant l’énergie solaire (alimentation par lumière artificielle ou naturelle). Une heure de chargement de cet appareil, grâce au panneau solaire situé à l’arrière du mobile, suffit pour 25 minutes de communication. A noter que le boîtier du Blue Earth est constitué de PCM, une matière plastique recyclée à partir de bouteilles d’eau, ce qui contribue à réduire la consommation de combustibles et les émissions de carbone dans le processus de production. De plus, ce mobile, chargeur compris, ne contient aucune substance nocive comme l’halogène, le béryllium ou le phthalate. Dernier né de la gamme de produits écologiques Samsung, le Blue Earth présente une interface unique conçue pour sensibiliser l’utilisateur à la préservation de notre environnement. Un simple clic suffit pour activer le « mode Eco » afin d’ajuster la luminosité de l’écran, la durée du rétroéclairage et la connexion Bluetooth permettant une plus grande économie d’énergie.

A partir de la fonction « Eco Walk », vous pouvez également activer un podomètre qui comptabilise vos pas et calcule la quantité de CO2 économisée en marchant au lieu d’utiliser un véhicule. Cette fonctionnalité unique permet également de convertir cette empreinte carbone en nombre d’arbres sauvés. »

L’objet semble prometteur et devrait sorti d’ici quelques mois. Reste à savoir quelle sera la réelle autonomie de ce mobile écolo. A ne pas garder trop longtemps dans sa poche ou son sac sans doute…

(D’après le communiqué de presse)

 

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