Tag : RFID

La poubelle intelligente rend le consommateur écolo et plus riche

Poubelle écologique, Sao Paulo, Brésil - Photo Carol^-^ (cc)

Poubelle écologique, Sao Paulo, Brésil - Photo Carol^-^ (cc)

Smart Trash identifie si un objet est réutilisable en lisant le tag RFID ou le code dont il est pourvu. Si tel est le cas, les services dédiés sont alertés. Les appareils sont revendus, et la somme reversée au consommateur.

Pour recycler d’une manière plus efficace et éviter le gaspillage, le Georgia Institute of Technology (USA) a mis au point une poubelle intelligente. Equipée d’un lecteur de tags RFID et de CUP (code universel des produits), Smart Trash scannera les objets afin d’identifier ceux qui sont recyclables et qui peuvent avoir potentiellement de la valeur commerciale. Il suffira aux utilisateurs de glisser dans la poubelle les appareils qu’ils pensent susceptibles d’être réutilisés. Celle-ci sera reliée aux services de recyclage par une connexion Wi-Fi. Ceci dans le but d’anticiper ou d’organiser proprement la collecte des déchets. L’autre fait intéressant, c’est que les objets recyclables - gadgets électroniques, mais aussi objets de grand usage comme une bouteille de savon liquide - seront par la suite vendus aux enchères via des services en ligne spécialisés.

La Prof. Valerie Thomas et son concept de poubelle intelligente.

La Prof. Valerie Thomas et son concept de poubelle intelligente.

Gagner de l’argent en recyclant

L’argent collecté sera déduit de la facture mensuelle du consommateur, ou alors un chèque bancaire lui sera envoyé. La poubelle triera aussi les objets dangereux pour l’environnement. Le but étant de les séparer des autres déchets avant de les envoyer aux services spécialisés. Selon les chercheurs, les objets non recyclables ne doivent pas être juste détruits, mais doivent être utilisés d’une manière plus responsable. Par exemple, pour produire de l’énergie, utilisée aussi bien pour l’éclairage des maisons que pour des appareils électroménagers.

Zéro gaspillage

“Aujourd’hui, nous utilisons encore les technologies élaborées en 1950  pour recycler les déchets”, explique Valérie Thomas, responsable du projet. “Avec Smart Trash, pratiquement tout objet peut être traité d’une manière plus efficace, responsable et écologique”. Le système peut aussi être utile pour identifier des objets dangereux pour la santé et la sécurité des usagers. Plusieurs associations ont montré leur intérêt pour le projet. Parmi elles : l’Agence de Protection Environnementale (EPA), le projet PURE (Promoting Understanding of RFID and the Environment) et même Hewlett-Packard.

Photo corey.wagehoft (cc)

Photo corey.wagehoft (cc)

L’habitation comprend le comportement de ses hôtes

Innovention's House of the Future - Loren Javier (cc)

Innovention's House of the Future - Loren Javier (cc)

Les personnes âgées sont sujettes à des trous de mémoire qui peuvent gâter leur quotidien. Un système intelligent analyse leurs actions et leur rappelle les oublis éventuels.

L’un des maux les moins acceptables de la vieillesse concerne la dépendance accrue qu’elle provoque tôt ou tard. Un système intelligent se propose de réduire cette dépendance en parant aux éventuels trous de mémoire que connaissent quotidiennement bon nombre de personnes âgées. Une équipe de chercheurs de l’université de Grenade ont en effet mis au point un système intelligent qui rappelle aux seniors les petites actions qu’ils auraient pu négliger. Comme oublier leurs clés ou omettre de prendre leurs médicaments, par exemple. Le système utilise des senseurs répartis dans le domicile qui repèrent leurs actions et des appareils mobiles qui servent à communiquer avec la personne si le besoin s’en fait sentir.

Marqueurs radio et Intelligence Artificielle

Le système reconnaît les actions quotidiennes à l’aide de puces RFID*. Ces étiquettes sont directement placées sur les objets que les habitants concernés touchent le plus souvent, de manière à ce qu’un signal soit envoyé lors de chaque contact à un ordinateur ou à un appareil mobile. Celui-ci pourra être situé directement dans la maison ou dans un centre d’assistance un peu plus loin. Des techniques d’Intelligence Artificielle sont utilisées pour évaluer les activités des individus et les établir des liens logiques comme se rappeler de prendre son téléphone ou ses clés avant de sortir. Ces techniques concernent l’exploration de données ou la grammaire générative.

Un système non intrusif

Il n’est donc pas nécessaire d’utiliser de caméras ou de microphones. « C’est un prototype qui permet, de manière non intrusive, de faciliter le contrôle des personnes avec des besoins spécifiques et d’accroître leur indépendance », explique le docteur María Ros Izquierdo, coauteur de l’étude. De même, le système n’induit aucune complication d’ordre technologique pour les sujets concernés. En fait leur quotidien ne se trouve que très peu affecté par la mise en place du système, si ce n’est par les bénéfices qu’il peut apporter. Ces bénéfice sont particulièrement ressentis par les personnes qui accompagnent les personnes dépendantes en les déchargeant de l’essentiel de ces rappels routiniers.

* Radio Frequency Identification


Publié le 31 Aout 2009

A voir, une vidéo de la maison du futur vue par la plateforme de l’innovation belge Living Tomorrow :

Le premier magazine doté d’une puce RFID

Mir:ror

Exclu: le premier magazine doté d’une puce RFID sortira en France demain
le 16 mars 2009 8h21

Des puces partout ? Elles arrivent déjà dans les journaux… C’est le titre Amusement qui s’est prêté au jeu, intégrant dans ses pages une puce qu’il sera possible de décrypter grâce au Mir:ror, un lecteur mis au point par Violet, l’entreprise, française elle aussi, qui par ailleurs est déjà le “père” du Nabaztag, sympa petit lapin intelligent.

Comment cela marche?

Concrètement, il suffira de poser votre magazine sur le Mir:ror pour voir apparaître à l’écran de votre ordinateur tout un stock d’images, de vidéos stockées dans le magazine. Il y aura même un jeu vidéo dans cette première expérimentation ! Le plus intéressant est que tous ces contenus seront augmentables à distance! Astucieux et sans doute un avenir pour la presse “traditionnelle” qui voit là une manière de se rendre plus interactive.

L’information dématérialisée

“Et si un simple magazine de 700 grammes pouvait à la fois être fait de papier, d’encre, de composants électroniques et de contenus numériques? Et si le contenu d’un magazine se prolongeait dans le monde de la toile ? Et si la dissociation entre presse écrite et contenu numérique devenait définitivement caduque ?” interroge t-on chez Violet.

“J’ai imaginé ce magazine d’un nouveau genre en réfléchissant au rapports que le papier peut entretenir avec l’information dématérialisée. En lançant AMUSEMENT, nous souhaitions reformuler la presse technologique à l’ère d’Internet, en proposant un véritable magazine-objet” détaille Abdel Bounane, directeur de la rédaction d’Amusement.

Une ébauche du Web 3.0

Alors que le web fête ses vingt ans, c’est également une des pistes du web 3.0, c’est à dire la connexion des objets entre eux dont nous parlait Tim O’Reilly, l’inventeur du web 2.0, ici.

Nice initiative that will allow these magazine readers to access video games and video. The road to Web 3.0?

Guillaume Grallet, L’EXPRESS

Séoul : l’Asie créative, jour 1

nkm-at-samsung-showroom-4_wide

Arrivée ce matin à Séoul, enfin le matin pour vous, car pour moi ici l’après-midi était déjà bien avancé. À peine descendue de l’avion, cap sur le siège de Samsung Electronics où j’ai visité leur show room, tellement nouveau que Yoon-Woo Lee, CEO de Samsung, m’a confié à la sortie n’avoir pas eu le temps de l’ inaugurer.

A l’entrée quelle ne fut pas surprise d’être accueillie par un mur d’écrans reproduisant des images numériques de ma tête, à la mode Andy Warhol, et, sur le sol, un plancher lumineux sur lequel défilait en plusieurs langues « bienvenue à Nathalie Kosciusko-Morizet”.

Ce dispositif n’a pas été mis en place pour moi seule. Ouvert sur la ville, ce showroom est en passe de devenir un lieu des lieux « Hype » de la capitale coréenne. Il est à la disposition des Séouliens qui peuvent venir y déposer des messages personnels et expérimenter eux aussi ce bref instant de célébrité en voyant leur portrait projeté sur les murs. Au cours de cette visite, j’ai été particulièrement frappée par quatre innovations :

- La maitrise des technologies de captation d’image, avec notamment un objectif capable d’effectuer six focus simultanés. Autant dire qu’il ne sera bientôt plus possible de rater une photo de groupe.

- Au rayon domotique, le four rêvé des mauvaises cuisinières, et des mauvais cuisiniers… Il sait lire des fiches de recettes comportant des tags RFID, et régler automatiquement le mode et le temps de cuisson appropriés.

- Les nouveaux écrans plats « blueray », dont le rendu de l’image est tellement impressionnant qu’on dirait de la 3D.

- Enfin, un coup de chapeau personnel pour un produit du futur qui réunit numérique et écologie : L’appareil à cultiver légumes et fruits bio en appartement. N’existant malheureusement pour l’instant que sur écran, ce système s’appuie sur la culture hydroponique, plus pratique en intérieur, car il n’utilise pas de terre.

Aux côtés du Sénateur Jean-François Legrand et du Député Patrice Martin-Lalande qui m’accompagnent dans ce voyage d’études, nous avons diné avec les dirigeants de Samsung Electronics.

Yoon Woo Lee, avait bien fait les choses : une succession de savoureuses spécialités coréennes, accompagnées de non moins délicieux vins… français.

Autre qualité à souligner chez notre hôte, car rare dans le milieu des chaebol, ces grands conglomérats coréens, il n’est pas issu d’une « grande famille ». C’est un self-made-man qui a gravi tous les échelons de Samsung avant d’en devenir CEO.

La discussion, trilingue, a été franche et agréable. Nous avons notamment discuté de la sortie de crise. A cet égard, j’ai pu constater que les remèdes sont différents pour une économie tournée à 80% vers l’export. La relance, pour eux, est ailleurs, puisque c’est celle qui doit avoir lieu chez leurs clients. Pour leur compte, les coréens consacrent l’essentiel de leurs investissements aux infrastructures nationales, qui ne sont pas délocalisables, ni dépendantes de la demande extérieure.

Autre différence, autour de la réflexion éthique sur la vie privée et à notre relation au respect des données personnelles. Nos interlocuteurs nous ont expliqué que le désir d’être les premiers à utiliser les dernières technologies est nettement plus fort que les craintes liées aux atteintes à la vie privée.

A une question que je leur ai posée sur l’existence d’un débat autour de l’impact des ondes électromagnétiques sur la santé, ils m’ont répondu que les coréens ont confiance dans les normes et dans le respect de ces dernières par l’industrie. J’aurai l’occasion de poser à nouveau cette question à d’autres interlocuteurs durant mon séjour, afin de recueillir l’ensemble des points de vue.

Nous avons terminé la soirée dans un bar traditionnel, situé au milieu d’ un quartier étudiant, où, assis par terre, nous avons dégusté un Seoju bien chaud (alcool de riz réconfortant quand il fait moins 5 dehors).

Sur ce, il est tard et je sens comme une grosse fatigue, alors Anyong Asheio et à demain.

(D’autres photos dans l’album )

Crédit photo : cabinet NKM

 

Catégories

Tags

 

Tous les tags »