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BIODIVERSITE
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©
IRD
- F. Kahn
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Les recherches sur la biodiversité rendent compte de la multitude
des organismes vivants. Milieux terrestres et marins de l'Outre-Mer
abritent une prodigieuse variété d'espèces.
Comprendre le fonctionnement de ces milieux, c'est en identifier
les peuplements, leurs structures et les facteurs qui déterminent
leur évolution dans le temps.
Biodiversité
en péril
Le milieu naturel n'est pas statique, il évolue au rythme
immuable du temps et des saisons. Des phénomènes extérieurs
peuvent toutefois altérer cette évolution. La capacité
de réaction du milieu naturel aux agressions est variable
et dépend de quantité de facteurs qu'il convient d'étudier.
Quand l'agression est d'origine humaine, elle est souvent mortelle
Démographie galopante, ressources surexploitées, pollution
mal contrôlée, milieux primaires purement et simplement
dévastés, jamais jusqu'à aujourd'hui, la biodiversité
n'aura été à ce point menacée. Un compromis
entre préservation des espèces et développement
économique reste à trouver.
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Biodiversité
Aquatique
Inventaire de peuplement des fleuves et rivières
de Guyane
Biodiversité marine : les récifs coralliens
de Nouvelle-Calédonie
Lifou : autant d'espèces sur 5000 hectares
que dans toute la Méditerranée
Biodiversité
Terrestre
Carpophages des Marquises et de Nouvelle-Calédonie
Niaouli de Nouvelle Calédonie
Bois de santal des Marquises
Maïs de Guadeloupe
Cagou de Nouvelle-Calédonie
Un
exemple : La Guyane, une forêt tropicale primitive en équilibre
naturel
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Biodiversité
Aquatique
Inventaire
de peuplement des fleuves et rivières de Guyane
Réalisé par le Muséum d'Histoire Naturelle
et l'INRA, cet inventaire recense 430 espèces vivant en eau
douce. Il renseigne sur les mécanismes de leur évolution
et les moyens de préservation de leurs écosystèmes.
Outil de référence pour gestionnaires du territoire,
pêcheurs, naturalistes ou aquariophiles, il permet de mieux
apprécier les perturbations d'ordre écologique, génétique
et sanitaire, occasionnées par l'introduction d'espèces
nouvelles et aussi d'évaluer, sur les peuplements de poissons,
les conséquences d'aménagements tels que l'édification
de barrages et de retenues d'eau.
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Foisonnement d'espèces
dans le Triangle d'Or et relative pauvreté dans les grandes
étendues océaniques à l'est. |
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Biodiversité
marine : les récifs coralliens de Nouvelle-Calédonie
Caractérisés par un extraordinaire foisonnement d'espèces,
les récifs coralliens constituent l'un des écosystèmes
les plus complexes de l'océan mondial. La richesse en espèces
est maximale dans les mers d'Asie du Sud-Est, puis montre un gradient
d'appauvrissement Ouest-Est vers les archipels du Pacifique central
et oriental. La Nouvelle-Calédonie, proche du cur de
diversité maximale, possède ainsi la deuxième
plus grande barrière récifale du monde : ces récifs,
"point chaud" de biodiversité, représentent
un terrain de recherche unique pour les chercheurs de l'IRD et du
MNHN.
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©
IRD

© IRD - P. Laboute
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Lifou : autant
d'espèces sur 5000 hectares que dans toute la Méditerranée
L'Atelier Biodiversité LIFOU 2000 s'est déroulé
à Lifou (Nouvelle-Calédonie, province des îles
Loyauté) avec les moyens logistiques et scientifiques de
l'IRD et le soutien de la fondation Total. Il a réuni une
équipe européenne et régionale de 30 chercheurs.
A la différence de la Grande-Terre, entourée d'un
lagon, les récifs de Lifou plongent directement vers les
grands fonds. La faune d'invertébrés n'y avait pas
été étudiée depuis les pères
missionnaires, il y a plus de 100 ans. Comportant plusieurs centaines
d'espèces inconnues, les prélèvements seront
étudiés par un réseau international de 120
systématiciens animé par le MNHN.
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Biodiversité
Terrestre
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Notou (Ducula goliath)
adulte : carpophage géant de Nouvelle-Calédonie
© CIRAD - M.N. de Visscher, P. Chardonnet |
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Carpophages
des Marquises et de Nouvelle-Calédonie
Un projet de recherche du CIRAD concerne la conservation et la gestion
de l'avifaune terrestre des TOM du Pacifique. Sont concernées
en particulier des espèces de pigeons ou Carpophages endémiques,
vulnérables ou menacées d'extinction. Il s'agit d'évaluer
les pressions anthropiques subies et de favoriser l'application
de mesures de conservation durable, acceptables par les communautés
locales. La population de Carpophages des Marquises ne serait plus
que de 150 individus. Plus abondant mais encore chassé légalement,
le Carpophage géant de Nouvelle-Calédonie vit une
situation moins précaire mais mal évaluée.
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Niaouli
de Nouvelle Calédonie
Le niaouli est un arbuste des collines dont l'huile essentielle est
obtenue par distillation de ses feuilles. Contenant du goménol,
il est utilisé en friction locale sur les courbatures, en inhalation
pour dégager les sinus ou comme antiseptique. En médecine
traditionnelle, le sirop au niaouli est un complément nutritionnel.
Un projet de l'IRD a pour objectif de relancer par la culture mécanisée
la production d'essence de niaouli et de rechercher des lignes de
nouveaux produits dérivés. Il s'agit d'adapter aux conditions
climatiques de Nouvelle-Calédonie les techniques de culture
du niaouli appliquées en Australie.
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Bois
de santal des Marquises
Les peuplements de santal polynésiens sont menacés d'extinction.
Un programme de recherche du CIRAD a pour objectif de reconstituer
un potentiel économique, de préserver et développer
la population restante tout en en conservant la biodiversité.
L'utilisation traditionnelle du bois de santal relève de la
pharmacopée, de la sculpture d'objets de culte, de la crémation
et la fabrication d'encens. Le santal est réputé pour
ses vertus antiseptiques, calmantes ou diurétiques. Son utilisation
moderne s'applique à la parfumerie et aux cosmétiques.
C'est par la distillation du bois que l'on extrait l'huile essentielle.
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Maïs
de Guadeloupe
En milieu tropical, le maïs est exposé à de nombreux
insectes ravageurs. Sa culture s'établit traditionnellement
sur des sols pauvres. Elle utilise peu de produits de traitement.
Les variétés locales, collectés par l'INRA auprès
de paysans guadeloupéens, présentent un spectre de diversité
très étendu et un bon niveau de résistance aux
ravageurs. Leur cycle de culture, très court, est particulièrement
adapté à la brève saison des pluies caraïbéennes.
Ces maïs constituent un matériel de choix pour la recherche
de nouveaux gènes d'intérêt agronomique. Ces gènes
sont susceptibles d'être introduits dans les variétés
de maïs cultivées en métropole.
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Cagou de
Nouvelle-Calédonie
Emblème du Territoire de la Nouvelle-Calédonie, le
cagou, Rhynochetos jubatus, est un oiseau endémique. Incapable
de voler, il représente une proie facile pour ses prédateurs.
Son chant est proche de l'aboiement. Le cagou est classé
depuis 1984 comme l'une des douze espèces les plus menacées
au monde. Il est l'objet d'études, depuis 1990, à
l'instigation de l'Association de la Sauvegarde de la Nature Calédonienne,
avec l'aide du Ministère de l'environnement et l'appui d'organismes
internationaux comme Bird Life et des collectivités locales
de Nouvelle-Calédonie.
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forêt humide
guyannaise © IRD
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Un exemple
: La Guyane, une forêt tropicale primitive en équilibre
naturel
L'écosystème forestier de Guyane est étudié
depuis plus d'un siècle. La recherche scientifique s'intéresse
autant à sa structure et à ses dynamiques de fonctionnement,
son écologie, la diversité génétique
de ses espèces, qu'à la gestion durable de ses ressources.
Structure
et dynamique de l'écosystème forestier
La description d'un peuplement, faune ou flore, s'envisage différemment
selon la discipline abordée, l'objectif poursuivi ou l'échelle
spatiale requise par l'observation. La diversité biologique
au niveau de l'écosystème, des espèces ou des
patrimoines génétiques, reste encore peu connue. L'analyse
de ces composantes contribue à la compréhension des
dynamiques forestières. Au carrefour de nombreuses disciplines
traitant du fonctionnement de l'écosystème, la modélisation
informatique intègre les données recueillies et permet
de prédire l'impact des perturbations de la couverture végétale
sur la diversité et la dynamique des peuplements.
Ecologie
et diversité génétique des espèces
L'étude des caractéristiques dynamiques, fonctionnelles
et génétiques des espèces forestières
ne peut porter que sur des spécimens représentatifs,
choisis prioritairement pour leur intérêt en terme
d'usage et leur abondance. De la pédologie à la microbiologie,
les recherches en cours en Guyane mobilisent de nombreuses disciplines.
Il s'agit d'identifier les processus biologiques et les facteurs
environnementaux touchant à l'organisation de la diversité
de l'écosystème. Marqueurs moléculaires du
génome, isotopes stables, simulation de croissance des espèces...
sont autant d'outils dont dispose la recherche.
Silvolab,
groupement d'intérêt scientifique
Crée en 1992, Silvolab a pour objectif de coordonner et développer
les actions de ses différents partenaires. Regroupant les
principaux organismes de recherche français impliqués
en Guyane, il s'intéresse tant à la recherche de base,
portant sur les fonctionnements, l'écologie et la dynamique
des populations et peuplements, qu'à la recherche finalisée
dans la gestion et l'aménagement durable du milieu forestier.
Silvolab veille à la bonne intégration de ces recherches
dans le cadre de coopérations régionales amazoniennes
mais aussi européennes.
Pour une
gestion durable des ressources
Le milieu forestier guyanais est utilisé par l'homme depuis
des milliers d'années selon des pratiques qui ont varié
en modalité et intensité au cours du temps, dans l'espace
et en fonction des populations humaines concernées. Les programmes
de recherche mis en place en Guyane s'intéressent à
différents types d'activités qui concernent la faune
et la flore et visent à utiliser le milieu sans le détruire.
Exploitation du bois, reconstitution du couvert forestier dans les
zones dégradées, chasse, agriculture sont envisagées
dans la perspective d'une valorisation durable des ressources.
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