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RISQUES
NATURELS |
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©
Serge Gélabert.
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Les risques naturels résultent de la conjonction dans le
temps et dans lespace de phénomènes naturels
dangereux (mouvements de terrain, inondations, cyclones, séismes,
volcans,
) et déléments fragiles (populations,
structures, réseaux
). Leur prévention repose
sur la connaissance des phénomènes (mécanismes,
fréquence
) et leur surveillance, sur lorganisation
des secours et linformation du public, ainsi que sur la gestion
de loccupation du sol au travers des Plans de Prévention
des Risques (PPR). Depuis 1982, les victimes des catastrophes naturelles
sont indemnisées.
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Les
risques Naturels
Observatoires volcanologiques en Martinique et Guadeloupe
Volcans et fonds marins
Les risques torrentiels
Les Atlas communaux des risques naturels de la Martinique
et de la Guadeloupe :
cartographie des aléas
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© Ph.
Frayssinet/Météo France |
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Les
risques Naturels
Les mouvements de terrain
Les mouvements de terrain correspondent à des déplacements
gravitaires de masses de terrain déstabilisées sous
leffet de déclencheurs naturels (fonte des neiges, pluie,
séisme) ou dorigine humaine (terrassement, vibration,
déboisement, exploitation de carrières). Ils peuvent
être regroupés en trois ensembles :
- les mouvements lents (affaissement, tassement, fluage, glissement,
gonflement),
- les mouvements rapides en masse (effondrement, chute de blocs, éboulement),
- les mouvements rapides remaniés (lave torrentielle, coulée
de boue).
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Le village de Tuherahera
(Tuamotu) est inondˇ par un phˇnom¸ne frˇquent pendant lÕhiver austral.
© B.
Marty/IRD.
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Les
inondations
Les inondations résultent généralement de
la montée lente des eaux dans les régions de plaine.
Toutefois, des conditions particulières de pluviométrie
(averses violentes 6 401 mm deau en 12 jours à
la Réunion !) et des reliefs importants peuvent conduire à
des crues torrentielles catastrophiques. Limperméabilisation
des surfaces en milieu urbain, comme la diminution des champs dexpansion
des crues, contribuent à augmenter le ruissellement pluvial.
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Archipel des Tuamotu
: la houle cyclonique est arrivée sur latoll et déferle
sur le récif et la barrière coralienne. Leau envahit
la plage et atteint les premiers cocotiers.
© B.
Marty/IRD.
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Les
cyclones
Les cyclones se forment sur les mers tropicales à la fin
de la saison chaude et affectent lensemble des Départements
et Territoires dOutre-Mer. Des masses dair stationnant
au-dessus de leau forment un tourbillon ascendant dont la rotation
saccélère. Les cyclones se caractérisent
par des vents violents dont les vitesses peuvent dépasser 300
km/h. Ils sont généralement accompagnés par des
précipitations importantes, et précédés
par une houle cyclonique dangereuse pour les zones côtières.
La prévention du risque cyclonique repose sur la surveillance,
le suivi des trajectoires et lalerte des populations, ainsi
que sur la construction paracyclonique et lévacuation
des populations exposées.
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A Kolia (Wallis
et futuna), un séisme a projeté le clocher de lEglise
sur la route.
© M.
Monzier/IRD.
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Les
séismes
La terre bouge. Avec plus dun million de secousses par an,
la planète témoigne dune activité soutenue
qui nest pas, le plus souvent, perceptible par lhomme.
Pourtant, parfois, les secousses provoquent en quelques secondes des
catastrophes extrêmement meurtrières. Si les mécanismes
globaux sont bien compris par les sismologues (tectonique des plaques,
failles actives, effets de site..), la prédiction des séismes
nest toujours pas possible, malgré des réseaux
de mesures de plus en plus denses. La seule protection efficace pour
en réduire les effets reste à ce jour la construction
parasismique. Cependant, cette réglementation est très
récente et ne sapplique quaux constructions nouvelles.
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La réunion
: léruption du piton de la Fournaise en octobre 2000.
© Serge
Gélabert. |
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Les
volcans
Les volcans résultent de la remontée du magma issu
des profondeurs de la terre. La théorie de la tectonique des
plaques a expliqué la distribution des volcans sur la planète
; ceux-ci sont localisés au niveau des dorsales océaniques
(écartement des plaques), des zones de subduction (résorption
des plaques) et des points chauds. Il existe différents types
de dynamismes éruptifs (hawaïen, strombolien, vulcanien,
péléen-plinien) qui se traduisent par des manifestations
variées (coulée pyroclastique, coulée de lave,
coulée de boue, bombe volcanique, nuée ardente, fumerolle
).
Trois observatoires surveillent de près les volcans actifs
français (la Montagne Pelée, la Soufrière, le
Piton de la Fournaise).
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Observatoires
volcanologiques en Martinique et Guadeloupe
Les instruments de surveillance des volcans
La recherche fondamentale et expérimentale permet daméliorer
les techniques et linstrumentation utilisées afin de
mieux connaître les caractéristiques du volcan, danticiper
son évolution, ses éruptions, et donc destimer
les risques. La surveillance est une application de cette recherche.
Elle répond au besoin de sécurité de la population.
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© IPGP. |
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Sismomètre
Le sismomètre est un appareil qui mesure la vitesse du
sol et permet l'étude des ondes propagées par les séismes
ou les tremblements de terre. Un sismomètre est composé
d'un aimant suspendu par des ressorts à ses extrémités
à l'intérieur d'une bobine. Lorsque des ondes sismiques
arrivent au sismomètre, la bobine, légère et
solidaire du sol, suit ces vibrations. L'aimant, par inertie de sa
masse et des ressorts, a une vibration propre, qui est beaucoup plus
lente que celle de la bobine. Ceci entraîne une variation du
champ magnétique dans la bobine et génère un
courant induit alternatif. Ce courant, le signal, est amplifié
et envoyé à l'Observatoire Volcanologique par voie hertzienne
en temps réel. Puis le signal est traité électroniquement,
enregistré par ordinateur et/ou transcrit graphiquement sur
papier.
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© IPGP.
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Inclinomètre
Chaque montée de magma provoque une pression sur le massif
qui se traduit généralement par une inflation de la
surface. Et lorsque le magma arrive à la surface et les fissures
s'ouvrent, une déflation du cône peut être observée.
Les inclinomètres de type BLUM sont composés d'un pendule
horizontal à suspension bifilaire avec une plaque inox, équipée
d'une fenêtre, de deux photorésistances et d'une source
lumineuse. Le rayon lumineux passe à travers la fenêtre
de la plaque inox et éclaire la partie centrale des photorésistances.
Le mouvement des deux photorésistances, solidaires du sol est
négligeable par rapport à celui de la plaque inox. La
suspension du pendule transmet tout mouvement du sol à la plaque
inox. La zone éclairée sur les photorésistances
se déplace donc, entraînant une variation de la tension
mesurée entre elles, représentative de la variation
de l'inclinaison.
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Volcans
et fonds marins
Les volcans sont construits par laccumulation de magmas
en des points particuliers de la surface terrestre. La Montagne Pelée
en Martinique comme La Soufrière en Guadeloupe font partie
des neufs volcans actifs des Petites Antilles. Ils résultent
de la subduction de la plaque atlantique sous la plaque caraïbe
cause principale de la formation du volcanisme aérien.
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Les
magmas des volcans antillais
Les magmas émis par les volcans antillais sont des magmas
calco-alcalins. Ils se caractérisent par des teneurs élevées
en éléments volatils (jusqu'à 6% en poids). Ils
sont généralement très visqueux et les volatils
ont des difficultés à s'échapper ce qui favorise
leur explosivité. Lorsque les magmas sont émis en coulées
de dômes, la lave est peu vésiculée. Lors de phénomènes
explosifs en revanche, la lave très vésiculée
forme des pyroclastites , notamment des ponces. Le mélange
des deux magmas donne des ponces dites rubanées.
Ils peuvent être émis sont forme de coulées de
lave visqueuse de dômes visqueux (dômes de 1902 et de
1929 de la Montagne Pelée; dôme de la Soufrière
de Guadeloupe mis en place en l'an 1440 de notre ère), le magma
arrivant en surface ayant perdu une grande partie de ses gaz lors
de son ascension dans les conduits. La lave est alors peu vésiculée.
Ils peuvent également être émis sous forme de
pyroclastites projetée lors d'activité explosive. Les
plus caractéristiques sont les ponces, fragments de lave très
fortement vésiculée émis à partir d'une
activité explosive soutenue générant des colonnes
éruptives et des panaches pouvant atteindre plusieurs dizaines
de km d'altitude.
Dans certains cas comme lors de l'activité explosive précédant
la mise en place du dôme de la Soufrière de Guadeloupe,
des mélanges de deux magmas se sont produits donnant des ponces
dites rubanées. Dans d'autres cas, comme lors de la dernière
éruption plinienne de la Montagne Pelée (an 1300 de
notre ère), les ponces peuvent être associées
à des bombes en croûte de pain (dont la carapace externe
refroidie plus rapidement est craquelée par l'expansion des
gaz de la partie interne vésiculée)
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Montagne Pelée
Martinique.
© Jean-Louis
Cheminée/IPGP

Réseau de
surveillance de la Montagne Pelée.
© IPGP.
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La
montagne Pelée (Martinique)
Réseau de surveillance de la Montagne Pelée.
La Montagne
Pelée est l'un des volcans les plus actifs de l'arc. Depuis
l'implantation des européens en Martinique (1635) quatre éruptions
se sont produites. Celles de 1792 et 1851 étaient des éruptions
phréatiques tandis que celle de 1902 et 1929 étaient
magmatiques avec la croissance d'un dôme de lave visqueuse dans
le cratère de l'Etang Sec. L'éruption de 1902 a produit
un style éruptif particulier "le style péléen",
violent et dévastateur et a montré combien les populations
étaient exposées et la surveillance du volcan indispensable.
C'est suite à l'éruption de 1929-1932 que l'Observatoire
actuel a été construit. Le réseau de surveillance
de la Montagne Pelée comporte actuellement une vingtaine de
stations. Toutes les données sont télétransmises
à lobservatoire où elles sont quotidiennement
traitées. |
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La soufrière
Guadeloupe.
© Jean-Pierre Viodé/IPGP
Réseau de surveillance de la Soufrière.
©
IPGP.
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La
soufrière (Guadeloupe)
Réseau de surveillance de la Soufrière.
Cest léruption de 1440 qui donna naissance
au dôme actuel de la Soufrière. Ce dernier a été,
depuis cette date, le siège de nombreuses éruptions
phréatiques dont les plus intenses ont eu lieu en 1797-1798
et 1976-1977. Si léruption de 1976-1977 a été
finalement bénigne, mise à part les conséquences
de désordres humains et économiques, elle a fait prendre
conscience aux pouvoirs publics de la nécessité de bien
surveiller nos volcans. A la Soufrière, les réseaux
de surveillance sont principalement axés sur la sismologie,
les études de déformation du volcan et le suivi de la
composition chimique des fumerolles et des sources avoisinantes. Il
sagit dune quinzaine de stations géophysiques télétransmises
sur lobservatoire installé sur le morne Houelmont .
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Aguadomar, N/O
LAtalante.
© CNRS/INSU IPGP - IFREMER |
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Les
fonds marins au large des Antilles
Cette carte montre la morphologie des fonds sous-marins au large
des Antilles. Elle a été réalisée à
partir de mesures bathymétriques haute résolution, acquises
sur le navire océanographique L'ATALANTE lors de la campagne
AGUADOMAR au début de l'année 1999. La profondeur du
fond océanique est indiquée par le code de couleur et
diminue depuis 70 m (rouge) à proximité des îles
jusqu'à 2900 m (bleu) vers l'ouest, dans le bassin de Grenade,
et 5800 m (violet) vers l'est, dans l'océan Atlantique. Une
illumination rasante provenant du nord souligne les variations de
relief. Cette campagne (CNRS-IPGP-IFREMER) contribue à l'étude
du risque sismique et volcanique aux Antilles. Ses objectifs concernent
la déformation récente au niveau de l'arc antillais
et les processus d'effondrement des flancs des édifices volcaniques.
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Carte des mouvements
de terrain Le prêcheur, Martinique.
© Cemagref. |

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Les
risques torrentiels
En Martinique, les risques liés aux crues des torrents
gonflés des pluies tropicales ou des cyclones sont loin dêtre
négligeables. Les recherches du Cemagref consacrées
aux laves torrentielles permettent de mieux comprendre la formation
des crues dans les torrents, et denvisager des aménagements
de protection. |
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Les
coulées de boue
Avec son relief montagneux, dominé par la Montagne Pelée
(1397 m) et la chaîne des Pitons du Carbet (1196 m), le Nord
de la Martinique abrite de nombreux torrents et rivières torrentielles
qui sécoulent sur des terrains volcaniques souvent fragiles.
Malgré son cadre paradisiaque, la Martinique nen reste
pas moins soumise à des phénomènes météorologiques
souvent intenses et parfois violents. Gonflés par les pluies
tropicales intenses, les torrents peuvent alors se transformer en
véritables coulées de boue (lahar) lorsque le matériau
érodable est disponible en grande quantité. Si la formation
des crues a très souvent pour origine de fortes pluies, les
éruptions volcaniques et les séismes sont aussi générateurs
de risques torrentiels : dépôt de cendres, évaporation
et vidange des nappes phréatiques
Les éruptions volcaniques et lactivité sismique
Si la formation des crues a très souvent pour origine de
fortes pluies, il existe cependant dautres phénomènes
générateurs de risques torrentiels. Laléa
volcanique ne peut être ignoré dans le Nord de la Martinique
depuis la dernière éruption de la Montagne Pelée
en 1902. Les éruptions ont des conséquences sur le paysage
torrentiel qui peuvent aller du simple dépôt de cendres
facilement transportables par les processus érosifs jusquau
bouleversement complet de la situation géographique des torrents.
Elles peuvent également générer des crues dorigine
non pluviale. La chaleur, dégagée par la montée
du magma, réchauffe les nappes phréatiques qui se vaporisent
et surtout se vidangent. Il se produit alors une crue phréatique
. Corollaire de lactivité volcanique, lactivité
sismique, quant à elle, peut entraîner des glissements
de terrains et influencer directement la fourniture de matériaux
solides aux torrents. Même sil ne se produit quune
à deux éruptions par siècle, il est essentiel
de tenir également compte de ce type de manifestations lors
des travaux de protection. Il faut alors passer par une analyse des
scénarios possibles, ce qui complique le problème du
choix des protections à adopter puisquelles sont susceptibles
de différer selon les scénarios.
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Les
Atlas communaux des risques naturels de la Martinique et de la Guadeloupe
: cartographie des aléas
De par leur situation géographique et géologique,
lîle de la Martinique et l'archipel de la Guadeloupe sont
soumis à une large gamme de phénomènes naturels
dangereux. Sur tous ces risques, lEtat propose au public une
information cartographique numérisée, les Atlas communaux,
facilement accessible.
www.brgm.fr/risques/antilles/index.htm
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