Internet,
messagerie électronique, vidéoconférence, ordinateurs en réseau permettent
aujourd'hui à la formation de pénétrer au coeur de l'entreprise et de
s'ajuster aux besoins du salarié. L'accès à distance aux centres de
ressources et aux formateurs pallient le manque de disponibilité des
salariés des PME et lève l'obstacle de l'éloignement. Le système répond
en même temps aux nouveaux modes de fonctionnement flexibles des entreprises.
Nécessitant l'usage des nouvelles technologies de l'information et de
la communication, la formation à distance en facilite aussi l'appropriation
par les salariés.
Madame Josette
MORANDEAU, Déléguée générale de l'association MIRIAD (Moyens
Informatiques pour la Remise à niveau Individualisée à Distance).
MIRIAD est une association inter-consulaire c'est à dire qu'elle regroupe
environ 17 chambres de commerce et d'industrie qui ont elles-mêmes un
certain nombre de centres de formation et des expériences diverses en
matière de formation ouverte et à distance. L'objectif principal de
cette ré union de chambres de commerce est en fait de mutualiser les
pratiques tant au niveau des outils pédagogiques que des pratiques des
formateurs eux-mêmes. Il s'agit d'échanger sur les succès mais aussi
les difficultés, de tester les dispositifs de télé-formation dans le
but de former les formateurs et d'informer les responsables de formation
sur les choix et les orientations à prendre en matière de formation
ouverte et à distance. MIRIAD a un peu plus de deux ans d'existence
en tant qu'association. On peut dire aujourd'hui que nous sommes depuis
un an et demi à peine dans une réelle phase de travail collectif.
Nous intervenons dans le cadre du programme Reflex (Ressources Educatives
Flexibles) dont l'objectif est de travailler de façon collective avec
les formateurs des chambres de commerce pour concevoir une méthode d'approche
de l'entreprise et développer des formations ouvertes et à distance.
Dans la phase de démarrage du programme, nous avons commencé par une
identification des besoins des entreprises en essayant d'éviter de parler
de programme et de contenu de formation, ce qui était relativement nouveau
dans le cadre du métier de formateur.
Nous avons aujourd'hui cinq sites expérimentaux, trois dans les pays
de la Loire, sur Nantes et Saint-Nazaire avec l'entreprise Quo Vadis,
sur Laval avec une entreprise de bâtiment et sur Saumur avec France
Champignons. Sur Clermont-Ferrand, nous travaillons avec trois entreprises
dont une dans le domaine des biotechnologies. Enfin sur Amiens nous
intervenons sur une petite entreprise d'insertion. Dans ces sites, l
'objectif est d'atteindre un public de production considéré comme un
public souvent peu formé par les entreprises et qui représente pourtant
un nombre important de salariés. Dans la mesure oùnous voulions structurer
une d émarche et travailler à la réalisation de contenus et de méthodes,
il était important d'avoir une cible relativement large.