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| Les
besoins de formation aux nouveaux métiers du multimédia et de l'audiovisuel Conférence-débat du 21 janvier 1999 |
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| Cette
rencontre-débat se propose de répondre aux questions d'un
public professionnel sur l'évolution des métiers de l'audiovisuel
et du multimédia à la lumière de deux témoignages,
celui d'Aquitaine Multimédia et celui du GRETA du Velay.
- Aquitaine Multimédia regroupe des industriels de l'information et de la communication, avec le soutien du Conseil Régional d'Aquitaine. De fait, le secteur de l'industrie du traitement de l'information a connu dans cette région un tel développement que les entreprises éprouvent d'importantes difficultés à recruter une main d'uvre qualifiée. Afin de mettre en place une formation adéquate, il faut déterminer les secteurs émergeants de ce marché et les besoins de formation des salariés engagés dans ce milieu professionnel. Le monde de la formation est-il d'ailleurs en mesure de s'adapter à la demande d'un marché en perpétuelle évolution ? |
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| A la demande
de Mme Sally O'FARRELL, Vice-présidente
du FFFOD (Forum Français pour la Formation Ouverte et à Distance),
M. LHOUMEAU, Secrétaire général
d'Aquitaine Multimédia, définit alors les métiers
du multimédia, très bien identifiables, et M. CORTIAL,
GRETA du Velay, ceux de l'audiovisuel, encore mal cernés.
Les deux secteurs sont d'ailleurs assez proches. Par exemple un scénariste
de jeu-cédérom sera issu du milieu audiovisuel, le graphiste
sera lui issu des Beaux-Arts ou de la communication, et l'informaticien
du monde informatique, bien entendu. Développeurs (Java etc.) et
infographistes de haut niveau sont les deux grands métiers du multimédia
qui requièrent des compétences spécifiques encore rares.
D'autres métiers du multimédia, plus courants, comme la gestion
ou le commercial, exigent des connaissances sérieuses sur les NTIC
dont peu de postulants peuvent se prévaloir.
M. COURDILLE, Président directeur général de KALISTO détaille les différents métiers nécessaires au bon fonctionnement d'une société de création de jeux vidéo : les programmeurs (sur les outils, sur les moteurs de jeux, ou les programmeurs scripteurs, sur l'intelligence artificielle et l'attitude du personnage dans le jeu), les musiciens, les graphistes (animateurs, modeleurs 3D, et "matteurs" fabriquant les niveaux de jeu). Aucune école ne forme à la conception du jeu vidéo en France. De ce fait, un tiers du personnel de KALISTO est autodidacte, le reste sort d'école et doit compléter ses connaissances en s'autoformant. Le coût des autoformations représente une charge très lourde, mais indispensable, pour l'entreprise. Dans le public, un formateur fait part de ses efforts désespérés pour mettre en place, dans le cadre du programme ADAPT, une formation à la création de jeux vidéo en Belgique. Il s'était avéré impossible de trouver un formateur dans cette branche d'activité du multimédia... Effectivement, reprend M. COURDILLE, la seule solution viable reste d'organiser une formation entre pairs, en un mot du "coaching". Les plus expérimentés prennent du temps pour former les nouveaux arrivants, mais les impératifs de production, bien souvent, abrègent ce temps de formation. Le nouveau venu se retrouve alors seul devant son ordinateur et doit se débrouiller. KALISTO, comme toutes les boîtes européennes de jeux vidéo, subit un important "turn-over" aussi bien pour les programmeurs que pour les graphistes. C'est à l'employeur le plus offrant. Recrutement et formation posent donc problème dans l'univers du jeu vidéo. |