Peut-on échapper aux nouvelles technologies
dans sa vie professionnelle ?

Paris le 25 avril 2000
Un débat autour de "Gros cubes et Petits calibres"

Quelques problématiques

LES THEMES DU DEBAT

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1. L’introduction des nouvelles technologies et ses répercussions

  • Dans le secteur des transports
    L’informatisation et la télématique joueront un rôle fondamental dans la revalorisation des métiers du transport estime M. Renesson, AFT-IFTIM (organisme de formation du secteur transport). Aux outils de communication embarquée, succédent aujourd’hui l’ordinateur de bord et bientôt internet dans les camions. Sans les nouvelles technologies qui sécurisent ce métier dur, il n’y aurait pas de chauffeurs. Peut-être l’introduction de ces derniéres va t-elle attirer plus de femmes dans le secteur. Aujourd’hui, les transporteurs sont surveillés par satellite mais peuvent à tout moment être conseillés sur leur itinéraire.
    Pour M. Lasfargue, Directeur du Créfac (Centre d’Etudes et de Formation pour l’Accompagnement des Changements) et auteur du livre « Technomordus/technoexclus », ces technologies font changer la partie informationnelle des métiers. Il faut savoir conduire pour être transporteur mais aussi savoir manipuler l’information.
  • Dans le secteur agricole
    M. Gradt, PDG d’Eurofruit, explique que les techniciens (suivant jusqu'à 50 exploitations), mémorisent l’expérience et peuvent lancer un tableau de bord pour conseiller l’agriculteur. C’est à ce dernier qu’appartient néanmoins la prise de décision. L’outil informatique associé a une station météorologique permet de diminuer les maladies. L’exploitant peut ainsi mieux coller au marché et faire face à la concurrence.

2. Organisation du temps de travail

  • M. Renesson, AFT-IFTIM (organisme de formation du secteur transport) et M. Retacchi, Groupeco font remarquer qu’il va falloir casser le couple conducteur/camion pour pouvoir travailler 35 heures. Le camion passera de mains en mains.
  • Quant à Eurofruit, M. Gradt, son PDG, rapporte que les salariés de l’entreprise travaillent 32 heures depuis deux ans. Mais les producteurs qui font appel à elle devront faire des gains de productivité qui exigeront peut-être de remonter aux 35 heures.

3. L'accompagnement du changement.
Pour M. Lasfargue, Directeur du Créfac (Centre d’Etudes et de Formation pour l’Accompagnement des Changements) et auteur du livre « Technomordus/technoexclus », accompagner le changement, c’est bien voir les évolutions de compétences et de métiers. C’est aider les gens à bien maîtriser l’abstraction. C’est aussi gérer l’interactivité. C’est être conscient que les technologies ne font pas gagner de temps mais entre autre de la qualité.
C’est gérer l’espace. C’est enfin faire prendre conscience de ce que l’on peut faire en cas de panne.
Ne pas accompagner le changement prévient M. Renesson, AFT-IFTIM (organisme de formation du secteur transport), c’est risquer d’être balayé du marché.

4. Les nouvelles technologies impliquent l’invention d’autres mesures de travail
Selon M. Lasfargue, Directeur du Créfac (Centre d’Etudes et de Formation pour l’Accompagnement des Changements) et auteur du livre « Technomordus/technoexclus », l’ergo stressi tient compte de la fatigue physique, de la fatigue mentale, du stress, et du plaisir. L’ergo stressi permet de dire si le métier est plutôt mieux aprés qu’avant.

5. Omniprésence des nouvelles technologies.
Tous les métiers, nous dit M. Las Vergnas, directeur de la Cité des métiers de la CSI, comportent une part informationnelle. On voit donc mal comment cela pourrait résister à l’arrivée des nouvelles technologies, que M. Renesson, AFT-IFTIM (organisme de formation du secteur transport), qualifie aussi d’incontournables.

6. Les nouvelles technologies, source de stress mais aussi de confort
M. Renesson, AFT-IFTIM (organisme de formation du secteur transport), M. Retacchi, Groupeco, et M. Gradt, PDG d'Eurofruit s’accordent à dire qu’au sentiment de pistage succéde le sentiment de confort et de confiance. Pour M. Lasfargue, Directeur du Créfac (Centre d’Etudes et de Formation pour l’Accompagnement des Changements) et auteur du livre « Technomordus/technoexclus », nous ne pouvons plus éviter un certain nombre d’informations numérisées. Il faut donc apprendre à gérer la transparence.