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Quoi de neuf patrons ?

 

 

Jeunes patrons de la nouvelle économie, Romain et Alexandre ont tous les deux 25 ans. Au jour le jour, ils découvrent le management, la finance ou les lois du commerce. Mais inventent-ils un monde nouveau? C'est sur cette interrogation que démarre le reportage de Geneviéve Boyer et Chantal Richard.. La question est d'autant plus intéressante qu'elle se joue maintenant: "Aujourd'hui, on a vraiment l'impression que la société de l'information est en train de naître, estime un des entrepreneurs interviewés. Je crois que nous avons une chance extraordinaire de pouvoir participer à cette révolution et de pouvoir l'influencer". Ni française, ni estampillée 1917, cette révolution est d'un autre type (ce qui ne signifie d'ailleurs pas qu'elle soit exempte de dimension sociale). C'est une révolution des modes de communications. Et bien sûr, derriére les souris, il y des hommes. Souvent, ils ne veulent pas rater le train: "Beaucoup de gens viennent vers nous et nous disent: moi ce que je veux, c'est venir dans une société comme la votre, parce que je ne veux pas dire, dans dix ans, à mes enfants et mes petits enfants que j'ai raté cette révolution. Je veux pouvoir y participer", raconte cet autre jeune patron de start-up.

A en croire un troisiéme, mieux vaut être célibataire pour être révolutionnaire. Internet? "C'est une passion. C'est ton enfant, c'est ta femme, et tu vis pour et par l'entreprise. Tu travailles à fond. C'est ta passion. Tu ne fais que ça". Cet état d'esprit professionnel semble d'ailleurs avoir conquis la plupart des patrons de la nouvelle économie. Les salariés aussi? "Si ils ne sont pas contents, s'ils trouvent que c'est démago, si ils trouvent que, finalement, c'est un truc pour travailler plus, ce qui n'est absolument pas le cas, ils peuvent aller voir autre part. Ca ne m'intéresse pas", estime un jeune patron.

Et le rêve dans tout ça? Quand il n'appendra plus rien, l'un se voit bien "partir sur la plage, aller acheter une île dans le Pacifique". L'autre se dit qu'il 'arrêtera "quand on aura construit notre tour à la Défense". Un autre encore estime que "si les circonstances (professionnelles, NDLR) font qu'on doit revenir, se retrouver bloqués ou enfermés dans des schémas un peu lourds, un peu traditionnels, il sera toujours temps d'aller s'installer à l'autre bout du monde sur un bateau. Ca aussi c'est un rêve". C'est tout le mérite de ce reportage: il refléte assez fidélement l'état d'esprit de nombre de patrons de la nouvelle économie. Le jackpot, sinon rien . A moins que ce ne soit le Jackpot pour partir en bateau…