Les bibliothèques dans la société de l’information : nouveau rôle, nouveaux services
       
 Rencontre-débat du 24 novembre 98

Consultez la vidéo

Dominique AROT, Secrétaire général du Conseil supérieur des bibliothèques
Quand on essaie de décrire le métier de bibliothécaire, on peut distinguer trois aspects de ce métier :

  • un aspect scientifique ,intellectuel : il s’agit d’accéder à des contenus d’information, de les organiser sur des points importants, de constituer une collection, d’acheter des documents électroniques etc...
  • une deuxième composante technique, évidemment très marquée par les outils informatiques, aujourd’hui, de plus en plus : comment organiser les accès pour le public, créer un site web , programmer un bâtiment, organiser la documentation, guider les lecteurs avec des mots clés et des agents intelligents.
  • le troisième aspect qui compte beaucoup aujourd’hui compte tenu des crises du budget public est bien sûr, un aspect gestionnaire : comment gérer au mieux les ressources, comment gérer les relations avec le personnel, l’organisation d’une équipe de travail et puis également par rapport aux ressources électroniques, comment organiser les négociations juridico économiques de contrat et de licence.

François DUPUIGRENET DESROUSSILLES, Directeur de l’ENSSIB – école nationale supérieure des sciences de l’information et des bibliothèques.

La numérisation de nos collections a permis aux bibliothèques de valoriser le grand nombre de richesses dont nous ne sommes pas toujours conscients. Au cinéma, on dirait leur catalogue et par analogie, on peut dire que ce qui est très important pour l’éditeur de vidéo est de disposer d’un catalogue de films .Ainsi, les bibliothèques ont un catalogue stock de livres considérable (des millions) qui leur appartient aujourd’hui, de valoriser.

Hervé GILSON, Directeur du Département Diffusion de l’Information Scientifique des Bibliothèques de l’Université Libre de Bruxelles

Un certain nombre d’entreprises, de pouvoir public font appel de plus en plus aux bibliothèques de façon à ce qu’elles puissent effectuer le transfert de compétences qu’elles ont acquises : c’est un point.
Le deuxième point est l’aspect de conseil : les bibliothèques ont acquis une capacité à gérer les problèmes qui leur sont propres alors même que ces problèmes se posent dans d’autres secteurs comme dans les entreprises, les administrations...Les bibliothèques par leur compétences permettent de et de s’allier avec des entreprises privées, des pouvoirs publiques avec bien sûr des pouvoirs Communauté Européenne Région etc de façon à créer des projets neufs qui n’auraient pas pu naître ailleurs que dans les bibliothèques pour simplement des raisons de compétences.