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Les limites du système terre

[Vidéo] Les limites du système Terre, parties 1 et 2

Visionner la partie 1

Dominique Bourg, Philosophe, Professeur à la Faculté des géosciences et de l’environnement de l’Université de Lausanne (Suisse), examine deux des neuf limites planétaires identifiées par Rockström et ses collègues en 2009 : le changement climatique et l'érosion de la biodiversité.

Visionner la partie 2

Dans cette seconde vidéo (9 min 08 s), Dominique Bourg examine les sept autres limites planétaires identifiées par Rockström et ses collègues en 2009 : la consommation d'eau douce, l'occupation du sol, les cycles de l'azote et du phosphore, l'ozone stratosphérique, les aérosols, les substances étrangères, l'acidification des océans.

Imaginaires et forêts

Survivalisme – êtes-vous prêts pour la fin du monde ?

Bertrand Vidal, 2018, éditions Arkhê

Du cinéma à la téléréalité, les industries culturelles se sont emparées du survivalisme, le propageant comme un virus à la culture mainstream, tandis qu’une véritable économie internationale se met en place. Le temps est venu de décrypter ce phénomène qui s’amplifie de jour en jour. Qui sont les survivalistes ? Quelles sont leurs motivations ? Sont-ils des individus lucides et prévoyants ou de nouveaux fanatiques de l’apocalypse ? Des Robinsons postmodernes ou des paranoïaques va-t-en-guerre ?

Pour une écologie du sensible

Jacques Tassin, 2020, éditions Odile Jacob

Dans son essai « Pour une écologie du sensible », le chercheur Jacques Tassin s'oppose à l'approche strictement rationaliste de l'écologie scientifique qui ignore trop souvent la dimension humaine et sensible de notre rapport à la Nature. Il défend la nécessité d’appréhender le vivant dans sa continuité, par l’engagement des sens, afin de retrouver le plaisir tout simple du contact direct avec la plante et l'animal.

L’utopie sauvage

Sébastien Dalgalarrondo et Tristan Fournier, 2020, éditions Les arènes

Nous vivons presque tous en ville et pourtant chacun cherche à sa façon à redevenir « sauvage » : rêve d’une vie à la campagne, de congés au vert, de forêts urbaines. La perspective d’un effondrement, qu’il soit écologique ou pandémique, attise ce besoin d’ensauvagement. Idéalisée, la nature devient à la fois quête, refuge et solution face à une société de consommation qui manque de sens et détruit la planète. Le retour à la terre et à une vie plus autonome n’est pas nouveau ; ce qui est inédit, c’est l’intensification du phénomène et sa démocratisation.
Sébastien Dalgalarrondo et Tristan Fournier sont sociologues chargés de recherche au CNRS, à l’EHESS (Paris) dans le laboratoire de l’IRIS, Institut de recherche interdisciplinaire sur les enjeux sociaux.

Le guide de la survie douce

François Couplan, 2020, éditions Larousse

Ethnobotaniste, François Couplan arpente depuis plus de 40 ans les montages et les forêts européennes. Cet ouvrage rassemble toutes ses méthodes de « survie douce » éprouvées au cours de sa longue expérience de la vie en pleine nature.

Plantes sauvages comestibles et toxiques

François Couplan et Eva Styner, 2020, éditions Delachaux

Cet ouvrage réunit 200 plantes comestibles et 80 végétaux toxiques : toutes ces espèces figurent sur les 64 planches en couleurs. Le texte offre une description très précise de chacune, en soulignant les caractéristiques qui permettent l'identification. Il détaille les propriétés nutritives et médicinales, les parties du végétal à utiliser ainsi que la meilleure période de récolte.

Une histoire de la forêt

Martine Chalvet, 2011, éditions Seuil

Mystérieuse, ancestrale, sauvage ou à conquérir, la forêt fascine, effraie, attise la convoitise. La civilisation s’est construite contre, à côté mais aussi avec ces espaces largement inconnus et étranges. Lieu d’exil, de refuge et spiritualité, terrain de chasse et de jeux, la forêt nourrit l’imaginaire. Dans le même temps, réserve de matières premières et de ressources énergétiques, les bois ont permis à la population européenne de vivre et de survivre.
Maître de conférences à l’université Aix-Marseille, Martine Chalvet est spécialiste d’histoire des représentations, notamment de l’histoire de l’environnement, de la forêt, des paysages.

Dans la forêt (fiction)

BD de Lomig, d'après le roman de Jean Hegland, 2020, éditions Sarbacane

Après le grand effondrement de la civilisation, deux sœurs organisent leur subsistance dans une maison au fond d’une forêt. Voilà le best-seller adapté au sein d’une BD en noir et blanc et au dessin semi-réaliste aussi appliqué et détaillé qu’agréable, par Lomig. Dans ce récit d’anticipation post-apocalyptique ou plutôt collapsologique, l’écrivaine et son adaptateur empoignent à pleines mains la question du grand effondrement et du survivalisme.

Imaginaires et apocalypses

L’événement anthropocène

Christophe Bonneuil, Jean-Baptiste Fressoz, 2013, éditions Seuil

Les scientifiques nous l’annoncent, la Terre est entrée dans une nouvelle époque : l’Anthropocène. Ce qui nous arrive n’est pas une crise environnementale, c’est une révolution géologique d’origine humaine. Depuis la révolution thermo-industrielle, notre planète a basculé vers un état inédit. Les traces de notre âge urbain, consumériste, chimique et nucléaire resteront des milliers voire des millions d’années dans les archives géologiques de la planète et soumettront les sociétés humaines à des difficultés considérables. Comment en sommes-nous arrivés là ?
Faisant dialoguer science et histoire, les auteurs dressent l’inventaire écologique d’un modèle de développement devenu insoutenable, ébranlent bien des idées reçues sur notre prétendue « prise de conscience environnementale » et ouvrent des pistes pour vivre et agir politiquement dans l’Anthropocène.

[Vidéo] Effondrement : seul scénario réaliste ?

Arthur Keller, web-serie documentaire « Next » de Clément Montfort, série 2, ép.4, 29 min

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Arthur Keller, ingénieur spécialiste des limites et vulnérabilités des sociétés industrielles, présente 4 imaginaires du futur et explique comment une seule de ces trajectoires est réaliste compte tenu de notre exploitation actuelle des ressources de notre planète.
La Web Série Documentaire NEXT : www.next-laserie.fr
Dans les années 70 déjà, Dennis Meadows, dans son rapport au Club de Rome prévoyait un effondrement de notre mode de consommation et de notre société pour les années 2030. Qu'en est-il aujourd'hui et à quoi devons-nous nous attendre dans un futur proche ? Comment vivre, au quotidien, avec ces informations et constats catastrophiques ? Produite et réalisée par Clément Montfort.

Comment tout peut s'effondrer

Pablo Servigne et Raphaël Stevens, 2015, éditions Seuil

Et si notre civilisation s’effondrait ? Non pas dans plusieurs siècles, mais de notre vivant. Loin des prédictions Maya et autres eschatologies millénaristes, un nombre croissant d’auteurs, de scientifiques et d’institutions annoncent la fin de la civilisation industrielle telle qu’elle s’est constituée depuis plus de deux siècles. Que faut-il penser de ces sombres prédictions ? Pourquoi est-il devenu si difficile d’éviter un tel scénario ?
Dans ce livre, Pablo Servigne et Raphaël Stevens décortiquent les ressorts d’un possible effondrement et proposent un tour d’horizon interdisciplinaire de ce sujet - fort inconfortable - qu’ils nomment la "collapsologie". En mettant des mots sur des intuitions partagées par beaucoup d’entre nous, ce livre redonne de l’intelligibilité aux phénomènes de "crises" que nous vivons, et surtout, redonne du sens à notre époque. Car aujourd’hui, l’utopie a changé de camp : est utopiste celui qui croit que tout peut continuer comme avant. L’effondrement est l’horizon de notre génération, c’est le début de son avenir. Qu’y aura-t-il après ? Tout cela reste à penser, à imaginer, et à vivre…

Atlas de l’anthropocène

François Gemenne et Aleksandar Rankovic, 2019, éditions Science Po
(2e édition actualisée et augmentée parue en septembre 2021)

Changement climatique, érosion de la biodiversité, évolution démographique, pollution atmosphérique, détérioration des sols, catastrophes naturelles, accidents industriels, crises sanitaires, mobilisations sociales… Voici le premier atlas réunissant l'ensemble des données sur la crise écologique de notre temps.
« Atlas, dans la mythologie, représente un géant capable de tenir la Terre sur ses épaules sans en être écrasé. Mais quand Gérard Mercator publie en 1538 ce qu'il décide d'appeler un Atlas, le rapport des forces s'est complètement inversé : un "Atlas" est un ensemble de planches, imprimées sur du papier, quelque chose que l’on feuillette et que le cartographe tient dans sa main ; ce n’est plus la Terre que l’on a sur le dos et qui nous écrase, mais la Terre que l’on domine, que l’on possède et que l’on maîtrise totalement. Près de cinq siècles après, voilà que la situation s’inverse à nouveau : paraît un "Atlas" qui permet aux lecteurs de comprendre pourquoi il est tout à fait vain de prétendre dominer, maîtriser, posséder la Terre, et que le seul résultat de cette idée folle, c’est de risquer de se trouver écrasé par Celle que personne ne peut porter sur ses épaules. » Bruno Latour

Fabuler la fin du monde. La puissance critique des fictions d’apocalypse

Jean-Paul Engélibert, 2019, éditions La Découverte

Omniprésentes, les fictions d’apocalypse – littéraires, cinématographiques, télévisuelles – imprègnent plus que jamais les tissus profonds de nos imaginaires. Bien avant qu’on forge les concepts d’anthropocène et de capitalocène, elles ont exprimé la prise de conscience de l’empreinte du capital sur la planète.
Ainsi, contrairement à ce qu’on pourrait croire, elles ne sont pas nihilistes. Figurer la fin du monde, c’est opposer au présentisme et au fatalisme contemporains une autre conception du temps et une autre idée de la lutte. C’est chercher à faire émerger un horizon encore invisible, une promesse ouverte, indéterminée et en tant que telle nécessaire à l’invention politique : l’utopie.
Jean-Paul Engélibert est professeur de littérature comparée à l'université Bordeaux-Montaigne.

[Magazine] Socialter « Et si tout s’effondrait ? »

Hors-Série Déc 2018 Janv 2019

Un excellent hors-série pour faire le tour de la question ! « Le rôle de ce hors-série, première étape d’un cheminement plus long, sera celui-là : nous confronter aux catastrophes possibles, probables, et d’essayer de saisir l’effondrement dans toute sa nudité afin de réduire ce décalage. Et, dès maintenant, effondrement ou pas, amorcer la suite, trouver une issue à l’impasse de la civilisation prométhéenne. » Philippe Vion-Dury, rédacteur en chef.

[Magazine] Usbek&Rica, articles liés au thème de l’effondrement

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[Podcast] Usbek&Rica « Tout va s’effondrer, et alors ? »

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[VIDÉO] Effondrements : comment encaisser les chocs ?

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Et si notre civilisation s’effondrait ? Certains penseurs, au sein d’une nouvelle discipline appelée "collapsologie", annoncent la fin de la civilisation industrielle. Vers quelle nouvelle ère allons-nous ? L’utopie n’est plus ce qu’elle était...
Avec Pablo Servigne, ingénieur agronome et docteur en biologie, auteur et chercheur indépendant.
Conférence à la Cité des sciences et de l’industrie. Thématique "Rêves et cauchemars" Cycle la modernité en crise. Mardi 10 mai 2016 à 19h.
Crédits : @EPPDCSI.

La route (fiction)

Cormac McCarthy (traduit de l’anglais par François Hirsch), 2006, éditions Points

L'apocalypse a eu lieu. Le monde est dévasté, couvert de cendres et de cadavres. Parmi les survivants, un père et son fils errent sur une route, poussant un caddie rempli d'objets hétéroclites. Dans la pluie, la neige et le froid, ils avancent vers les côtes du Sud, la peur au ventre : des hordes de sauvages cannibales terrorisent ce qui reste de l'humanité. Survivront-ils à leur voyage ?
La Route, ouvrage d'une violence et d'une poésie à couper le souffle, est un chef-d'œuvre de la fiction post-apocalyptique moderne.

Les furtifs (fiction)

Alain Damasio, 2019, éditions La Volte

Les Furtifs vous plonge dans un futur proche et fluide où le technococon a affiné ses prises sur nos existences. Une bague interface nos rapports au monde en offrant à chaque individu son alter ego numérique, sous forme d’IA personnalisée, où viennent se concentrer nos besoins vampirisés d’écoute et d’échanges. Partout où cela s’avérait rentable, les villes ont été rachetées par des multinationales pour être gérées en zones standard, premium et privilège selon le forfait citoyen dont vous vous acquittez. La bague au doigt, vous êtes tout à fait libres et parfaitement tracés, soumis au régime d’auto-aliénation consentant propre au raffinement du capitalisme cognitif.

The end (fiction)

BD de Zep, 2018, éditions Rue de Sèvres

Théodore Atem intègre une équipe de chercheurs basée en Suède qui travaille sur la communication des arbres entre eux et avec nous. Ce groupe de travail dirigé par le professeur Frawley et son assistante Moon, tente de démontrer que les arbres détiennent les secrets de la Terre à travers leur ADN, leur codex. C'est en recoupant ces génomes avec la mort mystérieuse de promeneurs en forêt espagnole, le comportement inhabituel des animaux sauvages et la présence de champignons toxiques que le professeur comprendra, hélas trop tard, que ces événements sonnent l'alerte d'un drame planétaire duquel seul Théodore et quelques survivants seront épargnés.

Chaine YouTube « Bridget Kyoto » (fiction)

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Bridget Kyoto est la première youtubeuse à avoir parlé d'effondrement, dès 2010 dans ses vidéos mi drôles et délurantes, mi flippantes. Incarnée par Laure Noualhat, ancienne journaliste environnement à Libération et complice de Cyril Dion pour son film "Après demain", ses textes sont écrits par Eric la Blanche, auteur et ex journaliste environnement au magazine Causette. Bridget est la maman de tous les collapsos* qui exigent que le système change, immédiatement, avant que l'humanité ne disparaisse à cause de nos actes.

(*) collapsologues : spécialiste de l'effondrement, de "to collapse", en anglais, s'effondrer.

Imaginaires et résiliences

L’âge des low-tech

Philippe Bihouix, 2014, éditions Seuil

L'ingénieur Philippe Bihouix s'attaque au mythe de la "croissance verte" pour sauver l’humanité. Ce livre propose de prendre le contre-pied de la course en avant technologique en se tournant vers les low tech, les « basses technologies ». Il ne s’agit pas de revenir à la bougie, mais de conserver un niveau de confort et de civilisation agréables tout en évitant les chocs des pénuries à venir. S’il met à bas nos dernières illusions, c’est pour mieux explorer les voies possibles vers un système économique et industriel soutenable dans une planète finie.

Le Bonheur était pour demain

Philippe Bihouix, 2019, éditions Seuil

Pendant des siècles, les chantres du progrès par la technique et la science appliquée ont promis à l’humanité le bonheur pour demain, ou au plus tard après-demain. Non content de tailler en pièces ce « technosolutionnisme » béat, du passé comme du présent, ignorant les contraintes du monde physique et de ses ressources limitées, l’auteur questionne aussi les espoirs de changement par de nouveaux modèles économiques plus « circulaires » ou le pouvoir des petits gestes et des « consomm’acteurs », face aux forces en présence et à l’inertie du système.
Une fois balayées les promesses mystificatrices ou simplement naïves, rien n’empêche de rêver, mais les pieds sur terre : nous pouvons mettre en œuvre, dès maintenant et à toutes les échelles, une foule de mesures salutaires.

La Mystique de la croissance, comment s'en libérer

Dominique Méda, 2014, éditions Flammarion

Alors que les pays occidentaux font face à une crise économique et sociale d’une extrême gravité, responsables politiques et experts attendent le salut du seul retour de la croissance. Pourtant, si celle-ci revenait, elle contribuerait, sûrement à aggraver la menace écologique à laquelle le monde est confronté. Comment sortir de cette contradiction ? En comprenant pourquoi et comment nous sommes devenus des « sociétés fondées sur la croissance ». En tirant toutes les conséquences du caractère anachronique et pervers des indicateurs – tel le PIB – qui sont devenus nos fétiches. En mettant au cœur de l’action publique ce qui compte pour inscrire nos sociétés dans la durée. La reconversion écologique est le seul moyen de maintenir des conditions de vie authentiquement humaines sur Terre, mais elle suppose de rompre avec une partie de nos croyances, liées à l’avènement de la modernité – le caractère intrinsèquement bon de la maximisation de la production, le progrès confondu avec l’augmentation des quantités, la passion de l’enrichissement personnel… Elle exige aussi de mettre un terme à la prétention de l’économie à décrire seule le monde que nous voulons.

N'ayez pas peur du collapse !

Loïc Steffan et Pierre-Eric Sutter, 2020, édition Desclée de Brouwer

Les études convergent pour nous annoncer la forte probabilité du « collapse », soit l'effondrement de nos sociétés fondées sur la surexploitation des ressources naturelles.
Pierre-Éric Sutter, psychologue, et Loïc Steffan, économiste, analysent les mécanismes de la prise de conscience, chez ceux qui rejettent l'idée de collapse et chez ceux qui l'acceptent.
Mais cet horizon nouveau n'est pas uniquement négatif. La peur, manifestation de l'instinct de survie, nous pousse à créer une nouvelle vision du monde, durable, solidaire, résiliente et capable de succéder à nos sociétés industrielles.
Après avoir accompagné, rencontré et questionné des milliers de personnes, les auteurs nous décrivent les voies qui conduisent de la peur à une nouvelle sagesse : celle, extérieure, de l'action et du changement de mode de vie et celle, intérieure, de la méditation philosophique et de la recherche de sens.

[VIDÉO] À quand la rupture énergétique ?

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Tout le monde ou presque est gagné à l’idée de sortir des énergies fossiles et « décarboner » nos activités. Cependant nous sommes encore loin d’atteindre les objectifs fixés par l’Accord de Paris sur le changement climatique. Comment expliquer cette incapacité à passer à l’action ? Quelles mesures faut-il mettre en œuvre pour arriver à une vraie rupture énergétique et avec quelles contreparties ?
Avec Jean-Marc Jancovici, ingénieur consultant en énergie et climat, fondateur et président de The Shift Project.
Conférence à la Cité des sciences et de l’industrie. Cycle Technologies : Attention virage ! Novembre 2017. Crédits : @EPPDCSI.

BIOREGION 2050 L’ILE-DE-FRANCE APRÈS L’EFFONDREMENT

Yves Cochet, Agnès Sinaï, Benoît Thévard, 2019

Accéder au rapport en ligne

Avec le soutien du Forum Vies Mobiles, l’Institut Momentum a élaboré un scénario visant à imaginer une Ile-de-France sans voitures à l’horizon 2050. Dans cette vision inédite la biorégion est d’abord utilisée comme un instrument interprétatif pour affronter la dégradation actuelle de nos urbanisations diffuses caractérisées par d’immenses empreintes écologiques et par une dissolution du concept de ville qui entraînent des consommations énergétiques croissantes.
Si le territoire de la métropole est l’aire d’un déploiement d’entropie, la grille biorégionale apparaît comme le remède à cette dilution spatiale et énergétique.

Et si... on libérait notre imagination pour créer le futur que nous voulons ?

Rob Hopkins, 2020, éditions Actes Sud

Et si... le pouvoir de changer le cours des choses en profondeur était entre nos mains ? Et si... en réalité, nous avions à disposition, sons en avoir vraiment conscience, un des outils les plus puissants qui existent ? Et si... en plus, on se mettait ensemble pour y arriver ?
Dans cette exploration passionnée, Rob Hopkins interroge le déclin de notre imagination et la manière dont nous pourrions lui redonner de la vigueur. Et si... ? est un appel à l'action pour libérer notre imagination collective et initier des changements rapides et profonds pour un meilleur futur.

L’économie symbiotique, Régénérer la planète, l'économie, la société

Isabelle Delannoy, 2017, éditions Actes Sud

Avec ce livre, l’environnementaliste et ingénieur Isabelle Delannoy propose une théorie économique radicalement nouvelle : l’économie symbiotique, capable de faire vivre en harmonie les êtres humains et les écosystèmes.
L’économie symbiotique s’appuie sur la symbiose entre l’intelligence humaine, la puissance des écosystèmes naturels et la technosphère (les outils). En trouvant le juste équilibre entre les trois, il est possible de produire sans épuiser les ressources, mais en les régénérant.

Petit traité de résilience locale

Agnès Sinaï, Raphaël Stevens, Hugo Carton et Pablo Servigne, 2015, éditions Charles Léopold Mayer

Dans les années à venir, nous devrons faire face aux impacts du réchauffement climatique, à la dégradation accélérée de notre environnement et à la raréfaction des ressources qui maintiennent notre civilisation en vie, trois bouleversements qui vont s’accompagner de profonds changements sociétaux.
Il devient urgent de s’y préparer pour infléchir les trajectoires en développant notre résilience, cette capacité des êtres et des systèmes socio-écologiques à absorber les chocs et à se transformer. Loin de prôner le repli sur soi, les stratégies de résilience encouragent le partage, la coopération, l’autonomie créatrice et l’imagination de tous les acteurs locaux. Les auteurs de ce livre nous offrent une boussole qui pourrait s’avérer bien utile pour traverser ce siècle sans chavirer.

De la démocratie en Pandémie. Santé, recherche, éducation

Barbara Stiegler, 2021, Collection Tracts (n° 23), éditions Gallimard

La conviction qui nous anime en prenant aujourd’hui la parole, c’est que plutôt que de se taire par peur d’ajouter des polémiques à la confusion, le devoir des milieux universitaires et académiques est de rendre à nouveau possible la discussion scientifique et de la publier dans l’espace public, seule voie pour retisser un lien de confiance entre le savoir et les citoyens, lui-même indispensable à la survie de nos démocraties. La stratégie de l’omerta n’est pas la bonne. Notre conviction est au contraire que le sort de la démocratie dépendra très largement des forces de résistance du monde savant et de sa capacité à se faire entendre dans les débats politiques cruciaux qui vont devoir se mener, dans les mois et les années qui viennent, autour de la santé et de l’avenir du vivant.

Paysages résilients. Approche systémique du territoire post-effondrement

Pierre Lacroix, 2017 (ULB, Liège université)

Court essai et fiction d’anticipation positive. pierrelacroix.be/paysages-resilients/
Aujourd’hui, l’accélération des crises environnementales, sociales et économiques permet de dégager une certitude : notre avenir n’est pas linéaire. Une hypothèse désormais réaliste est celle d’un effondrement systémique global dans les prochaines années. Sur base de cette hypothèse, par une approche globale et interdisciplinaire, ce travail tente de modéliser un scénario de résiliences territoriales. Et de répondre à la question, tellement importante : « à quoi pourraient ressembler nos paysages, après l’effondrement du système industriel ? ».

Comment rester écolo sans finir dépressif

Laure Noualhat, 2020, Tana éditions

À partir de son expérience personnelle de journaliste environnementale, Laure Noualhat va partir à la rencontre de congénères atteints, eux aussi, par l’écodépression, qui lui confieront de quelle façon ils ont remonté la pente, forgé leur salut et retrouvé leur confiance en l’avenir. Ce livre vous propose d’embarquer pour un voyage qui mène de la sidération à la résilience, au fil de pistes et d’outils pour aller mieux, en naviguant à votre rythme d’une étape à l’autre. Parce que, comme on dit chez les Kennedy, on ne va pas se laisser abattre !

[Podcast] Alexia Soyeux "Présages"

Écouter le podcast

Des idées pour nourrir l’esprit et remettre radicalement en question l’état de notre monde.

Petit traité d’écologie sauvage (fiction)

BD d'Alessandro Pignocchi, 2017-20, éditions Steinkis

Alessandro Pignocchi est chercheur et auteur de bandes dessinées. Dans les trois tomes de la série « Petit traité d'écologie sauvage », il imagine que l'animisme des indiens Jivaros d'Amazonie est devenue la pensée dominante, y compris parmi les dirigeants du monde, et où un anthropologue jivaro tente de sauver ce qui reste de la culture occidentale.

The Ministry for the Future (fiction, en anglais)

Kim Stanley Robinson, 2020, Orbit Books

« Créée en 2025, le but de la nouvelle organisation était simple: plaider pour les générations futures du monde et protéger toutes les créatures vivantes, présentes et futures. Il est rapidement devenu connu sous le nom de ministère de l'avenir, et voici son histoire. »
Entièrement raconté à travers des témoignages fictifs, « The Ministry For The Future » nous propose de découvrir comment les changements climatiques pourraient nous affecter au cours des décennies à venir. Son cadre n'est pas un monde désolé et post-apocalyptique, mais un avenir qui est presque sur nous - et dans lequel nous pourrions surmonter les défis extraordinaires auxquels nous serions confrontés.

Écotopia (fiction)

Ernest Callenbach, 1975 (traduction française en 2018), éditions Rue de l’échiquier

Récit utopique publié en 1975, livre culte traduit dans le monde entier, écotopia offre une voie concrète et désirable pour demain, et ce faisant agit comme un antidote au désastre en cours. « Il s’agit bien d’une invitation enthousiasmante à cultiver des imaginaires alternatifs et à croire, envers et contre tous, que le monde peut encore éviter l’effondrement », Vincent Lucchese, Usbek&Rica.