Vingt mille lieux sous les mers Vingt mille lieux sous les mersVingt mille lieux sous les mers Vingt mille lieux sous les mersVingt mille lieux sous les mers
Vingt mille lieux sous les mers
Vingt mille lieux sous les mers
Vingt mille lieux sous les mersVingt mille lieux sous les mers
Vingt mille lieux sous les mers
Vingt mille lieux sous les mers
Vingt mille lieux sous les mersVingt mille lieux sous les mersVingt mille lieux sous les mersVingt mille lieux sous les mersVingt mille lieux sous les mersVingt mille lieux sous les mersVingt mille lieux sous les mersVingt mille lieux sous les mers
Vingt mille lieux sous les mers
Vingt mille lieux sous les mers Vingt mille lieux sous les mers Vingt mille lieux sous les mers
Février 2001. Après 94 jours de mer, Ellen MacArthur, 24 ans, franchit la ligne d'arrivée du mythique Vendée Globe. Sous ses airs juvéniles se cache une femme à la volonté de fer, au courage et à la ténacité hors du commun. Une navigatrice d'exception est née. Le 10 février 2005, elle bat le record autour du monde en solitaire et sans escale, en 71 jours, 14 heures, 18 minutes et 33 secondes. Rencontre.


Vous avez battu de record de 80 jours de Jules Verne ! Qu'est-ce qui est le plus important dans un tel voyage ?

Ellen MacArthur : C'est de pouvoir tenir mentalement. Bien sûr c'est très dur physiquement, mais le fait que le bateau va très vite et rentre fort dans les vagues entraîne beaucoup de fatigue. Le niveau de stress est très élevé et il est difficile de dormir et se reposer.

Depuis Verne, la technologie météo a progressé. Quel est son rôle dans une telle course ?

E. M. : Les prévisions-météo faites sur ordinateur ont beaucoup évoluées. Chaque année les modèle de météo, basés sur les observations de terrain s'améliorent, mais ça reste quelque chose créé par un ordinateur. La nature ne se laisse pas comprendre si facilement et la progression d'une dépression reste difficile à déterminer. J'observe souvent en mer des formes de dépression qu'on a jamais vu dans aucun modèle.

"Le besoin de naviguer me dévorait", confiait Jules Verne. Est-il pour vous source d'inspiration ?

E. M. : Je comprends, parce que rien que la vue de la mer et des bateaux crée dans la tête des images de liberté, de découverte et de voyage. J'ai lu beaucoup de livres d'explorateurs et de navigateurs solitaires quand j'étais petite et ça m'a donné le goût de l'aventure de la voile au large. J'ai surtout lu les récits des grands navigateurs comme Sir Francis Chichester ou Tabarly, car j'étais folle de voile. Et maintenant je m'intéresse aux aventures des gens qui sont parti explorer l'Antarctique, l'endurance qu'ils montrent, je trouve ça étonnant.



Vingt mille lieux sous les mersVingt mille lieux sous les mersVingt mille lieux sous les mers


Vingt mille lieux sous les mers
E. McArthur, Castorama B&Q. © J. B. / Dppi / Offshore Challenges

Vingt mille lieux sous les mers
Devant l'Opéra de Sydney.
Castorama B&Q. © Andrea Francolini / Dppi / Offshore Challenges

Vingt mille lieux sous les mers
Le Saint-Michel III, grand yacht à vapeur acheté par Verne en 1877