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Dystrophie kystes folliculaires

Question

Comment soigner les kystes folliculaires.

Réponse

Bonjour,

Vous souffrez de dystrophie des kystes folliculaires appelée plus communément dystrophie ovarienne ou syndrome des ovaires polykystiques et vous souhaitez connaitre les traitements possibles.

Le site de l’Assurance maladie (France) vous propose un dossier sur cette pathologie dans lequel les traitements sont évoqués : Le traitement du syndrome des ovaires polykystiques (24 mai 2023)

Le traitement du syndrome des ovaires polykystiques est uniquement symptomatique. Il repose sur une modification de son hygiène de vie, la prise éventuelle de certains médicaments, le suivi de possibles complications et la prise en charge de l'infertilité.

L’OBJECTIF DU TRAITEMENT DU SYNDROME DES OVAIRES POLYKYSTIQUES
Il n'existe pas de traitement pour guérir le SOPK. Le traitement est donc uniquement symptomatique et il doit être suivi par la patiente jusqu’à la ménopause. Il vise à :

  • corriger les symptômes liés à l’hyperandrogénie (acnéhirsutisme, etc.) ;
  • restaurer les cycles menstruels pour augmenter les chances de fertilité et protéger la patiente des risques de cancer de l’endomètre ;
  • améliorer des anomalies métaboliques et en particulier la glycémie ;
  • corriger un surpoids, si nécessaire ;
  • induire une ovulation si une grossesse est désirée.

Ainsi, ce traitement repose sur une modification de son hygiène de vie, un traitement médicamenteux, si nécessaire et la surveillance de certains symptômes. Pour les femmes infertiles, des solutions leur sont aussi proposées.

UNE ADAPTATION DE SON HYGIÈNE DE VIE POUR DIMINUER LES SYMPTÔMES DU SOPK
Pour une femme souffrant d'un SOPK et surtout si elle est en surpoids, une amélioration de l’hygiène de vie est indispensable pour favoriser le bien-être. Une perte d’environ 10 % du poids initial est alors recommandée grâce à :

L’adoption d’un nouveau comportement alimentaire et physique :

  • permet de réduire l’hyperandrogénie et ses symptômes. Elle conduit notamment à la réduction de la chute des cheveux et à une diminution de l’hyperpilosité et de l’acné ;
  • a des effets positifs sur l’aménorrhée, avec un potentiel bénéfice sur la fertilité et sur l’humeur.

À plus long terme, une perte de poids a un retentissement positif sur le risque de complications métaboliques associées au SOPK, et notamment une diminution du risque de développer un diabète de type 2 ou une stéatose hépatique non alcoolique.

Les femmes ayant un SOPK et n’étant pas en situation de surpoids peuvent adapter leur mode de vie mais le fait de maigrir n’améliorera pas leurs symptômes.

En parallèle, il est indispensable d’avoir un accompagnement et une prise en charge des problèmes d’ordre psychologique tenant compte des phénomènes d’anxiété ou de dépression.

SYNDROME DES OVAIRES POLYKYSTIQUES : LES MÉDICAMENTS POUR RÉDUIRE LES SYMPTÔMES D’HYPERANDROGÉNIE
En cas d’hirsutisme, une pilule œstroprogestative est recommandée en première intention. Ce type de contraception à plusieurs effets positifs :

  • une diminution du taux d’androgènes ;
  • une régulation des cycles menstruels ;
  • une réduction de l’acné, de la chute des cheveux et de l’hyperpilosité.

Si la pilule œstroprogestative n’a aucun effet ou n’est pas supportée par la femme ayant un SOPK, le traitement repose sur un anti-androgène (acétate de cyprotérone) combiné à un œstrogène naturel. Ce type de médicament est efficace :

Toutefois, les traitements hormonaux associant l'acétate de cyprotérone et d'éthinylestradiol (tels que le médicament Diane 35 ou ses génériques) augmentent le risque de thrombose veineuse ou artérielle et le risque de survenue de méningiome, tumeur bénigne des méninges du cerveau. Il est donc nécessaire de prendre des précautions car :

  • il ne doit pas être prescrit en association au traitement de l’acné par isotrétinoïne ;
  • il est contre-indiqué en cas d’antécédent de méningiome.

[…]

https://www.ameli.fr/assure/sante/themes/syndrome-ovaires-polykystiques/traitement

Le manuel américain Merck complète ces informations dans l’article sur le Syndrome des ovaires polykystiques :

Traitement du syndrome des ovaires polykystiques

  • Activité physique, changements alimentaires et parfois perte de poids
  • Médicaments, tels que les pilules contraceptives, la metformine ou la spironolactone
  • Prise en charge de la pilosité corporelle excessive et de l’acné
  • Prise en charge des risques à long terme des anomalies hormonales
  • Traitements contre l’infertilité si la femme souhaite tomber enceinte

Le choix du traitement du syndrome des ovaires polykystiques dépend de ce qui suit :

  • Type et gravité des symptômes
  • Âge de la femme
  • Ses éventuels projets de grossesse

Consignes générales
Si les taux d’insuline sont élevés, agir sur leur diminution peut aider. Les exercices physiques (au moins 30 minutes par jour) et la baisse de la consommation de glucides (pains, pâtes, pommes de terre et friandises) aident à réduire les taux d’insuline.

Si la femme présente un excès de poids (surpoids ou obésité), une perte de poids peut aider à :

  • Réduire suffisamment les taux d’insuline pour permettre le déclenchement de l’ovulation
  • Augmenter les chances de grossesse
  • Régulariser les règles
  • Atténuer la croissance pileuse et le risque d’épaississement de la muqueuse utérine

La chirurgie bariatrique (perte de poids) peut aider certaines femmes. La perte de poids est peu susceptible d’offrir un bénéfice aux femmes de poids normal atteintes du syndrome des ovaires polykystiques.

Traitements
Les femmes qui ne souhaitent pas tomber enceintes prennent généralement une pilule contraceptive qui contient des œstrogènes et un progestatif (contraceptif oral combiné) ou uniquement un progestatif (une forme synthétique de la progestérone, une hormone féminine), comme ce qui est libéré par un dispositif intra-utérin (DIU), ou de la médroxyprogestérone. Ces traitements peuvent

  • Réduire le risque de cancer de l’endomètre lié au taux élevé d’œstrogène
  • Régulariser les règles
  • Contribuer à réduire les taux d’androgènes
  • Diminuer légèrement la pilosité excessive et l’acné

La metformine, utilisée pour traiter le diabète de type 2, peut être administrée pour augmenter la sensibilité à l’insuline, de sorte que l’organisme n’ait pas à produire autant d’insuline. Ce médicament aide les femmes à perdre du poids, et l’ovulation et les règles peuvent alors revenir. Si la femme prend de la metformine et ne souhaite pas tomber enceinte, elle doit dans ce cas utiliser un moyen de contraception. La metformine a peu ou pas d’effet sur la croissance excessive des poils, l’acné ou l’infertilité. Lorsque de la metformine est utilisée, les femmes doivent régulièrement effectuer des analyses de sang pour mesurer leur glycémie (taux de sucre) et évaluer leur fonction rénale et hépatique.

Les médicaments pouvant aider les femmes atteintes du syndrome des ovaires polykystiques à perdre du poids comprennent le liraglutide (utilisé pour traiter le diabète de type 2) et l’ orlistat (utilisé pour traiter l’obésité). L’orlistat et les inositols (qui augmentent l’efficacité de l’insuline) pourraient réduire les symptômes liés aux taux élevés d’hormones masculines (comme l’excès de pilosité) et diminuer la résistance à l’insuline.

Si la femme souhaite débuter une grossesse et a un excès de poids, perdre du poids peut être utile. Généralement, ces femmes sont orientées vers un spécialiste de l’infertilité. Les femmes reçoivent du clomifène (un médicament contre l’infertilité) ou du létrozole. Ces médicaments stimulent l’ovulation. Si ces médicaments s’avèrent inefficaces et que la femme présente une résistance à l’insuline, la metformine peut être efficace, car en abaissant les taux d’insuline elle permet de déclencher l’ovulation. Si aucun de ces médicaments n’est efficace, d’autres traitements contre l’infertilité peuvent être essayés. Ils comprennent l’hormone folliculo-stimulante (pour stimuler les ovaires), un agoniste de l’hormone de libération des gonadotrophines (GnRH) (afin de stimuler la libération de l’hormone folliculo-stimulante) et l’hormone gonadotrophine chorionique humaine (pour induire l’ovulation).

Si les médicaments favorisant la fertilité sont inefficaces ou si les femmes ne souhaitent pas les prendre, une intervention chirurgicale (telles qu’un forage ovarien) peut être envisagée. Elle est réalisée par laparoscopie. Les médecins réalisent de petites incisions juste au-dessus ou en dessous du nombril. Ensuite, ils insèrent une sonde optique fine (appelée laparoscope) dans la cavité abdominale par l’une des incisions. Dans l’une des autres incisions, ils insèrent des outils spéciaux qui utilisent un courant électrique ou un laser pour détruire de petites zones des ovaires qui produisent les hormones masculines (androgènes). Ainsi, la production d’androgènes diminue. Limiter les taux élevés d’androgènes chez les femmes atteintes du syndrome des ovaires polykystiques peut permettre de réguler les cycles menstruels et d’améliorer les chances de grossesse. Une anesthésie générale est nécessaire.

Traitement de la pilosité excessive
Le traitement de la pilosité corporelle excessive inclut la décoloration ou l’électrolyse, la pince à épiler, l’épilation à la cire, les liquides ou crèmes dépilatoires ou le laser. Pour traiter ce trouble, il n’y a pas de traitement idéal ou complètement efficace. Les mesures suivantes peuvent être utiles :

  • Une crème à base d’éflornithine peut permettre d’éliminer la pilosité indésirable sur le visage.
  • Les pilules contraceptives peuvent être utiles, mais elles doivent être administrées pendant plusieurs mois avant d’en apprécier l’effet, souvent modeste.
  • La spironolactone est un médicament qui bloque la production et l’action des hormones masculines et peut réduire la pilosité indésirable. Les effets secondaires comprennent une augmentation de la production urinaire et une tension artérielle basse (cause fréquente d’évanouissements). Ce produit peut nuire à un fœtus en phase de développement, aussi les femmes sexuellement actives prenant de la spironolactone doivent utiliser une méthode contraceptive efficace.
  • La cyprotérone, un puissant progestatif qui bloque l’effet des hormones masculines, réduit la pilosité indésirable chez 50 à 75 % des femmes concernées. Elle est utilisée dans de nombreux pays, mais n’est pas autorisée aux États-Unis.

Les agonistes et antagonistes de l’hormone de libération des gonadotrophines font l’objet d’essai pour un éventuel traitement de la pilosité excessive. Ces deux médicaments inhibent la production d’hormones sexuelles par les ovaires. et peuvent provoquer une perte de la masse du tissu osseux (ostéoporose).

La perte de poids réduit la production d’androgènes et peut donc ralentir la pousse des poils.

Traitement de l’acné
L’ acné est traitée comme d’habitude, à l’aide de traitements comme le peroxyde de benzoyle, une crème à base de trétinoïne, des antibiotiques appliqués sur la peau ou des antibiotiques par voie orale.

https://www.msdmanuals.com/fr/accueil/probl%C3%A8mes-de-sant%C3%A9-de-la-femme/troubles-menstruels-et-anomalies-du-saignement-vaginal/syndrome-des-ovaires-polykystiques-sopk#v803310_fr

En tant que documentalistes, nous ne pouvons vous donner d’informations plus précises concernant votre état de santé. Seul le médecin qui vous suit pourra vous indiquer la démarche thérapeutique la plus adaptée à votre situation.

Nous restons bien entendu à votre disposition pour toute recherche documentaire dans le domaine de la santé.

L’Equipe des documentalistes de Questions-santé,
Le service de réponses en ligne de la Cité de la santé.
Service Questions-santé            
http://www.cite-sciences.fr/fr/au-programme/lieux-ressources/cite-de-la-sante/

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