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La découverte d’ondes gravitationnelles bientôt annoncée ?

Attendue depuis des décennies, la découverte d'ondes gravitationnelles, prédites par les lois de la Relativité générale, pourrait faire l'objet d'une annonce le 11 février.

Il y a tout juste cent ans, Albert Einstein prévoyait, à travers la théorie de la Relativité générale, l’existence des ondes gravitationnelles : des ondes émises dans l’espace-temps par des objets massifs en mouvement comme des étoiles à neutrons ou des trous noirs. Or, jusqu’à présent, ces ondes restaient du domaine théorique. Certes, en 1974, l’étude d’un pulsar a permis d’en démontrer indirectement l’existence. Mais il manquait une preuve directe.

Depuis une quinzaine d’années, plusieurs interféromètres laser géants, dont VIRGO en Italie ou LIGO aux États-Unis, ont ainsi tenté d’en détecter les traces. En vain. Mais la version améliorée de LIGO, Advanced LIGO (ou aLIGO), qui a commencé à recueillir de nouvelles données au début de l’automne, suscite un enthousiasme tout particulier dans la communauté scientifique.

Survol de LIGO © Science/AAAS

En septembre dernier, puis en janvier, plusieurs rumeurs lâchées sur Twitter par un cosmologiste de renom laissaient entendre que aLIGO avait enfin mis la main sur ces fameuses ondes. Des rumeurs alors non confirmées par les responsables de l’interféromètre géant, rappelant que pour isoler un signal exploitable, il fallait encore un peu de temps…

Or, il y a quelques jours, une indiscrétion dans un mail échangé par un physicien canadien indiquait que des ondes gravitationnelles avaient bien été détectées.

En reprenant l’information dès le 5 février, la revue Science a ainsi pris de court sa concurrente Nature qui comptait faire officiellement cette annonce le 11 février. Selon les informations qui ont fuité, l’analyse des données montrerait que le signal aurait été émis par la fusion de deux trous noirs de 29 et 36 masses solaires : un phénomène dont l’ampleur exceptionnelle semble surprendre les scientifiques. Cette nouvelle démonstration conforterait – une fois de plus – la théorie de la Relativité générale d’Einstein. Et au passage, elle devrait offrir à ses auteurs un prix Nobel…

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