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Modélisation à la source

L’Ifremer dispose désormais d’un modèle 3D d’une source hydrothermale située à 1 700 mètres de profondeur au large des Açores. De quoi mieux connaître l’évolution de ces environnements exceptionnels.

En avril 2015, 40 chercheurs ont embarqué à bord du Pourquoi pas, navire de l’Ifremer, pour mener une nouvelle campagne océanographique au large des Açores, à 1 500 kilomètres des côtes portugaises, sur la dorsale médio-atlantique.

En 2006 déjà, le Victor 6000 plongeait sur le site de la Tour Eiffel. Extrait du documentaire sur la Campagne MoMareto menée en 2006 par la Navire océanographique « Le Pourquoi Pas ? »

© Ifremer 2006

Régulièrement visitée par le bateau, cette zone placée sur la frontière entre la plaque nord-américaine et la plaque eurasienne possède une biodiversité exceptionnelle que l’Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer (Ifremer) scrute depuis plus d’une décennie.

Une « Tour Eiffel » à 1 700 m de profondeur

En décembre 2015, les techniques et algorithmes de reconstruction 3D développés par ses ingénieurs ont permis de créer un modèle 3D en haute résolution d’une des sources hydrothermales de cette zone. Surnommée « Tour Eiffel », cette source est située à 1 700 mètres de profondeur, dans un environnement sans lumière, chargé en soufre et en métaux lourds, où des fumeurs noirs crachent une eau à 350 ° C.

Modèle haute résolution 3D de la source hydrothermale « Tour Eiffel »

Cette modélisation a été réalisée à partir des 4 600 images rapportées par le Victor 6000, un robot sous-marin téléguidé. La précision de cette modélisation, qui atteint en certains points une résolution millimétrique, permet de disposer d’une vue complète de cette cheminée. Grâce à d’autres relevés du Victor 6000 portant sur la faune autour de la cheminée, les chercheurs disposent de suffisamment d’éléments pour analyser les interrelations entre cette structure et ses habitants et pour suivre leurs évolutions au fil du temps.

La prochaine campagne d’observation est prévue cet été. Elle permettra d’installer une centaine de sondes pour suivre l’évolution de la température autour de la structure.

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