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Archéologie & Paléontologie

Sauvegarde 3D en Syrie

Alors que la cité de Palmyre vient d’être libérée, une start-up française tente de sauvegarder les trésors archéologiques syriens en les scannant en trois dimensions.

Selon une première estimation, 20 % du site archéologique de Palmyre a été détruit au cours des derniers mois.

Au-delà du drame humain, le conflit qui déchire la Syrie a déjà détruit ou endommagé de nombreux sites historiques. Pour préserver une trace des nombreux trésors architecturaux du pays, une start-up française – Iconem – s’est mise au service de la Direction générale des antiquités et des musées syrienne afin de constituer la plus grande base de données archéologique de cette région du monde.

En partenariat avec l’Inria, Microsoft et l’École nationale supérieure, la jeune société a mis au point un protocole particulièrement abouti permettant de numériser en trois dimensions les sites menacés.

Cette technologie s’appuie sur la réalisation de prises de vue réalisées le plus souvent par drone. Les nombreuses photos font alors l’objet d’un process informatique de retraitement baptisé « photogrammétrie » : un algorithme analyse les milliers de clichés et exploite leurs similitudes afin de reconstruire des objets en 3 dimensions avec une précision pouvant atteindre le millimètre.

La mosquée des Omeyades

La société s’est rendue en Syrie en décembre 2015. Pour des raisons de sécurité, tous les sites envisagés n’ont pas pu être survolés, mais quelques-uns ont néanmoins pu être numérisés comme la mosquée des Omeyades de Damas, ou le site d’Ougarit.

Le site d'Ougarit

La startup a surtout formé les archéologues syriens afin qu’ils puissent désormais disposer de cet outil pour garder non seulement une trace du patrimoine de leur pays, mais aussi pour permettre une meilleure restauration future des sites endommagés.

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