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SEAORBITER : première base habitée flottante ?
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C'est un projet surprenant, digne de Jules Verne, que conduit actuellement l'architecte Jacques Rougerie. Avec SeaOrbiter, le spécialiste du monde sous-marin compte créer une station océanique habitable qui dérivera au fil des courants, permettant aux chercheurs d'étudier in situ le milieu marin durant de longues périodes.
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Un projet sans précédent Exercice difficile que de décrire SeaOrbiter. Ce n'est pas tout à fait un bateau océanographique. Pas tout à fait non plus une habitation sous-marine. Le qualificatif de « bouée géante dérivante » parait également réducteur.
SeaOrbiter est pourtant tout cela à la fois : une station d'observation marine capable de dériver au fil des courants océaniques.
Imaginé et conçu par l'architecte Jacques Rougerie, pionnier des habitations sous-marines, SeaOrbiter se présente ainsi comme un bateau d'une cinquantaine de mètres mis à la verticale. Plus de la moitié de la structure, 31 mètres exactement, sont ainsi immergés.
SeaOrbiter, qui peut accueillir jusqu'à 18 personnes, est en réalité constitué de deux modules. La partie supérieure, répartie sur plusieurs niveaux est à la pression atmosphérique. La partie inférieure, en revanche, est pressurisée, permettant ainsi à une partie de l'équipage de vivre et de sortir sous l'eau sans avoir à remonter à la surface après chaque plongée, leur évitant ainsi d'inévitables paliers de décompression*. * néanmoins, les membres de cet équipage devront effectuer leurs paliers de décompression à la fin de leur séjour.
L'architecte compte également faire de SeaOrbiter un outil de vulgarisation à la disposition du plus grand nombre, en particulier les écoles, les caméras installées à bord de SeaOrbiter diffusant en permanences leurs images sur Internet. Plus inattendu, Jacques Rougerie compte mettre son engin à la disposition de la Nasa pour l'entrainement des astronautes. « Dans SeaOrbiter, les hommes vivent dans un habitacle confiné, en équipage, dans une configuration assez proche d'une capsule spatiale. Dès que l'on sort dans le milieu aquatique, les gestes, les mouvements, l'ergonomie se rapprochent de l'espace », souligne ainsi Jacques Rougerie. |
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