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TRAITEMENTS HORMONAUX CONTRE LA MÉNOPAUSE : quels risques ?
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Présentés comme une panacée contre les effets du vieillissement chez les femmes, les traitements hormonaux substitutifs (THS) sont accusés depuis 2002 d'augmenter le risque de cancer du sein et de maladie veineuse. De nouveaux résultats confirment ce sur-risque et le précisent en fonction du type de THS.
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Un millier de cancers du sein imputables aux THS en France Selon un rapport de l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps), entre 650 et 1200 cancers du sein chez les femmes âgées de 40 à 65 ans seraient attribuables aux traitements hormonaux substitutifs (THS) chaque année, soit 3 à 6 % du total des cas de cancers du sein constatés en France. Un sur-risque à moduler selon le type de THS utilisé Toutefois, le sur-risque de cancer du sein mis en évidence dans de nombreuses études n'est pas le même en fonction du type de THS utilisé. Les experts s'en doutaient. Mais il faut attendre avril 2005* et les premiers résultats de l'étude française E3N (Etude Epidémiologique auprès de femmes de l'Education Nationale) pour en avoir la confirmation.
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Pascale This, gynécologue endocrinologue à l'Institut Curie
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Menée par l'Inserm en partenariat avec la MGEN et la Ligue contre le cancer, cette enquête, qui a porté sur plus de 50 000 femmes ménopausées, révèle que les oestrogènes seuls ou l'association oestrogènes / progestatifs de synthèse augmentent effectivement le risque de cancer. En revanche, l'association oestrogènes (par voie cutanée sous forme de gel) et progestérone naturelle (ou micronisée) ne montre aucune incidence sur le risque de développer un cancer du sein. « Une bonne nouvelle », selon l'Association française pour l'étude de la ménopause (Afem), puisque cette combinaison serait utilisée par 24,5 % des femmes sous THS en France. Toutefois, selon Pascale This, gynéco-endocrinologue à l'Institut Curie, « il faut rester prudent sur les conclusions que l'on peut tirer de cette étude. Il s'agit d'une étude d'observation, qui a donc moins de poids qu'un essai randomisé… » * Breast cancer risk in relation to different types of hormone replacement therapy in the E3N-EPIC cohort. Int J. Cancer 2005; 10;114(3) : 448-454 Quelles conclusions pour les THS en France ? Les conclusions de cette étude ont le mérite de soulever un problème de santé publique majeur : celui de l'évaluation des produits prescrits à un très grand nombre de patients, pour des indications parfois élargies par rapport à celles initialement prévues. Ainsi, un grand nombre de médecins ont prescrit un THS à des femmes ne souffrant pas ou peu de symptômes de la ménopause alors qu'aucune évaluation au long cours n'avait encore été réalisée. Maladies veineuses : le rôle clé du progestatif Publiés le 20 février 2007 dans la revue Circulation, les résultats de l'étude française ESTHER (EStrogen and THromboEmbolism Risk Study) montrent que les THS ne sont pas égaux face au risque de thrombose veineuse (caillot dans un vaisseau sanguin). Menée auprès de 1000 femmes ménopausées de 1998 à 2006, cette étude confirme l'innocuité des oestrogènes transdermiques et montre pour la première fois que le risque de maladie veineuse thromboembolique est également lié au type de progestatif utilisé. Là encore, les oestrogènes administrés par voie transdermique, seuls ou associés à la progestérone naturelle (micronisée), constituent le traitement le plus sûr. Un risque accru de cancer du sein Une étude britannique publiée le 19 avril 2007 dans la revue médicale The Lancet conclut à un risque accru de cancer du sein chez les femmes ayant pris un traitement hormonal substitutif pendant cinq ans. L'incidence de ce type de cancer est de 2,6 pour 1000 et le taux de mortalité de 1,6 pour 1000, contre respectivement 2,2 pour 1000 et 1,3 pour 1000 chez les femmes n'ayant jamais pris de THS. |
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