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Les déserts brûlants, les glaces de l’antarctiques, les plaines salines, les eaux acides bouillonnantes, les profondeurs terrestres et océaniques sont des milieux extrêmes réputés mortels. Ils abritent pourtant une part de vie signifiante dite extrêmophile. Des microbes et plantes s’y sont parfaitement adaptés grâce à leur métabolisme exceptionnel. Les scientifiques étudient cette biodiversité hautement robuste pour comprendre leurs mécanismes adaptatifs, définir les limites de la biosphère et accéder aux ressources de ces écosystèmes. Que sait-on de ces organismes super résistants ? Quels sont Les intérêts de leur étude ? Sujet d’étonnement et d’exploration, les extrêmophiles ont-ils déjà livré tous leurs secrets ?

 

© Pexel

Microbes de l’extrême : des durs à cuire

Mardi 4 mai 2021 à 19h

Des micro-organismes de formes diverses et souvent surprenantes sont adaptées pour survivre dans des conditions environnementales fatales pour la majorité des êtres vivants. Pourquoi ces minuscules formes de vie peuvent-elles prospérer exclusivement dans ces milieux extrêmes ? Que nous apprend leur pérennité sur l'histoire de la vie sur Terre et sur le potentiel de vie extraterrestre ? Que peuvent nous dire ces extrêmophiles sur l'art de vivre en équilibre avec la nature ?

Adrienne Kish, microbiologiste, maître de conférences, Muséum national d’Histoire naturelle (MNHN), membre du Laboratoire molécules de communication adaptation des micro-organismes (MCAM), équipe Biochimie des interactions microbiennes (BIM), Paris.

 

Les extrêmophiles : aux frontières du vivant

Mardi 11 mai 2021 à 19h

Sur terre, des communautés complexes de microorganismes dépendent de conditions environnementales extrêmes pour se développer. Les recherches pour identifier les mécanismes permettant à ces « extrêmophiles » de préserver l’intégrité de leurs composants cellulaires ont permis de dévoiler différentes stratégies d’adaptation aux milieux hostiles. Que révèle l’étude de cette biodiversité de l’extrême pour notre compréhension de la biosphère et quels sont les applications pour l’industrie ?

Bruno Franzetti, biochimiste, directeur de recherche au CNRS, responsable du Groupe extrêmophiles et grands assemblages moléculaires à l’institut de biologie structurale (IBS), Lyon.

 

Plantes : résistances à toute épreuve

Mardi 18 mai 2021 à 19h

Incapables de fuir des conditions de vie hostiles, des plantes ont développé des stratégies d’adaptation et de résistance en milieux extrêmes. Si la recherche tente de comprendre leurs mécanismes d’adaptation hors norme, elle est également motivée par des applications médicales, agro-alimentaires ou cosmétiques. Quelles sont les découvertes scientifiques sur les plantes extrêmophiles ? En quoi sont-elles prometteuses pour l’être humain ?

Sevser Sahpaz, pharmacognoste, professeure des universités, responsable du laboratoire de pharmacognosie (UMRt 1158 BioEcoAgro), Institut Charles Viollette, Lille.

 

 

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