Questions-santé 2020 - mars

Sarcoïdose

Question

Bonjour, je travaille dans un hôpital service administratif, je suis toujours en poste actuellement étant cadre d'une équipe de 40 agents je ne peux m'absenter, j'ai la sarcoïdose depuis 2000, mon dernier contrôle il y a un mois confirme la nécrose des ganglions et pas de nouvelles zones atteintes, est-ce que le coronavirus est plus dangereux pour moi ? Mes poumons étant fragilisés par la sarcoïdose est-ce que si j'ai le coronavirus, ça sera obligatoirement une atteinte grave ? Merci de votre réponse. Cordialement.


Réponse

Bonjour,

Vous êtes atteint de sarcoïdose et êtes contraint de travailler malgré le confinement. Vous souhaitez savoir si cette situation présente un risque pour votre santé.

Nous vous proposons tout d’abord de lire la fiche concernant la sarcoïdose sur le site de la Société Française de Médecine Interne :

Qu’est-ce que la sarcoïdose ?
On appelle sarcoïdose l’accumulation dans le corps d’une multitude de granulomes disséminés dans plusieurs organes. Les granulomes sont des conglomérats de cellules inflammatoires réunies sous forme de « grains » microscopiques, qui peuvent se regrouper et devenir visibles soit à l’œil nu lorsque la peau est concernée, soit par imagerie (radiographies, échographie, scanner) lorsqu'il s’agit d’organes internes. […]
A quoi est-elle due ?
Les causes de la sarcoïdose ne sont pas connues. On pense actuellement qu’il s’agit d’un dérèglement du système immunitaire, l’ensemble des cellules et des protéines chargées de protéger notre organisme contre les agressions extérieures. Des réactions disproportionnées et désorganisées se produiraient en réponse à des contacts ponctuels banals avec certaines bactéries ou certains éléments présents dans notre environnement, conduisant à la formation des granulomes qui s’accumuleraient et persisteraient ensuite sans que d'éventuels microbes déclencheurs ne provoquent de véritable infection. C’est la raison pour laquelle les traitements utilisés ont pour objectif de diminuer l’immunité, alors que les antibiotiques sont inefficaces. […] 

http://www.snfmi.org/node/51

Concernant les personnes à risque, voici ce que nous apprend un article du site du Ministère des solidarités et de la santé :

Le diagnostic de cas de COVID-19 sur le territoire français a conduit les pouvoirs publics à prendre des mesures exceptionnelles en vue de contenir sa transmission puis de gérer sa propagation.
Dans ce contexte, des mesures dérogatoires d’indemnisation des personnes contraintes de rester à leur domicile et se trouvant en incapacité de travailler ont été mises en place. Ces mesures évoluent en fonction de l’adaptation des consignes sanitaires.
Il est dorénavant demandé aux personnes vulnérables considérées comme « à risque » au regard de la maladie, définies ainsi par le Haut conseil de la santé publique (HSCP), de limiter au maximum leurs déplacements et leurs contacts.
Pour ces personnes, et en l’absence de solution de télétravail, le Gouvernement ouvre la possibilité de bénéficier d’un arrêt de travail,
comme c’est déjà le cas pour les personnes identifiées comme cas contact de personnes atteintes ou pour les parents contraints de rester chez eux pour garder leur enfant dont l’établissement a fermé.
Pour ce faire, la personne vulnérable, si elle est en affection longue durée, devra s’enregistrer sur le télé-service « déclare.ameli.fr », qui sera ouvert à partir du 18 mars. Un arrêt de travail sera alors établi par l’assurance maladie si la personne répond aux critères fixés. Lorsque cela est nécessaire, le service médical de la caisse prendra contact avec la personne pour vérifier sa situation. Une fois l’arrêt de travail établi, la caisse adressera à la personne, par mail ou courrier, l’avis d’arrêt de travail que cette dernière devra transmettre à son employeur. Cette procédure s’applique également aux femmes enceintes.
Sur la base de cet arrêt de travail, le salarié sera indemnisé dès le 1er jour d’arrêt dans les mêmes conditions que pour un arrêt maladie par l’assurance maladie et percevra, le cas échéant, un complément employeur.
Ce télé-service sera ouvert à tous les assurés quel que soit leur régime d’affiliation (salarié du régime général et du régime agricole, travailleurs indépendants, travailleurs non-salariés agricoles, assurés des régimes spéciaux dont fonctionnaires).
Si la personne concernée n’est pas en affection longue durée, elle pourra se faire établir un arrêt de travail par son médecin traitant, dans les conditions de droit commun.

Le Haut conseil de la santé publique (HCSP) considère que les personnes à risque de développer une forme grave d’infection au COVID-19 sont les suivantes :
Les personnes âgées de 70 ans et plus (même si les patients entre 50 ans et 70 ans doivent être surveillés de façon plus rapprochée) ;
Les patients présentant une insuffisance rénale chronique dialysée, insuffisance cardiaque stade NYHA III ou IV Les malades atteints de cirrhose au stade B au moins ;
Les patients aux antécédents (ATCD) cardiovasculaires : hypertension artérielle, ATCD d’accident vasculaire cérébral ou de coronaropathie, chirurgie cardiaque ;
Les diabétiques insulinodépendants ou présentant des complications secondaires à leur pathologie (micro ou macro angiopathie) ;
Les insuffisants respiratoires chroniques sous oxygénothérapie ou asthme ou mucoviscidose ou toute pathologie chronique respiratoire susceptible de décompenser lors d’une infection virale ;
Les personnes avec une immunodépression : 

  • médicamenteuses : chimiothérapie anti cancéreuse, immunosuppresseur, biothérapie et/ou une corticothérapie à dose immunosuppressive ; 
  • infection à VIH non contrôlé avec des CD4 <200/mn ;
  • consécutive à une greffe d’organe solide ou de cellules souche hématopoïétiques ;
  • atteint d’hémopathie maligne en cours de traitement ;
  • présentant un cancer métastasé ;
  • Les femmes enceintes ;

- Les personnes présentant une obésité morbide (indice de masse corporelle > 40kg/m² : par analogie avec la grippe A(H1N1).

https://solidarites-sante.gouv.fr/actualites/presse/communiques-de-presse/article/covid-19-procedure-d-arret-de-travail-simplifiee-pour-les-personnes-vulnerables

En tant que documentalistes nous ne pouvons aller plus loin dans notre réponse. Seul le médecin qui vous suit, connaissant vos antécédents médicaux, sera en mesure de vous faire une réponse adaptée à votre situation. Nous vous conseillons donc de contacter par téléphone votre médecin afin qu’il puisse vous renseigner.

Si vous souhaitez obtenir des informations sur ce virus, sachez que le Ministère des Solidarités et de la Santé a activé depuis le 1er février la plateforme téléphonique d’information "Nouveau coronavirus". Cette plateforme téléphonique est accessible au 0800 130 000 (appel gratuit depuis un poste fixe en France, 7 jours sur 7, 24h sur 24). La plateforme n’est cependant pas habilitée à donner de conseils médicaux.

Si vous souhaitez plus d’informations sur le coronavirus, nous vous proposons de lire le focus que nous avons élaboré à ce sujet :
<link fr au-programme lieux-ressources cite-de-la-sante chercher-de-la-documentation selections-documentaires focus-sur-le-coronavirus>

www.cite-sciences.fr/fr/au-programme/lieux-ressources/cite-de-la-sante/chercher-de-la-documentation/selections-documentaires/focus-sur-le-coronavirus/

Nous restons bien entendu à votre disposition pour toute recherche documentaire dans le domaine de la santé.

L’Equipe des documentalistes de Questions-santé,
Le service de réponses en ligne de la Cité de la santé.
Service Question-santé 

NB : Nous vous remercions d'avoir autorisé la publication de votre question. Vous pourrez la retrouver dans les pages de la Cité de la santé (les questions-réponses sont classées par dates)

Réponse du 28/03/20



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