Questions-santé 2017 - décembre

Grossesse

Question

Bonjour, J'ai fait un curetage en 2010 je ne pouvais pas garder le bébé, puis un autre en 2013, est- ce que je vais subir des conséquences si je refais un autre et est-ce qu'il y a des risque de fertilité. Merci pour votre réponse.


Réponse

Bonjour,

Vous avez subi deux curetages à 3 ans d’intervalle et vous demandez si un 3e curetage présenterait un risque d’infertilité pour une future grossesse. Nous supposons que ces interruptions de grossesse sont volontaires et vous donnons donc des informations liées aux conséquences d’IVG.

De façon tout à fait claire, le site IVG.GOUV.FR du  Ministère de la santé et des solidarités français vous donne la réponse d’Opale Aunis, sage-femme :
« Toute l’information sur l’interruption volontaire de grossesse
"Que ce soit par la méthode médicamenteuse ou chirurgicale, il n’y a pas de risque de stérilité.
Bien au contraire, la fertilité revient assez rapidement. Il faudra donc anticiper pour que vous ayez un moyen de contraception dès le jour de l’intervention.
Par contre les infections sexuellement transmissibles, elles, peuvent causer de l’infertilité.
C’est pourquoi un dépistage vous sera proposé lors de l’IVG pour vérifier que vous n’en n’ayez pas."
https://ivg.gouv.fr/est-ce-qu-une-ivg-peut-rendre-sterile.html

En complément, le site du Docteur Martin Winckler qui traite des questions de contraception et gynécologie vous apporte des précisions :
- Y a-t-il des séquelles ultérieures à l’avortement pour la femme ?
Physiquement, non. Les IVG médicalisées ont été mises au point pour que la femme ne garde pas de séquelles. Quand l’IVG était seulement clandestine, les femmes qui étaient avortées par des gens sans scrupules mouraient de complications (infections généralisées) ou restaient stériles. Le fait d’avoir autorisé l’IVG a évité justement que ce soit dangereux pour les femmes. De plus, 5 femmes sur 6 qui ont recours à une IVG n’y ont recours qu’une fois dans leur vie. Alors invoquer les "séquelles des IVG à répétition" c’est un mensonge, puisqu’il n’y a ni séquelles, ni, le plus souvent, répétition, et que même en cas de répétition de l’IVG, il n’y a pas de séquelles physiques, pas plus que quand une femme fait plusieurs fausses couches spontanées de suite, comme cela arrive parfois.
Vous vous demanderez sans doute ce qui différencie les femmes qui ont recours plus d’une fois à l’IVG. Je vous répondrai que, là encore, c’est variable. Quand il s’agit (et c’est le plus souvent le cas) d’une femme qui a recours deux fois à l’IVG - une fois à 16 ans, une autre à 45 - s’agit-il vraiment d’une "répétition" ? Une personne qui a deux accidents de voiture ou se casse la jambe deux fois à 30 ans d’intervalle est-elle un casse-cou ou un chauffard ? Non, bien sûr. Les accidents existent. Le nombre de femmes qui ont recours plusieurs fois à l’IVG en peu de temps est très, très faible. Le plus souvent, ce sont des femmes dont les conditions de vie (ou l’état psychologique) est si précaire que la grossesse puis l’IVG ne sont que deux des nombreuses épreuves qu’elles traversent au milieu d’épreuves encore plus pénibles. On peut difficilement dire de ces femmes qu’elles utilisent l’IVG comme "méthode contraceptive" (d’autant plus que, souvent, elles ne sont pas du tout seules à décider, ni du fait d’être enceintes, ni de ne pas le rester...)
Quant aux séquelles psychologiques, elles sont très variables. La plupart des femmes s’en remettent très bien à condition de pouvoir en parler et de ne pas être culpabilisées. Celles qui en revanche ont été contraintes à avorter (par un mari, par une famille) ont beaucoup de mal à s’en remettre. Non de l’intervention elle-même, mais d’avoir été contraintes. Avorter contre son gré, c’est comme être violé... D’où la nécessité d’accompagner les femmes jusqu’au bout si elles désirent avorter, mais d’éviter à toute force que quiconque les y contraigne. »
http://www.martinwinckler.com/spip.php?article462

Vous avez pu lire dans la réponse d’Opale Aunis que l’absence de contraception ne vous protège pas des infections sexuellement transmissibles et que certaines peuvent entraîner une infertilité.
Vous avez peut-être besoin d’informations pour choisir un moyen de contraception approprié ?

Nous vous proposons donc de consulter le site ChoisirSaContraception de Santé Publique France qui vous présente tous les moyens de contraception.
http://choisirsacontraception.fr/

Vous résidez au Maroc, nous avons identifié l’Association marocaine de planification familiale qui dispose « de 25 centres de prestation de services et 7 unités mobiles à travers 7 régions du royaume. » :
« Les services fournis par nos cliniques sont comme suit:
-      Contraception orale
-      Insertion, contrôle et retrait du DIU.
-      Distribution de préservatifs masculin et féminin
-      Administration des injectables
-      Prestation des services de contraception d’urgence
-      Orientation pour la contraception chirurgicale (LT).
-      Consultation médicale de PF
-      Counseling sur la PF
Ces services sont assurés par les animatrices des PPS à plein temps et par des médecins conventionnés à temps partiel. Les services sont disponibles dans tous les PPS de 8h 30 à 12h et de 14h 30 à 18h (Lundi à Vendredi) et 8h 30 à 13h (Samedi). »
http://www.ampf.org.ma/
Vous trouverez les adresses et contacts des établissements ici :
http://www.ampf.org.ma/index.php/champs-d-action/adresses-pps

Nous espérons que ces informations vous seront utiles et nous nous tenons à votre disposition pour toute nouvelle recherche documentaire dans le domaine de la santé.

L’Equipe des documentalistes de Questions-santé,
Le service de réponses en ligne de la Cité de la santé.

Service Questions-santé

NB : Nous vous remercions d'avoir autorisé la publication de votre question. Vous pourrez la retrouver dans les pages de la Cité de la santé  (les questions-réponses sont classées par dates)



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