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Detoxinat et hypothyroïdie

Question

Bonjour, je prends du levothyrox 100 depuis 2010, je voudrais faire une cure de DETOXINAT du laboratoire COPMED, mais il est indiqué de consulter médecin en cas hypothyroïdie ! Quels sont les risques ?

Réponse

Bonjour,

Vous êtes sous traitement Levothyrox, et souhaitez faire une cure de DETOXINAT du laboratoire COPMED. Vous nous demandez des explications sur les précautions mentionnées dans la notice de ce complément alimentaire au sujet des patients souffrant d’hypothyroïdie.

Tout d’abord, comme vous l’avez remarqué, le fabricant de Détoxinat, les laboratoires Copmed, indique :

Détoxinat® (Formule sans chlorella)
Complément alimentaire aux plantes, acide R-alpha-lipoïque, NAC, taurine, méthionine, SOD et minéraux.
Aide à éliminer les composés « malsains » de l’organisme, grâce au chardon-Marie.
Description
L'extrait de brocoli BroccoRaphanin™ contient une haute concentration de sulforaphane glucosinolate, molécule objet de nombreuses publications scientifiques.
[…]
Utilisation
Contient du brocoli : il est conseillé aux personnes ayant une hypothyroïdie ou un traitement de la thyroïde de consulter un médecin.

https://www.copmed.fr/fr/detoxification-drainage-elimination/348-detoxinat-formule-sans-chlorella.html

A ce sujet, nous vous proposons l’extrait d’un article de la revue Actualités pharmaceutiques : L’hypothyroïdie, un trouble sous surveillance, où est mentionnée l’influence du brocoli sur la glande thyroïde (Stéphane Berthélémy Actualités pharmaceutiques Volume 54, numéro 545 pages 37-40 (avril 2015)) dans la base de données EMConsulte des éditions Elsevier Masson :

[…]
Décrire les facteurs de risque et les causes
[…]
L’alimentation peut être à l’origine d’une hypothyroïdie, le principal trouble nutritionnel impliqué étant une carence en iode ( encadré 2). De plus en plus rare dans les pays industrialisés où le sel de table est supplémenté, cette carence concernerait 2 milliards de personnes dans le monde (Afrique centrale et Népal essentiellement).
Certains aliments dits “goitrogènes” consommés en très grandes quantités inhibent la captation de l’iode par la glande thyroïde : les crucifères (chou de Bruxelles, chou, chou-fleur, brocoli, chou frisé), les feuilles de moutarde, le radis, le rutabaga, le manioc ou le soja. Cette situation survient là encore rarement dans les pays industrialisés car la population a accès à une grande variété d’aliments alors que dans certaines régions d’Afrique, le manioc reste un aliment de base.

https://www.em-consulte.com/article/968315/l-hypothyroidie-un-trouble-sous-surveillance

De manière générale, le Manuel MSD des Editions Merck indique dans le dossier Présentation des compléments alimentaires :

Interactions médicamenteuses avec les compléments alimentaires
Les compléments peuvent interagir avec les médicaments délivrés avec ou sans ordonnance. De telles interactions sont susceptibles d’augmenter ou, au contraire, de réduire l’efficacité d’un médicament, ou encore de provoquer des effets secondaires graves. Avant de prendre des compléments, et pour éviter de telles interactions, il est préférable de consulter son médecin. Très peu d’études bien conçues se sont intéressées à ces interactions médicament-complément, de sorte que la majeure partie des informations provient de cas isolés et de déclarations individuelles.

https://www.msdmanuals.com/fr/accueil/sujets-particuliers/compl%C3%A9ments-alimentaires-et-vitamines/pr%C3%A9sentation-des-compl%C3%A9ments-alimentaires

Enfin, nous vous suggérons la lecture de deux dossiers consacrés aux compléments alimentaires :

- Les compléments alimentaires, Ameli, site de l’Assurance maladie :

Un médicament a un effet thérapeutique
Un médicament est conçu pour guérir ou corriger les symptômes d’une ou de plusieurs maladies. Pour avoir le droit d’être commercialisé, il doit avoir prouvé son efficacité contre la ou les maladies concernées.
De plus, un médicament doit également avoir prouvé son innocuité, et ses effets indésirables sont étudiés et suivis tout au long de sa commercialisation.
Ainsi, un médicament, qu’il soit disponible en automédication ou sur ordonnance, ne peut être utilisé que dans un ou quelques cas bien précis pour lesquels il a reçu une autorisation. En France, il est toujours vendu en pharmacie.

Un complément alimentaire ne peut revendiquer d’effet(s) thérapeutique(s)
Un complément alimentaire est conçu pour fournir un apport de certains éléments à l’organisme. Il est soumis à des règles concernant :

  • sa composition (extraits de plantes, vitamines, minéraux, etc.) ;
  • les doses maximales à consommer pour certaines substances, telles que les vitamines, par exemple.

Un complément alimentaire n’est soumis à aucun test d’efficacité ni d’innocuité. Il ne dispose d’aucune autorisation particulière d’utilisation dans des cas bien précis.

Suivant la formule du produit, le fabricant est seul responsable de donner l’information au public sur les situations dans lesquelles le complément alimentaire peut être consommé. Ces informations ne portent pas sur des cas d’utilisation encadrés, comme pour le médicament. C’est pourquoi on parle d’allégations de santé dont le nombre est restreint. La liste des allégations de santé utilisables est fixée par un règlement européen, consultable sur le site de la Commission européenne. Les principales allégations de santé sur le marché français sont liées au sommeil, à la digestion et à la vitalité (fatigue, tonus, etc.).

Les compléments alimentaires sont disponibles en vente libre, et environ 20 % sont vendus sur internet.

https://www.ameli.fr/assure/sante/medicaments/effets-secondaires-et-interactions-lies-aux-medicaments/complements-alimentaires

- Les compléments alimentaires, nécessité d'une consommation éclairée, Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire, de l’alimentation, de l’environnement et du travail) :

Consommer les compléments alimentaires, comment limiter les risques pour notre santé ?
Dans le cas de la consommation des compléments alimentaires contenant des vitamines et minéraux, il peut exister un risque de dépassement des limites de sécurité, plus encore lorsque des aliments enrichis entrent dans le régime alimentaire quotidien.

D’une manière générale, pour limiter les risques induits par la consommation de compléments alimentaires, voici cinq conseils à suivre :

  • Demander conseil à un professionnel de santé,
  • Éviter les prises prolongées, répétées ou multiples,
  • Respecter les conditions d’emploi,
  • Être vigilant quant aux produits présentés comme miraculeux,
  • Privilégier les produits vendus dans les circuits les mieux contrôlés.

https://www.anses.fr/fr/content/les-complements-alimentaires-necessite-dune-consommation-eclairee

En tant que service documentaire, nous ne pouvons aller plus loin dans notre réponse. Nous vous conseillons d’interroger votre médecin traitant ou un pharmacien, spécialiste des produits de santé, afin qu’il puisse vous donner un avis pertinent en toute connaissance de votre dossier médical.

Nous restons bien entendu à votre disposition pour toute recherche documentaire dans le domaine de la santé.

L’Equipe des documentalistes de Questions-santé, 
Le service de réponses en ligne de la Cité de la santé.
Service Questions-santé
http://www.cite-sciences.fr/fr/au-programme/lieux-ressources/cite-de-la-sante/

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