Diabète et cholestérol
Question
La hausse très importante du diabète et cholestérol peut-elle être liée à un traumatisme crânien, avec hématome intracrânien sur une branche du nerf d'Arnold ?
Réponse
Bonjour,
Vous avez subi un traumatisme crânien, qui a provoqué un hématome intracrânien sur une branche du nerf d'Arnold. Vous voulez savoir si ce traumatisme crânien peut être à l’origine d’une augmentation de votre cholestérol et des analyses liées au diabète.
Nous vous remercions de l’intérêt que vous portez à notre service mais nous vous rappelons que Questions-santé est un service documentaire animé par des documentalistes. C’est pourquoi, comme indiqué sur notre portail, nous ne pouvons donner d’interprétation des examens médicaux quels qu’ils soient, ni donner d’avis médical.
Cependant et afin d’enrichir le dialogue avec votre médecin, nous vous proposons les informations générales suivantes.
Tout d’abord, nous vous proposons la définition du dictionnaire de l’Académie Nationale de Médecine :
nerf grand occipital l.m.
[…]
Branche postérieure motrice et sensitive du deuxième nerf spinal cervical.
Très volumineuse elle se sépare de la branche antérieure avant ou après avoir traversé le ligament atlanto-axoïdien postérieur. Elle se coude sur la partie moyenne du bord inférieur du muscle oblique inférieur de la tête et se dirige en haut, devenant sous cutanée après avoir perforé la lame tendineuse du muscle trapèze à son insertion occipitale. Elle fournit des rameaux moteurs pour les muscles avec lesquels elle est en rapport : muscle oblique inférieur de la tête, muscle splénius de la tête, muscle longissimus de la tête, muscle semi épineux de la tête et quelques filets au muscle trapèze. Elle s’anastomose avec le nerf suboccipital et avec un rameau de la branche postérieure du troisième nerf spinal cervical ; elle se ramifie dans les téguments de la partie postérieure du cuir chevelu.
Syn. anc. grand nerf occipital d’Arnold
https://www.academie-medecine.fr/le-dictionnaire/index.php?q=nerf%20grand%20occipital
Le Larousse médical propose également une illustration dans l’article nerf d'Arnold :
Nerf formé par la branche postérieure de la deuxième racine cervicale. (P.N.A. nervus occipitalis major.)
Le nerf d'Arnold assure l'innervation motrice des muscles profonds du cou ainsi que l'innervation sensitive du cuir chevelu (zone cutanée s'étendant de l'occiput jusqu'au sommet du crâne).
https://www.larousse.fr/encyclopedie/medical/nerf_d_Arnold/11342
Au sujet des séquelles dues aux traumatismes crâniens, le Manuel MSD des Editions Merck donne des informations dans l’article intitulé Présentation des traumatismes crâniens. Il n’y est pas fait mention de diabète ou d’augmentation du cholestérol.
[…]
Les traumatismes crâniens comprennent les cas suivants :
- Lésion du cuir chevelu
- Fractures du crâne
- Commotions, souvent liées au sport
- Ecchymoses (contusions) et déchirures (lacération) au niveau du cerveau
- Accumulation de sang à l’intérieur du cerveau, ou entre celui-ci et la boîte crânienne (hématome intracrânien)
- Lésions des cellules nerveuses du cerveau (lésion axonale diffuse)
- Saignements entre les couches recouvrant le cerveau (tels qu’une hémorragie sous-arachnoïdienne)
Le cerveau peut ne subir aucun dommage, même lorsque les lésions externes sont sévères.
[…]
Pronostic des traumatismes crâniens
Traumatisme crânien mineur
La plupart des personnes ayant subi un traumatisme crânien mineur se rétablissent complètement, en particulier si les symptômes de syndrome post-commotionnel ne se développent pas.
Les symptômes de syndrome post-commotionnel sont fréquents pendant la semaine qui suit une lésion cérébrale. Ils se résolvent souvent pendant la deuxième semaine. Cependant, ces symptômes persistent parfois pendant des mois ou, rarement, pendant des années. Les personnes ayant souffert d’une commotion semblent être plus susceptibles d’en subir une autre, en particulier si la nouvelle lésion survient avant que les symptômes de la commotion antérieure aient totalement disparu (comme cela peut se produire en cas de commotions sportives, souvent lorsque les athlètes recommencent à jouer trop rapidement).
Traumatisme crânien grave
Les adultes qui ont subi un traumatisme crânien sévère se rétablissent le plus souvent au cours des 6 premiers mois, bien qu’une certaine amélioration puisse se poursuivre pendant plusieurs années. Les enfants ont tendance à se rétablir plus complètement, quelle que soit la sévérité des lésions, qui peuvent continuer à progresser sur une plus longue période.Les séquelles éventuelles d’un traumatisme crânien grave vont du rétablissement complet jusqu’au décès en passant par des incapacités définitives d’intensité variable.
Les problèmes à long terme incluent :
- Amnésie (perte de mémoire concernant les événements antérieurs et difficultés à créer de nouveaux souvenirs)
- Problèmes de comportement (tels qu’anxiété, agitation, impulsivité, manque d’inhibition ou manque de motivation)
- Sautes d’humeur soudaines
- Dépression
- Sommeil perturbé
- Perte de l’odorat
- Diminution de la fonction cognitive
Le rétablissement de la mémoire après une perte de connaissance due à un traumatisme crânien sévère dépend de la rapidité avec laquelle a eu lieu la reprise de connaissance. Les personnes qui reprennent connaissance dans la première semaine sont mieux à même de rétablir leur mémoire.
Dans de rares cas, des convulsions peuvent survenir après un traumatisme crânien sévère. Elles apparaissent généralement peu après la lésion, mais peuvent se développer jusqu’à 4 ans plus tard.
La nature et la gravité des incapacités sont fonction de l’emplacement et de la gravité de la lésion cérébrale. Différentes zones du cerveau contrôlent des fonctions spécifiques. Certaines fonctions, notamment la vision et le mouvement des membres, sont contrôlées par des zones uniques situées de 1 seul côté du cerveau. Les dommages infligés à l’une de ces zones entraînent généralement une altération de la fonction correspondante et donc une incapacité permanente.
Les zones intactes du cerveau suppléent et remplissent parfois les fonctions qui ont été perdues lorsqu’une autre zone a été endommagée, permettant un rétablissement partiel. Cependant, avec l’âge, la capacité d’adaptation fonctionnelle des zones du cerveau diminue. Par exemple, le langage chez les enfants est géré par plusieurs zones cérébrales tandis que chez les adultes, ces zones sont concentrées de 1 seul côté du cerveau (l’hémisphère gauche). Avant l’âge de 8 ans, en cas de lésion grave des zones du langage dans l’hémisphère gauche, l’hémisphère droit peut assurer un langage pratiquement normal. Toutefois, chez les adultes, la lésion d’une zone du langage entraîne l’aphasie (perte du langage) permanente.
Néanmoins, la rééducation après un traumatisme crânien peut aider à minimiser l’effet de la plupart des incapacités de fonctionnement.
Le Manuel MSD des Editions Merck décrit également les différents types d’Hématomes intracrâniens
Les hématomes intracrâniens sont des accumulations de sang à l’intérieur du crâne, que ce soit à l’intérieur du cerveau ou entre le cerveau et le crâne.
- Les hématomes intracrâniens se forment lorsqu’un traumatisme crânien entraîne une accumulation de sang à l’intérieur du cerveau, ou entre celui-ci et la boîte crânienne.
- Les symptômes sont notamment un mal de tête persistant, de la somnolence, de la confusion, des troubles de la mémoire, une paralysie du côté opposé du corps, des troubles de la parole ou du langage et d’autres symptômes qui dépendent de la région cérébrale lésée.
- La tomodensitométrie ou l’imagerie par résonance magnétique est utilisée pour détecter l’hématome intracrânien.
- Une chirurgie est parfois nécessaire pour drainer le sang d’un hématome.
Les hématomes intracrâniens sont généralement dus à un traumatisme crânien, mais ils peuvent également être causés par un saignement spontané. Il existe plusieurs types d’hématomes intracrâniens, à savoir
- Les hématomes épiduraux, qui se forment entre le crâne et la couche externe (dure-mère) du tissu recouvrant le cerveau (méninges)
- Les hématomes sous-duraux, qui se forment entre la couche externe et la couche moyenne (arachnoïde, voir le schéma Structure cérébrale)
- Les hématomes intracérébraux, qui se forment à l’intérieur du cerveau
(Voir aussi Présentation des lésions cérébrales.)
[…]
Nous n’avons pas trouvé de lien entre traumatisme crânien, dyslipidémie (en rapport avec le cholestérol) et hyperglycémie (en rapport avec le diabète).
En tant que service documentaire, nous ne pouvons aller plus loin dans notre réponse et nous vous conseillons d’interroger votre médecin traitant, ou le spécialiste qui vous suit afin qu’il puisse vous donner un avis médical pertinent sur ces résultats d’analyse en toute connaissance de votre dossier médical.
Nous restons bien entendu à votre disposition pour toute recherche documentaire dans le domaine de la santé.
L’Equipe des documentalistes de Questions-santé,
Le service de réponses en ligne de la Cité de la santé.
Service Questions-santé
http://www.cite-sciences.fr/fr/au-programme/lieux-ressources/cite-de-la-sante/