Vessie, pipi
Question
J'ai souvent envie de pisser, mais j'ai pas beaucoup de pipi et mon pipi n'a pas beaucoup de pression, c'est quoi déjà la maladie et son remède ?
Réponse
Bonjour,
Vous avez des difficultés à uriner et vous nous demandez conseil.
Nous vous remercions de l’intérêt que vous portez à notre service mais nous vous rappelons que Questions-santé est un service documentaire animé par des documentalistes. C’est pourquoi, comme indiqué sur notre portail, nous ne pouvons donner d’avis médical.
Cependant et afin d’enrichir le dialogue avec votre médecin, nous vous proposons les informations générales suivantes.
Urofrance, site de l’Association française d’urologie, vous apporte des explications :
Dysurie (difficulté à uriner)
Vous rencontrez des difficultés pour uriner ? La dysurie est peut-être à l’origine de ce symptôme
La dysurie se définit par des difficultés mictionnelles. Habituellement, cette gêne lors de la miction peut se manifester par retard au démarrage de la miction, nécessité de pousser pour initier la miction, jet faible ou en arrosoir, jet interrompu, miction en plusieurs temps.
L’évaluation initiale des patients consultant pour des symptômes du bas appareil urinaire inclut un interrogatoire dont l’objectif est de caractériser précisément la symptomatologie urinaire et en apprécier le retentissement sur la qualité de vie. En effet, il est important de préciser si la dysurie est isolée ou associée à d’autres symptômes urinaires. En plus de l’examen physique, certains examens complémentaires seront utiles pour étayer le ou les mécanismes sous-jacents à cette dysurie et de définir une stratégie thérapeutique adaptée.
Une consultation pour dysurie conduira à la réalisation d’une débitmétrie mictionnelle avec mesure du résidu post-mictionnel. Cet examen donne des renseignements essentiels sur la vidange vésicale.
En plus de cet examen, votre urologue demandera un examen cytobactériologique des urines afin d’éliminer une infection urinaire, à l’origine de cette dysurie.
En fonction de l’examen physique et du résultat de ces explorations, d’autres pourront venir compléter le bilan : échographie réno-vésicale ou réno-vésico-prostatique, cystoscopie, bilan urodynamique.
Les causes de la dysurie sont variées. Elles peuvent être d’origine (liste non exhaustive) :
- Infectieuse : cystite, urétrite, prostatite
- Urétrale : sténose (post-infectieuse, iatrogène, post-traumatique)
- Prostatique : hypertrophie bénigne de prostate, cancer de prostate lorsque celui-ci est avancé
- Vésicale : vessie non contractile, tumeur de vessie obstruant le col de la vessie
Le traitement de cette dysurie sera adapté en fonction de la cause retenue.
https://www.urofrance.org/patient/symptomes/dysurie/
Le site d’informations en santé pour le grand public Passeport santé complète :
Difficultés à uriner : tout savoir sur la dysurie
La dysurie est un terme médical qui désigne des difficultés à uriner. Ce trouble de la miction provoque une diminution du débit urinaire et peut s’accompagner de douleurs. Chez la femme comme chez l’homme, la dysurie peut avoir de nombreuses origines et devenir handicapante au quotidien.
Comment se manifeste ce trouble ? Que faire en cas de problème pour uriner ? Causes, conséquences, traitements... Faisons le point sur ce symptôme.
Comment reconnaître une dysurie ?
L'anatomie de la vessie
La vessie est un réservoir naturel qui permet de conserver l'urine entre chaque miction. Elle est composée de deux parties :
- le col vésical (le réservoir) ;
- le dôme vésical (canal ouvrant la vessie sur l'urètre).
Un muscle circulaire situé autour de l'urètre permet de retenir les urines.
La définition de la dysurie
La dysurie est un trouble de la miction, ou trouble mictionnel, c’est-à-dire une anomalie au niveau de l’évacuation des urines. Malgré un besoin d’uriner, la contraction de la vessie ne suffit pas à produire un débit urinaire suffisant. La diminution du débit urinaire peut parfois s’accompagner de douleurs. La dysurie peut aussi bien concerner les hommes que les femmes.
Ne confondez pas la dysurie avec d’autres troubles de la miction comme la pollakiurie, qui est caractérisée par des mictions fréquentes.
Quelles sont les causes des troubles mictionnels ?
La dysurie peut avoir de nombreuses explications. L’origine de ce trouble de la miction peut néanmoins être différente chez la femme et chez l’homme.
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Les causes de la dysurie chez l’homme
Chez l’homme, la dysurie est souvent la conséquence d’un problème de prostate. Le plus fréquent est l’hypertrophie bénigne de la prostate, qui est caractérisée par une augmentation du volume de la prostate. Une prostate volumineuse peut entraîner :
- une compression de la vessie, ce qui engendre un besoin fréquent d’uriner ;
- une compression de l’urètre, le canal de sortie de l’urine, ce qui est à l’origine de la dysurie.
Dans certains cas plus rares, la dysurie chez l’homme peut être provoquée par d’autres troubles :
- une orchi-épididymite, qui correspond à l’association d’une inflammation des testicules (orchite) et d’une inflammation de l’épididyme (épididymite) ;
- une prostatite, une inflammation de la prostate qui peut être d’origine infectieuse ;
- une tumeur de la prostate, bénigne ou maligne (cancer de la prostate).
Les autres causes possibles de ce trouble de la miction
Bien qu’il existe des causes spécifiques aux dysuries chez l’homme et chez la femme, il existe d’autres explications possibles à ce trouble de la miction :
- une cystite interstitielle (syndrome de la vessie douloureuse), une forme de cystite dont l’origine n’est pas encore clairement établie ;
- certaines spondylarthropathies, qui sont des maladies inflammatoires caractérisées par une atteinte articulaire et extra articulaire ;
- une réaction allergique ou le contact avec un agent irritant ;
- une maladie neurologique, comme une neuropathie diabétique ;
- une tumeur de la vessie, notamment en cas de cancer de la vessie.
Quelles sont les conséquences de la dysurie ?
Les conséquences et l’évolution d’une dysurie sont variables selon les cas. Le trouble de la miction peut être temporaire, mais peut parfois persister et devenir chronique. Un trouble de la miction peut alors engendrer :
- une infection urinaire ;
- une insuffisance rénale ;
- une pyélonéphrite (infection d'un rein).
Dans certains cas, la dysurie peut constituer un facteur de risque de la lithiase vésicale. Ce type de lithiase urinaire est caractérisé par la formation d’un ou plusieurs calculs au niveau de la vessie.
Comment traiter les troubles de la miction ?
Les traitements médicamenteux
Le traitement de la dysurie dépend de nombreux paramètres dont l’origine du trouble mictionnel, de son évolution et de l’état du patient. La prise en charge médicale peut, par exemple, reposer sur :
- un traitement médicamenteux, comme une antibiothérapie en cas d’infection bactérienne ;
- une intervention chirurgicale, notamment si une obstruction des voies urinaires ou génitales est constatée.
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https://www.passeportsante.net/fr/Maux/Symptomes/Fiche.aspx?doc=dysurie-symptome
En tant que service documentaire, nous ne pouvons aller plus loin dans notre réponse. Nous vous conseillons de prendre rendez-vous avec votre médecin traitant afin qu’il puisse vous donner un avis médical pertinent après vous avoir examiné.
Nous restons bien entendu à votre disposition pour toute recherche documentaire dans le domaine de la santé.
L’Equipe des documentalistes de Questions-santé,
Le service de réponses en ligne de la Cité de la santé.
Service Questions-santé
http://www.cite-sciences.fr/fr/au-programme/lieux-ressources/cite-de-la-sante/