Grâce à Antoine la cétoine, Axel parvient tout en haut de l’arbre. Mais son périple est loin d’être achevé, les aviasœurs il se met à chercher ! Hou-hou ? D’où provient ce son tout doux ?
Les aviasœurs, deux sœurs très chouettes
- Écriture et illustration : Antoine Laporte
- Composition musicale et sound design : Bart Bell
- Voix : Charlotte Rousseau, David Bento
- Suivi de production : Anne-Sophie Rincel
- Écriture web : Gaëlle Courty
- Accessibilité web : Stéphanie Giacchi
- Développement web : Wilfried Jumelle
Axel ne veut pas changer - Chapitre 8 : Les aviasœurs, deux sœurs très chouettes
Histoire
[Musique d’aventure]
En direction du grand arbre, de son sommet, Antoine virevoltait. Il voulait impressionner son passager.
Il réalisait des figures élaborées : des vrilles, des chandelles, des piquets et sur sa carapace, Axel tremblait.
[Son de bruissement d’ailes]
Pour son premier vol, l’axolotl aurait préféré une course… un peu moins folle.
Quand ils arrivèrent, enfin, au sommet du grand arbre, Axel fut soulagé. Cette ascension l’avait secoué !
Il dit au revoir à Antoine et s’assit, pour reprendre ses esprits.
[Silence]
Pas longtemps. Juste quelques instants. Car l’axolotl était pressé. Il devait demander aux aviasœurs de l’aider !
Elles seules pouvaient l’emmener là-haut, dans le ciel, jusqu’à l’Eau.
Mais comment les trouver ?
[Musique intrigante]
Il se mit à chercher. Pour ça, il escalada, sauta, glissa. Mais l’axolotl avait beau fouiller dans chaque recoin, il ne trouvait rien.
« Est-ce qu’elles se sont cachées ?, se demandait Axel. Ou bien, elles sont parties en vacances. Ça ne serait pas de chance… Sans elles, je ne pourrai jamais aller dans le ciel. »
Alors que l’axolotl allait abandonner, il entendit, soudainement, un petit bruit charmant. Un hululement ! Ces petits « ouh ouh » que font les chouettes et les hiboux.
Axel se dirigea vers ce son, très doux, et après quelque temps, il aperçut, juste devant, il aperçut les sœurs et leur drôle de cou.
[Musique avec le thème des aviasoeurs] [Musique joyeuse]
En le voyant approcher, les aviasœurs se mirent au garde à vous. L’une d’elles tordit son long cou et s’exclama :
« Ouh ouh là ! Qui va là ? »
L’axolotl se présenta : « Je m’appelle Axel et je suis désolé de vous déranger.
— Nous déranger ? Pas du tout-ouh !» répondit l’une des sœurs. Puis elle ajouta : « Je m’appelle Asma. »
L’autre, en s’approchant, déclara : « Moi, c’est Esmé. Nous sommes heureuses de te rencontrer. Mais dis-nous… Qu’est-ce que tu es ? »
Axel allait répondre, mais Asma l’interrompit :
« Non, laisse-nous deviner ! Voyons… Un scarabée ?
— Mais enfin, Asma, dit Esmé. Tu as déjà vu un scarabée comme ça, toi ? C’est une grappe de raisin, c’est certain. »
Axel était surpris. C’est la première fois qu’on le prenait pour un fruit.
Asma répondit : « Ma pauvre Esmé, tu t’es plantée ! Un fruit, ça ne sait pas grimper !
— Ce n’est pas faux, reconnut Esmé. Dans ce cas… un abricot ?
— Un asticot ? reprit Asma, qui avait mal compris. C’est vrai qu’il est tout-ouh blanc et tout-ouh petit. Je me demande s’il est bon et juteux, lui aussi.
— Un aBRIcot, répéta Esmé. T’es complètement bouchée ! Mais j’aime bien ton idée de le manger. »
Axel eut peur, soudain, peur de finir en quatre heures.
« Attendez ! cria l’axolotl, paniqué. Je ne suis ni un asticot, ni un fruit, ni un scarabée ! On ne peut pas me manger ! Je suis un axolotl.
— Une marmotte ? demanda Asma.
— Un coyote ! corrigea Esmé. »
Axel se demandait si les sœurs n’étaient pas toquées. Il répéta, lentement cette fois : « Un A-XO-LO-TL !
— C’est quoi ? dit Asma.
— Jamais entendu parler, dit Esmé.
— Ça ne m’étonne pas, répondit Axel. Je vis beaucoup plus bas, dans un lac, loin d’ici.
— Loin d’ici ? s’étonna Asma. Alors, qu’est-ce que tu fais là ? » Et Esmé ajouta : « T’es parti à l’aventure, c’est ça ?
— L’aventure ? répondit Axel, pas vraiment. [Musique inquiétante] J'ai peur tout le temps. J’ai peur de l’obscurité, j’ai peur des éclairs, j’ai peur des araignées, j’ai peur du tonnerre. Surtout, j’ai peur de me métamorphoser. C’est pour ça que je suis parti, pour rester comme je suis.
— Tu dis que tu ne veux pas changer, dit Asma, mais c’est déjà fait. »
Axel ne comprenait pas. Il se regarda. Sa nageoire, ses branchies, tout était là.
Il affirma : « Vous vous trompez ! »
Esmé répondit : « Ouh ouh non ! »
« Tu es différent, mais en dedans. Avant, tu avais peur de tout et aujourd’hui, tu te tiens devant nous. Au cœur d’une forêt, loin de ton foyer. »
Asma ajouta :
« Le changement, ce n’est pas juste avoir l’air différent. C’est comment on se sent, comment on agit, ce qu’on pense et ce qu’on dit. Pas besoin d’être plus grand, de respirer différemment, d’avoir une nageoire en plus ou en moins, de quitter son nid et voler, au loin. Tu comprends ce que je dis ? »
Axel répondit :
« Je crois, oui. Le changement ça commence… en dedans ?
— C’est ça, répondirent les sœurs, en chœur. Nous aussi, avant même de savoir voler, nous quittions déjà notre nid… dans nos rêves, la nuit. Ainsi, la première fois qu’on s’est élancées, pour voler, nous n’étions pas effrayées. Nous l’avions déjà fait mille fois… en pensées.
— J’ai compris, dit Axel. Je suis peut-être plus courageux qu’avant, c’est vrai. Mais ce changement-là, c’est assez. Je ne veux pas me métamorphoser. Alors, vous pouvez m’aider ? Avec vos ailes, je pourrais trouver l’Eau, dans le ciel.
— Très bien, dit Esmé, on va t’aider.
— Ok, répondit Asma, allons là-bas. Mais n’oublie pas de t’accrocher, petit asticot. Ça va secouer pour trouver l’Eau. Elle est dans une tempête immense, mais je pense, courageux comme tu es, je pense que tu pou-ouh-rras le supporter. »
[Musique d’aventure]
Conclusion
Axel ne veut pas changer : un conte Cité des sciences et de l'industrie, réalisé en lien avec l’exposition Métamorphoses.
- Écriture : Antoine Laporte
- Musique : Barthélémy Belleudy
- Voix : Charlotte Rousseau, David Bento
- Suivi de production : Anne-Sophie Rincel
Vous aimez les aventures d’Axel, retrouvez plus d’histoires et d’expériences sur le site de la Cité des sciences et de l’industrie.
À bientôt !