Table-ronde “De la mer à la terre, relier l'humain au territoire méditerranéen face au changement climatique”
Mardi 7 avril de 14h à 17h
Le territoire méditerranéen est riche en biodiversité et en cultures. Les plantes locales, qu'elles soient marines ou terrestres, sont les médiatrices entre la nature et la culture et témoignent des effets du changement climatique. Entre ressources salvatrices et victimes collatérales, nous vous proposons d'explorer les études actuelles sur les plantes par plusieurs prismes disciplinaires dans un contexte méditerranéen.
Cette table-rond alimentera le prochain workshop “Les plantes sans frontières” qui aura lieu en novembre 2026.
Programme :
14h : Présentation des chercheurs et chercheuses
14h15 - 15h30 : Présentation des recherches
15h30 - 16h30/17 h : Discussion et échanges avec les publics
Nous vous invitons à assister à la table-ronde et à échanger avec les chercheurs et chercheuses.
1) Surchauffe sur les herbiers de posidonies
Les herbiers de posidonies, des formations végétales propres à la Méditerranée, jouent un rôle vital : ils servent d’habitat et de nurseries, capturent d’importantes quantités de carbone et stabilisent les fonds marins. Fragilisés depuis près d'un siècle d'aménagements côtiers, ils sont aujourd'hui fortement impactés par le réchauffement climatique.
Patrick Laurenti : docteur ès sciences, maître de conférences à l'Université de Paris UFR des Sciences du vivant et enseignant-chercheur, chercheur au sein de l’équipe « Stress Environnementaux et Plantes » Laboratoire Interdisciplinaire des Energies de Demain (LIED).
2) Entre adaptabilités et promesses, l'exemple d'une plante des sols salins
Cakile maritima est une plante dite halophyte. Capable de pousser sur des sols plus ou moins salés et présente entre autres sur les littoraux méditerranéens, elle illustre les capacités de certaines plantes à ajuster leur métabolisme et à résister à des stress environnementaux cumulés. Delphine Bonnin vous présentera les ajustements biologiques de cette plante étudiée durant sa thèse et ouvrira sur les perspectives de ressources qu'offrent les plantes résistantes au sel.
Delphine Bonnin : docteure en biologie cellulaire végétale et ingénieure en techniques biologiques et en physiologie végétale, Equipe Stress Environnementaux et Plantes, Laboratoire Interdisciplinaire des Energies de Demain.
3) Cueillettes, plantes sauvages et savoir-faire immigrés à Marseille
L’agglomération marseillaise offre de nombreux espaces végétalisés faiblement entretenus où croît une flore à la fois urbaine et méditerranéenne. Ces plantes sauvages font l’objet de cueillette de la part de populations d’origine immigrée, notamment maghrébine, résidant dans les quartiers populaires du nord de l'agglomération. Cette pratique met en évidence des transmissions et circulations de savoir-faire botaniques et favorise une appropriation du territoire de vie par les plantes, par-delà les rives de la Méditerranée.
Fabien Roussel : maître de conférences en géographie de l'environnement à l'Université Paris Nord, docteur en géographie.
4) Vignes et oliviers : formes sauvages et cultivées en France méditerranéenne
Marianne Cohen : Professeure des universités, Sorbonne Université. Biogéographe, géographe de l’environnement. Thématiques de recherche : agriculture, environnement et changement climatique, écologie urbaine.
Pour assister à la table-ronde, merci de vous inscrire ICI
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