Jambes sans repos
Question
Je n'arrive plus à dormir et je peine à me déplacer.
Réponse
Bonjour,
Vous souffrez du syndrome des jambes sans repos ce qui provoque des insomnies et de la difficulté à vous déplacer.
Nous vous remercions de l’intérêt que vous portez à notre service mais nous vous rappelons que Questions-santé est un service documentaire animé par des documentalistes. C’est pourquoi, comme indiqué sur notre portail, nous ne pouvons donner d’avis médical.
Cependant et afin d’enrichir le dialogue avec votre médecin, nous vous proposons les informations générales suivantes.
Pour commencer, le Vidal, site de référence dans l’information sur les produits de santé, a rédigé un dossier sur le syndrome des jambes sans repos dont voici un chapitre : Comment réagir en cas de jambes sans repos ?
Que fait le médecin en cas de jambes sans repos ?
Le diagnostic de jambes sans repos est parfois long à poser : il se passe parfois plus de dix ans entre les premiers symptômes et le diagnostic. Pour poser ce diagnostic, il est nécessaire que quatre symptômes soient simultanément présents :
- la nécessité impérieuse de bouger les jambes, avec des sensations désagréables (picotements, démangeaisons, fourmillements, etc.) ;
- une aggravation de ce besoin lors de repos ou d’inactivité, en particulier lorsque le patient est assis ou couché ;
- une aggravation des symptômes le soir et la nuit ;
- un soulagement systématique lorsque la personne se déplace ou bouge ses jambes (ou lorsqu’elle les masse).
Parfois, le diagnostic impose de passer une nuit dans un centre d’étude du sommeil où l’activité des muscles des jambes est enregistrée tout au long de la nuit (hypnogramme).
Il existe un questionnaire d'orientation "Avez-vous un syndrome des jambes sans repos ?", conçu par le Réseau Morphée, qui peut permettre de faire le point avant une consultation.
https://www.vidal.fr/maladies/psychisme/syndrome-jambes-sans-repos-impatiences/que-faire.html
Le Réseau Morphée, mentionné sur le site Vidal, a également rédigé un dossier intitulé Le syndrome des jambes sans repos (SJSR)
https://reseau-morphee.fr/le-sommeil-et-ses-troubles-informations/insomnies-apnees/mouvements-relation-sommeil/syndrome-jambes-repos
Nous vous signalons notamment le contenu sur Les traitements :
Pour les formes secondaires, il convient de traiter la cause ou les facteurs responsables associés : apport de fer, vitamines, correction d’une anémie, traitement d’un diabète…
En l’absence de causes précises, il existe des médicaments qui ont une bonne efficacité sur les symptômes de la maladie.
Pour les formes modérées à sévères on utilisera les agonistes dopaminergiques, les précurseurs de la Dopamine…
Tandis que pour les formes rebelles et douloureuses on prescrira des opiacés voire des anti-épileptiques….
Quoiqu’il en soit, toutes ces thérapeutiques ont des effets secondaires plus ou moins importants, et il conviendra de mettre en place une étroite collaboration entre le médecin et le patient et beaucoup de patience pour trouver le ou les bons remèdes…
Quelques conseils :
Déjà, il faut éviter ce qui peut aggraver les symptômes comme le café, le thé, l’alcool, une dépense physique intense, surtout en fin de journée et certains médicaments comme certains neuroleptiques, anti-dépresseurs, antagonistes calciques, anti-émétiques (c’est à dire contre les nausées et les vomissements, sauf un produit comme la dompéridone)…
Il faut veiller à une bonne hygiène du sommeil.
Lors des crises, utiliser les moyens qu’il vous convient : massages, compresses d’eau froide (ou chaudes pour certains), déambulation, exercices d’étirement, technique de relaxation…
Une activité intellectuelle soutenue, des travaux ou des jeux captant l’attention peuvent atténuer les symptômes ou en empêcher l’apparition.
De nombreux témoignages révèlent une grande détresse de la part des patients qui se sentent incompris.
Pour vous aider, vous pouvez vous rendre sur le site : https://www.france-ekbom.fr/
Ameli, site de l’Assurance maladie propose un dossier Impatiences : que faire et quand consulter ? dont voici l’extrait Impatiences : comment les atténuer ?
S’il est impossible de prévenir le syndrome des jambes sans repos, on peut réduire le nombre et l’intensité de ses manifestations.
Dès que les impatiences surviennent
Essayez d’effectuer quelques gestes simples (souvent suffisants pour soulager les impatiences) :
- dès les premiers signes, bougez, levez-vous et marchez quelques minutes ;
- faites des exercices d'étirements et massez les membres concernés ;
- selon vos préférences, appliquez sur vos jambes des compresses froides ou chaudes, ou bien relaxez-vous en prenant un bain chaud ;
- concentrez toute votre attention sur une activité soutenue (intellectuelle, manuelle ou ludique). Une attention accrue (bricolage, tricot, écriture, jeu, mots croisés, etc.) soulage les symptômes.
Adoptez une hygiène de vie saine
Le sommeil
- couchez-vous et levez-vous à heures fixes, et dormez suffisamment dans une chambre sombre et calme ;
- n'utilisez pas vos appareils électroniques, comme les smartphones, juste avant d'aller vous coucher ;
- pour mieux dormir la nuit, évitez de faire la sieste pendant la journée.
L'activité physique
- pratiquez régulièrement une activité physique ;
- faites des exercices de stretching avant de vous coucher ;
- adoptez des activités relaxantes comme le yoga.
L'alimentation
- conservez une alimentation équilibrée ;
- réduisez les boissons qui peuvent accentuer les symptômes (ex. : thé, café et boissons énergisantes, alcool) ;
- évitez de prendre un repas copieux ou d'avoir une dépense physique intense en fin de journée.
Le tabac
Arrêtez de fumer, si besoin.
Enfin, le Vidal détaille l’ensemble des traitements :
Traitements :
Quels sont les traitements du syndrome des jambes sans repos ?
Quelques mesures simples d'hygiène de vie constituent la première étape et peuvent être bénéfiques pour soulager un syndrome des jambes sans repos (SJSR) :
- Réduire la consommation des excitants comme le café, le thé, l'alcool (notamment le vin blanc et le champagne) et la nicotine.
- Pratiquer une activité physique modérée en journée, et éviter les activités excitantes, type sport ou jeux vidéo, en fin de soirée avant de se coucher.
- Se coucher et se lever à heures fixes.
- Dormir dans une chambre fraîche (idéalement inférieure à 18°C) sans trop se couvrir.
Un bilan sanguin peut également être prescrit pour doser les réserves en fer (la ferritine). Une carence, même légère, aggrave fortement les symptômes. En cas de carence, une supplémentation en fer par voie orale ou, dans les formes sévères, en perfusion intraveineuse à l’hôpital, peut être efficace.
Les médicaments proposés dans le syndrome des jambes sans repos
Il n’existe pas de médicament permettant de guérir définitivement du syndrome des jambes sans repos. Les traitements médicamenteux visent à soulager les symptômes lorsque ceux-ci dégradent fortement la qualité de vie et le sommeil et que les règles d’hygiène de vie sont insuffisantes.
Les médicaments de la famille des gabapentinoïdes (prégabaline ou gabapentine) sont aujourd'hui recommandés par les experts en première intention. Ils améliorent la qualité du sommeil et réduisent les douleurs. Néanmoins, leur utilisation doit toujours être prudente, car ils peuvent entraîner une dépendance physique importante (tolérance et sevrage) et des signes de dépendance psychologique, tels qu’un comportement de recherche de médicament. En France, la prescription de ces médicaments dans le syndrome des jambes sans repos se fait hors de leurs indications officielles (hors AMM).
Les agonistes dopaminergiques (pramipexole, rotigotine, ropinirole), autrefois prescrits en priorité, sont désormais réservés à des cas très spécifiques et sur de courtes périodes. Utilisés au long cours, ils exposent à un effet indésirable grave et très fréquent : le syndrome d'augmentation (une aggravation paradoxale où les impatiences surviennent plus tôt dans la journée, deviennent plus violentes et s'étendent aux bras). Ils peuvent aussi induire des troubles compulsifs du comportement (achats compulsifs, hypersexualité). En raison de leur balance bénéfice/risque défavorable, ces médicaments ne sont plus remboursés par l'Assurance Maladie dans le cadre du syndrome des jambes sans repos.
En cas de douleurs intenses ou d'échec des autres traitements (notamment après un syndrome d'augmentation), des médicaments antalgiques de la famille des opioïdes peuvent être prescrits. Un médicament associant de l'oxycodone et de la naloxone (OXSYNIA) dispose d'une indication spécifique dans les formes graves après échec d’un traitement dopaminergique. L’ajout de la naloxone vise à limiter la constipation induite par l’oxycodone.
Un suivi médical rapproché est recommandé en début de traitement pour évaluer la réponse au médicament et son intérêt.
https://www.vidal.fr/maladies/psychisme/syndrome-jambes-sans-repos-impatiences/traitements.html
Nous vous recommandons de contacter l’association France Ekbom auprès de laquelle vous pourrez trouver du soutien et des informations :
E-mail : info(at)france-ekbom.fr
Adresse du siège de l'association
Centre culturel Salvador Allende / Maisons des associations
1 avenue du Dauphiné
93330 Neuilly-sur-Marne
Adresse pour toute correspondance
Association France Ekbom
4 allée de la Marjolaine
93330 Neuilly-sur-Marne
Tél. : 09 67 79 88 43
Nous comprenons votre détresse, mais en tant que service documentaire, nous ne pouvons aller plus loin dans notre réponse.
Nous vous conseillons d’interroger votre médecin traitant afin qu’il puisse vous donner un avis médical pertinent en toute connaissance de votre dossier médical et nous espérons qu’il vous proposera un traitement qui vous soulage durablement.
Nous restons bien entendu à votre disposition pour toute recherche documentaire dans le domaine de la santé.
L’Equipe des documentalistes de Questions-santé,
Le service de réponses en ligne de la Cité de la santé.
Service Questions-santé
http://www.cite-sciences.fr/fr/au-programme/lieux-ressources/cite-de-la-sante/